{"id":534,"date":"1997-06-01T00:00:00","date_gmt":"1997-05-31T22:00:00","guid":{"rendered":"https:\/\/wp.muchomaas.com\/l-algerie-de-la-prochaine-saison534\/"},"modified":"1997-06-01T00:00:00","modified_gmt":"1997-05-31T22:00:00","slug":"l-algerie-de-la-prochaine-saison534","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/archives.regards.fr\/?p=534","title":{"rendered":"L&#8217;Alg\u00e9rie de la prochaine saison"},"content":{"rendered":"<p class=\"post_excerpt\"> L&#8217;Alg\u00e9rie conna\u00eet un double destin et d\u00e9concerte ceux qui, n&#8217;ayant pas vu, sur place, les \u00e9tapes de son histoire r\u00e9cente, n&#8217;arrivent pas \u00e0 la comprendre. <\/p>\n<p>Durant les semaines qui ont pr\u00e9c\u00e9d\u00e9 le 5 juin, attentats et massacres se sont poursuivis. Qu&#8217;ils n&#8217;aient pas emp\u00each\u00e9 les \u00e9lections de se tenir ne suffit pas \u00e0 \u00e9viter que l&#8217;on s&#8217;interroge sur leur signification: traduisent-ils le soutien que l&#8217;islamisme arm\u00e9 aurait dans la population de sorte que la repr\u00e9sentativit\u00e9 du gouvernement, de l&#8217;assembl\u00e9e, des partis, serait en cause ? C&#8217;est au fond ce que sugg\u00e8rent ceux qui, depuis plusieurs ann\u00e9es, r\u00e9clament un compromis avec les organisations islamistes clandestines et qui ont m\u00eame pr\u00e9tendu, au moins jusqu&#8217;\u00e0 l&#8217;\u00e9lection pr\u00e9sidentielle du 17 novembre 1995, que l&#8217;Etat alg\u00e9rien ne fonctionnait plus, que le pays \u00e9tait paralys\u00e9 et que rien ne serait possible tant qu&#8217;on n&#8217;aurait pas consenti \u00e0 tout ce qu&#8217;il fallait pour parvenir \u00e0 un accord avec l&#8217;islamisme arm\u00e9. Il faut se souvenir que telle \u00e9tait l&#8217;analyse d&#8217;un bon nombre de &#8221; sp\u00e9cialistes &#8221; qui, du reste, n&#8217;allaient jamais en Alg\u00e9rie depuis des ann\u00e9es et que, surtout, c&#8217;\u00e9tait celle du gouvernement am\u00e9ricain lui-m\u00eame, naturellement suivi par un bon nombre de gouvernements europ\u00e9ens. C&#8217;est en tout cas la position que l&#8217;on maintint \u00e0 Washington jusqu&#8217;aux derniers mois qui pr\u00e9c\u00e9d\u00e8rent l&#8217;\u00e9lection pr\u00e9sidentielle de 1995. Et c&#8217;\u00e9tait sur cette analyse qu&#8217;\u00e9tait bas\u00e9e la fameuse &#8221; plate-forme &#8221; adopt\u00e9e au couvent de Sant&#8217;Egidio, pr\u00e8s d&#8217;un an plus t\u00f4t, par l&#8217;ancien parti unique, le FLN, dont le secr\u00e9taire g\u00e9n\u00e9ral \u00e9tait alors Abdelhamid Mehri, le FFS d&#8217;A\u00eft Ahmed, le parti des travailleurs, nagu\u00e8re trotskiste, de Louisa Hanoun, le MDA de l&#8217;ancien pr\u00e9sident Ben Bella et le FIS lui-m\u00eame, c&#8217;est-\u00e0-dire l&#8217;ancien parti islamiste qui, apr\u00e8s la suspension des proc\u00e9dures \u00e9lectorales en janvier 1992, choisit la lutte arm\u00e9e et dont la branche militaire, l&#8217;AIS, rivalisait avec les activit\u00e9s terroristes de groupes islamistes arm\u00e9s (GIA). C&#8217;est d&#8217;ailleurs avec une aide am\u00e9ricaine tr\u00e8s concr\u00e8te qu&#8217;\u00e9tait venu \u00e0 Sant&#8217;Egidio le repr\u00e9sentant officiel du FIS aux Etats-Unis, Anouar Haddam, lui-m\u00eame issu des GIA.<\/p>\n<p> <strong> L&#8217;islamisme arm\u00e9 contre la soci\u00e9t\u00e9 dans son ensemble <\/strong><\/p>\n<p>Mais cette analyse, on le sait, fut enti\u00e8rement d\u00e9mentie par le d\u00e9roulement de l&#8217;\u00e9lection pr\u00e9sidentielle. La preuve fut alors faite que les violences perp\u00e9tr\u00e9es par l&#8217;AIS et les GIA n&#8217;emp\u00eachaient pas l&#8217;Etat, ni la soci\u00e9t\u00e9, ni l&#8217;\u00e9conomie, de fonctionner. Les \u00e9lecteurs alg\u00e9riens mirent alors un v\u00e9ritable acharnement \u00e0 voter &#8211; comme du reste les communaut\u00e9s alg\u00e9riennes \u00e0 l&#8217;\u00e9tranger &#8211; bravant