{"id":5484,"date":"2012-08-31T07:00:00","date_gmt":"2012-08-31T05:00:00","guid":{"rendered":"https:\/\/wp.muchomaas.com\/les-inuit-et-le-raffinement-des5484\/"},"modified":"2023-06-23T23:11:44","modified_gmt":"2023-06-23T21:11:44","slug":"les-inuit-et-le-raffinement-des5484","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/archives.regards.fr\/?p=5484","title":{"rendered":"Les Inuit et le raffinement des trois genres"},"content":{"rendered":"<p class=\"post_excerpt\">L\u2019anthropologue Bernard Saladin d\u2019Anglure d\u00e9cortique la vie des Inuit, une civilisation qui pense que les b\u00e9b\u00e9s peuvent changer de sexe \u00e0 la naissance. Genre, patronyme, famille, sexualit\u00e9\u2026 Plong\u00e9e dans une soci\u00e9t\u00e9 d\u00e9concertante.<\/p>\n<p><strong> <em>Regards.fr :<\/em> <\/strong> <strong> <em>Pourquoi les anthropologues ont longtemps d\u00e9crit les soci\u00e9t\u00e9s inuit comme peu d\u00e9velopp\u00e9es, simples et adeptes d\u2019une sexualit\u00e9 collective ?<\/em> <\/strong><\/p>\n<p><strong>Bernard Saladin d\u2019Anglure :<\/strong> Au d\u00e9but du xxe si\u00e8cle, Marcel Mauss, dans son <em>Essai sur les variations saisonni\u00e8res des soci\u00e9t\u00e9s eskimos<\/em> pense que les Inuit ont une vie sociale qui oscille entre deux p\u00f4les : un individualisme estival fond\u00e9 sur la famille nucl\u00e9aire, la vie la\u00efque du groupe, et la production individuelle ; et un communisme hivernal, parental, \u00e9conomique, religieux et sexuel, s\u2019exprimant dans le partage et l\u2019\u00e9change g\u00e9n\u00e9ralis\u00e9 des biens, des gibiers, des enfants et des conjoints, et dans de grands rituels collectifs. Mais les Inuit fascinent surtout les anthropologues par les moyens qu\u2019ils inventent pour s\u2019adapter \u00e0 un milieu tr\u00e8s hostile. Claude L\u00e9vi-Strauss r\u00e9sume l\u2019organisation sociale inuit \u00e0 une formule laconique : \u00ab<em> Les Esquimaux, grands techniciens, sont de pauvres sociologues\u2026 <\/em>\u00bb Les grands courants th\u00e9oriques des sciences humaines se d\u00e9veloppent dans cette ambiance : toute soci\u00e9t\u00e9 est le d\u00e9veloppement d\u2019un \u00e9tat primitif et nous appartenons \u00e0 la soci\u00e9t\u00e9 la plus aboutie. On tente d\u2019appliquer dans le domaine social ce que Darwin avait trouv\u00e9 dans le domaine de l\u2019\u00e9volution biologique de la vie. D\u2019un point de vue anthropologique, nous sous\u00e9valuons l\u2019organisation sociale, \u00e9conomique, sexuelle, religieuse de ces peuples lointains. Et cela justifie le colonialisme, l\u2019\u00e9vang\u00e9lisation\u2026 Bref, on faisait fausse route.<\/p>\n<p><strong> <em>A-t-on impos\u00e9 aux Inuit un syst\u00e8me de nom de famille occidental ?<\/em> <\/strong><\/p>\n<p>Dans les ann\u00e9es 1970, l\u2019administration canadienne, d\u00e9contenanc\u00e9e par la complexit\u00e9 du syst\u00e8me d\u2019appellation inuit, tente de le simplifier \u00e0 sa mani\u00e8re en attribuant le nom du p\u00e8re comme nom de famille \u00e0 ses enfants. Cela a rendu les Inuit schizophr\u00e9niques. Les Inuit ont une vision cyclique du monde et ils croient en une forme de r\u00e9incarnation. Un ascendant vivant ou mort choisit de donner son nom \u00e0 un enfant \u00e0 na\u00eetre, dans une famille qu\u2019il aime et qui pourra prendre soin de lui dans sa nouvelle vie. Pour la survie de l\u2019enfant, il est dangereux de refuser le nom de cet anc\u00eatre. Un Inuk peut avoir