{"id":538,"date":"1997-06-01T00:00:00","date_gmt":"1997-05-31T22:00:00","guid":{"rendered":"https:\/\/wp.muchomaas.com\/sommet-de-l-otan538\/"},"modified":"1997-06-01T00:00:00","modified_gmt":"1997-05-31T22:00:00","slug":"sommet-de-l-otan538","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/archives.regards.fr\/?p=538","title":{"rendered":"SOMMET DE L&#8217;OTAN"},"content":{"rendered":"<p class=\"post_excerpt\"> Pourquoi le sommet de Madrid des 8 et 9 juillet entend-il h\u00e2ter l&#8217;\u00e9largissement de l&#8217;OTAN ? Une question loin d&#8217;\u00eatre anodine, qui engage les politiques de d\u00e9fense de la France et celle de l&#8217;Europe. <\/p>\n<p>Madrid devra d\u00e9finir les contours d&#8217;une nouvelle OTAN pour le 21e si\u00e8cle.&#8221; Son secr\u00e9taire g\u00e9n\u00e9ral, Javier Solana, a de l&#8217;ambition. A Madrid, les seize chefs d&#8217;Etats membres de l&#8217;Alliance (1) devraient choisir les douze pays candidats les nouveaux adh\u00e9rents de la premi\u00e8re vague. La Pologne, la R\u00e9publique Tch\u00e8que, la Hongrie semblent partir favoris, la Roumanie et la Slov\u00e9nie font figure d&#8217;outsider mais rien n&#8217;est encore jou\u00e9. Ainsi s&#8217;ouvrira le processus d&#8217;\u00e9largissement dont l&#8217;id\u00e9e avait \u00e9t\u00e9 lanc\u00e9e \u00e0 Bruxelles, en janvier 1994. La &#8221; qu\u00eate existentielle &#8221; qui avait marqu\u00e9 l&#8217;organisation au lendemain des bouleversements intervenus en Europe semble s&#8217;\u00eatre \u00e9vanouie. Non seulement l&#8217;OTAN n&#8217;entend pas dispara\u00eetre, ni m\u00eame subir une cure d&#8217;amaigrissement, mais encore elle veut se renforcer encore, \u00e9largir sa sph\u00e8re d&#8217;intervention. Cependant, les justifications avanc\u00e9es manquent de cr\u00e9dibilit\u00e9: il s&#8217;agirait de &#8221; faire un nouveau pas en direction de l&#8217;objectif qui est d&#8217;\u00e9tendre la s\u00e9curit\u00e9 et la stabilit\u00e9 \u00e0 toute la zone euro-atlantique &#8220;. Mais quelle s\u00e9curit\u00e9 ? Et quelle stabilit\u00e9 ? N&#8217;est-il pas logique de r\u00e9pondre positivement aux demandes pressantes des pays d&#8217;Europe centrale et orientale (PECO) qui, dans les conditions pr\u00e9sentes, ressentent un vide s\u00e9curitaire ?, demandent les promoteurs du projet. L&#8217;argument est martel\u00e9, l&#8217;Alliance est sollicit\u00e9e pour sa fonction traditionnelle, \u00e0 savoir l&#8217;engagement d&#8217;assistance mutuelle dont le besoin \u00e9mane de l&#8217;ext\u00e9rieur. Une s\u00e9rie de questions se posent avec plus ou moins d&#8217;opportunit\u00e9. L&#8217;\u00e9largissement rejoindrait ainsi &#8221; la l\u00e9gitimit\u00e9 &#8221; d&#8217;origine et justifierait du m\u00eame coup les structures de l&#8217;OTAN. Sans nier toute pr\u00e9occupation s\u00e9curitaire, la crainte de Moscou n&#8217;entre pas pour une part essentielle dans la demande d&#8217;adh\u00e9sion des PECO. Il est de plus en plus \u00e9vident que beaucoup de ces pays voient surtout, dans leur entr\u00e9e dans l&#8217;OTAN, une carte \u00e0 jouer pour se rapprocher de l&#8217;Occident. Il s&#8217;agit d&#8217;abord d&#8217;acc\u00e9l\u00e9rer leur entr\u00e9e dans l&#8217;Union europ\u00e9enne dont ils esp\u00e8rent un b\u00e9n\u00e9fice \u00e9conomique rapide. C&#8217;est conscient de cette motivation que Jacques Chirac, lors de son voyage \u00e0 Prague le 3 avril dernier, a soigneusement