{"id":5462,"date":"2012-07-13T07:00:00","date_gmt":"2012-07-13T05:00:00","guid":{"rendered":"https:\/\/wp.muchomaas.com\/gauches-a-l-horizon5462\/"},"modified":"2023-06-23T23:11:38","modified_gmt":"2023-06-23T21:11:38","slug":"gauches-a-l-horizon5462","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/archives.regards.fr\/?p=5462","title":{"rendered":"Gauches \u00e0 l&#8217;horizon"},"content":{"rendered":"<p class=\"post_excerpt\">En Allemagne, Die Linke et les Verts s\u2019essoufflent et les Pirates<br \/>\ns\u2019affirment. En France, le Front de gauche est en suspension<br \/>\net le NPA se meurt. En Gr\u00e8ce, Syriza a connu une ascension<br \/>\nfulgurante depuis cinq ans. En Italie, Rifondazione tente une<br \/>\n\u00e9ni\u00e8me recomposition. Voil\u00e0 plus de quinze ans que les partis<br \/>\ntraditionnels sont remis en question et que diff\u00e9rentes formules<br \/>\nsont explor\u00e9es pour incarner la gauche d\u2019alternatives. Tour \u00e0<br \/>\ntour, pays apr\u00e8s pays, des espoirs naissent, se d\u00e9font, renaissent<br \/>\nailleurs\u2026<\/p>\n<h2>Le pionnier : Rifondazione<\/h2>\n<p>En 1991, le Parti communiste italien se scinde<br \/>\nen deux : d\u2019un c\u00f4t\u00e9 le Parti d\u00e9mocrate de<br \/>\ngauche et de l\u2019autre, le Parti de la refondation<br \/>\ncommuniste. \u00c0 Rifondazione, la ligne politique<br \/>\nprend un coup de jeune : l\u2019eurocommunisme<br \/>\nest promu et une nouvelle articulation avec les<br \/>\nmouvements sociaux est recherch\u00e9e. Fausto<br \/>\nBertinotti prend rapidement la t\u00eate du parti qui<br \/>\nremporte quelques timides succ\u00e8s \u00e9lectoraux.<br \/>\nCes derniers ne s\u2019expriment pas vraiment dans<br \/>\nles urnes mais plut\u00f4t dans des alliances avec<br \/>\nle centre-gauche. Avec seulement 5,8 % aux<br \/>\n\u00e9lections de 2006, Rifondazione obtient 41<br \/>\npostes au parlement et Fausto Bertinotti est<br \/>\n\u00e9lu pr\u00e9sident de la chambre des d\u00e9put\u00e9s. En<br \/>\ncontrepartie de ce succ\u00e8s n\u00e9goci\u00e9, Rifondazione<br \/>\nparticipe au gouvernement du centriste<br \/>\nRomano Prodi. Les \u00e9lections de 2008 voient<br \/>\nl\u2019\u00e9limination de la totalit\u00e9 des \u00e9lus, dont tous les<br \/>\nparlementaires sortants. En 2009, Rifondazione,<br \/>\ndes syndicalistes et des partis anticapitalistes<br \/>\nsubsistants lancent la F\u00e9d\u00e9ration de la gauche,<br \/>\nsans succ\u00e8s, pour le moment malgr\u00e9 un fort<br \/>\nappel aux mouvements sociaux qui ont gagn\u00e9 le<br \/>\nr\u00e9f\u00e9rendum sur l\u2019eau en 2011.<\/p>\n<h2>L\u2019espoir d\u00e9chu : Die Linke<\/h2>\n<p>En 2007, deux partis, l\u2019un de culture communiste<br \/>\net l\u2019autre plut\u00f4t social-d\u00e9mocrate, fusionnent. Ils s\u2019appuient rapidement sur un leader bien connu<br \/>\npour ses talents tribuns, Oskar Lafontaine. Ce<br \/>\nrassemblement ouvre bien des espoirs qui se<br \/>\ntransforment dans les urnes aux \u00e9lections 2009. \u00c0<br \/>\nla diff\u00e9rence du Front de gauche, Die Linke choisit<br \/>\nune forme de parti tr\u00e8s structur\u00e9e : un directoire<br \/>\nparitaire et copr\u00e9sid\u00e9 par deux repr\u00e9sentants<br \/>\ndes forces principales, la possibilit\u00e9 de cr\u00e9er<br \/>\ndes courants internes, et des sections locales et<br \/>\nr\u00e9gionales. Quelques revers \u00e9lectoraux plus tard<br \/>\n(le Parti pirate passe devant Die Linke \u00e0 Berlin<br \/>\nen 2011), Die Linke est en perte de vitesse.