{"id":5449,"date":"2012-06-25T08:00:00","date_gmt":"2012-06-25T06:00:00","guid":{"rendered":"https:\/\/wp.muchomaas.com\/enzo-cormann-resingulariser-pas5449\/"},"modified":"2023-06-23T23:11:35","modified_gmt":"2023-06-23T21:11:35","slug":"enzo-cormann-resingulariser-pas5449","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/archives.regards.fr\/?p=5449","title":{"rendered":"Enzo Cormann, \u00ab resingulariser, pas r\u00e9parer \u00bb"},"content":{"rendered":"<p class=\"post_excerpt\">Enzo Cormann est \u00e9crivain, il \u00e9crit beaucoup pour le th\u00e9\u00e2tre, met en sc\u00e8ne<br \/>\net travaille aussi vocalement avec des musiciens de jazz. Il vient de publier<br \/>\ntrois drames pour adolescents, <em>Bluff<\/em>, ainsi qu\u2019un recueil de textes<br \/>\nth\u00e9oriques, au sujet duquel nous avions envie d\u2019\u00e9changer avec lui.<\/p>\n<p><strong>Diane Scott:<\/strong> Le titre de votre livre <em>Ce que seul le th\u00e9\u00e2tre peut dire<\/em>, invite \u00e0 entendre cela en termes politiques, voire de messages.<br \/>\nMais en le lisant, on s\u2019aper\u00e7oit que vous parlez beaucoup<br \/>\ndu regard \u2013 par exemple les photographies qui<br \/>\nvous regardent pendant que vous \u00e9crivez, le personnage<br \/>\nth\u00e9\u00e2tral comme mort-vivant offert \u00e0 l\u2019autopsie, au \u00ab <em>regard<br \/>\nde chacun par lui-m\u00eame<\/em> \u00bb. Auriez-vous pu intituler<br \/>\nvotre livre <em>Ce que seul le th\u00e9\u00e2tre montre<\/em> ?<\/p>\n<p><strong>Enzo Cormann:<\/strong> Ce \u00ab dire \u00bb est \u00e0 entendre moins du point de vue du discours que de la repr\u00e9sentation : ce que seul le th\u00e9\u00e2tre peut nous<br \/>\nrepr\u00e9senter du monde. La probl\u00e9matique est g\u00e9n\u00e9ralement inverse<br \/>\n: on s\u2019interroge plus volontiers sur ce que le th\u00e9\u00e2tre pourrait<br \/>\nencore, \u00e9ventuellement, nous repr\u00e9senter du r\u00e9el (sous-entendu<br \/>\n: que ne repr\u00e9senterait d\u00e9sormais plus pertinemment<br \/>\nle cin\u00e9ma, la t\u00e9l\u00e9vision\u2026) Ce titre fait par ailleurs \u00e9cho \u00e0 une<br \/>\nconsid\u00e9ration de Milan Kundera sur l\u2019art du roman : \u00ab Le roman<br \/>\ndoit se mettre au service exclusif de ce que seul le roman peut<br \/>\ndire. \u00bb J\u2019entends pour ma part : de ce que seul le roman peut<br \/>\nnous dire du monde, du pr\u00e9sent de l\u2019esp\u00e8ce, de la condition<br \/>\nhumaine \u2014 et non pas : de la le\u00e7on politique ou morale que<br \/>\nseul le roman serait en mesure de nous administrer. J\u2019aurais pu<br \/>\nintituler ce recueil <em>Ce que seul le th\u00e9\u00e2tre peut nous donner \u00e0<br \/>\nvoir<\/em> \u2014 et merci de me fournir cette occasion de pr\u00e9ciser ce que<br \/>\nmon \u00ab dire \u00bb veut dire : ce que le th\u00e9\u00e2tre nous permet d\u2019apercevoir<br \/>\ndu monde, que nous ne pourrions voir sans lui.<\/p>\n<p><strong>Diane Scott:<\/strong> Je trouve en g\u00e9n\u00e9ral les dramaturgies<br \/>\nfran\u00e7aises contemporaines<br \/>\npeu int\u00e9ressantes parce<br \/>\nqu\u2019entr\u00e9es dans un rapport \u00e0<br \/>\nl\u2019Histoire un peu mi\u00e8vre et dans<br \/>\nune focalisation sur l\u2019individu,<br \/>\nson bonheur, ses histoires de<br \/>\ncoeur. Vous \u00e9crivez au contraire,<br \/>\ndans une analyse du dispositif<br \/>\nth\u00e9\u00e2tral en tant que tel : \u00ab <em>Ce qui<br \/>\nint\u00e9resse le th\u00e9\u00e2tre dans l\u2019amour,<br \/>\nc\u2019est la guerre, ou la d\u00e9mocratie, ou<br \/>\nle d\u00e9racinement (\u2026), ou le compromis<br \/>\nhistorique (\u2026)<\/em>\u00bb Pensez-vous<br \/>\nque cette phrase vaille dans<br \/>\nquelques coordonn\u00e9es historiques<br \/>\nque ce soit ? Comment<br \/>\nidentifieriez-vous la s\u00e9quence<br \/>\ndramaturgique dans laquelle<br \/>\nnous sommes ?