li\u00e9 les deux int\u00e9grations. De plus, ajoute-t-on, n&#8217;est-il pas b\u00e9n\u00e9fique de retrouver les ennemis d&#8217;hier au sein d&#8217;une m\u00eame organisation ? M\u00eame si les int\u00e9grer dans une organisation militaire en laissant sur la touche le principal d&#8217;entre eux, la Russie, laisse planer quelques doutes sur la puret\u00e9 des intentions de la puissance invitante. Mais encore, contre quel ennemi se r\u00e9alise cet \u00e9largissement militaire ? Contre la Russie ? On peut, \u00e9videmment, pr\u00e9texter les r\u00e9actions de cette derni\u00e8re, hostile \u00e0 l&#8217;\u00e9largissement. Plus elles seront fortes plus elles cr\u00e9dibiliseront une &#8221; menace russe &#8220;. Ou alors, quels autres &#8221; ennemis &#8221; d\u00e9finir ? Ils sont en effet difficiles \u00e0 cerner. Comme on le voit, la qu\u00eate d&#8217;une menace cr\u00e9dible reste encore ouverte pour l&#8217;OTAN.<\/p>\n<p> <strong> Une logique de tension de militarisation, d&#8217;int\u00e9gration politique <\/strong><\/p>\n<p>La r\u00e9alit\u00e9 est ailleurs: c&#8217;est une logique de tension et de militarisation mais aussi d&#8217;int\u00e9gration politique dont est porteur le projet d&#8217;\u00e9largissement de l&#8217;Alliance \u00e0 l&#8217;Est. Notamment du point de vue des Etats-Unis dont les objectifs de recherche de la paix dans les r\u00e9gions strat\u00e9giques int\u00e9ressantes pour eux, d&#8217;endiguement de nouvelles forces transnationales, de promotion du libre \u00e9change (2), demeurent d&#8217;actualit\u00e9. Ils ont \u00e9t\u00e9 confirm\u00e9s, le 21 janvier, dans le Wall Street Journal Europe par le nouveau secr\u00e9taire d&#8217;Etat am\u00e9ricain, Madeleine Allbright: &#8221; l&#8217;un des objectifs majeurs de notre gouvernement est de s&#8217;assurer que les int\u00e9r\u00eats \u00e9conomiques des Etats-Unis pourront \u00eatre \u00e9tendus \u00e0 l&#8217;\u00e9chelle plan\u00e9taire &#8220;. Elle rappelait l&#8217;id\u00e9e lors de son passage \u00e0 Paris: &#8221; les USA ont une responsabilit\u00e9 globale sur la plan\u00e8te.&#8221; Rien d&#8217;\u00e9tonnant, d\u00e8s lors, \u00e0 ce que les Etats-Unis veuillent maintenir et d\u00e9velopper l&#8217;OTAN, instrument de leur pr\u00e9sence en Europe et de leur leadership dans l&#8217;Alliance, outil irrempla\u00e7able de leur domination \u00e9conomique et politique. On comprend ais\u00e9ment leur besoin d&#8217;\u00e9largir le champ d&#8217;action de l&#8217;OTAN bien au del\u00e0 de la zone primitivement couverte de l&#8217;Europe occidentale. On ne s&#8217;\u00e9tonnera donc pas davantage que les conditions d&#8217;adh\u00e9sion des nouveaux membres appellent-elles imp\u00e9rativement au respect des articles 5 et 10 du Trait\u00e9 de Washington. Il s&#8217;agit de l&#8217;acceptation de la doctrine et des politiques de l&#8217;OTAN visant \u00e0 s&#8217;assurer &#8221; l&#8217;inter-operabilit\u00e9 des forces &#8220;. En clair, les structures des forces alli\u00e9es, y compris les armes nucl\u00e9aires, pourraient \u00eatre d\u00e9ploy\u00e9es sur le territoire des nouveaux pays membres. Ce qui serait, soulignons le, une violation flagrante du Trait\u00e9 de non prolif\u00e9ration nucl\u00e9aire, dont les 16 Etats sont pourtant signataires. Devant les inqui\u00e9tudes manifest\u00e9es, il a \u00e9t\u00e9 indiqu\u00e9 que ces exigences n&#8217;\u00e9taient pas &#8221; pour un avenir pr\u00e9visible &#8220;, mais ces clauses demeurent toutefois dans les conditions d&#8217;adh\u00e9sion. On ne peut que rapprocher ce danger de l&#8217;opposition manifest\u00e9e par Javier Solanas \u00e0 la proposition d&#8217;une zone d\u00e9nucl\u00e9aris\u00e9e en Europe centrale. L&#8217;Allemagne, qui a des int\u00e9r\u00eats \u00e0 promouvoir \u00e0 l&#8217;Est, soutient activement l&#8217;\u00e9largissement de l&#8217;OTAN en compl\u00e9mentarit\u00e9 avec celui de l&#8217;Union europ\u00e9enne. Quant \u00e0 la France, Madrid devrait non seulement marquer un pas suppl\u00e9mentaires pour son retour au sein de toutes les instances de l&#8217;OTAN, mais l&#8217;inscrire dans les objectifs affirm\u00e9s. Jacques Chirac fait du forcing en faveur de l&#8217;\u00e9largissement, en particulier lors de ses voyages \u00e0 Varsovie, Budapest, Bucarest, Prague en posant comme parrain de l&#8217;adh\u00e9sion de ces pays lors du sommet. La signature conjointe avec l&#8217;Allemagne du document de Nuremberg, en D\u00e9cembre 1996, est aussi un signe des plus marquants. Qualifi\u00e9 d&#8217;historique par Jacques Chirac, il marque en effet un engagement fran\u00e7ais qualitativement nouveau dans l&#8217;OTAN. On y lit par exemple que l&#8217;objectif fix\u00e9 \u00e0 la politique europ\u00e9enne de s\u00e9curit\u00e9 commune (laquelle doit \u00eatre examin\u00e9e par la conf\u00e9rence intergouvernementale d&#8217;Amsterdam en juin) est celui d&#8217;une identit\u00e9 europ\u00e9enne au sein de l&#8217;Alliance atlantique.<\/p>\n<p> <strong> Des contradictions au sein des seize pays membres de l&#8217;OTAN  <\/strong><\/p>\n<p>Que resterait-il de la th\u00e8se si souvent invoqu\u00e9e de l&#8217;actuelle construction europ\u00e9enne comme garantie d&#8217;ind\u00e9pendance vis \u00e0 vis des Etats-Unis ? Incorporer la France dans le projet h\u00e9g\u00e9monique des USA signifie, dans le rapport des forces actuel, se placer sous leur leadership, reconna\u00eetre leur pr\u00e9pond\u00e9rance y compris dans le domaine des forces nucl\u00e9aires (ce qui est le cas dans le document franco-allemand). C&#8217;est aussi inscrire par avance les forces arm\u00e9es fran\u00e7aises, particuli\u00e8rement celles d&#8217;intervention, dans des missions du type de la guerre du Golfe, sur lesquelles elles n&#8217;auraient aucune ma\u00eetrise. A Madrid, la controverse sur le commandement sud des forces de l&#8217;OTAN rebondira peut-\u00eatre. On ne notera \u00e0 ce sujet aucune interrogation sur la nature des missions qui pourraient incomber \u00e0 de telles forces, missions qui seraient en derni\u00e8re analyse d\u00e9finies par le commandement supr\u00eame, d\u00e9tenu par un Am\u00e9ricain, monsieur Saceur. A peine s&#8217;exprime-t-il une volont\u00e9 de voir l&#8217;Europe jouer un plus grand r\u00f4le dans le commandement. Devant le refus r\u00e9affirm\u00e9 des Etats-Unis, Paris a d\u00e9j\u00e0 rassur\u00e9 ses alli\u00e9s, cela n&#8217;influera pas sur l&#8217;ordre du jour principal du sommet. Des observateurs parlent de diversions tendant \u00e0 d\u00e9tourner l&#8217;attention sur l&#8217;int\u00e9gration totale de la France. Dans le contexte \u00e9voqu\u00e9, on mesure l&#8217;importance et la gravit\u00e9 des enjeux dont le sommet de Madrid est porteur. Si le coup est parti, rien n&#8217;est pourtant totalement jou\u00e9. Certes, une vue empirique pourrait laisser supposer que l&#8217;\u00e9loignement de la France