{"id":5482,"date":"2012-07-18T07:00:00","date_gmt":"2012-07-18T05:00:00","guid":{"rendered":"https:\/\/wp.muchomaas.com\/un-film-avec-lalla5482\/"},"modified":"2023-06-23T23:11:43","modified_gmt":"2023-06-23T21:11:43","slug":"un-film-avec-lalla5482","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/archives.regards.fr\/?p=5482","title":{"rendered":"Un film avec Lalla"},"content":{"rendered":"<p class=\"post_excerpt\"><em>Laurence Anyways<\/em> retrace le parcours male to female du personnage<br \/>\nprincipal incarn\u00e9 par Melvil Poupaud. Un film dans la lign\u00e9e<br \/>\ntransgressive arty des films de Xavier Dolan. Notre critique maison<br \/>\nest all\u00e9 voir le film avec Lalla, un gar\u00e7on devenu femme.<\/p>\n<h2>Un festival<\/h2>\n<p>Il y a seulement vingt ans de cela, un film relatant<br \/>\nune transition sexuelle, la transformation de son<br \/>\nh\u00e9ros en h\u00e9ro\u00efne, aurait \u00e9t\u00e9 placardis\u00e9 dans le<br \/>\ncircuit des festivals gays et lesbiens. Signe du<br \/>\nchangement de r\u00e9ception de cette singularit\u00e9<br \/>\nde genre c\u2018est \u00e0 \u00abUn Certain Regard \u00bb la section<br \/>\n\u00ab d\u00e9couverte \u00bb de la grand messe officielle que<br \/>\n<em>Laurence Anyways<\/em> de Xavier Dolan f\u00fbt projet\u00e9.<br \/>\nQue le jeune (23 ans seulement) cin\u00e9aste soit<br \/>\nune sorte de petit prodige, remarqu\u00e9 d\u00e8s son<br \/>\npremier film au titre \u00e9vocateur de <em>J\u2019ai tu\u00e9 ma<br \/>\nm\u00e8re<\/em>, et s\u00e9lectionn\u00e9 \u00e0 l\u2019\u00e9poque \u00e0 la Quinzaine<br \/>\ndes R\u00e9alisateurs, explique en partie la pr\u00e9sence<br \/>\nde son film dans l\u2019antichambre de la comp\u00e9tition<br \/>\nofficielle. Mais enfin, le c\u00f4t\u00e9 casse-gueule du sujet,<br \/>\npar del\u00e0 le niveau de la remise en question queer<br \/>\nde la d\u00e9termination sexuelle, ne jouait pas a priori<br \/>\nen faveur du film si ce n\u2019est pour les amateurs de<br \/>\ncin\u00e9ma freak. \u00c0 l\u2019issue de la projection de presse<br \/>\nforce \u00e9tait de constater que Dolan s\u2019\u00e9tait plut\u00f4t<br \/>\nbien tir\u00e9 d\u2019affaire, servi par un Melvil Poupaud<br \/>\ntransform\u00e9, mais pas trop quand m\u00eame, en fille :<br \/>\njupe tailleur, mascara, collier de perles et tralalas.<\/p>\n<h2>Virtuosit\u00e9<\/h2>\n<p>Ce qui, de prime abord, accroche le spectateur,<br \/>\nc\u2019est l\u2019aisance narrative et stylistique avec laquelle<br \/>\nDolan construit son objet film. N\u2019h\u00e9sitant pas \u00e0<br \/>\nrecourir aux grands angles, ralentis, et <em>jump cut<\/em> sur<br \/>\nune bande son pop langoureuse, Dolan parvient<br \/>\nsans trop de difficult\u00e9 \u00e0 sublimer son personnage,<br \/>\nLaurence Alia, professeur qu\u00e9b\u00e9cois de litt\u00e9rature<br \/>\nfran\u00e7aise \u00e0 l\u2019universit\u00e9 de Montr\u00e9al. Usant d\u2019une<br \/>\ngrande inventivit\u00e9 dans la composition de ses<br \/>\nimages, m\u00e9langeant les genres visuels dans un<br \/>\ngrand <em>mash-up<\/em> ind\u00e9, d\u00e9veloppant un sens du<br \/>\nd\u00e9tail et de l\u2019ornementation des accessoires<br \/>\nassez jouissif, en affublant par exemple les<br \/>\ndoigts de Melvil Popaud de petits trombones en<br \/>\nguise de faux ongles, Dolan s\u2019av\u00e8re aussi dou\u00e9<br \/>\nd\u2019un sens de la r\u00e9plique notamment dans les<br \/>\n\u00e9changes entre Laurence \/ Melvil Poupaud et sa<br \/>\nm\u00e8re \/ impeccable Nathalie Baye qui lui lance<br \/>\n\u00ab<em> tu peux changer de sexe, je peux bien changer<br \/>\nd\u2019adresse<\/em> \u00bb ou encore alors que son (encore) fils<br \/>\nl\u2019agace \u00ab<em> tu te transformes en femme ou bien en<br \/>\ncon ?