{"id":5398,"date":"2012-04-24T15:52:48","date_gmt":"2012-04-24T13:52:48","guid":{"rendered":"https:\/\/wp.muchomaas.com\/premieres-remarques-sur-le-vote5398\/"},"modified":"2023-06-23T23:11:23","modified_gmt":"2023-06-23T21:11:23","slug":"premieres-remarques-sur-le-vote5398","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/archives.regards.fr\/?p=5398","title":{"rendered":"Premi\u00e8res remarques sur le vote pr\u00e9sidentiel 2012 de premier tour"},"content":{"rendered":"<h2>L\u2019abstention<\/h2>\n<p>Globalement (19\u00a0%), elle est dans ses basses eaux, sup\u00e9rieure au taux exceptionnel de 2007 (16,2\u00a0%), nettement inf\u00e9rieure \u00e0 celui de 2002 (28,4\u00a0%), au niveau des abstentions des ann\u00e9es 1980. La hi\u00e9rarchie territoriale est sans surprise\u00a0: \u00e0 l\u2019exception de la Corse, les plus forts taux correspondent \u00e0 la vieille France industrielle et urbaine\u00a0; les r\u00e9gions de moindre urbanit\u00e9 et de dynamisme d\u00e9mographique et \u00e9conomique enregistrent au contraire des taux plus faibles. En fait, l\u2019abstention est particuli\u00e8rement concentr\u00e9e\u00a0: dix d\u00e9partements seulement sont au-dessus de la moyenne nationale, dont six dans la r\u00e9gion parisienne.<\/p>\n<h2>La droite<\/h2>\n<p>Avec 56,4\u00a0% des voix, la droite (Modem inclus) obtient son plus mauvais score depuis 1988 (50,8\u00a0%). L\u2019effondrement de Nicolas Sarkozy par rapport \u00e0 2007 (de 31,2\u00a0% \u00e0 27\u00a0%), ajout\u00e9 \u00e0 l\u2019effondrement de Fran\u00e7ois Bayrou (de 18,6\u00a0% \u00e0 9\u00a0%), n\u2019est pas compens\u00e9 par l\u2019avanc\u00e9e de Marine Le Pen (de 13,5\u00a0% \u00e0 18\u00a0%). En droitisant son discours, Nicolas Sarkozy n\u2019a pas r\u00e9ussi son op\u00e9ration de 2007\u00a0: cette fois, il n\u2019a pas pu contenir la pouss\u00e9e de l\u2019extr\u00eame droite et il a fait fuir une part de l\u2019\u00e9lectorat centriste que Fran\u00e7ois Bayrou n\u2019est pas parvenu \u00e0 agr\u00e9ger cette fois.<br \/>\nMarine Le Pen a r\u00e9ussi pour l\u2019essentiel son pari\u00a0: elle fait un peu mieux que son p\u00e8re en 2002 (17,9\u00a0% contre 16,9\u00a0% sur l\u2019ensemble du territoire national). Elle est au-dessus de la moyenne dans 12 r\u00e9gions et 54 d\u00e9partements. Ses scores d\u00e9partementaux vont de 27\u00a0% dans le Vaucluse \u00e0 6,2\u00a0% \u00e0 Paris. Deux d\u00e9partements seulement (Hauts-de-Seine et Paris) la laissent au-dessous du seuil des 10\u00a0%. Le littoral m\u00e9diterran\u00e9en et l\u2019Est (auxquels s\u2019ajoute d\u00e9sormais la Corse) donnent ses points forts \u00e0 l\u2019implantation frontiste, prolongeant la nationalisation amorc\u00e9e dans la d\u00e9cennie pr\u00e9c\u00e9dente. Le ressentiment, qui est depuis toujours le ressort premier de la droite extr\u00eame, continue de se nourrir du d\u00e9sarroi des classes populaires et des couches dites moyennes.<\/p>\n<h2>Hollande et Joly<\/h2>\n<p>Avec un total de 43,6\u00a0%, la gauche se trouve \u00e0 ses plus hautes eaux depuis 1995 (40,6\u00a0%). Mais elle reste au-dessous de ses scores des ann\u00e9es 1970-1980 (46\u00a0% en 1974, 46,8\u00a0% en 1981, 45,2\u00a0% en 1988). Pour l\u2019instant elle b\u00e9n\u00e9ficie avant tout de la division profonde de la droite fran\u00e7aise, que seule la dynamique \u00ab\u00a0lib\u00e9rale-populiste\u00a0\u00bb de Sarkozy avait pu surmonter en 2007.<br \/>\nFran\u00e7ois Hollande obtient le meilleur score d\u2019un candidat socialiste depuis Fran\u00e7ois Mitterrand (34,4\u00a0% en 1988). En prenant le pas sur le Pr\u00e9sident sortant, il se place en position tr\u00e8s favorable pour le second tour, d\u2019autant plus que la droitisation encore accentu\u00e9e de la campagne de Nicolas Sarkozy risque d\u2019accentuer le d\u00e9sarroi \u00e0 droite, sans convaincre pour autant la totalit\u00e9 de la famille d\u2019extr\u00eame droite.