de l&#8217;OTAN ne serait plus aujourd&#8217;hui qu&#8217;une formalit\u00e9. Ce serait ignorer les multiples contradictions y compris au sein des seize pays, pas toujours perceptibles de prime abord, mais bien r\u00e9elles car elles refl\u00e8tent les r\u00e9actions des opinions publiques sur nombre de probl\u00e8mes \u00e9voqu\u00e9s. Contradictions avec un certain nombre de pays, et pas seulement ceux attach\u00e9s \u00e0 leur neutralit\u00e9, qui n&#8217;acceptent pas aussi simplement l&#8217;identification entre l&#8217;int\u00e9gration europ\u00e9enne et celle promue au sein de l&#8217;OTAN. Et ces contradictions sont susceptibles de se d\u00e9velopper encore au fil des \u00e9v\u00e9nements \u00e0 Madrid comme apr\u00e8s. Le sommet ne marque pas la fin mais l&#8217;ouverture du processus d&#8217;\u00e9largissement de l&#8217;OTAN. La s\u00e9lection de la premi\u00e8re vague d&#8217;adh\u00e9sion r\u00e9alis\u00e9e, commencera une p\u00e9riode de deux ans de n\u00e9gociations bilat\u00e9rales, OTAN-pays candidat, dont les conclusions devront \u00eatre approuv\u00e9es par chaque parlement concern\u00e9. L&#8217;adh\u00e9sion effective n&#8217;interviendra qu&#8217;ensuite. Aussi, le pari de Javier Solanas de la faire co\u00efncider avec le 50e anniversaire de l&#8217;OTAN en 1999 sera-t-il difficile \u00e0 tenir.<\/p>\n<p>Au mieux peut-on miser sur l&#8217;an 2000 pour l&#8217;adh\u00e9sion de la premi\u00e8re vague de pays seulement. Beaucoup de choses peuvent \u00e9voluer d&#8217;ici l\u00e0, d&#8217;autant que des obstacles de taille se dressent, on sait l&#8217;opposition au projet exprim\u00e9 par la Russie qui voit dans le rapprochement des structures de l&#8217;OTAN \u00e0 ses fronti\u00e8res une menace pour sa s\u00e9curit\u00e9. Il n&#8217;y a pas unanimit\u00e9 au sein des seize concernant le relationnel avec la Russie, d&#8217;\u00e9vidence incontournable. On cherche \u00e0 rassurer les Russes sur la puret\u00e9 des intentions de l&#8217;Alliance pour obtenir au moins un &#8221; laisser-faire &#8220;. C&#8217;est une mission difficile, au regard du contenu des projets. La rencontre Clinton-Eltsine des 20 et 21 mars, \u00e0 Helsinki, l&#8217;accord Russie-OTAN annonc\u00e9 pour le 27 mai \u00e0 Paris (\u00e0 ce jour non confirm\u00e9e pour les deux parties), montrent que l&#8217;optimisme affich\u00e9 ne saurait masquer la profonde hostilit\u00e9 de la quasi-totalit\u00e9 des forces politiques russes. Le refus de la Douma de ratifier dans les conditions pr\u00e9sentes l&#8217;accord Start II, la non-ratification de la convention pour l&#8217;interdiction des armes chimiques, l&#8217;union avec la Bi\u00e9lorussie, pr\u00e9sent\u00e9e sans fard comme une des mesures de retorsion, l&#8217;accord du 24 avril avec la Chine, peuvent \u00eatre appr\u00e9ci\u00e9s comme des r\u00e9ponses au projet d&#8217;\u00e9largissement de l&#8217;OTAN. Cela ne va pas sans susciter des questions au sein des opinions publiques sur la cr\u00e9dibilit\u00e9 du projet portant sur l&#8217;urgence de renforcer des dispositifs h\u00e9rit\u00e9s de la guerre froide susceptibles d&#8217;aggraver les tensions et l&#8217;ins\u00e9curit\u00e9 mondiale. La perception de risques nouveaux pose la question de l&#8217;opportunit\u00e9 de l&#8217;\u00e9largissement. Enfin, il y a aussi le co\u00fbt de l&#8217;op\u00e9ration sur quinze ans: 135 \u00e0 175 milliards de francs selon l&#8217;administration Clinton, de 