{"id":5208,"date":"2012-01-11T08:00:00","date_gmt":"2012-01-11T07:00:00","guid":{"rendered":"https:\/\/wp.muchomaas.com\/la-gueule-des-sans-emploi5208\/"},"modified":"2023-06-23T23:10:40","modified_gmt":"2023-06-23T21:10:40","slug":"la-gueule-des-sans-emploi5208","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/archives.regards.fr\/?p=5208","title":{"rendered":"La gueule des sans-emploi"},"content":{"rendered":"<p class=\"post_excerpt\">A l\u2019heure o\u00f9 revient la question du peuple, quatre films fran\u00e7ais<br \/>\n\u00e0 l\u2019affiche en ce tout d\u00e9but 2012 renouvellent la repr\u00e9sentation des<br \/>\nsans travail, des sans-logement, des sans-argent. Quatre propositions<br \/>\nde personnages, et quelques r\u00e9ussites de cin\u00e9ma.<\/p>\n<p>Qu\u2019il s\u2019agisse d\u2019un couple surendett\u00e9, dans <a href=\"https:\/\/wp.muchomaas.com\/culture\/cedric-kahn-mon-film-est-anti\"><em>Une<br \/>\nvie meilleure<\/em> de C\u00e9dric Kahn<\/a>, d\u2019une travailleuse<br \/>\npauvre, dans <em>Louise Wimmer<\/em> de Cyril Mennegun,<br \/>\nd\u2019un ouvrier larguant les amarres du combat syndical<br \/>\navec <em>Dans la tourmente<\/em> de Christophe Ruggia, ou encore<br \/>\nd\u2019une m\u00e8re abandonnante retrouv\u00e9e par sa fille apr\u00e8s trente<br \/>\nans d\u2019absence dans <em>Parlez-moi de vous<\/em> de Pierre Pinaud,<br \/>\ntous donnent \u00e0 voir, chacun \u00e0 leur mani\u00e8re, les stigmates de<br \/>\nla crise \u00e9conomique et de l\u2019injustice sociale qui traverse le<br \/>\npays, mais tentent aussi d\u2019apporter une repr\u00e9sentation renouvel\u00e9e,<br \/>\nparfois convaincante, parfois moins, de ces individus<br \/>\nappartenant <em>hic<\/em> et <em>nunc<\/em> au &#8211; l\u00e2chons le mot \u2013 prol\u00e9tariat .<br \/>\nDu temps que le cin\u00e9ma fran\u00e7ais se projetait en noir et<br \/>\nblanc, les choses \u00e9taient simples : le populo, qu\u2019il travaille<br \/>\nou qu\u2019il ch\u00f4me, se voyait repr\u00e9sent\u00e9 \u00e0 l\u2019\u00e9cran de la m\u00eame<br \/>\nfa\u00e7on : casquettes port\u00e9es plus ou moins nonchalamment,<br \/>\nchapeaux mous \u00e0 bords pli\u00e9s rendus<br \/>\ncanailles par l\u2019adjonction de<br \/>\nfoulards (rouges ?) nou\u00e9s autour<br \/>\ndu cou, le tout accessoiris\u00e9 de musettes<br \/>\nport\u00e9es, comme la gouaille<br \/>\nparigote ou l\u2019argot des faubourgs,<br \/>\nen bandouli\u00e8re. Bref, qu\u2019il soit incarn\u00e9<br \/>\npar la gueule de Jean Gabin ou<br \/>\ncelle de Serge Reggiani, l\u2019ouvrier<br \/>\n\u00e9tait reconnaissable entre mille.<br \/>\nAujourd\u2019hui les choses sont plus<br \/>\ncompliqu\u00e9es.<\/p>\n<p>Depuis la proclamation unilat\u00e9rale<br \/>\nde la fin de la lutte des classes,<br \/>\nchaque individu se doit d\u2019\u00eatre<br \/>\nautonome, incit\u00e9 \u00e0 proposer sa comp\u00e9tence et son \u00e9nergie pour \u00eatre imm\u00e9diatement reconnu<br \/>\net gratifi\u00e9 au sein du grand march\u00e9 de l\u2019emploi.<\/p>\n<p>C\u2019est donc de cette mani\u00e8re, par un entretien d\u2019embauche,<br \/>\nque d\u00e9marre <em>Une vie meilleure<\/em>, neuvi\u00e8me film de C\u00e9dric<br \/>\nKahn. Yann, jeune type \u00abqui n\u2019en veut\u00bb, tente de convaincre le<br \/>\ng\u00e9rant d\u2019un restaurant \u00e0 la mode de le prendre comme cuistot.