<br \/>\nLes crises internes sont s\u00e9rieuses, les accords<br \/>\npolitiques entre les communistes et les sociaux-d\u00e9mocrates<br \/>\nse concluent dans la douleur. Au<br \/>\nniveau local, les sections s\u2019entre-d\u00e9chirent et des<br \/>\nadh\u00e9rents rendent leur carte. L\u2019actuel pr\u00e9sident,<br \/>\nLinsler, r\u00e9put\u00e9 pour son autoritarisme, envoie un<br \/>\nmessage sympathique aux \u00e9lus locaux : \u00ab <em>Vous<br \/>\nmanquez d\u2019exp\u00e9rience<\/em>. \u00bb En 2012, Die Linke<br \/>\nchoisit une bien curieuse candidate aux \u00e9lections<br \/>\nnationales, Beate Klarsfeld, qui apportera, au<br \/>\nlendemain de son investiture, son soutien \u00e0<br \/>\nNicolas Sarkozy. Une bien \u00e9tonnante voie pour<br \/>\nDie Linke, un bien mauvais score aussi.<\/p>\n<h2>Le Front de gauche attendu au tournant<\/h2>\n<p>Le Front de gauche proc\u00e8de avant tout d\u2019un<br \/>\naccord r\u00e9alis\u00e9 en 2008 entre le PCF et le tout<br \/>\njeune Parti de gauche. Cette nouvelle alliance<br \/>\nprend soin des mots qu\u2019elle emploie : il s\u2019agit<br \/>\nd\u2019un \u00ab partenariat \u00bb qui s\u2019adresse \u00ab <em>\u00e0 tous ceux<br \/>\nqui veulent construire une autre Europe en<br \/>\nrupture avec l\u2019orientation lib\u00e9rale du trait\u00e9 de<br \/>\nLisbonne<\/em> \u00bb. Des petites forces anticapitalistes<br \/>\nrallient le Front de gauche, certains en<br \/>\ndiscutent encore, d\u2019autres non. Apr\u00e8s un l\u00e9ger<br \/>\nfr\u00e9missement aux \u00e9lections europ\u00e9ennes de<br \/>\n2009 (6 %), en 2012, Jean-Luc M\u00e9lenchon<br \/>\nva mener une campagne pr\u00e9sidentielle qui<br \/>\nrassemble largement prouvant qu\u2019unis, on ne<br \/>\ns\u2019additionne pas, on se multiplie. La force de<br \/>\ncette campagne tient sans doute au charisme de<br \/>\nson leader mais aussi \u00e0 une dynamique amplifi\u00e9e<br \/>\n\u00e0 la fois par de grands meetings rassembleurs et<br \/>\npar la campagne de proximit\u00e9 des assembl\u00e9es<br \/>\ncitoyennes. Th\u00e9matis\u00e9e de mani\u00e8re assez<br \/>\nclassique, marqu\u00e9e par de nombreuses<br \/>\nr\u00e9f\u00e9rences \u00e0 la Commune, elle trouve un \u00e9cho<br \/>\nparticulier aupr\u00e8s des syndicalistes qui sortent<br \/>\nd\u2019un mouvement des retraites particuli\u00e8rement<br \/>\nfort mais de forme assez traditionnelle. Face au<br \/>\nras-le-bol du sarkozysme, elle marque par sa<br \/>\ncapacit\u00e9 \u00e0 rouvrir des possibles politiques en<br \/>\ncontrepoint au vote utile. Apr\u00e8s avoir tutoy\u00e9 des<br \/>\nhauteurs inattendues, les sondages retombent.<br \/>\nLe score de 11 % para\u00eet, dans un premier temps,<br \/>\nun peu p\u00e2le mais rapidement, il s\u2019impose comme<br \/>\nun outil pour reconstruire durablement une<br \/>\nnouvelle gauche d\u2019alternatives. En s\u2019abaissant<br \/>\nau niveau de celui des Europ\u00e9ennes (6,5 %), le<br \/>\nr\u00e9sultat du premier tour des l\u00e9gislatives surprend,<br \/>\nla strat\u00e9gie de M\u00e9lenchon \u00e0 Henin-Beaumont<br \/>\n\u00e9choue, le groupe de d\u00e9put\u00e9s Front de gauche<br \/>\n\u00e0 l\u2019Assembl\u00e9e perd des \u00e9lus moteurs pour la<br \/>\nreconstruction. Aujourd\u2019hui, la perspective d\u2019un<br \/>\nparti unique semble \u00e9cart\u00e9e. La question des<br \/>\nadh\u00e9sions directes est pos\u00e9e. Une culture de<br \/>\nrassemblement partitaire est \u00e0 inventer.<\/p>\n<h2>L\u2019inattendu : Syriza<\/h2>\n<p>Tous les espoirs des gauches radicales<br \/>\neurop\u00e9ennes se portent maintenant sur Syriza.