plusieurs noms et \u00eatre appel\u00e9 untel ou unetelle. Il peut \u00eatre biologiquement femme, recevoir le nom du p\u00e8re de sa m\u00e8re et sa m\u00e8re l\u2019appellera papa, quelqu\u2019un d\u2019autre dans le village va l\u2019appeler ma petite soeur, etc. C\u2019est ce que les anthropologues appellent une identit\u00e9 dividuelle. \u00c0 partir de ces premi\u00e8res recherches, on m\u2019a demand\u00e9 d\u2019exposer mes travaux dans le s\u00e9minaire de Claude L\u00e9vi-Strauss qui a \u00e9t\u00e9 par la suite d\u2019un grand appui. Derni\u00e8rement, une Inuk m\u2019a dit que depuis que les anglicans ont converti les derniers chamanes (hommes et femmes) et interdit l\u2019attribution de noms de femmes aux gar\u00e7ons et d\u2019hommes aux filles (des noms port\u00e9s par des ascendants femmes ou hommes, les noms n\u2019ayant pas de genre, ndlr), la condition de la femme s\u2019est progressivement d\u00e9t\u00e9rior\u00e9e dans son village.<\/p>\n<p><strong> <em>Vous d\u00e9crivez une \u00e9ducation des enfants bien \u00e9loign\u00e9e de la n\u00f4tre\u2026<\/em> <\/strong><\/p>\n<p>Toute l\u2019\u00e9ducation est ritualis\u00e9e pour promouvoir le d\u00e9veloppement de l\u2019individu et lui inculquer la n\u00e9cessit\u00e9 du partage. Si vous aviez deux noms de femmes et deux noms d\u2019hommes, on pouvait d\u00e9cider de vous habiller parfois en fille, parfois en gar\u00e7on. Les noms n\u2019ont pas de genre et peuvent passer d\u2019un sexe \u00e0 l\u2019autre, entra\u00eenant un travestissement. S\u2019ajoute \u00e0 cela la volont\u00e9 d\u2019avoir au moins un fils et une fille pour seconder les parents. Deux moyens sont utilis\u00e9s pour rem\u00e9dier \u00e0 un \u00e9ventuel d\u00e9s\u00e9quilibre biologique : l\u2019adoption ou l\u2019\u00e9ducation de l\u2019un des enfants aux t\u00e2ches de l\u2019autre genre. Il s\u2019agit de socialisation invers\u00e9e. \u00c0 la pubert\u00e9, la fin du travestissement et de la socialisation invers\u00e9e entra\u00eene souvent de grandes souffrances. Toute leur vie, les enfants ayant v\u00e9cu ces exp\u00e9riences seront marqu\u00e9s par le chevauchement de la fronti\u00e8re des genres. On les valorise beaucoup en raison de leur polyvalence, de leur autonomie, mais aussi d\u2019un pouvoir de m\u00e9diation particulier, notamment dans le domaine religieux.<\/p>\n<p><strong> <em>Vous parlez m\u00eame de transsexualisme\u2026<\/em> <\/strong><\/p>\n<p>Les Inuit pensent que les b\u00e9b\u00e9s peuvent changer de sexe, dans les deux sens, en naissant. Ils les appellent les Sipiniit. Plusieurs accoucheuses inuit racontent avoir vu le p\u00e9nis se r\u00e9sorber pour donner place \u00e0 une fente. \u00c0 la naissance, il est important de regarder ou de toucher les organes pour qu\u2019ils se stabilisent si l\u2019on d\u00e9sire conserver le sexe du b\u00e9b\u00e9, sinon on laisse faire le processus. Ces cas de transsexualisme p\u00e9rinatal sont rares (2 % des naissances). En parlant de cela lors d\u2019un de mes cours au Qu\u00e9bec, une \u00e9tudiante m\u2019a expliqu\u00e9 que dans les h\u00f4pitaux, il \u00e9tait possible de cocher la case \u00ab ind\u00e9termin\u00e9 \u00bb \u00e0 la naissance d\u2019un enfant. \u00c0 partir de l\u00e0, je me suis int\u00e9ress\u00e9 au cas des intersexu\u00e9s. \u00c0 mon avis, ils font partie des personnes juridiquement et socialement les plus discrimin\u00e9es dans le monde occidental.