{"id":5348,"date":"2012-03-30T08:00:00","date_gmt":"2012-03-30T06:00:00","guid":{"rendered":"https:\/\/wp.muchomaas.com\/les-aventures-de-rosa-lo-et-dis5348\/"},"modified":"2023-06-23T23:11:08","modified_gmt":"2023-06-23T21:11:08","slug":"les-aventures-de-rosa-lo-et-dis5348","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/archives.regards.fr\/?p=5348","title":{"rendered":"Les aventures de Rosa Lo et Dis\u2019gust [\u00e9pisode 3]: questions de publics"},"content":{"rendered":"<p class=\"post_excerpt\">Dis\u2019gust et Rosa Lo vont au th\u00e9\u00e2tre. Seules ou de concert, dans le th\u00e9\u00e2tre<br \/>\npriv\u00e9 ou public, voir des classiques ou des contemporains. Si elles ont leurs<br \/>\npr\u00e9f\u00e9rences, chacune de ces sorties a l\u2019int\u00e9r\u00eat notable d\u2019offrir son lot de<br \/>\ndiscussions. Et en ce d\u00e9but 2012, l\u2019actualit\u00e9 est pour le moins charg\u00e9e\u2026<\/p>\n<p><strong>Dis\u2019gust.<\/strong> Bonjour Rosa Lo. Cela fait quelques mois que<br \/>\nnous ne nous sommes vues, et Dieu sait si les sujets croustillants<br \/>\nn\u2019ont pas manqu\u00e9 \u2013 puisque nous nous faisons une<br \/>\nsp\u00e9cialit\u00e9 de ce qui craque sous la dent : la pastorale d\u2019<em>Intouchables<\/em>,<br \/>\nque je rebaptiserais plut\u00f4t <em>Insupportables<\/em>, la<br \/>\ngr\u00e8ve des techniciens de la Com\u00e9die fran\u00e7aise qui a modifi\u00e9<br \/>\nle calendrier des repr\u00e9sentations de la prestigieuse maison<br \/>\n[du 27 d\u00e9cembre au 16 janvier], la question qui, certes<br \/>\nn\u2019agite pas grand monde ! du devenir des Moli\u00e8res, contest\u00e9s<br \/>\npar un certain nombre de th\u00e9\u00e2tres priv\u00e9s, mais l\u00e0, on va<br \/>\nfinir dans la rubrique des chats \u00e9cras\u00e9s\u2026 Il y avait aussi le<br \/>\nspectacle de Frank Castorf \u00e0 l\u2019Od\u00e9on \u00e0 partir de <em>La Dame<br \/>\naux cam\u00e9lias<\/em>, tr\u00e9sor national d\u2019Alexandre Dumas. Je dois<br \/>\ndire que la premi\u00e8re vertu de cette mise en sc\u00e8ne par le<br \/>\ndirecteur de la Volksb\u00fchne de Berlin aura \u00e9t\u00e9 d\u2019affoler durablement<br \/>\nla critique conservatrice. Lire les cris de vierge effarouch\u00e9e<br \/>\nde ceux qui tiennent mordicus aux crinolines et \u00e0 la<br \/>\nbiens\u00e9ance a toujours quelque chose de savoureux, n\u2019est-ce<br \/>\npas ? Le probl\u00e8me avec ce type d\u2019<em>a priori<\/em> bas de plafond,<br \/>\nc\u2019est que l\u2019on s\u2019emp\u00eache de poser les bonnes questions,<br \/>\nparce que l\u2019objet est rejet\u00e9 statutairement, au lieu d\u2019\u00eatre<br \/>\nenvisag\u00e9 dans la singularit\u00e9 de ses choix. Castorf a choisi<br \/>\nd\u2019incruster dans son adaptation du roman de Dumas des<br \/>\npo\u00e8mes de Heiner M\u00fcller et des extraits de sa pi\u00e8ce <em>La Mission<\/em>,<br \/>\nqui traite de la r\u00e9volution et de l\u2019acte politique, mais<br \/>\naussi des extraits d\u2019<em>Histoire de<br \/>\nl\u2019oeil <\/em> de Georges Bataille, sc\u00e8nes<br \/>\n\u00e9rotiques dont les s\u00e9quences<br \/>\ndans le spectacle \u00e9taient magnifiques,<br \/>\nparmi les plus belles, m\u2019a-til<br \/>\nsembl\u00e9. Mettre le m\u00e9lodrame de<br \/>\nDumas \u2013 que l\u2019on aurait facilement<br \/>\ntendance \u00e0 laisser s\u2019amollir dans<br \/>\nle cocon du patrimoine litt\u00e9raire<br \/>\net de