<\/em> \u00bb. Enfin \u00e0 toute cette description esth\u00e9tique<br \/>\nil ne faudrait pas oublier l\u2019utilisation maline des<br \/>\nflash-backs dans la narration de l\u2019histoire qui<br \/>\ns\u2019\u00e9tend sur deux heures et quarante minutes<br \/>\nde film et une d\u00e9cennie d\u2019existence. Bref, de<br \/>\nquoi rassasier les yeux, les oreilles et ce qu\u2019il y<br \/>\na entre les deux au point que la \u00ab promesse \u00bb du<br \/>\nfilm, c\u2019est-\u00e0-dire montrer la transition sexuelle de<br \/>\nson\/sa protagoniste principal(e) pourrait presque<br \/>\nappara\u00eetre in fine comme secondaire.<\/p>\n<h2>Regards crois\u00e9s<\/h2>\n<p>De fait, on pourrait aussi bien ranger <em>Laurence<br \/>\nAnyways<\/em> dans la case de l\u2019histoire d\u2019amour<br \/>\npassionn\u00e9e entre deux \u00eatres en rupture sociale, tant c\u2019est la fa\u00e7on dont ce couple se trouve<br \/>\ncontraint d\u2019envisager sa transformation, son<br \/>\n\u00e9volution, qui structure l\u2019ensemble du r\u00e9cit<br \/>\nfilmique. Arriv\u00e9 \u00e0 ce point il faut tout de m\u00eame<br \/>\nreconna\u00eetre que sur le sujet trans, et m\u00eame s\u2019il<br \/>\nn\u2019est pas question ici de \u00ab valider \u00bb le film dans<br \/>\nsa composante transexuelle, le regard du critique<br \/>\nh\u00e9t\u00e9rosexuel de base se trouve particuli\u00e8rement<br \/>\nd\u00e9muni face \u00e0 cette exp\u00e9rience, \u00e0 chaque fois<br \/>\nin\u00e9dite. Lalla donc.<\/p>\n<h2>Lalla<\/h2>\n<p>La derni\u00e8re fois que l\u2019on s\u2019\u00e9tait vus, c\u2019\u00e9tait dans<br \/>\nles couloirs d\u2019une cha\u00eene de t\u00e9l\u00e9 \u00e0 l\u2019avant veille<br \/>\nd\u2019un plan social de grande ampleur. Chroniqueur<br \/>\n\u00e0 l\u2019antenne des manifestations homos de<br \/>\ntous genres, pass\u00e9 par Act Up, fondateur de<br \/>\nl\u2019association Gay et Lesbienne de Canal Plus,<br \/>\net dot\u00e9 d\u2019une moustache aussi fine que ses<br \/>\nlunettes, Jean Christophe \u00e9tait le type m\u00eame du<br \/>\nhipster avant l\u2019heure, z\u00e9bulon gay emp\u00eacheur de<br \/>\nbeaufiser en rond, aux col\u00e8res et indignations<br \/>\nsalvatrices. Dix ans plus tard, Jic\u00e9 \u00e9tait devenu<br \/>\nLalla, fille trans, parvenue \u00e0 l\u2019avant-derni\u00e8re \u00e9tape<br \/>\nde son parcours : la reconnaissance par la justice<br \/>\nde son nouvel \u00e9tat civil.<\/p>\n<p>Forc\u00e9ment, le sujet de <em>Laurence Anyways<\/em><br \/>\nconcernait Lalla au plus haut point.<br \/>\n\u00c0 l\u2019issue d\u2019une projection parisienne du film, je<br \/>\nretrouvais Lalla, mi-figue mi-raisin.<br \/>\n\u00ab<em> La sc\u00e8ne de l\u2019outing, le moment o\u00f9 Laurence<br \/>\nannonce \u00e0 sa compagne Fred qu\u2019il est une femme<br \/>\nau fond de lui, c\u2019est la plus belle du film<\/em> \u00bb, me dit<br \/>\nelle d\u2019embl\u00e9e. \u00ab <em>Quand Laurence lui dit : \u201cferme<br \/>\nta gueule connasse j\u2019ai besoin de te parler, je<br \/>\nmeurs sinon !