<br \/>\nL\u2019\u00e9lectorat socialiste du premier tour est bien r\u00e9parti sur tout le territoire national\u00a0: il est au-dessus de sa moyenne nationale dans 9 r\u00e9gions et 43 d\u00e9partements. Le vote Hollande continue de s\u2019appuyer sur les espaces de force ancienne du socialisme fran\u00e7ais (Nord, Sud-Ouest, Massif central) et sur les terres plus r\u00e9centes de l\u2019Ouest.Eva Joly n\u2019a pas r\u00e9ussi son pari. En d\u00e9signant une candidate de la \u00ab\u00a0soci\u00e9t\u00e9 civile\u00a0\u00bb et en l\u2019appuyant sur la dynamique d\u2019une nouvelle structure (EE-LV), les \u00e9cologistes pensaient marquer la campagne \u00e9lectorale comme ils n\u2019avaient jamais su le faire jusqu\u2019alors. Mais ils ont sous-estim\u00e9 les caract\u00e9ristiques de l\u2019\u00e9lection pr\u00e9sidentielle. En mettant l\u2019accent sur les l\u00e9gislatives suivantes et en faisant le choix d\u2019un accord \u00e9lectoral a minima avec le PS, ils ont brouill\u00e9 leur image. D\u2019un c\u00f4t\u00e9, un parti comme les autres, force d\u2019appoint pour des majorit\u00e9s domin\u00e9es par les socialistes\u00a0; de l\u2019autre c\u00f4t\u00e9 une candidate, plut\u00f4t port\u00e9e par la gauche des Verts et oscillant entre le discours \u00e9cologiste et l\u2019affirmation d\u2019une radicalit\u00e9 cette fois bien monopolis\u00e9e par la dynamique M\u00e9lenchon. En 2002, No\u00ebl Mam\u00e8re avait su incarner une certaine radicalit\u00e9 positive\u00a0; en 2007, Dominique Voynet n\u2019avait pas pu promouvoir efficacement une voie \u00e9cologiste ind\u00e9pendante et audible. Au final, malgr\u00e9 une campagne honn\u00eate et courageuse, Eva Joly ne mord ni sur les couches \u00e0 la recherche de novation, ni sur les franges radicales\u00a0; elle se trouve ainsi plus pr\u00e8s de 2007 que de 2002.<\/p>\n<h2>Le vote M\u00e9lenchon<\/h2>\n<p>Paradoxalement, alors que le r\u00e9sultat de Jean-Luc M\u00e9lenchon appara\u00eet comme exceptionnel et prometteur, il a \u00e9t\u00e9 v\u00e9cu comme une d\u00e9ception par bien des militants et des observateurs.<br \/>\nDepuis Georges Marchais en 1981, aucun candidat \u00e0 la gauche du PS n\u2019avait obtenu le mythique \u00ab\u00a0score \u00e0 deux chiffres\u00a0\u00bb. M\u00e9lenchon, cette fois, le d\u00e9passe sensiblement. Ce n\u2019est rien de rappeler, bien s\u00fbr, que le candidat du Front de gauche a fait exploser les niveaux tr\u00e8s bas du score communiste de 2002 et de 2007. Mais il n\u2019est pas anodin de relever qu\u2019il est sensiblement au-dessus (+\u00a02,2\u00a0%) du total des voix du PCF et de l\u2019extr\u00eame gauche en 2007. Sans doute reste-t-il encore au-dessous du m\u00eame total enregistr\u00e9 en 2002 (-\u00a02,8\u00a0%) et en 1995 (-\u00a02,8\u00a0%). Or m\u00eame ces deux derniers points de rep\u00e8re sont plut\u00f4t encourageants pour le Front de gauche\u00a0: en 1995, le PCF \u2013\u00a0alors repr\u00e9sent\u00e9 par Robert Hue\u00a0\u2013 n\u2019avait pas d\u00e9pass\u00e9 le seuil de 8,6\u00a0%\u00a0; en 2002, les candidats issus du trotskisme avaient d\u00e9pass\u00e9 de peu la barre des 10\u00a0%, mais en ordre dispers\u00e9. Cette fois, le score de la gauche d\u2019alternative (13,1\u00a0%) est en presque totalit\u00e9 concentr\u00e9 sur le score du fondateur du Parti de Gauche. La gauche de gauche a donc connu une longue p\u00e9riode o\u00f9 son niveau \u00e9lectoral \u00e9tait \u00e9lev\u00e9 et bien regroup\u00e9 sur le vote communiste (1936-1978), puis une p\u00e9riode de vote relativement \u00e9lev\u00e9 mais de plus en plus dispers\u00e9 (1978-2002) et, enfin, un moment \u00e0 la fois d\u2019extr\u00eame dispersion et de recul global (2002). Le vote de dimanche annonce la possibilit\u00e9 d\u2019un vote \u00e0 nouveau concentr\u00e9 et renforc\u00e9.