<br \/>\nLa situation est banale, la chute aussi : sans exp\u00e9rience,<br \/>\npas de boulot, sans boulot, pas d\u2019exp\u00e9rience. D\u00e9go\u00fbt\u00e9, il est<br \/>\nraccompagn\u00e9 \u00e0 la porte par Nadia, chouette serveuse qui<br \/>\nrame entre le boulot en soir\u00e9e et son fils qu\u2019elle \u00e9l\u00e8ve seule.<br \/>\n<em>Love at first sight<\/em> ou imm\u00e9diate reconnaissance d\u2019appartenir<br \/>\n\u00e0 la classe des gal\u00e9riens ? Toujours est-il que ces deux-l\u00e0 se<br \/>\nkiffent d\u2019entr\u00e9e de jeu, c\u2019est comme \u00e7a. Malin, le film s\u2019appuie<br \/>\nsur un casting \u00abbank\u00e9beule\u00bb (Guillaume Canet \/ Yann et Leila<br \/>\nBekhti \/ Nadia) avec l\u2019espoir d\u2019app\u00e2ter le chaland du grand<br \/>\npublic, plus habitu\u00e9 \u00e0 se p\u00e2mer devant <em>Tout ce qui brille<\/em> ou \u00e0<br \/>\nsortir <em>Les petits mouchoirs<\/em>, qu\u2019\u00e0 suivre 110 minutes durant,<br \/>\nl\u2019\u00e9chec d\u2019une prise au mot du sinistre \u00abtravailler plus pour<br \/>\ngagner plus\u00bb\u2026 Car dans Une vie meilleure, comme souvent<br \/>\ndans la vie normale, ni l\u2019installation \u00e0 son compte, d\u00e8s lors<br \/>\nqu\u2019elle se fait le couteau financier sous la gorge, ni l\u2019\u00e9nergie<br \/>\nlaborieuse du tandem, ni la volont\u00e9 de r\u00e9ussir de Yann, ne<br \/>\nleur permettent d\u2019\u00e9chapper au surendettement et \u00e0 sa spirale<br \/>\nde mis\u00e8re. Lorsque Nadia choisit d\u2019\u00e9migrer au Canada<br \/>\npour \u00e9ponger les dettes de leur business, c\u2019est \u00e0 Yann qu\u2019elle<br \/>\nconfie son fils. Avec un seul salaire, ses dettes et un gosse<br \/>\nsur les bras, Yann a t\u00f4t fait de rejoindre<br \/>\nles damn\u00e9s de la terre dans<br \/>\nun taudis tenu par un marchand de<br \/>\nsommeil.<\/p>\n<p>Un jeune travailleur blanc, avec un<br \/>\ngamin arabe, dans un environnement<br \/>\nde \u00ab sans-paps \u00bb africains\u2026<br \/>\npour s\u2019en sortir (du m\u00e9lo, du pathos,<br \/>\nde la mis\u00e8re\u2026) C\u00e9dric Kahn choisit<br \/>\nalors de faire son m\u00e9tier de cin\u00e9aste,<br \/>\ntirant malgr\u00e9 lui ces sc\u00e8nes<br \/>\ndans le \u00ab Bronx \u00bb de Saint-Denis<br \/>\ndu c\u00f4t\u00e9 de l\u2019\u00e9nergie du <em>Gloria<\/em> de<br \/>\nJohn Casavettes plut\u00f4t que du<br \/>\nc\u00f4t\u00e9 du r\u00e9alisme social des fr\u00e8res<br \/>\nDardennes. Ainsi on peut dire que<br \/>\nchez Kahn, le h\u00e9ros populo se situe<br \/>\ndans les marges, <em>misfit<\/em> du western<br \/>\ndes temps modernes. Reconnaissable<br \/>\n\u00e0 ses actes plus qu\u2019\u00e0 ses discours<br \/>\nou \u00e0 son look, ne tenant pas<br \/>\nen place dans les cases qui sont<br \/>\npr\u00e9vues pour lui par l\u2019ensemble<br \/>\ndes d\u00e9cideurs sociaux que sont les<br \/>\nbanquiers, les escrocs salopards,<br \/>\net m\u00eame les \u00abassistantes soces\u00bb\u2026<\/p>\n<p>Le casting en b\u00e9ton, c\u2019est aussi le<br \/>\nchoix qu\u2019a fait Christophe Ruggia,<br \/>\npour son polar prolo, <em>Dans la tourmente<\/em>.