<\/p>\n<p><strong>Enzo Cormann:<\/strong> J\u2019aurais pu \u00e9crire : \u00ab<em> Ce qui m\u2019int\u00e9resse,<br \/>\nau th\u00e9\u00e2tre, dans une histoire<br \/>\nd\u2019amour, c\u2019est ce qui fait que cette<br \/>\nhistoire s\u2019exc\u00e8de elle-m\u00eame de<br \/>\ntoutes parts.<\/em> \u00bb On devrait toujours repr\u00e9senter l\u2019amour comme Fabrice<br \/>\n(ne) se repr\u00e9sentait (pas) la guerre<br \/>\n\u00e0 Waterloo\u2026 Il y a toujours de la<br \/>\nguerre et du contrat dans l\u2019amour,<br \/>\net pas seulement \u00e0 l\u2019\u00e9chelle psychoaffective<br \/>\n! L\u2019Histoire s\u2019invite dans<br \/>\nl\u2019alc\u00f4ve \u00e0 nos corps d\u00e9fendant.<br \/>\nDepuis que Jean-Michel Palmier<br \/>\nm\u2019a incit\u00e9 \u00e0 lire le <em>Manuel de savoir-vivre<br \/>\n\u00e0 l\u2019usage des jeunes g\u00e9n\u00e9rations<\/em>,<br \/>\nde Raoul Vaneigem, je n\u2019ai<br \/>\njamais oubli\u00e9 ce passage : \u00ab <em>L\u2019aube<br \/>\no\u00f9 se d\u00e9nouent les \u00e9treintes est<br \/>\nsemblable \u00e0 l\u2019aube o\u00f9 meurent les<br \/>\nr\u00e9volutionnaires sans r\u00e9volution.<br \/>\nLes amants se retrouvent nus dans<br \/>\nle monde, leurs gestes devenus<br \/>\nridicules et sans force. Il n\u2019y a pas<br \/>\nd\u2019amour possible dans un monde<br \/>\nmalheureux.<\/em> \u00bb \u00c0 l\u2019inverse, il y a cette<br \/>\nremarque de Barthes, qu\u2019aime citer<br \/>\nJean-Pierre Sarrazac : \u00ab <em>Tant qu\u2019il<br \/>\ny aura des sc\u00e8nes de m\u00e9nage, il<br \/>\ny aura des questions \u00e0 poser au<br \/>\nmonde.<\/em> \u00bb Amours et d\u00e9samours font<br \/>\nen effet sympt\u00f4me du monde, et nos<br \/>\nhi\u00e9rarchies de r\u00e9f\u00e9rence (\u00ab risibles<br \/>\namours \u00bb versus \u00ab cruel world \u00bb\u2026)<br \/>\nne sont peut-\u00eatre que des cachesexe,<br \/>\nvoire le sympt\u00f4me d\u2019une incapacit\u00e9<br \/>\n\u00e0 saisir la dimension \u00e9minemment<br \/>\npolitique du d\u00e9sir, de la relation<br \/>\nduelle, de la quotidiennet\u00e9\u2026<\/p>\n<p>Je ne crois pas trop \u00e0 l\u2019id\u00e9e d\u2019une<br \/>\n\u00ab s\u00e9quence dramaturgique \u00bb identifiable.<br \/>\nEt quoique je travaille en permanence<br \/>\navec des \u00e9crivains dramaturges<br \/>\nde toutes g\u00e9n\u00e9rations, je ne<br \/>\nsais pas trop \u00e0 quoi ressemblent en<br \/>\ng\u00e9n\u00e9ral les dramaturgies fran\u00e7aises<br \/>\ncontemporaines\u2026 Je per\u00e7ois des<br \/>\nmouvements, des pr\u00e9occupations,<br \/>\ndes avanc\u00e9es, des modes\u2026<br \/>\nmais pas d\u2019identit\u00e9. Je vois plut\u00f4t un paysage structur\u00e9 en<br \/>\nplateaux, intensit\u00e9s autonomes et parfois connexes, parfois<br \/>\nsuperposables, qui ne se soucient d\u00e9finitivement plus de<br \/>\nproposer une repr\u00e9sentation unifi\u00e9e, totalisante. La crise du<br \/>\ndrame moderne diagnostiqu\u00e9e par Szondi dans les ann\u00e9es<br \/>\ncinquante, s\u2019est doubl\u00e9e d\u2019une crise des repr\u00e9sentations au<br \/>\npassage du si\u00e8cle. Aucune esth\u00e9tique ne peut aujourd\u2019hui<br \/>\npr\u00e9tendre donner \u00e0 voir le vrai visage du monde.<\/p>\n<p>Je d\u00e9plore que, pour une part, la postmodernit\u00e9 consacre<br \/>\nl\u2019impuissance complaisante et le d\u00e9sengagement ironique.<br \/>\nJe demeure en cela ind\u00e9fectiblement benjaminien : d\u00e9fenseur<br \/>\nr\u00e9solu du \u00ab \u00e0 moins que \u00bb, et du \u00ab sauf si \u00bb, toujours<br \/>\nsusceptibles de contrecarrer l\u2019in\u00e9luctable de la catastrophe.