la chose cucul \u2013 en tension<br \/>\nexterne avec les questions qui la<br \/>\ntravaillent en interne, de l\u2019\u00e9rotisme<br \/>\net de la politique, m\u2019a paru \u00eatre un<br \/>\nacte <em>a priori<\/em> tr\u00e8s int\u00e9ressant. Une<br \/>\n\u00ab modernisation \u00bb en somme qui<br \/>\nnous permettait de penser avec<br \/>\n<em>La Dame aux cam\u00e9lias<\/em> pour nous<br \/>\naujourd\u2019hui, et pas seulement de<br \/>\npleurnicher, sans \u00eatre concern\u00e9s,<br \/>\navec les mis\u00e8res des courtisanes<br \/>\nd\u2019un autre si\u00e8cle. La salle du<br \/>\nTh\u00e9\u00e2tre de l\u2019Od\u00e9on \u00e0 Paris se vide<br \/>\nchaque soir bien avant la fin des<br \/>\npresque quatre heures de spectacle,<br \/>\net je me suis dit que l\u2019Od\u00e9on avait cette particularit\u00e9 d\u2019\u00eatre tr\u00e8s<br \/>\nen \u00e9quilibre, dans sa fr\u00e9quentation,<br \/>\nentre bourgeoisie de gauche<br \/>\net bourgeoisie de droite\u2026<\/p>\n<p><strong>Rosa Lo.<\/strong> Cette d\u00e9sertion d\u2019une<br \/>\npartie du public renvoie pour moi<br \/>\n\u00e0 plusieurs types de d\u00e9ceptions,<br \/>\ndont les deux majeures seraient les<br \/>\nsuivantes : d\u2019un c\u00f4t\u00e9, il y a les spectateurs<br \/>\nm\u00e9contents car en attente<br \/>\nd\u2019un th\u00e9\u00e2tre de divertissement,<br \/>\nd\u2019un \u00ab th\u00e9\u00e2tre bourgeois \u00bb. Ceux-l\u00e0<br \/>\nesp\u00e8rent une mise en sc\u00e8ne mesur\u00e9e,<br \/>\nqui maintient le texte dans son<br \/>\n\u00e9poque et son histoire (aussi confite<br \/>\nsoit cette vision) ; qui utilise sans<br \/>\naucunement le remettre en question<br \/>\nleur syst\u00e8me de valeurs ; et qui<br \/>\nne fait que confirmer chacun dans<br \/>\nson \u00eatre. Pour reprendre les mots<br \/>\ndu sociologue Jean Duvignaud, ce<br \/>\npublic attend \u00ab <em>de la sc\u00e8ne qu\u2019il<br \/>\nlui pr\u00e9sente sa propre vie et les<br \/>\nrelations humaines qu\u2019il conna\u00eet,<br \/>\ns\u2019aime lui-m\u00eame \u00e0 travers des<br \/>\nclassiques \u00e9dulcor\u00e9s, se pr\u00e9f\u00e8re<br \/>\n\u00e0 travers des figures qui lui offrent<br \/>\nl\u2019image d\u2019un monde r\u00e9concili\u00e9, ou<br \/>\nen tout cas sans fissure et sans<br \/>\ntragique<\/em> [[<em>Le th\u00e9\u00e2tre, et apr\u00e8s<\/em>, de Jean<br \/>\nDuvignaud, \u00e9d. Casterman.]]. \u00bb De l\u2019autre, il y a les<br \/>\nrompus au th\u00e9\u00e2tre populaire. Public<br \/>\npour qui le th\u00e9\u00e2tre \u2013 et plus largement<br \/>\nla culture \u2013 serait l\u2019espace<br \/>\nd\u2019une r\u00e9conciliation des groupes et<br \/>\ndes classes autour des \u00ab grandes<br \/>\noeuvres \u00bb. On rejoint ici la vision du<br \/>\nth\u00e9\u00e2tre populaire port\u00e9 par Jean<br \/>\nVilar et entendu comme moyen<br \/>\nd\u2019unification d\u2019une soci\u00e9t\u00e9. Mais<br \/>\nl\u2019oecum\u00e9nisme n\u2019est pas le fort de<br \/>\nFrank Castorf, bien au contraire\u2026<br \/>\nPas de r\u00e9conciliation possible dans cette <em>Dame aux Cam\u00e9lias<\/em>, les ruptures sociales et les<br \/>\ndivergences sont trop fortes pour se dissoudre dans l\u2019utopie<br \/>\nd\u2019une communion de la repr\u00e9sentation\u2026 Cette utopie a la<br \/>\nvie dure et se retrouve quotidiennement dans cette notion de<br \/>\n\u00ab public \u00bb, dont le singulier masque la r\u00e9elle h\u00e9t\u00e9rog\u00e9n\u00e9it\u00e9.