\u201d, j\u2019ai trouv\u00e9 \u00e7a beau, tellement vrai,<br \/>\nsensible finalement.<\/em> \u00bb Pour le reste Lalla reste<br \/>\ndubitative : \u00ab <em>Ce qui me g\u00eane dans ce film \u00e7a<br \/>\nn\u2019est pas qu\u2019elle soit moche (rires) c\u2019est qu\u2019elle ne<br \/>\ntrimballe rien avec elle de g\u00e9n\u00e9reux, qui irait vers<br \/>\nles autres.<\/em> \u00bb Et puis surtout \u00ab<em> il y a quand m\u00eame<br \/>\nune incongruit\u00e9, qui consiste \u00e0 revendiquer de<br \/>\ns\u2019habiller en femme sans pr\u00eater attention aux<br \/>\nmots, \u00e0 la langue, \u00e0 l\u2019emploi du f\u00e9minin lorsqu\u2019on parle d\u2019elle. Comme si le fait de<br \/>\ns\u2019appeler Laurence avait suffi \u00e0 faire d\u2019elle une<br \/>\nfemme. <\/em> \u00bb A\u00efe ! Ce que Lalla \u00ab reproche \u00bb au film,<br \/>\nc\u2019est de ne pas lui avoir permis l\u2019identification<br \/>\navec le personnage principal, rest\u00e9 trop mec,<br \/>\ntrop Melvil, avec une perruque, du maquillage et<br \/>\ndes sapes f\u00e9minines.<\/p>\n<h2>La pilule ne passe pas<\/h2>\n<p>\u00ab <em>Tout ce qui est hormono-th\u00e9rapie est<br \/>\ncompl\u00e8tement balay\u00e9 du film alors que c\u2019est<br \/>\nessentiel dans ce qui construit un corps, une<br \/>\nidentit\u00e9, un d\u00e9sir.<\/em> \u00bb Ce qui est vrai tant Xavier<br \/>\nDolan a fait le choix de passer outre les \u00e9tapes<br \/>\nm\u00e9dicales de la transition. Ceci \u00e9tant, le focus<br \/>\nport\u00e9 \u00e0 la pr\u00e9carisation sociale, \u00e0 la mise au<br \/>\nch\u00f4mage d\u00e8s lors que la transition d\u00e9marre, la<br \/>\nl\u00e2chet\u00e9 de l\u2019environnement professionnel, de<br \/>\nl\u2019entourage amical att\u00e9nue le propos de Lalla,<br \/>\nfocalis\u00e9e sur le personnage de Laurence. Pour<br \/>\nles femmes trans, le regard des autres constitue<br \/>\nun des moments cl\u00e9s de leur transition. On<br \/>\nappelle cela le \u00ab passing \u00bb. Dolan en offre un<br \/>\nen ouverture de son film et puis remet \u00e7a, au<br \/>\nmoment o\u00f9 Laurence fait son entr\u00e9e dans les<br \/>\ncouloirs de la fac, en femme. On peut appr\u00e9cier<br \/>\nle moment en ce sens qu\u2019il subvertit la sc\u00e8ne,<br \/>\ntopos des teen <em>movie<\/em> US, ou la bombasse<br \/>\nd\u00e9barque au bahut et fait se retourner<br \/>\nl\u2019ensemble des \u00e9l\u00e8ves et professeurs r\u00e9unis.<br \/>\nLalla, elle, pr\u00e9f\u00e8re rattacher ce moment \u00e0 une<br \/>\nautre sc\u00e8ne mythique de \u00ab passing \u00bb au cin\u00e9ma,<br \/>\ncelle dans laquelle on d\u00e9couvre Marylin sur le<br \/>\nquai de la gare dans Certains l\u2019aiment chaud,<br \/>\nde Billy Wilder. Bien vu Lalla. Le probl\u00e8me<br \/>\nc\u2019est que \u00ab <em>pas une seule fois il n\u2019y a du d\u00e9sir<br \/>\ndans les regards<\/em> \u00bb. Parce qu\u2019\u00eatre une femme<br \/>\ntrans c\u2019est le vivre en tant que rapport social,<br \/>\nd\u2019\u00eatre identifi\u00e9e en tant que femme, \u00ab <em>c\u2019est<br \/>\ndonc d\u2019abord ressentir la mani\u00e8re dont les<br \/>\nautres te regardent en tant que femme. Bien<br \/>\nentendu vivre les discriminations sexistes mais<br \/>\naussi, il ne faut pas l\u2019oublier, les b\u00e9n\u00e9fices<br \/>\nqu\u2019il peut y avoir \u00e0 \u00eatre une femme dans la<br \/>\nsoci\u00e9t\u00e9 h\u00e9t\u00e9rocentr\u00e9e <\/em> \u00bb.