<br \/>\nAu fond, la d\u00e9ception relative d\u2019un soir ne devrait pas conduire \u00e0 sous-estimer deux donn\u00e9es, peut-\u00eatre oubli\u00e9es dans l\u2019enthousiasme d\u2019une fin de campagne d\u00e9brid\u00e9e\u00a0: ce n\u2019est pas la premi\u00e8re fois que s\u2019observe, \u00e0 la gauche de la gauche, le d\u00e9calage entre la densit\u00e9 militante et la dynamique \u00e9lectorale (Georges Marchais en avait \u00e9t\u00e9 d\u00e9j\u00e0 victime en 1981)\u00a0; ce n\u2019est pas d\u2019un claquement de doigt que l\u2019on surmonte les lourds handicaps des retards accumul\u00e9s sur quelques d\u00e9cennies.<br \/>\nLa campagne de 20012 aura simplement permis de remettre quelques id\u00e9es simples au c\u0153ur du d\u00e9bat public. Et tout d\u2019abord celle qui postule qu\u2019une d\u00e9marche combinant radicalit\u00e9 et souci d\u2019efficacit\u00e9, d\u00e9sir de rupture et sens de la majorit\u00e9 n\u00e9cessaire, n\u2019est pas en France vou\u00e9e \u00e0 la marginalit\u00e9. Ensuite, celle qui se persuade que pour agir au c\u0153ur de la gauche et non sur ses marges, la gauche bien \u00e0 gauche doit \u00eatre rassembl\u00e9e, dans la pluralit\u00e9 la plus vaste de ses pratiques, de ses cultures, de ses sensibilit\u00e9s et de ses g\u00e9n\u00e9rations. A contrario, le camouflet du NPA et de LO confirme, comme il l\u2019avait fait en 2007 pour l\u2019ensemble de la gauche alternative, que la division et l\u2019\u00e9troitesse sont mortif\u00e8res.<br \/>\nD\u2019ores et d\u00e9j\u00e0, la dynamique militante du Front de gauche, appuy\u00e9 sur le talent incontest\u00e9, la chaleur et la sinc\u00e9rit\u00e9 du candidat Jean-Luc M\u00e9lenchon, a marqu\u00e9 toute une campagne de son empreinte et, en partie du moins, de ses r\u00e9sultats. Si l\u2019on veut que l\u2019essai de 2012 soit transform\u00e9 dans les \u00e9ch\u00e9ances suivantes, il ne faut donc surtout pas revenir en arri\u00e8re. Si une exigence doit se faire sentir, c\u2019est celle qui affirme tranquillement qu\u2019il faut poursuivre dans la voie du Front de gauche. Mais vouloir poursuivre n\u2019est pas incompatible avec l\u2019envie de faire \u00e9voluer, et s\u2019il le faut de transformer l\u2019outil. Le succ\u00e8s et la relative d\u00e9ception peuvent alors \u00eatre des ferments utiles, encourageant \u00e0 rep\u00e9rer ce qui freine encore l\u2019expansion du Front et, au contraire, \u00e0 valoriser ce qui lui a permis d\u2019engranger de premiers r\u00e9sultats.<\/p>\n<p>La r\u00e9partition territoriale du vote M\u00e9lenchon est en tout cas bien \u00e9quilibr\u00e9e\u00a0: 12 r\u00e9gions et 44 d\u00e9partements au-dessus de la moyenne nationale, pour une fourchette plut\u00f4t resserr\u00e9e (entre 17\u00a0% en Seine-Saint-Denis et 7,2\u00a0% dans le Bas-Rhin). Alors que la r\u00e9traction du vote communiste apr\u00e8s 1978 s\u2019\u00e9tait accompagn\u00e9e de sa d\u00e9nationalisation, la distribution du vote M\u00e9lenchon en fait d\u2019embl\u00e9e un ph\u00e9nom\u00e8ne national, sans zone de dangereuse marginalisation.<br \/>\nLa ventilation d\u00e9partementale et les calculs d\u2019\u00e9volution par rapport au vote communiste d\u2019hier et au total PC-extr\u00eame gauche sugg\u00e8re que la carte du Front de gauche juxtapose deux composantes prometteuses\u00a0: celle de l\u2019espace \u00e9lectoral traditionnel du communisme fran\u00e7ais (l\u2019Ile-de-France, le Nord-Pas-de-Calais, les contreforts du Massif central, le littoral m\u00e9diterran\u00e9en) et celle des terres historiques de la gauche non-communiste, dans le Sud-Ouest, dans l\u2019Ouest ou dans les Alpes. Cette juxtaposition confirme que le pari d\u2019une gauche de gauche capable de disputer au socialisme l\u2019h\u00e9g\u00e9monie intellectuelle et morale n\u2019a rien d\u2019une utopie sans fondement. Encore ne faut-il sous-estimer ni l\u2019importance des acquis de trois ann\u00e9es exp\u00e9rimentation, ni l\u2019ampleur des mouvements qu\u2019il reste \u00e0 accomplir.