<br \/>\nPublic du film <em>Intouchables<\/em> dont le grand nombre valide en<br \/>\nsoi le film ; public permettant de moraliser les gr\u00e9vistes de la<br \/>\nCom\u00e9die Fran\u00e7aise, \u00ab <em>gr\u00e8ve (\u2026) d\u2019autant plus dommageable<br \/>\n(\u2026) que le public vient souvent de loin<\/em> \u00bb, dixit la critique dramatique<br \/>\ndu <em>Figaro<\/em>, Armelle H\u00e9liot ; public pour lequel les professionnels<br \/>\ndu th\u00e9\u00e2tre doivent d\u00e9passer leurs dissensions,<br \/>\nafin que la c\u00e9r\u00e9monie 2012 des Moli\u00e8res se d\u00e9roule \u00ab <em>dans<br \/>\nl\u2019harmonie, la joie et la fiert\u00e9 de donner au public une image<br \/>\nbelle et digne de notre profession<\/em> \u00bb, dixit l\u2019actuelle pr\u00e9sidente<br \/>\nde la manifestation. Mais lorsqu\u2019on appelle \u00e0 la rescousse le<br \/>\npublic, on d\u00e9place au final toujours le probl\u00e8me par une sorte<br \/>\nde rh\u00e9torique du moralisme\u2026<\/p>\n<p><strong>Dis\u2019gust.<\/strong> Int\u00e9ressante, la distinction que vous faites entre, finalement,<br \/>\ndeux formes de conservatisme, l\u2019un de droite, l\u2019autre<br \/>\nde gauche, l\u2019un au nom du patrimoine et de la b\u00f4\u00f4t\u00e9, l\u2019autre<br \/>\nau nom du consensus social et du p\u00e2\u00e2rtage (on imagine que<br \/>\nla voix chevrote un peu \u00e0 chaque fois). (Je ne dis pas pour<br \/>\nautant que cette <em>Dame aux cam\u00e9lias<\/em> m\u2019ait absolument impressionn\u00e9e,<br \/>\nmais c\u2019est un autre d\u00e9bat.) Ce que vous dites me fait<br \/>\npenser \u00e0 deux choses. D\u2019abord \u00e0 cette expression que l\u2019on<br \/>\nentend souvent dans des discussions sur les spectacles, \u00ab<em>Je<br \/>\nne suis pas rentr\u00e9 dedans<\/em> \u00bb. Je me suis demand\u00e9 r\u00e9cemment<br \/>\nce que recouvrait cette phrase, un peu vulgaire finalement !<br \/>\nElle renvoie \u00e0 un fantasme d\u2019immersion (la notion est d\u2019ailleurs<br \/>\nen circulation dans le champ des \u00e9tudes sur les jeux vid\u00e9o) :<br \/>\nles spectateurs qui expriment leur r\u00e9serve de cette mani\u00e8re,<br \/>\nse plaindraient-ils de ne pas avoir pu s\u2019identifier suffisamment<br \/>\npour oublier qu\u2019il y a de la repr\u00e9sentation ? Ce qui rejoindrait<br \/>\nvotre citation de Duvignaud, cette belle id\u00e9e de \u00ab se pr\u00e9f\u00e9rer \u00bb<br \/>\ndans telle ou telle image. Il y a une haine de la repr\u00e9sentation<br \/>\nen tant que distance dans cette envie de \u00ab rentrer dans \u00bb un<br \/>\nspectacle. Cela me fait penser \u00e0 cette publicit\u00e9 pour Orange<br \/>\net ses forfaits cin\u00e9ma, o\u00f9 l\u2019on voit le spectateur dans l\u2019image<br \/>\ndu film, au milieu des champs de bataille, etc. Ce d\u00e9sir d\u2019immersion<br \/>\nest r\u00e9gressif et rejoint peut-\u00eatre toute cette n\u00e9buleuse<br \/>\nd\u2019\u00e9tats du spectateur qui veut \u00ab oublier, se laver la t\u00eate, mettre<br \/>\nson cerveau de c\u00f4t\u00e9, ne pas se prendre la t\u00eate \u00bb. Il ne s\u2019agit<br \/>\npas pour moi ici de tomber dans un<br \/>\nmoralisme culturel qui consisterait<br \/>\n\u00e0 froncer les sourcils et \u00e0 r\u00e9clamer<br \/>\nun peu plus de hauteur, que diable !