<br \/>\nJe pense plus que jamais mon travail de dramaturge comme<br \/>\nconsistant \u00e0 donner de la parole, davantage de parole, \u00e0 ceux<br \/>\nque, pour reprendre les termes de Jacques Ranci\u00e8re, le partage<br \/>\nusuel du sensible confine d\u2019ordinaire dans le silence \u2014<br \/>\ndans le silence de la parole, c\u2019est-\u00e0-dire dans l\u2019obscurit\u00e9 et le<br \/>\nbruit. Je m\u2019y emploie, je m\u2019y efforce \u2014 de ratage en ratage\u2026<br \/>\nSi l\u2019art ne ratait pas toujours et syst\u00e9matiquement sa cible, il<br \/>\nne serait qu\u2019une machine \u00e0 colmater et \u00e0 consolider le r\u00e9el.<\/p>\n<p><strong>Diane Scott:<\/strong> Vos textes r\u00e9unis sont empreints de l\u2019id\u00e9e du th\u00e9\u00e2tre<br \/>\ncomme assembl\u00e9e politique privil\u00e9gi\u00e9e, ou \u00e9lective.<br \/>\nIl est vrai que c\u2019est ce qui structure notre pens\u00e9e du<br \/>\nth\u00e9\u00e2tre depuis plus de deux si\u00e8cles. Et vous l\u2019envisagez<br \/>\ndans son adresse la plus \u00e9lev\u00e9e. Mais dans quelle mesure<br \/>\naujourd\u2019hui notre th\u00e9\u00e2tre ne p\u00e2tit pas de cette attente,<br \/>\nde cet impens\u00e9 que le th\u00e9\u00e2tre doit soutenir la m\u00e9taphore<br \/>\npolitique. L\u2019obsession du remplissage des salles,<br \/>\npar exemple (gage d\u2019une d\u00e9mocratie culturelle r\u00e9ussie,<br \/>\net partant d\u2019une d\u00e9mocratie tout court), l\u2019injonction<br \/>\n\u00e0 r\u00e9parer la soci\u00e9t\u00e9, l\u2019encouragement \u00e0 produire<br \/>\ndu pseudo-engagement (ces spectacles dits politiques<br \/>\nqui avalisent l\u2019ordre en place) : tous ces sympt\u00f4mes du<br \/>\nth\u00e9\u00e2tre actuel me semblent devoir \u00eatre reli\u00e9s \u00e0 cette<br \/>\npens\u00e9e du th\u00e9\u00e2tre comme assembl\u00e9e. Qu\u2019en pensez-vous<br \/>\n? Comment h\u00e9riter en bonne part de cette histoire,<br \/>\nde ce rapport entre le th\u00e9\u00e2tre et le politique ?<\/p>\n<p><strong>Enzo Cormann:<\/strong> L\u2019assembl\u00e9e, ce n\u2019est pas la foule des spectateurs, ce n\u2019est<br \/>\npas la salle, ce n\u2019est pas le public : c\u2019est l\u2019assemblement des<br \/>\nacteurs et des spectateurs de la repr\u00e9sentation (entendre :<br \/>\nrepr\u00e9sentation du monde par op\u00e9ration th\u00e9\u00e2trale). Pour moi,<br \/>\nl\u2019assembl\u00e9e th\u00e9\u00e2trale, c\u2019est cet<br \/>\nagencement collectif d\u2019\u00e9nonciation-<br \/>\nl\u00e0 \u2014 pas du marketing culturel,<br \/>\npas de l\u2019ameutement, pas du buzz,<br \/>\npas du consensus majoritaire\u2026<br \/>\nC\u2019est un travail polyvoce, complexe<br \/>\n; et beaucoup plus secret<br \/>\nqu\u2019il n\u2019y para\u00eet \u00e0 premi\u00e8re vue. Le<br \/>\nth\u00e9\u00e2tre, c\u2019est la Bourse des devenirs<br \/>\nminoritaires, comme il y a la<br \/>\nBourse du travail ! Un outil parfait<br \/>\npour oeuvrer \u00e0 ce que le minoritaire<br \/>\nne se reterritorialise pas en minorit\u00e9<br \/>\n\u2014 c\u2019est-\u00e0-dire en pilier du fait<br \/>\nmajoritaire. Deleuze et Guattari<br \/>\nd\u2019une part, Ranci\u00e8re d\u2019autre part,<br \/>\nJean-Luc Nancy\u2026 ont fourni les<br \/>\noutils philosophiques susceptibles<br \/>\nd\u2019\u00e9clairer ce travail de resingularisation,<br \/>\net non pas de r\u00e9paration.