<\/p>\n<p><strong> <em>Dans l\u2019ombre de ce que vous racontez, se trouve aussi le mythe originel des Inuit.<\/em> <\/strong><\/p>\n<p>Un jour d\u2019\u00e9t\u00e9, de deux mottes de terre dans les champs de tourbe \u00e9mergent deux \u00eatres humains, deux hommes. \u00c0 un moment donn\u00e9, ils s\u2019ennuient et ils manifestent le d\u00e9sir d\u2019\u00eatre plus nombreux, de se reproduire. L\u2019un met l\u2019autre enceint. Il utilise son coude qu\u2019il met sous l\u2019aisselle de l\u2019autre. La grossesse avan\u00e7ant, l\u2019homme enceint se d\u00e9sesp\u00e8re : comment va na\u00eetre le b\u00e9b\u00e9, il n\u2019y a pas d\u2019ouverture. Son compagnon invoque un chant magique : \u00ab <em>Cet homme, ce p\u00e9nis, qu\u2019il s\u2019y forme un passage suffisamment large. <\/em> \u00bb Et voil\u00e0 que le p\u00e9nis se r\u00e9tracte, que le p\u00e9rin\u00e9e se fend et que le premier b\u00e9b\u00e9 na\u00eet, un gar\u00e7on. Pour les Inuit, la premi\u00e8re m\u00e8re est un homme fendu. J\u2019y vois le r\u00eave homosexuel des hommes confront\u00e9s \u00e0 cette incapacit\u00e9 de se reproduire tout seuls et l\u2019apparition du pouvoir f\u00e9minin de la reproduction sexu\u00e9e. J\u2019ai commenc\u00e9 \u00e0 travailler sur cela dans un moment o\u00f9 le d\u00e9bat sur le f\u00e9minisme \u00e9tait centr\u00e9 sur la domination masculine, donc sur une vision encore tr\u00e8s binaire des rapports de genre. Rapidement, je pars sur une autre voie pour analyser les rapports sociaux de sexe chez les Inuit, m\u00eame s\u2019il existe chez eux aussi une certaine forme de domination masculine.<\/p>\n<p><strong> <em>Vous d\u00e9placez votre approche du cas inuit\u2026<\/em> <\/strong><\/p>\n<p>J\u2019ai mis longtemps \u00e0 sortir de ma rationalit\u00e9 occidentale. Dans mon bain, j\u2019ai r\u00e9alis\u00e9 subitement qu\u2019il fallait me situer au plan du foetus pour comprendre la cosmologie inuit. J\u2019\u00e9labore le premier sch\u00e9ma du monde inuit o\u00f9 la vie ut\u00e9rine est \u00e0 la confluence du cycle animal. Le sperme de l\u2019homme interf\u00e8re avec le sang de la m\u00e8re, les Inuit pensent que le sperme va boucher le conduit o\u00f9 s\u2019\u00e9coule le sang, qu\u2019un caillot va se former et aider \u00e0 la construction d\u2019un b\u00e9b\u00e9. Au premier cri, une portion d\u2019air ambiant p\u00e9n\u00e8tre dans le b\u00e9b\u00e9 et va constituer l\u2019environnement de son \u00e2me. Je vois donc trois \u00e9tages \u00e0 la repr\u00e9sentation du monde inuit : le premier est l\u2019ut\u00e9rus, le deuxi\u00e8me est l\u2019iglou o\u00f9 s\u2019\u00e9tablit la diversification des t\u00e2ches, la construction sociale des genres, et la vo\u00fbte c\u00e9leste comme macrocosme de l\u2019iglou. J\u2019expose ces recherches dans le s\u00e9minaire de Claude L\u00e9vi-Strauss qui salue leur inventivit\u00e9 : \u00ab <em>De nombreux rituels que je n\u2019avais pas compris prennent sens. <\/em> \u00bb Marx et Engels avaient d\u00e9fini ensemble la reproduction sociale comme la production des conditions mat\u00e9rielles d\u2019existence et la reproduction de la vie humaine. J\u2019ai \u00e9t\u00e9 influenc\u00e9 par cette approche mais ils n\u2019avaient pas compris que si l\u2019on pense la premi\u00e8re partie \u00e0 travers la seconde, on aboutit \u00e0 un mod\u00e8le beaucoup plus riche et socialement acceptable que le leur. Marcel Mauss l\u2019aurait certainement qualifi\u00e9 de ph\u00e9nom\u00e8ne social total.