210 \u00e0 550 milliards de francs selon Rand Corporation, de 300 \u00e0 600 milliards de francs selon le Congr\u00e8s am\u00e9ricain qui semble le plus proche de la r\u00e9alit\u00e9. C&#8217;est \u00e9norme ! Les Etats-Unis n&#8217;envisagent de participer qu&#8217;\u00e0 concurrence de 15%, ce qui provoque d\u00e9j\u00e0 une hostilit\u00e9 dans l&#8217;opinion am\u00e9ricaine. Une \u00e9tude de l&#8217;Universit\u00e9 de Maryland parue en f\u00e9vrier montre que 67% des Am\u00e9ricains sont favorables \u00e0 un \u00e9largissement de l&#8217;OTAN, ce chiffre tombe \u00e0 47% si les Etats-Unis ont \u00e0 assumer une charge financi\u00e8re de l&#8217;ordre de 1 milliard de dollars. Restent 85% des d\u00e9penses \u00e0 r\u00e9partir entre les 15 partenaires et les nouveaux pays adh\u00e9rents. Si ces derniers ne peuvent supporter totalement ce fardeau au vue de l&#8217;\u00e9tat de leur \u00e9conomies, les pays partenaires en subiront les cons\u00e9quences. Des experts estimant la part de la France \u00e0 plus de 15 milliards de francs, on comprend la discr\u00e9tion dont font preuve les autorit\u00e9s fran\u00e7aises sur le sujet.<\/p>\n<p> <strong> Une r\u00e9ponse \u00e0 contre-courant des besoins r\u00e9els de coop\u00e9ration <\/strong><\/p>\n<p>Alors que la situation internationale aujourd&#8217;hui devrait \u00eatre beaucoup plus favorable que par le pass\u00e9 \u00e0 la coop\u00e9ration et la compr\u00e9hension mutuelle, l&#8217;\u00e9largissement de l&#8217;OTAN apporte une r\u00e9ponse \u00e0 contre-courant des besoins r\u00e9els. Il est grand temps de promouvoir d&#8217;autres solutions d\u00e9passant la conception purement militaire de la s\u00e9curit\u00e9 toujours fond\u00e9e sur des rapports b\u00e2tis sur la force et des relations ultra dominatrices. C&#8217;est l&#8217;esprit de la proposition du PCF de forum des nations de l&#8217;Europe incluant tous les pays y compris la Russie, la Bi\u00e9lorussie et l&#8217;Ukraine. Un tel forum pourrait aboutir \u00e0 une organisation r\u00e9gionale europ\u00e9enne des Nations unies o\u00f9 seraient discut\u00e9s entre partenaires souverains, l&#8217;ensemble des probl\u00e8mes communs aux diff\u00e9rents pays. C&#8217;est l&#8217;id\u00e9e d&#8217;une organisation paneurop\u00e9enne comp\u00e9tente pour l&#8217;ensemble des questions communes. Une alternative \u00e0 faire grandir car elle pose d\u00e8s \u00e0 pr\u00e9sent l&#8217;engagement d&#8217;un processus de dissolution de l&#8217;OTAN. Cela peut sembler irr\u00e9aliste dans les conditions pr\u00e9sentes mais il n&#8217;y a pas d&#8217;autres voies. Une v\u00e9ritable s\u00e9curit\u00e9 passe par l\u00e0, et les forces qui s&#8217;opposent aux projets actuels ne demandent qu&#8217;\u00e0 grandir pour la promouvoir. Pour y contribuer, un grand rassemblement europ\u00e9en et progressiste est pr\u00e9vu \u00e0 Madrid d\u00e9but juillet avant l&#8217;ouverture du sommet.<\/p>\n<p>1. Allemagne, Belgique, Canada, Danemark, Espagne, Etats-Unis, France, Grande-Bretagne, Gr\u00e8ce, Italie, Islande, Luxembourg, Norv\u00e8ge, Pays-Bas, Portugal, Turquie.<\/p>\n<p>2. Warren Christopher, ancien secr\u00e9taire d&#8217;Etat am\u00e9ricain, \u00e0 Harvard le 18 janvier 1996.<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p> Pourquoi le sommet de Madrid des 8 et 9 juillet entend-il h\u00e2ter l&#8217;\u00e9largissement de l&#8217;OTAN ? 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