ainsi les consignes et les menaces du FIS et des autres organisations islamistes clandestines. Tous les pronostics faits alors par bon nombre de &#8221; sp\u00e9cialistes &#8220;, comme aussi par plusieurs ambassades occidentales et par leurs services, furent impitoyablement d\u00e9mentis par les faits. C&#8217;est qu&#8217;on avait ignor\u00e9 les changements survenus en Alg\u00e9rie depuis le d\u00e9but de l&#8217;ann\u00e9e pr\u00e9c\u00e9dente. On peut situer \u00e0 la fin du Ramadan de 1994 le point culminant de la puissance de l&#8217;islamisme arm\u00e9, le moment o\u00f9 l&#8217;Etat alg\u00e9rien paraissait vaciller et o\u00f9 il n&#8217;\u00e9tait question partout que d&#8217;un compromis qui donnerait les principaux leviers du pouvoir aux mouvements islamistes. Le tournant d\u00e9cisif fut pris quelques mois plus tard quand, malgr\u00e9 les r\u00e9ticences profondes du gouvernement et d&#8217;une partie de l&#8217;\u00e9tat-major, il fut d\u00e9cid\u00e9 de laisser la population s&#8217;armer pour mettre en \u00e9chec les groupes islamistes. Elle avait commenc\u00e9 \u00e0 le faire en plusieurs secteurs, par exemple en Kabylie, sans qu&#8217;on l&#8217;ait officiellement accept\u00e9: d\u00e9sormais, ce fut un choix strat\u00e9gique. A partir de l\u00e0, les groupes d&#8217;autod\u00e9fense furent mis en place dans la plus grande partie du pays et l&#8217;islamisme arm\u00e9 perdit toute chance de gagner. C&#8217;\u00e9tait, en fait, la condition n\u00e9cessaire \u00e0 sa mise en \u00e9chec. Il \u00e9tait hors de question, en effet, que l&#8217;arm\u00e9e, \u00e0 elle seule, puisse en venir \u00e0 bout. Ses effectifs se montent \u00e0 quelque 165 000 hommes dont pas plus de 60 000, tout au plus, pouvaient \u00eatre effectivement sur le terrain. Dans un pays de quelque 29 millions d&#8217;habitants, ils ne pouvaient assurer un r\u00e9el contr\u00f4le du territoire. Seule la r\u00e9sistance de la population elle-m\u00eame pouvait \u00eatre d\u00e9cisive, et c&#8217;est ce qui advint.<\/p>\n<p> <strong> Une opposition quotidienne aux directives des int\u00e9gristes <\/strong><\/p>\n<p>C&#8217;est par l\u00e0, aussi, que le drame alg\u00e9rien prit sa v\u00e9ritable signification. On a pu enfin v\u00e9rifier que la lutte engag\u00e9e il y a cinq ans et qui se poursuit encore n&#8217;oppose pas l&#8217;islamisme arm\u00e9 au pouvoir en place et \u00e0 ses forces de s\u00e9curit\u00e9: elle oppose l&#8217;islamisme arm\u00e9 \u00e0 la soci\u00e9t\u00e9 alg\u00e9rienne, dans son ensemble. S&#8217;il en avait \u00e9t\u00e9 autrement, la lutte aurait pris un tout autre cours et les groupes islamistes auraient fini par l&#8217;emporter contre les faibles effectifs qui lui \u00e9taient oppos\u00e9s et l&#8217;arm\u00e9e elle-m\u00eame, comme beaucoup de &#8221; sp\u00e9cialistes &#8221; l&#8217;ont formellement annonc\u00e9, aurait \u00e9clat\u00e9 en morceaux. Mais c&#8217;est la soci\u00e9t\u00e9 qui a r\u00e9sist\u00e9. Elle l&#8217;a fait chaque jour par le seul fait de s&#8217;opposer quotidiennement aux directives implacables des groupes int\u00e9gristes. Ceux-ci ont voulu interdire l&#8217;ouverture des \u00e9coles et en ont br\u00fbl\u00e9 plusieurs centaines: elles ont continu\u00e9 \u00e0 fonctionner. Chaque jour les instituteurs ou institutrices \u00e9taient en danger de mort quand ils faisaient leurs classes: ils ont continu\u00e9. On a voulu interdire la publication des journaux: ils paraissent tous les jours. On a tu\u00e9 nombre de journa listes de la t\u00e9l\u00e9vision et de la radio: elles ont continu\u00e9 \u00e0 \u00e9mettre. On a voulu proscrire l&#8217;enseignement des filles: elles vont toujours au lyc\u00e9e, \u00e0 l&#8217;\u00e9cole ou dans les facult\u00e9s. C&#8217;est \u00e0 ces signes que l&#8217;on pouvait voir la formidable capacit\u00e9 de r\u00e9sistance &#8211; il faut dire aussi: le courage &#8211; des Alg\u00e9riens aux pressions de l&#8217;islamisme arm\u00e9.