<\/p>\n<p><strong> <em>L\u2019observation des chamanes va vous amener \u00e0 prendre une position d\u00e9concertante. On peut voir une partie de ces recherches en ce moment, dans l\u2019exposition \u00ab Les Ma\u00eetres du d\u00e9sordre \u00bb au mus\u00e9e du Quai Branly.<\/em> <\/strong><\/p>\n<p>Un vieux manteau de chamane d\u2019Igloolik, le village que j\u2019ai particuli\u00e8rement \u00e9tudi\u00e9, a \u00e9t\u00e9 retrouv\u00e9 dans les r\u00e9serves de l\u2019Am\u00e9rican Museum of Natural History de New York. En fabriquant une r\u00e9plique de ce manteau avec la population d\u2019Igloolik, je comprends qu\u2019il s\u2019agit d\u2019un manteau de femme \u00e9labor\u00e9 pour un chamane homme. Le chamane est le ma\u00eetre de la m\u00e9diation \u00e0 tous les niveaux, entre hommes et femmes, entre humains et animaux, entre morts et vivants et pour tous les d\u00e9sordres. Chez les Inuit, la division sexuelle subsiste, elle reste la norme. Mais il existe une cat\u00e9gorie autre, qui se situe hi\u00e9rarchiquement au-dessus des autres et qui est incarn\u00e9e par ces gens qui sont dans une position tierce. Je sors de mon approche binaire des rapports sociaux de genre pour comprendre qu\u2019il faut ajouter un axe \u00e0 mon sch\u00e9ma sur le monde inuit, et cet axe est le troisi\u00e8me sexe social ou, pour emprunter un am\u00e9ricanisme, le troisi\u00e8me genre.<\/p>\n<p><strong> <em>Vous avez longtemps tenu au Qu\u00e9bec un cours sur les rapports femmes\/ hommes et l\u2019\u00e9tude du genre et pourtant, vous critiquez l\u2019\u00e9volution intellectuelle et politique du f\u00e9minisme.<\/em> <\/strong><\/p>\n<p>Je suis tr\u00e8s reconnaissant \u00e0 Margareth Mead. Dans les ann\u00e9es 1920, cette jeune anthropologue arrive en Oc\u00e9anie. Elle constate que sur une \u00eele, les hommes p\u00e8chent, les femmes jardinent. Dans une autre \u00eele, c\u2019est le contraire. Elle met ainsi en \u00e9vidence que la division sexuelle des t\u00e2ches n\u2019est pas li\u00e9e \u00e0 l\u2019anatomie mais qu\u2019il s\u2019agit d\u2019un construit social et culturel. Ce que Simone de Beauvoir reprend plus tard, dans <em>Le deuxi\u00e8me sexe<\/em> : \u00ab<em> On ne na\u00eet pas femme, on le devient.<\/em> \u00bb Je critique cependant autant l\u2019une que l\u2019autre, non pas parce qu\u2019elles ont d\u00e9naturalis\u00e9 l\u2019approche du genre mais parce que leur mod\u00e8le d\u2019analyse est incomplet. Margareth Mead avoue qu\u2019elle rencontre des hommes et des femmes \u00ab atypiques \u00bb et elle en retrouve dans toutes les soci\u00e9t\u00e9s qu\u2019elle \u00e9tudie. Sauf que, lorsqu\u2019on arrive \u00e0 20 \u00e0 25% d\u2019\u00ab atypiques \u00bb, comme c\u2019est le cas avec les jeunes Inuit socialis\u00e9s de fa\u00e7on invers\u00e9e, c\u2019est le mod\u00e8le qu\u2019il faut remettre en question en cr\u00e9ant une nouvelle cat\u00e9gorie. Au d\u00e9but des ann\u00e9es 1970, les \u00e9tudes sur les rapports sociaux entre les sexes d\u00e9butent et m\u2019aident \u00e0 formaliser le concept de troisi\u00e8me genre. Que le sexe biologique et la sexualit\u00e9 soient des domaines distincts du sexe social ou genre est un acquis du f\u00e9minisme du xxe si\u00e8cle. Mais ce qui me d\u00e9range surtout, c\u2019est que depuis les ann\u00e9es 1990, des coutumes de diff\u00e9rents peuples sont reprises par diverses mouvances queer, comme les queers radicaux ou les f\u00e9eries radicales. Ces mouvements pr\u00e9tendent raviver une libert\u00e9 