{"id":5178,"date":"2012-01-03T08:00:00","date_gmt":"2012-01-03T07:00:00","guid":{"rendered":"https:\/\/wp.muchomaas.com\/le-plaisir-d-enseigner-n-est-plus5178\/"},"modified":"2012-01-03T08:00:00","modified_gmt":"2012-01-03T07:00:00","slug":"le-plaisir-d-enseigner-n-est-plus5178","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/archives.regards.fr\/?p=5178","title":{"rendered":"Le plaisir d&#8217;enseigner n&#8217;est plus au rendez-vous"},"content":{"rendered":"<p class=\"post_excerpt\">\n<h2> <em>Enseignant, un m\u00e9tier en mutation<\/em> . <\/h2>\n<p> \u00ab<em>L&#8217;\u00e9cole est devenue un domaine o\u00f9 l&#8217;autre est consid\u00e9r\u00e9 comme ennemi<\/em>\u00bb. Une tribune de Cl\u00e9mentine (pseudo) avec la complicit\u00e9 de deux de ses coll\u00e8gues, qui t\u00e9moignent de leur quotidien d&#8217;enseignantes de la r\u00e9gion parisienne.<\/p>\n<p>Enseignante d&#8217;histoire-g\u00e9ographie dans une cit\u00e9 scolaire parisienne, j&#8217;ai chaque matin la naus\u00e9e d&#8217;aller travailler. L&#8217;institution scolaire m&#8217;appara\u00eet comme un rouleau compresseur, une machine \u00e0 broyer de l&#8217;humain. Le plaisir d&#8217;enseigner n&#8217;est plus au rendez-vous et les semaines de travail s&#8217;alourdissent.<\/p>\n<p>L&#8217;emploi du temps varie chaque ann\u00e9e, le mien cette ann\u00e9e s&#8217;\u00e9tire sur toute la semaine. Ainsi  tous les jours, je suis au travail: en classe face aux \u00e9l\u00e8ves ou \u00e0 la maison \u00e0 corriger des copies et \u00e0 pr\u00e9parer les cours. <strong>Un mauvais emploi du temps empi\u00e8te sur la vie priv\u00e9e et agit comme un prisme \u00e0 travers lequel appara\u00eet tout ce qui est insupportable dans l\u2019institution<\/strong>. A cause des r\u00e9formes et du manque de moyens, nous avons perdu une heure d&#8217;enseignement d\u2019histoire-g\u00e9ographie en classe de seconde. Cette heure permettait de travailler en groupe et \u00e9tait un temps pr\u00e9cieux consacr\u00e9 \u00e0 l&#8217;apprentissage des m\u00e9thodes, \u00e0 la r\u00e9flexion collective sur certaines probl\u00e9matiques, \u00e0 l&#8217;approche des difficult\u00e9s individuelles. Ce changement intervient alors que les \u00e9l\u00e8ves orient\u00e9s en S passeront l\u2019\u00e9preuve d\u2019histoire \u2013g\u00e9ographie l\u2019ann\u00e9e prochaine et ont donc un an de moins pour pr\u00e9parer le baccalaur\u00e9at. Enseignant dans deux classes de seconde, pour compenser cette perte de deux heures, je me retrouve avec une classe de plus par rapport \u00e0 l&#8217;an pass\u00e9. <strong>Et une heure suppl\u00e9mentaire m&#8217;a \u00e9t\u00e9 impos\u00e9e pour enseigner l\u2019\u00c9ducation Civique Juridique et Sociale, mati\u00e8re pour laquelle je n&#8217;ai pas \u00e9t\u00e9 form\u00e9e et qui demande des connaissances particuli\u00e8res que je n&#8217;ai pas.<\/strong> Il est vrai aussi que malgr\u00e9 mes connaissances et mon exp\u00e9rience, je souffre d\u2019enseigner l&#8217;histoire-g\u00e9ographie tellement les programmes ont perdu du sens et v\u00e9hiculent une id\u00e9ologie qui n&#8217;est pas la mienne. Par exemple, vanter la puissance de l&#8217;Union europ\u00e9enne \u00absociale et solidaire\u00bb par les temps qui courent rel\u00e8ve du d\u00e9fi et \u00e0 de quoi indigner&#8230; Je dois aussi pr\u00e9parer mes \u00e9l\u00e8ves de troisi\u00e8me \u00e0 l&#8217;Histoire des Arts puisqu&#8217;ils passeront un examen oral en mai; une \u00e9preuve qui a fait son