<br \/>\ndans le rapport aux choses. Il faut<br \/>\nprobablement se pencher sur les<br \/>\nenjeux de cette attente. \u00ab Ne pas se<br \/>\nprendre la t\u00eate \u00bb, mais qu\u2019est-ce \u00e0<br \/>\ndire ? Quelle est la part de la r\u00e9alit\u00e9<br \/>\nqu\u2019il s\u2019agit de faire taire ? J\u2019imagine,<br \/>\nRosa Lo, qu\u2019avec votre esprit malin,<br \/>\nvous me voyez arriver avec mes gros<br \/>\nsabots de l\u2019ali\u00e9nation\u2026 Y aurait-il<br \/>\nune autre fa\u00e7on de l\u2019entendre, autre<br \/>\nque cette interpr\u00e9tation de la culture<br \/>\ncomme soulagement de \u00ab la dure<br \/>\nvie du salariat \u00bb ? Je crois que oui, et<br \/>\nj\u2019aimerais bien r\u00e9fl\u00e9chir \u00e0 \u00e7a, \u00e0 une<br \/>\nautre id\u00e9e que l\u2019interpr\u00e9tation habituelle<br \/>\nde la culture comme \u00ab oubli de<br \/>\nsoi \u00bb. La seconde chose \u00e0 laquelle<br \/>\nvos propos sur cette notion en effet<br \/>\ntr\u00e8s complexe de \u00ab public \u00bb me font<br \/>\npenser concerne l\u2019\u00e9volution du discours<br \/>\ndu minist\u00e8re de la Culture. Si<br \/>\nl\u2019on en brosse rapidement le tableau,<br \/>\non serait pass\u00e9 d\u2019une focale sur les<br \/>\nobjets \u2013 les \u00ab grandes oeuvres de<br \/>\nl\u2019humanit\u00e9 \u00bb auxquelles nous faire<br \/>\nacc\u00e9der \u2013 \u00e0 une focale mise sur la<br \/>\nfr\u00e9quentation, la popularit\u00e9, le remplissage<br \/>\ndes salles. En cinquante<br \/>\nans, l\u2019accent est pass\u00e9 des oeuvres<br \/>\nau \u00ab public \u00bb. Je ne crois pas l\u00e0 non<br \/>\nplus qu\u2019il faille se jeter sur des interpr\u00e9tations<br \/>\nrapides, mais cela m\u00e9riterait<br \/>\nde s\u2019y arr\u00eater, sans exclure pour<br \/>\nautant les intuitions premi\u00e8res !<\/p>\n<div id='gallery-1' class='gallery galleryid-5348 gallery-columns-3 gallery-size-thumbnail'><figure class='gallery-item'>\n\t\t\t<div class='gallery-icon landscape'>\n\t\t\t\t<a href='https:\/\/archives.regards.fr\/wp-content\/uploads\/2012\/03\/p-2-467.jpg'><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" width=\"150\" height=\"150\" src=\"https:\/\/archives.regards.fr\/wp-content\/uploads\/2012\/03\/p-2-467-150x150.jpg\" class=\"attachment-thumbnail size-thumbnail\" alt=\"p-2.jpg\" \/><\/a>\n\t\t\t<\/div><\/figure><figure class='gallery-item'>\n\t\t\t<div class='gallery-icon landscape'>\n\t\t\t\t<a href='https:\/\/archives.regards.fr\/wp-content\/uploads\/2012\/03\/pb-2-bad.jpg'><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" width=\"150\" height=\"122\" src=\"https:\/\/archives.regards.fr\/wp-content\/uploads\/2012\/03\/pb-2-bad-150x122.jpg\" class=\"attachment-thumbnail size-thumbnail\" alt=\"Les aventures de Rosa Lo et Dis\u2019gust [\u00e9pisode 3]: questions de publics\" aria-describedby=\"gallery-1-16160\" \/><\/a>\n\t\t\t<\/div>\n\t\t\t\t<figcaption class='wp-caption-text gallery-caption' id='gallery-1-16160'>\n\t\t\t\tLes aventures de Rosa Lo et Dis\u2019gust [\u00e9pisode 3]: questions de publics\n\t\t\t\t<\/figcaption><\/figure>\n\t\t<\/div>\n\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Dis\u2019gust et Rosa Lo vont au th\u00e9\u00e2tre. Seules ou de concert, dans le th\u00e9\u00e2tre<br \/>\npriv\u00e9 ou public, voir des classiques ou des contemporains. Si elles ont leurs<br \/>\npr\u00e9f\u00e9rences, chacune de ces sorties a l\u2019int\u00e9r\u00eat notable d\u2019offrir son lot de<br \/>\ndiscussions. 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