<\/p>\n<p> <strong> Le triangle Alger- Blida-Medea au coeur de la violence <\/strong><\/p>\n<p>Pour en comprendre les raisons, il faut d&#8217;abord prendre la mesure et observer la nature des actions qu&#8217;il m\u00e8ne, telles qu&#8217;elles sont depuis la fin de l&#8217;ann\u00e9e derni\u00e8re. Dans la tr\u00e8s grande majorit\u00e9 des cas, elles sont concentr\u00e9es dans une r\u00e9gion clairement d\u00e9termin\u00e9e: le triangle Alger-Blida-Medea, et presque nulle part ailleurs. Cette concentration s&#8217;explique par le voisinage de l&#8217;agglom\u00e9ration alg\u00e9roise et de zones particuli\u00e8rement difficiles d&#8217;acc\u00e8s, comme on en a eu l&#8217;exp\u00e9rience au temps de la guerre fran\u00e7aise d&#8217;Alg\u00e9rie. C&#8217;est \u00e0 Alger et dans ses environs, en effet, que les groupes arm\u00e9s continuent de recruter. On conna\u00eet la sociologie de leurs effectifs: ils viennent des familles victimes de la r\u00e9pression et anim\u00e9es par une volont\u00e9 de revanche ou de vengeance, des hommes engag\u00e9s depuis trop longtemps dans la lutte pour pouvoir se d\u00e9gager, des jeunes gens tent\u00e9s par l&#8217;aventure &#8211; mais ils sont de moins en moins nombreux dans ce cas &#8211; ou surtout en difficult\u00e9 avec les autorit\u00e9s, tr\u00e8s souvent pour des raisons de droit commun, un petit nombre d&#8217;autres anim\u00e9s par un sinc\u00e8re fanatisme religieux. En r\u00e9alit\u00e9, les activit\u00e9s auxquelles ils en sont r\u00e9duits maintenant ach\u00e8vent \u00e9videmment de creuser le foss\u00e9 qui les s\u00e9pare de la population: le massacre de femmes et d&#8217;enfants soul\u00e8ve naturellement contre eux un sentiment g\u00e9n\u00e9ral d&#8217;horreur. Qu&#8217;ils agissent presque toujours \u00e0 l&#8217;arme blanche signifie seulement que le temps n&#8217;est plus o\u00f9 ils disposaient facilement d&#8217;armes et de munitions. Du reste, ils n&#8217;affrontent pratiquement plus jamais les forces de s\u00e9curit\u00e9, pr\u00e9f\u00e9rant des raids sur les villages isol\u00e9s ou des attentats \u00e0 la voiture pi\u00e9g\u00e9e. Hors des couteaux, des scies et de haches, ils ne peuvent se procurer que des explosifs pris dans les stocks des entreprises de travaux publics et qui font aussi l&#8217;objet d&#8217;une contrebande sur certains points de la c\u00f4te alg\u00e9rienne. C&#8217;est assez pour entretenir en Alg\u00e9rie un tr\u00e8s lourd climat de violence: ce ne sera plus jamais assez pour que l&#8217;islamisme arm\u00e9 ait des chances de vaincre. Mais la lutte contre celui-ci ne pouvait et ne devait pas \u00eatre de nature exclusivement militaire et s\u00e9curitaire. Elle devait \u00eatre aussi politique et sociale. L&#8217;\u00e9lection pr\u00e9sidentielle en fut le t\u00e9moignage le plus spectaculaire et il faut se souvenir que, le lendemain m\u00eame du scrutin, Alger vit se d\u00e9cha\u00eener un raz-de-mar\u00e9e populaire o\u00f9 s&#8217;exprimait, dans une extraordinaire exub\u00e9rance, l&#8217;esp\u00e9rance de sortir du cauchemar. Une chance existait alors, qui ne fut pas saisie. On aurait pu penser \u00e0 exploiter cette victoire \u00e9clatante sur l&#8217;int\u00e9grisme arm\u00e9e en provoquant des \u00e9lections l\u00e9gislatives \u00e0 court terme, en forgeant une alliance entre toutes les forces politiques et sociales qui, avec de naturelles diff\u00e9rences, veulent une Alg\u00e9rie d\u00e9mocratique. Beaucoup en furent partisans. On choisit, au sommet de l&#8217;Etat, d&#8217;agir prudemment et par \u00e9tapes.