apparition l&#8217;an dernier et pour laquelle nous avons d\u00fb improviser faute de directives. En mai, il sera \u00e9galement question du \u00ablivret de comp\u00e9tences\u00bb \u00e0 remplir pour chaque coll\u00e9gien, selon une grille qui permet d\u2019\u00e9valuer les comp\u00e9tences acquises et de juger des attitudes. Classe suppl\u00e9mentaire, heure suppl\u00e9mentaire, disciplines suppl\u00e9mentaires&#8230; la charge s&#8217;alourdit! Mais devant la direction, les coll\u00e8gues, les \u00e9l\u00e8ves et les parents, il faut continuer \u00e0 faire bonne figure.<\/p>\n<p>Convaincue que l&#8217;\u00e9cole doit s&#8217;ouvrir au monde, j&#8217;ai mont\u00e9 de nombreux projets qui me permettaient de d\u00e9couvrir les \u00e9l\u00e8ves sous des aspects diff\u00e9rents et de respirer. Aujourd&#8217;hui, j&#8217;ai lanc\u00e9 un modeste projet pour une classe de sixi\u00e8me et envisage un \u00e9change culturel avec un lyc\u00e9e \u00e9tranger. Mais toute sortie n\u00e9cessite une d\u00e9marche administrative de plus en plus lourde. <strong>Nous devons justifier et expliquer nos d\u00e9marches et ce pour une nouvelle et simple raison: les actions sont inscrites \u00e0 notre dossier et comptabilis\u00e9es pour l&#8217;\u00e9valuation de notre travail par le chef d&#8217;\u00e9tablissement. L&#8217;objectif a chang\u00e9: il ne s&#8217;agit plus de travailler pour les \u00e9l\u00e8ves, mais de se faire bien voir par sa direction. Dans ces conditions, la concurrence entre coll\u00e8gues est lanc\u00e9e<\/strong>. Il y a ceux qui multiplient les projets et dont le travail est valoris\u00e9, et les autres.<br \/>\nEt les coll\u00e8gues sont fatigu\u00e9s, inquiets. Les stagiaires s&#8217;\u00e9puisent \u00e0 travailler \u00e0 temps plein. Les vacataires s&#8217;inqui\u00e8tent de la fin de leur contrat. Certains nous demandent des conseils, mais nous disposons de peu de temps pour les aider \u00e0 faire face, trop bouscul\u00e9s par les cours qui se succ\u00e8dent et les t\u00e2ches \u00e0 accomplir. La majorit\u00e9 des coll\u00e8gues composent avec toutes les nouvelles exigences du syst\u00e8me, mais sans conviction aucune.<\/p>\n<p>Il en va de m\u00eame pour les \u00e9l\u00e8ves. Ils arrivent en cours et repartent sans que nous ayons le temps de les rencontrer.<br \/>\nAu lyc\u00e9e, a \u00e9t\u00e9 \u00e9tabli \u00abl&#8217;accompagnement personnalis\u00e9\u00bb. Deux professeurs se partagent une heure hebdomadaire pour \u00abaccompagner\u00bb les \u00e9l\u00e8ves. Cette heure est utilis\u00e9e pour travailler l&#8217;\u00e9crit ou l&#8217;expression orale, et parfois pour entamer un dialogue individuel. Mais le temps manque et les difficult\u00e9s de chacun s&#8217;accumulent. Je ne veux pas me joindre au ch\u0153ur de ceux qui pensent que le niveau baisse, mais je constate que la motivation n&#8217;est plus l\u00e0. <strong>Les \u00e9l\u00e8ves ne travaillent plus ou de moins en moins. Ils savent qu&#8217;ils passeront dans la classe sup\u00e9rieure, l&#8217;\u00e9cole n&#8217;a pas grand-chose d&#8217;autre \u00e0 leur proposer ou \u00e0 leur imposer. L&#8217;absent\u00e9isme et les retards font des ravages. Il m&#8217;arrive d\u2019avoir des difficult\u00e9s \u00e0 travailler \u00e0 cause de leur comportement<\/strong>. Alors que j&#8217;aurais encore la volont\u00e9 de leur transmettre des connaissances et des outils de r\u00e9flexion, je dois lutter contre les bavardages et les t\u00e9l\u00e9phones mobiles constamment en