<br \/>\nL\u2019op\u00e9ration th\u00e9\u00e2trale n\u2019est pas une<br \/>\nsingerie du politique, mais sa mise<br \/>\nen examen et sa r\u00e9appropriation<br \/>\nsubjective. Ceci dit \u2014 et c\u2019est, je<br \/>\ncrois, d\u00e9terminant \u2014, il faut \u00eatre<br \/>\nextr\u00eamement modeste : chaque<br \/>\npi\u00e8ce, chaque spectacle est une<br \/>\ncontribution microscopique \u00e0 la<br \/>\nsaisie et \u00e0 l\u2019investissement du r\u00e9el<br \/>\ncontemporain. Microscopique,<br \/>\ncertes, mais n\u00e9cessaire, en ce<br \/>\nsens qu\u2019il n\u2019est aucune alternative<br \/>\n(\u00ab g\u00e9niale \u00bb, \u00ab universelle \u00bb, voire<br \/>\n\u00ab totalisante \u00bb\u2026) \u00e0 la production<br \/>\nmol\u00e9culaire de subjectivit\u00e9,<br \/>\n\u00e0 ces \u00ab <em>imperceptibles bifurcations<\/em><br \/>\n\u00bb vitales si ch\u00e8res \u00e0 Guattari.<\/p>\n<p>Le travail de l\u2019assembl\u00e9e th\u00e9\u00e2trale<br \/>\nconsiste moins \u00e0 consid\u00e9rer<br \/>\nl\u2019\u00e9tat des choses qu\u2019\u00e0 inventer,<br \/>\nprojeter, exp\u00e9rimenter de nouveaux<br \/>\npossibles.<br \/>\n<div id='gallery-1' class='gallery galleryid-5449 gallery-columns-3 gallery-size-thumbnail'><figure class='gallery-item'>\n\t\t\t<div class='gallery-icon landscape'>\n\t\t\t\t<a href='https:\/\/archives.regards.fr\/wp-content\/uploads\/2012\/05\/enzoc-91d.jpg'><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" width=\"80\" height=\"55\" src=\"https:\/\/archives.regards.fr\/wp-content\/uploads\/2012\/05\/enzoc-91d.jpg\" class=\"attachment-thumbnail size-thumbnail\" alt=\"Enzo Cormann, \u00ab resingulariser, pas r\u00e9parer \u00bb\" aria-describedby=\"gallery-1-16389\" \/><\/a>\n\t\t\t<\/div>\n\t\t\t\t<figcaption class='wp-caption-text gallery-caption' id='gallery-1-16389'>\n\t\t\t\tEnzo Cormann, \u00ab resingulariser, pas r\u00e9parer \u00bb\n\t\t\t\t<\/figcaption><\/figure>\n\t\t<\/div>\n<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Enzo Cormann est \u00e9crivain, il \u00e9crit beaucoup pour le th\u00e9\u00e2tre, met en sc\u00e8ne<br \/>\net travaille aussi vocalement avec des musiciens de jazz. Il vient de publier<br \/>\ntrois drames pour adolescents, <em>Bluff<\/em>, ainsi qu\u2019un recueil de textes<br \/>\nth\u00e9oriques, au sujet duquel nous avions envie d\u2019\u00e9changer avec lui.<\/p>\n","protected":false},"author":532,"featured_media":16389,"comment_status":"open","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"_themeisle_gutenberg_block_has_review":false,"footnotes":""},"categories":[141],"tags":[293],"class_list":["post-5449","post","type-post","status-publish","format-standard","has-post-thumbnail","hentry","category-archives-web","tag-entretien"],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/archives.regards.fr\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/5449","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/archives.regards.fr\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/archives.regards.fr\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/archives.regards.fr\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/users\/532"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/archives.regards.fr\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fcomments&post=5449"}],"version-history":[{"count":0,"href":"https:\/\/archives.regards.fr\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/5449\/revisions"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/archives.regards.fr\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/media\/16389"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/archives.regards.fr\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fmedia&parent=5449"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/archives.regards.fr\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fcategories&post=5449"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/archives.regards.fr\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Ftags&post=5449"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}