sexuelle \u00e0 l\u2019aide de grands rituels pa\u00efens ou emprunt\u00e9s aux peuples autochtones pour lutter contre l\u2019h\u00e9t\u00e9rocentrisme opprimant, en mettant en avant le d\u00e9sir individuel et le choix du genre. Or ils oublient bien vite que les soci\u00e9t\u00e9s autochtones sont extr\u00eamement organis\u00e9es, norm\u00e9es. Elles sont bien loin des grandes f\u00eates libertaires des f\u00e9\u00e9ries queers. Michel Foucault et Judith Butler font la m\u00eame confusion th\u00e9orique et politique en cherchant \u00e0 instrumentaliser les modes de vie homo, bi, trans pour d\u00e9construire le genre et le r\u00e9duire \u00e0 un d\u00e9sir individuel. Il aurait fallu proc\u00e9der \u00e0 l\u2019inverse : s\u2019int\u00e9resser \u00e0 la construction du genre et \u00e0 celle de la sexualit\u00e9 dans toutes les soci\u00e9t\u00e9s du monde, \u00e0 commencer par les peuples sans \u00e9criture, en faisant aussi une ethnographie rigoureuse des n\u00f4tres, avant d\u2019en proposer une nouvelle th\u00e9orie \u00e0 port\u00e9e universelle.<div id='gallery-1' class='gallery galleryid-5484 gallery-columns-3 gallery-size-thumbnail'><figure class='gallery-item'>\n\t\t\t<div class='gallery-icon landscape'>\n\t\t\t\t<a href='https:\/\/archives.regards.fr\/wp-content\/uploads\/2012\/07\/inuits-dc2.jpg'><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" width=\"150\" height=\"150\" src=\"https:\/\/archives.regards.fr\/wp-content\/uploads\/2012\/07\/inuits-dc2-150x150.jpg\" class=\"attachment-thumbnail size-thumbnail\" alt=\"Les Inuit et le raffinement des trois genres\" aria-describedby=\"gallery-1-16498\" \/><\/a>\n\t\t\t<\/div>\n\t\t\t\t<figcaption class='wp-caption-text gallery-caption' id='gallery-1-16498'>\n\t\t\t\tLes Inuit et le raffinement des trois genres\n\t\t\t\t<\/figcaption><\/figure><figure class='gallery-item'>\n\t\t\t<div class='gallery-icon landscape'>\n\t\t\t\t<a href='https:\/\/archives.regards.fr\/wp-content\/uploads\/2012\/07\/inuitb-81a.jpg'><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" width=\"150\" height=\"122\" src=\"https:\/\/archives.regards.fr\/wp-content\/uploads\/2012\/07\/inuitb-81a-150x122.jpg\" class=\"attachment-thumbnail size-thumbnail\" alt=\"Les Inuit et le raffinement des trois genres\" aria-describedby=\"gallery-1-16499\" \/><\/a>\n\t\t\t<\/div>\n\t\t\t\t<figcaption class='wp-caption-text gallery-caption' id='gallery-1-16499'>\n\t\t\t\tLes Inuit et le raffinement des trois genres\n\t\t\t\t<\/figcaption><\/figure><figure class='gallery-item'>\n\t\t\t<div class='gallery-icon landscape'>\n\t\t\t\t<a href='https:\/\/archives.regards.fr\/wp-content\/uploads\/2012\/07\/inuitc-bcc.jpg'><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" width=\"80\" height=\"55\" src=\"https:\/\/archives.regards.fr\/wp-content\/uploads\/2012\/07\/inuitc-bcc.jpg\" class=\"attachment-thumbnail size-thumbnail\" alt=\"Les Inuit et le raffinement des trois genres\" aria-describedby=\"gallery-1-16500\" \/><\/a>\n\t\t\t<\/div>\n\t\t\t\t<figcaption class='wp-caption-text gallery-caption' id='gallery-1-16500'>\n\t\t\t\tLes Inuit et le raffinement des trois genres\n\t\t\t\t<\/figcaption><\/figure>\n\t\t<\/div>\n<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>L\u2019anthropologue Bernard Saladin d\u2019Anglure d\u00e9cortique la vie des Inuit, une civilisation qui pense que les b\u00e9b\u00e9s peuvent changer de sexe \u00e0 la naissance. 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