marche. Capter leur attention n\u00e9cessite des tr\u00e9sors d&#8217;imagination et des d\u00e9tours. Moins ils travaillent, plus nous devons produire d&#8217;efforts et varier les exercices. Parmi les difficult\u00e9s de travailler, ce qu\u2019on remarque tous avec les \u00e9l\u00e8ves de seconde cette ann\u00e9e, c\u2019est leur paralysie face \u00e0 l\u2019\u00e9crit: grande difficult\u00e9 \u00e0 lire un texte, m\u00eame silencieusement, grande difficult\u00e9 \u00e0 saisir un stylo et \u00e0 \u00e9crire. Ces r\u00e9ticences s\u2019estompent devant un \u00e9cran (les r\u00e9ticences mais pas forc\u00e9ment les difficult\u00e9s, au moins ils sont actifs). Nous sommes face \u00e0 des \u00e9l\u00e8ves qui appartiennent d\u00e9j\u00e0 \u00e0 un autre monde, une autre civilisation, avec des valeurs de rapidit\u00e9, d\u2019absence de r\u00e9flexion, d\u2019utilitarisme (on ne fait que le strict minimum pour r\u00e9pondre \u00e0 la question, le reste \u00abne sert \u00e0 rien\u00bb, \u00abon s\u2019en fiche\u00bb). Comment allons-nous nous adapter \u00e0 ce changement profond? Doit-on s\u2019adapter? <strong>Toujours est-il que les valeurs que nous portons ne sont plus celles valoris\u00e9es par la soci\u00e9t\u00e9<\/strong>.<br \/>\nAu coll\u00e8ge, les \u00abbons\u00bb \u00e9l\u00e8ves sont plut\u00f4t attentionn\u00e9s mais sont sous tension. Ils calculent constamment leur moyenne et comparent leurs r\u00e9sultats au d\u00e9triment du plaisir d\u2019apprendre et de la solidarit\u00e9 entre eux, l\u2019objectif \u00e9tant d\u2019aller dans \u00abun bon lyc\u00e9e\u00bb ensuite. Ceux qui me pr\u00e9occupent beaucoup sont ceux en grande difficult\u00e9. Agit\u00e9s, provocateurs ou compl\u00e8tement effac\u00e9s, je n&#8217;ai pas les moyens de m&#8217;occuper d&#8217;eux comme il faudrait. Le machisme et le m\u00e9pris d&#8217;un certain nombre d&#8217;adolescents en \u00e9chec me heurtent et entra\u00eenent de nombreux conflits qui empi\u00e8tent sur le temps d&#8217;apprentissage. Je fais partie des enseignants qui n&#8217;h\u00e9sitent pas \u00e0 r\u00e9diger des rapports disciplinaires (encore une charge suppl\u00e9mentaire) alors que d&#8217;autres estiment qu&#8217;il s&#8217;agit l\u00e0 d&#8217;un aveu de faiblesse que la direction pourrait utiliser contre eux. <strong>J&#8217;ai r\u00e9dig\u00e9 de nombreux rapports concernant un \u00e9l\u00e8ve qui entre autres choses m&#8217;avait jet\u00e9 des projectiles notamment des pr\u00e9servatifs (non usag\u00e9s!) pendant que j&#8217;\u00e9crivais au tableau. J&#8217;ai appris \u00e0 cette occasion que certains coll\u00e8gues subissaient cela de sa part depuis longtemps en silence.<\/strong> Le dialogue avec les filles semble plus ais\u00e9. Dans une classe difficile, elles sont souvent v\u00eatues et maquill\u00e9es de fa\u00e7on outranci\u00e8re; leur vocabulaire heurte par sa grossi\u00e8ret\u00e9.  Je les interpelle sur leur dignit\u00e9 et la f\u00e9minit\u00e9, et essaie d&#8217;\u00e9laborer des strat\u00e9gies pour leur faire d\u00e9passer quelques-unes de leurs difficult\u00e9s. Ni \u00e9ducatrice ni assistante sociale, j&#8217;essaie de composer avec le public que j&#8217;ai pour faire passer quelques connaissances. Ainsi Cindy a un point de plus si elle pense \u00e0 conjuguer sujet et verbe dans ses contr\u00f4les, Jessy apprend \u00e0 tenir son cahier. Elles ont toutes les deux seize ans et ont \u00abbeaucoup d\u00e9conn\u00e9 avant\u00bb comme elles disent pour expliquer