<div id='gallery-1' class='gallery galleryid-5398 gallery-columns-3 gallery-size-thumbnail'><figure class='gallery-item'>\n\t\t\t<div class='gallery-icon landscape'>\n\t\t\t\t<a href='https:\/\/archives.regards.fr\/wp-content\/uploads\/2012\/04\/res-577.jpg'><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" width=\"150\" height=\"150\" src=\"https:\/\/archives.regards.fr\/wp-content\/uploads\/2012\/04\/res-577-150x150.jpg\" class=\"attachment-thumbnail size-thumbnail\" alt=\"res.jpg\" \/><\/a>\n\t\t\t<\/div><\/figure><figure class='gallery-item'>\n\t\t\t<div class='gallery-icon landscape'>\n\t\t\t\t<a href='https:\/\/archives.regards.fr\/wp-content\/uploads\/2012\/04\/presc-b91.jpg'><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" width=\"80\" height=\"55\" src=\"https:\/\/archives.regards.fr\/wp-content\/uploads\/2012\/04\/presc-b91.jpg\" class=\"attachment-thumbnail size-thumbnail\" alt=\"Premi\u00e8res remarques sur le vote pr\u00e9sidentiel 2012 de premier tour\" aria-describedby=\"gallery-1-16268\" \/><\/a>\n\t\t\t<\/div>\n\t\t\t\t<figcaption class='wp-caption-text gallery-caption' id='gallery-1-16268'>\n\t\t\t\tPremi\u00e8res remarques sur le vote pr\u00e9sidentiel 2012 de premier tour\n\t\t\t\t<\/figcaption><\/figure>\n\t\t<\/div>\n<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>L\u2019abstention Globalement (19\u00a0%), elle est dans ses basses eaux, sup\u00e9rieure au taux exceptionnel de 2007 (16,2\u00a0%), nettement inf\u00e9rieure \u00e0 celui de 2002 (28,4\u00a0%), au niveau des abstentions des ann\u00e9es 1980. La hi\u00e9rarchie territoriale est sans surprise\u00a0: \u00e0 l\u2019exception de la Corse, les plus forts taux correspondent \u00e0 la vieille France industrielle et urbaine\u00a0; les r\u00e9gions [&hellip;]<\/p>\n","protected":false},"author":328,"featured_media":16267,"comment_status":"open","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"_themeisle_gutenberg_block_has_review":false,"footnotes":""},"categories":[141],"tags":[],"class_list":["post-5398","post","type-post","status-publish","format-standard","has-post-thumbnail","hentry","category-archives-web"],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/archives.regards.fr\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/5398","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/archives.regards.fr\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/archives.regards.fr\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/archives.regards.fr\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/users\/328"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/archives.regards.fr\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fcomments&post=5398"}],"version-history":[{"count":0,"href":"https:\/\/archives.regards.fr\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/5398\/revisions"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/archives.regards.fr\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/media\/16267"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/archives.regards.fr\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fmedia&parent=5398"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/archives.regards.fr\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fcategories&post=5398"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/archives.regards.fr\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Ftags&post=5398"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}