<\/p>\n<p> <strong> Les enjeux restent les m\u00eames pour le nouveau \u00e9chiquier politique <\/strong><\/p>\n<p>Le projet de constitution, destin\u00e9 \u00e0 \u00e9viter \u00e0 l&#8217;Alg\u00e9rie un r\u00e9gime d&#8217;assembl\u00e9e dont elle ne pouvait supporter les inconv\u00e9nients, aboutit \u00e0 un compromis qui divisa les partis r\u00e9publicains, et n&#8217;obtint, au r\u00e9f\u00e9rendum de l&#8217;automne dernier, qu&#8217;une approbation \u00e9quivoque et r\u00e9sign\u00e9e. L&#8217;annonce d&#8217;\u00e9lections l\u00e9gislatives, puis municipales, durant cette ann\u00e9e, laissait pr\u00e9voir une mobilisation politique qui montrerait, une fois de plus, le refus de l&#8217;islamisme arm\u00e9 par la soci\u00e9t\u00e9 alg\u00e9rienne. Force est de constater que les partis qui se disent eux-m\u00eames d\u00e9mocratiques et r\u00e9publicains ne saisirent pas cette occasion de faire front commun. Ils all\u00e8rent \u00e0 la bataille du 5 juin en ordre dispers\u00e9. De surcro\u00eet, une autre chance, la meilleure peut-\u00eatre, fut tragiquement perdue avec l&#8217;assassinat du secr\u00e9taire g\u00e9n\u00e9ral de l&#8217;UGTA, la grande centrale syndicale alg\u00e9rienne, Abdelhak Benhamouda. Il avait pris la difficile d\u00e9cision de fonder un parti, favorable aux choix principaux du pr\u00e9sident de l&#8217;Etat, Liamine Zeroual, et celui-ci l&#8217;y avait notoirement encourag\u00e9. Tout le monde savait que ce serait le parti dont le pouvoir en place souhaitait le succ\u00e8s et que ce serait, cependant, un parti ind\u00e9pendant, incarnant, comme Benhamouda lui-m\u00eame, la r\u00e9sistance populaire, et en particulier ouvri\u00e8re, \u00e0 l&#8217;islamisme arm\u00e9, et capable de d\u00e9fendre les int\u00e9r\u00eats \u00e9conomiques et sociaux des Alg\u00e9riens, comme l&#8217;avaient montr\u00e9 les luttes r\u00e9centes men\u00e9es par l&#8217;UGTA. Ce n&#8217;est pas pour rien, on l&#8217;imagine, qu&#8217;Abdelhak Benhamouda a \u00e9t\u00e9 assassin\u00e9: il \u00e9tait celui, peut-\u00eatre, qui pouvait donner leur plus forte signification aux \u00e9lections l\u00e9gislatives. La cr\u00e9ation, apr\u00e8s sa mort, du RND, sur des bases th\u00e9oriquement semblables, ne pouvait y suppl\u00e9er. Apr\u00e8s ces \u00e9lections, un nouvel \u00e9chiquier politique est en place, mais les enjeux resteront les m\u00eames.<\/p>\n<p>* Ecrivain, journaliste<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p> L&#8217;Alg\u00e9rie conna\u00eet un double destin et d\u00e9concerte ceux qui, n&#8217;ayant pas vu, sur place, les \u00e9tapes de son histoire r\u00e9cente, n&#8217;arrivent pas \u00e0 la comprendre. <\/p>\n","protected":false},"author":1,"featured_media":0,"comment_status":"open","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"_themeisle_gutenberg_block_has_review":false,"footnotes":""},"categories":[141],"tags":[],"class_list":["post-534","post","type-post","status-publish","format-standard","hentry","category-archives-web"],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/archives.regards.fr\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/534","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/archives.regards.fr\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/archives.regards.fr\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/archives.regards.fr\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/users\/1"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/archives.regards.fr\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fcomments&post=534"}],"version-history":[{"count":0,"href":"https:\/\/archives.regards.fr\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/534\/revisions"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/archives.regards.fr\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fmedia&parent=534"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/archives.regards.fr\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fcategories&post=534"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/archives.regards.fr\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Ftags&post=534"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}