<br \/>\nIci deux ouvriers, l\u2019un p\u00e8re,<br \/>\n\u00e9poux et camarade mod\u00e8le (Clovis<br \/>\nCornillac), et l\u2019autre (Yvan Attal), \u00e0 la d\u00e9rive sociale et familiale, laissent tomber l\u2019action<br \/>\nsyndicale pour monter au braquo de leur propre bo\u00eete. C\u2019est<br \/>\npourtant l\u2019organisation d\u2019une riposte classique aux menaces<br \/>\nde d\u00e9localisation (gr\u00e8ve, occupation) qui leur permet d\u2019avoir<br \/>\nl\u2019info, \u00e0 la fois de la d\u00e9localisation programm\u00e9e des machines<br \/>\net de l\u2019existence d\u2019un magot de deux b\u00e2tons.<\/p>\n<p>Classique dans sa repr\u00e9sentation du col bleu, Ruggia,<br \/>\ncin\u00e9aste ouvertement militant, donne par ailleurs \u00e0 ressentir<br \/>\nl\u2019atmosph\u00e8re pesante, n\u00e9cessairement clandestine, de<br \/>\nl\u2019action syndicale dans l\u2019usine.<\/p>\n<p>Paradoxalement, ce sont les mains de celui qui ch\u00f4me depuis<br \/>\ntrois ans qu\u2019il choisit de donner le plus \u00e0 voir, \u00e0 contempler.<br \/>\nDes pognes, us\u00e9es, (celles d\u2019Yvan Attal, jamais meilleur que<br \/>\ndans le mutisme) portant les stigmates d\u2019une vie de labeur,<br \/>\ndes brulures de l\u2019existence sociale sur la peau. \u00c0 tel point<br \/>\nqu\u2019on pourrait dire, \u00e0 la place de Ruggia lui m\u00eame, que repr\u00e9senter<br \/>\nun ouvrier au cin\u00e9ma c\u2019est d\u2019abord s\u2019attarder sur son<br \/>\npremier outil de travail, ses paluches, ses mains.<\/p>\n<p>Pour son premier long m\u00e9trage, <em>Parlez-moi de vous<\/em>, Pierre<br \/>\nPinaud, choisit, lui, de d\u00e9rouler l\u2019histoire d\u2019une Macha<br \/>\nB\u00e9ranger contemporaine \u00e0 la recherche de sa m\u00e8re abandonnante.<br \/>\nPar opposition au d\u00e9pouillement bourgeois de l\u2019int\u00e9rieur<br \/>\ndomestique du personnage interpr\u00e9t\u00e9 par Karin Viard,<br \/>\nle jeune r\u00e9alisateur prend le parti de<br \/>\nsaturer l\u2019univers et le cadre de vie<br \/>\npopulaire. Ici ce qui fait \u00ab peuple \u00bb<br \/>\nc\u2019est non seulement le <em>capharna\u00fcm<\/em><br \/>\ndes int\u00e9rieurs d\u00e9pareill\u00e9s, mais<br \/>\naussi et surtout l\u2019extr\u00eame prolixit\u00e9<br \/>\ndu langage. Ainsi dans <em>Parlez-moi<br \/>\nde vous<\/em>, le populo est-il d\u00e9fini avant<br \/>\ntout par des mots, un niveau de<br \/>\nlangage bien relach\u00e9, fa\u00e7on \u00ab<em> mais<br \/>\nkesske chuis conne !<\/em> \u00bb, le tout<br \/>\nassaisonn\u00e9 d\u2019une utilisation imm\u00e9diate<br \/>\net inoxydable de la deuxi\u00e8me<br \/>\npersonne du singulier. \u00c0 la limite<br \/>\non est chez les \u00ab Groseilles \u00bb\u2026<br \/>\nUne simplification qui ne sert pas<br \/>\nforc\u00e9ment le film.<\/p>\n<h2>La laideur du b\u00e9ton\u2026<\/h2>\n<p>Car aujourd\u2019hui le populo,<br \/>\nle gal\u00e9rien, c\u2019est potentiellement<br \/>\nun peu tout le monde.<br \/>\nAinsi de <em>Louise Wimmer<\/em> , titre \u00e9ponyme d\u2019un autre premier film tr\u00e8s enthousiasmant,<br \/>\nsign\u00e9 Cyril Mennegun. Louise, donc, la cinquantaine, membre<br \/>\ninvolontaire de la classe des travailleuses pauvres. Avec son<br \/>\ntemps partiel subit, Louise ne peut pas se loger sans aide<br \/>\nde l\u2019assistance sociale. En attendant, elle vit l\u00e0 o\u00f9 on la d\u00e9couvre<br \/>\nd\u00e8s les premi\u00e8res minutes du film : dans sa voiture.