<\/p>\n<h2>La repr\u00e9sentation du corps<\/h2>\n<p>Si l\u2019on en croit le regard de Lalla \u00ab <em>on est l\u00e0<br \/>\ndevant un film de mec qui se persuade que pour<br \/>\n\u00eatre une femme il suffisait d\u2019user des quelques<br \/>\nartifices de la f\u00e9minit\u00e9 qui sont le maquillage ou<br \/>\nla perruque<\/em> \u00bb. Comme si, c\u2019est vrai, Xavier Dolan<br \/>\nn\u2019\u00e9tait pas sur ce point all\u00e9 plus loin que Sydney<br \/>\nPollack en 1982, travestissant Dustin Hoffman<br \/>\ndans Tootsie. \u00ab <em>\u00c0 force de maquiller Melvil<br \/>\nPoupaud de plus en plus, il finit par ressembler<br \/>\n\u00e0 Benjamin Biolay, le pauvre! (\u2026) Dolan laisse<br \/>\nson com\u00e9dien faire LE com\u00e9dien, sans faire LA<br \/>\ncom\u00e9dienne. <\/em> \u00bb Sans qu\u2019il y ait de transition de<br \/>\nl\u2019un \u00e0 l\u2019autre\u2026 \u00ab <em>Mais tu vas voir qu\u2019il va avoir<br \/>\nun C\u00e9sar ou je ne sais quelle r\u00e9compense.<br \/>\nPour sa performance d\u2019acteur, mais pas pour<br \/>\nsa performance d\u2019actrice ! <\/em> \u00bb<\/p>\n<h2>Nobody&#8217;s Perfect<\/h2>\n<p>Mince. Voyant mon d\u00e9sappointement Lalla<br \/>\ntrouve quand m\u00eame \u00e0 sauver quelques<br \/>\nmoments bien sentis. Notamment une sc\u00e8ne<br \/>\ndans laquelle on d\u00e9couvre un gar\u00e7on trans,<br \/>\nvivant en couple avec sa copine lesbienne<br \/>\ndevenue h\u00e9t\u00e9ro par la force des choses. Le<br \/>\ngar\u00e7on trans dit \u00ab <em>si on devait croire \u00e0 la v\u00e9rit\u00e9<br \/>\nmoi je serais n\u00e9 avec une bite <\/em> \u00bb. \u00ab <em>Eh bien l\u00e0<br \/>\nc\u2019est tout \u00e0 fait juste <\/em> \u00bb, me dit Lalla. Finalement,<br \/>\n<em>Laurence Anyways<\/em> passerait donc \u00e0 c\u00f4t\u00e9 de la<br \/>\ntransition en tant qu\u2019exp\u00e9rience v\u00e9cue. Reste du<br \/>\nfilm une exp\u00e9rimentation narrative, stylistique,<br \/>\nesth\u00e9tique, joyeuse par moments, contribuant<br \/>\nmalgr\u00e9 tout \u00e0 la banalisation salutaire du<br \/>\nph\u00e9nom\u00e8ne. Comme le fait dire Billy Wilder \u00e0<br \/>\nses protagonistes de <em>Certains l\u2019aiment chaud<\/em><br \/>\n\u00e0 la fin du film : \u00ab<em> Nobody\u2019s perfect <\/em> \u00bb. Et \u00e7a,<br \/>\nquoiqu\u2019on en pense, c\u2019est d\u00e9j\u00e0 pas mal.<div id='gallery-1' class='gallery galleryid-5482 gallery-columns-3 gallery-size-thumbnail'><figure class='gallery-item'>\n\t\t\t<div class='gallery-icon landscape'>\n\t\t\t\t<a href='https:\/\/archives.regards.fr\/wp-content\/uploads\/2012\/07\/lalac-da5.jpg'><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" width=\"80\" height=\"55\" src=\"https:\/\/archives.regards.fr\/wp-content\/uploads\/2012\/07\/lalac-da5.jpg\" class=\"attachment-thumbnail size-thumbnail\" alt=\"Un film avec Lalla\" aria-describedby=\"gallery-1-16491\" \/><\/a>\n\t\t\t<\/div>\n\t\t\t\t<figcaption class='wp-caption-text gallery-caption' id='gallery-1-16491'>\n\t\t\t\tUn film avec Lalla\n\t\t\t\t<\/figcaption><\/figure>\n\t\t<\/div>\n<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p><em>Laurence Anyways<\/em> retrace le parcours male to female du personnage<br \/>\nprincipal incarn\u00e9 par Melvil Poupaud. 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