<br \/>\nMalgr\u00e9 son \u00e9chec aux \u00e9lections du 17 juin \u2013<br \/>\nremport\u00e9es de justesse par Nouvelle d\u00e9mocratie<br \/>\n\u2013 ce jeune parti unitaire s\u2019impose maintenant<br \/>\ncomme la premi\u00e8re force de gauche en Gr\u00e8ce. Le<br \/>\nparti socialiste, le Pasok, pro-aust\u00e9rit\u00e9, a pris un<br \/>\nsacr\u00e9 coup dans l\u2019aile. Syriza est compos\u00e9 d\u2019un<br \/>\nseul parti, le Synaspismos et d\u2019un rassemblement<br \/>\nlarge d\u2019individus. Le parti communiste grec,<br \/>\nle KKE, contre l\u2019appartenance de la Gr\u00e8ce \u00e0<br \/>\nl\u2019Europe, m\u00e8ne sa vie en solitaire. Syriza est incarn\u00e9 par un trentenaire Alexis Tsipras dont la<br \/>\nforce est de savoir dialoguer \u00e0 la fois avec les<br \/>\nmouvements syndicaux, altermondialistes et les<br \/>\nvirulents mouvements de jeunesse. Lorsqu\u2019il<br \/>\nl\u2019accueille \u00e0 Paris, M\u00e9lenchon ne se trompe pas :<br \/>\n\u00ab <em>Nous ne sommes pas identiques, mais nous<br \/>\nsommes comparables<\/em>. \u00bb<\/p>\n<h2>Ailleurs en Europe, une autre gauche radicale \u00e9merge<\/h2>\n<p>Dans les ann\u00e9es 1990, les gauches radicales europ\u00e9ennes se d\u00e9veloppent avec la mont\u00e9e de<br \/>\nla mondialisation et la permanence d\u2019une Europe<br \/>\nqui d\u00e9r\u00e9gule les acquis sociaux, d\u00e9r\u00e9glemente<br \/>\nles services publics\u2026 \u00ab <em>Curieusement, l\u2019extr\u00eame<br \/>\ngauche appara\u00eet d\u2019abord dans les pays qui n\u2019ont<br \/>\npas de tradition communiste comme la Norv\u00e8ge<br \/>\nou la Hollande. R\u00e9guli\u00e8rement, des alliances<br \/>\nrouges-verts de ces pays s\u2019acheminent vers les<br \/>\n10 %<\/em> \u00bb, constate Christophe Aguiton, militant<br \/>\nsyndical et associatif. Et de citer l\u2019exemple<br \/>\nr\u00e9cent du Bloc de gauche au Portugal \u00ab <em>il s\u2019agit<br \/>\nd\u2019une esp\u00e8ce de mythe, une union de trois<br \/>\ncomposantes, o\u00f9 il existe une cl\u00e9 de r\u00e9partition<br \/>\ndes d\u00e9cisions qui ne peuvent pas \u00eatre prises si<br \/>\nl\u2019une des composantes fait blocage<\/em> \u00bb.<\/p>\n<h2>Le petit dernier : Parti Pirate<\/h2>\n<p>Personne n\u2019aime le Parti pirate. Pas plus que les \u00e9cologistes en leur temps. Un \u00ab rassemblement<br \/>\njuv\u00e9nile \u00bb, d\u2019\u00ab informaticiens autistes \u00bb ne peut pas<br \/>\nconstituer pas un parti s\u00e9rieux. Ils ne sont m\u00eame pas<br \/>\nanticapitalistes ! Sauf que voil\u00e0, le Parti pirate su\u00e9dois<br \/>\nobtient deux eurod\u00e9put\u00e9s en 2009, le Parti pirate<br \/>\nallemand obtient 15 si\u00e8ges au parlement de Berlin en<br \/>\n2011, et 30 si\u00e8ges aux \u00e9lections r\u00e9gionales de 2012.<br \/>\nLe Parti pirate fran\u00e7ais s\u2019affirme lors des derni\u00e8res<br \/>\nl\u00e9gislatives en pr\u00e9sentant plus de cent candidats. Il est<br \/>\nmaintenant pr\u00e9sent dans 63 pays dans le monde.<div id='gallery-1' class='gallery galleryid-5462 gallery-columns-3 gallery-size-thumbnail'><figure class='gallery-item'>\n\t\t\t<div class='gallery-icon landscape'>\n\t\t\t\t<a href='https:\/\/archives.regards.fr\/wp-content\/uploads\/2012\/06\/ss-405.jpg'><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" width=\"150\" height=\"150\" src=\"https:\/\/archives.regards.fr\/wp-content\/uploads\/2012\/06\/ss-405-150x150.jpg\" class=\"attachment-thumbnail size-thumbnail\" alt=\"Gauches \u00e0 l&#039;horizon\" aria-describedby=\"gallery-1-16422\" \/><\/a>\n\t\t\t<\/div>\n\t\t\t\t<figcaption class='wp-caption-text