<br \/>\nPlut\u00f4t mutique, sans \u00eatre d\u00e9socialis\u00e9e, Louise se d\u00e9merde<br \/>\ncomme elle peut. Une ardoise au bar qui lui r\u00e9ceptionne le<br \/>\ncourrier, un \u00ab plan \u00bb pour casser la graine gratis au Flunch du<br \/>\ncoin, un peu de vol de gasoil aux r\u00e9servoirs des poids lourds,<br \/>\nquelques solidarit\u00e9s qui r\u00e9sistent, et son quotidien dans cette<br \/>\nbagnole, vieille Volvo break au bord de rendre l\u2019\u00e2me. La complexit\u00e9<br \/>\ndu film c\u2019est celle de son h\u00e9ro\u00efne. Car Louise n\u2019a pas<br \/>\ntoujours \u00e9t\u00e9 \u00e0 la rue : dans sa vie d\u2019avant elle \u00e9tait mari\u00e9e \u00e0<br \/>\nun entrepreneur qui roule en 4&#215;4, elle a une fille qui a d\u00e9sormais<br \/>\nhonte d\u2019elle, bref, elle n\u2019avait, comme beaucoup, aucune<br \/>\npr\u00e9disposition \u00e0 zoner. Mais on comprend bien qu\u2019un grain<br \/>\nde sable, un d\u00e9sir de vivre et d\u2019aimer peut-\u00eatre, a foutu par<br \/>\nterre sa vie de bourgeoise de petite province dont il ne lui<br \/>\nreste que quelques meubles et vaisselleries, et dont elle se<br \/>\ns\u00e9pare en les mettant au clou avec un certain \u00ab l\u00e2cher prise \u00bb.<br \/>\nComme Yann dans le film de C\u00e9dric Kahn, Louise ne rentre<br \/>\npas dans les cases <em>a priori<\/em> de l\u2019appartenance sociale. Ce qui<br \/>\nla d\u00e9finit, elle, c\u2019est sa dignit\u00e9, son<br \/>\norgueil, sur lequel l\u2019ensemble du<br \/>\nfilm repose. Son irr\u00e9ductibilit\u00e9 aussi.<\/p>\n<p>\u00c0 c\u00f4t\u00e9 de la col\u00e8re de Kahn, du<br \/>\nmilitantisme contradictoire de Ruggia,<br \/>\nde la na\u00efvet\u00e9, touchante quand<br \/>\nm\u00eame, de Pinaud, on peut l\u00e9gitimement<br \/>\npenser que Cyril Mennegun<br \/>\noccupera la place de franc-tireur de<br \/>\nce cin\u00e9ma occup\u00e9 \u00e0 pr\u00e9senter une<br \/>\nimage int\u00e8gre de ceux qui ont peu.<br \/>\nCar \u00e0 force de d\u00e9gommer les st\u00e9r\u00e9otypes<br \/>\nculturels et de faire fi des<br \/>\nstigmatisations sociales, le r\u00e9alisateur<br \/>\nde <em>Louise Winner<\/em> parvient \u00e0 ce<br \/>\nque l\u2019on croyait impossible : nous<br \/>\nfaire ressentir, avec son h\u00e9ro\u00efne,<br \/>\nune dr\u00f4le de joie \u00e0 contempler des<br \/>\ntours HLM de dix-huit \u00e9tages sous<br \/>\nun soleil de printemps. Comme si la<br \/>\nlaideur du b\u00e9ton n\u2019\u00e9tait rien compar\u00e9e<br \/>\n\u00e0 la promesse inattendue d\u2019un<br \/>\nretour \u00e0 la vie.<div id='gallery-1' class='gallery galleryid-5208 gallery-columns-3 gallery-size-thumbnail'><figure class='gallery-item'>\n\t\t\t<div class='gallery-icon landscape'>\n\t\t\t\t<a href='https:\/\/archives.regards.fr\/wp-content\/uploads\/2012\/01\/baudb-8d7.jpg'><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" width=\"150\" height=\"122\" src=\"https:\/\/archives.regards.fr\/wp-content\/uploads\/2012\/01\/baudb-8d7-150x122.jpg\" class=\"attachment-thumbnail size-thumbnail\" alt=\"La gueule des sans-emploi\" aria-describedby=\"gallery-1-15846\" \/><\/a>\n\t\t\t<\/div>\n\t\t\t\t<figcaption class='wp-caption-text gallery-caption' id='gallery-1-15846'>\n\t\t\t\tLa