qu&#8217;elles soient quasiment illettr\u00e9es en troisi\u00e8me. Elles sont aussi et surtout de milieu d\u00e9favoris\u00e9, se tra\u00eenent des histoires familiales insens\u00e9es. Une coll\u00e8gue veut ignorer les difficult\u00e9s des \u00e9l\u00e8ves \u00abn&#8217;\u00e9tant pas M\u00e8re Th\u00e9r\u00e9sa\u00bb et esp\u00e8re qu&#8217;\u00e0 force de sanctions disciplinaires, nous allons exclure tous les cas lourds. Elle n&#8217;est pas seule \u00e0 penser que la solution passe par l&#8217;exclusion. Face aux difficult\u00e9s du m\u00e9tier, chacun se prot\u00e8ge comme il peut.<\/p>\n<p>La semaine derni\u00e8re, je n&#8217;ai pas vraiment su me prot\u00e9ger face aux parents. Lors de ces rencontres parents-professeurs (trois heures de r\u00e9union \u00e0 deux reprises qui ont alourdi la semaine apr\u00e8s les conseils de classe), la mis\u00e8re des uns et l&#8217;arrogance des autres m&#8217;ont assomm\u00e9e. <strong>Graves probl\u00e8mes de sant\u00e9, ch\u00f4mage, s\u00e9parations, probl\u00e8mes de logement, etc. sont expos\u00e9s pour excuser les mauvais r\u00e9sultats des enfants. Des parents qui esp\u00e8rent que nous trouverons des solutions pour l&#8217;avenir, qui s&#8217;engagent \u00e0 \u00eatre plus vigilants&#8230; et qui sont tellement d\u00e9pass\u00e9s!<\/strong> Cette d\u00e9tresse sociale c\u00f4toie l&#8217;arrogance des parents pour qui la vie est plus cl\u00e9mente. Ces derniers exigent des explications sur ce qui se fait en classe et demandent des comptes. A les entendre, la p\u00e9dagogie n&#8217;est pas affaire de sp\u00e9cialistes, mais appartient \u00e0 tous. Pour cette raison, il faut que les professeurs tiennent leur cahier de textes \u00e9lectronique et communiquent les notes en ligne (encore des heures de travail suppl\u00e9mentaires). Trop de notes, pas assez de notes, trop de travail \u00e0 la maison, pas assez de travail \u00e0 la maison, trop de sorties, pas assez de sorties, une progression trop lente ou trop rapide&#8230; et des comparaisons avec ce qui se fait dans les autres classes, ailleurs, ou ce qui se faisait jadis. <strong>Bref, notre travail d&#8217;enseignant est devenu objet de consommation et les parents avertis peuvent tout revendiquer et exiger aupr\u00e8s du chef d&#8217;\u00e9tablissement qui utilisera ces exigences parentales comme un des filtres de l&#8217;\u00e9valuation de notre travail<\/strong>.<\/p>\n<p>L&#8217;\u00e9cole est devenue un domaine o\u00f9 l&#8217;autre est consid\u00e9r\u00e9 comme ennemi. <strong>Le chef d&#8217;\u00e9tablissement juge, \u00e9value et se constitue une client\u00e8le parmi les professeurs afin de r\u00e9pondre aux exigences de parents-consommateurs<\/strong>. Les coll\u00e8gues sont mis en concurrence. Des \u00e9l\u00e8ves menacent d\u2019exploser ou sont consommateurs d&#8217;un savoir \u00e0 acqu\u00e9rir au moindre effort. Les parents ont pour ainsi dire remplac\u00e9 les inspecteurs, les comp\u00e9tences en moins et les contradictions en plus. Bien s\u00fbr malgr\u00e9 des semaines surcharg\u00e9es de travail et de tensions, nous arrivons encore \u00e0 fonctionner et \u00e0 nous rencontrer les uns les autres\u2026mais jusqu&#8217;\u00e0 quand?<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<h2> <em>Enseignant, un m\u00e9tier en mutation<\/em> . <\/h2>\n<p> \u00ab<em>L&#8217;\u00e9cole est devenue un domaine o\u00f9 l&#8217;autre est consid\u00e9r\u00e9 comme ennemi<\/em>\u00bb. 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