gallery-caption' id='gallery-1-16422'>\n\t\t\t\tGauches \u00e0 l&#8217;horizon\n\t\t\t\t<\/figcaption><\/figure><figure class='gallery-item'>\n\t\t\t<div class='gallery-icon landscape'>\n\t\t\t\t<a href='https:\/\/archives.regards.fr\/wp-content\/uploads\/2012\/06\/s-f2a.jpg'><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" width=\"150\" height=\"150\" src=\"https:\/\/archives.regards.fr\/wp-content\/uploads\/2012\/06\/s-f2a-150x150.jpg\" class=\"attachment-thumbnail size-thumbnail\" alt=\"s.jpg\" \/><\/a>\n\t\t\t<\/div><\/figure><figure class='gallery-item'>\n\t\t\t<div class='gallery-icon landscape'>\n\t\t\t\t<a href='https:\/\/archives.regards.fr\/wp-content\/uploads\/2012\/06\/sc-3-af4.jpg'><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" width=\"80\" height=\"55\" src=\"https:\/\/archives.regards.fr\/wp-content\/uploads\/2012\/06\/sc-3-af4.jpg\" class=\"attachment-thumbnail size-thumbnail\" alt=\"Gauches \u00e0 l&#039;horizon\" aria-describedby=\"gallery-1-16424\" \/><\/a>\n\t\t\t<\/div>\n\t\t\t\t<figcaption class='wp-caption-text gallery-caption' id='gallery-1-16424'>\n\t\t\t\tGauches \u00e0 l&#8217;horizon\n\t\t\t\t<\/figcaption><\/figure>\n\t\t<\/div>\n<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>En Allemagne, Die Linke et les Verts s\u2019essoufflent et les Pirates<br \/>\ns\u2019affirment. En France, le Front de gauche est en suspension<br \/>\net le NPA se meurt. En Gr\u00e8ce, Syriza a connu une ascension<br \/>\nfulgurante depuis cinq ans. En Italie, Rifondazione tente une<br \/>\n\u00e9ni\u00e8me recomposition. Voil\u00e0 plus de quinze ans que les partis<br \/>\ntraditionnels sont remis en question et que diff\u00e9rentes formules<br \/>\nsont explor\u00e9es pour incarner la gauche d\u2019alternatives. Tour \u00e0<br \/>\ntour, pays apr\u00e8s pays, des espoirs naissent, se d\u00e9font, renaissent<br \/>\nailleurs\u2026<\/p>\n","protected":false},"author":1,"featured_media":16422,"comment_status":"open","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"_themeisle_gutenberg_block_has_review":false,"footnotes":""},"categories":[141],"tags":[295],"class_list":["post-5462","post","type-post","status-publish","format-standard","has-post-thumbnail","hentry","category-archives-web","tag-nupes"],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/archives.regards.fr\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/5462","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/archives.regards.fr\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/archives.regards.fr\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/archives.regards.fr\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/users\/1"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/archives.regards.fr\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fcomments&post=5462"}],"version-history":[{"count":0,"href":"https:\/\/archives.regards.fr\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/5462\/revisions"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/archives.regards.fr\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/media\/16422"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/archives.regards.fr\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fmedia&parent=5462"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/archives.regards.fr\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fcategories&post=5462"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/archives.regards.fr\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Ftags&post=5462"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}