gueule des sans-emploi\n\t\t\t\t<\/figcaption><\/figure><figure class='gallery-item'>\n\t\t\t<div class='gallery-icon landscape'>\n\t\t\t\t<a href='https:\/\/archives.regards.fr\/wp-content\/uploads\/2012\/01\/baudc-b01.jpg'><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" width=\"80\" height=\"55\" src=\"https:\/\/archives.regards.fr\/wp-content\/uploads\/2012\/01\/baudc-b01.jpg\" class=\"attachment-thumbnail size-thumbnail\" alt=\"La gueule des sans-emploi\" aria-describedby=\"gallery-1-15847\" \/><\/a>\n\t\t\t<\/div>\n\t\t\t\t<figcaption class='wp-caption-text gallery-caption' id='gallery-1-15847'>\n\t\t\t\tLa gueule des sans-emploi\n\t\t\t\t<\/figcaption><\/figure><figure class='gallery-item'>\n\t\t\t<div class='gallery-icon landscape'>\n\t\t\t\t<a href='https:\/\/archives.regards.fr\/wp-content\/uploads\/2012\/01\/baud-e22.jpg'><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" width=\"150\" height=\"150\" src=\"https:\/\/archives.regards.fr\/wp-content\/uploads\/2012\/01\/baud-e22-150x150.jpg\" class=\"attachment-thumbnail size-thumbnail\" alt=\"baud.jpg\" \/><\/a>\n\t\t\t<\/div><\/figure>\n\t\t<\/div>\n<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>A l\u2019heure o\u00f9 revient la question du peuple, quatre films fran\u00e7ais<br \/>\n\u00e0 l\u2019affiche en ce tout d\u00e9but 2012 renouvellent la repr\u00e9sentation des<br \/>\nsans travail, des sans-logement, des sans-argent. Quatre propositions<br \/>\nde personnages, et quelques r\u00e9ussites de cin\u00e9ma.<\/p>\n","protected":false},"author":1,"featured_media":15846,"comment_status":"open","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"_themeisle_gutenberg_block_has_review":false,"footnotes":""},"categories":[141],"tags":[299,297,304],"class_list":["post-5208","post","type-post","status-publish","format-standard","has-post-thumbnail","hentry","category-archives-web","tag-cinema","tag-inegalites","tag-travail"],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/archives.regards.fr\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/5208","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/archives.regards.fr\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/archives.regards.fr\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/archives.regards.fr\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/users\/1"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/archives.regards.fr\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fcomments&post=5208"}],"version-history":[{"count":0,"href":"https:\/\/archives.regards.fr\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/5208\/revisions"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/archives.regards.fr\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/media\/15846"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/archives.regards.fr\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fmedia&parent=5208"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/archives.regards.fr\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fcategories&post=5208"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/archives.regards.fr\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Ftags&post=5208"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}