{"id":5065,"date":"2011-10-26T16:00:00","date_gmt":"2011-10-26T14:00:00","guid":{"rendered":"https:\/\/wp.muchomaas.com\/bertrand-bonello-la-mere5065\/"},"modified":"2023-06-23T23:09:43","modified_gmt":"2023-06-23T21:09:43","slug":"bertrand-bonello-la-mere5065","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/archives.regards.fr\/?p=5065","title":{"rendered":"Bertrand Bonello: \u00ab La m\u00e8re maquerelle est double \u00bb"},"content":{"rendered":"<p class=\"post_excerpt\">\u00c9chappant aux chausse-trappes de la reconstitution historique tout en<br \/>\n\u00e9tant tr\u00e8s fid\u00e8le \u00e0 la r\u00e9alit\u00e9 des maisons closes du d\u00e9but du si\u00e8cle dernier, <em>L\u2019Apollonide<\/em>, de Bertrand Bonello, op\u00e8re des envol\u00e9es bouleversantes vers<br \/>\nle contemporain. C\u2019est dans cet espace-temps que se situe ce film opiac\u00e9.<\/p>\n<p>La maison est close mais ostensiblement ouverte<br \/>\nsur la charni\u00e8re entre le XIXe et le XXe si\u00e8cle. <em>L\u2019Apollonide<\/em>,<br \/>\ncinqui\u00e8me long-m\u00e9trage de Bertrand Bonello,<br \/>\na quelque chose d\u2019organique. Ici, la chair<br \/>\nest triste. Ce bordel imaginaire, situ\u00e9 rue de Richelieu \u00e0 Paris,<br \/>\nabrite un groupe de femmes partag\u00e9es entre leur quotidien<br \/>\nprofessionnel et leur intimit\u00e9 commune, le tout r\u00e9gent\u00e9 par<br \/>\nune m\u00e8re maquerelle camp\u00e9e par No\u00e9mie Lvovsky. Rencontre<br \/>\navec le r\u00e9alisateur.<\/p>\n<h2>Sexualit\u00e9s<\/h2>\n<p>La sexualit\u00e9 est pr\u00e9sente dans tous mes films, mais elle<br \/>\nvient toujours d\u2019autre chose ; dans <em>Tiresia<\/em>, ce qui m\u2019int\u00e9ressait,<br \/>\nce n\u2019\u00e9tait pas le transsexuel mais le mythe de Tir\u00e9sias<br \/>\naujourd\u2019hui ; dans <em>Le Pornographe<\/em>, c\u2019\u00e9tait le personnage de<br \/>\nJean-Pierre L\u00e9aud et le rapport qu\u2019il a \u00e0 son fils \u2013 davantage<br \/>\nce qu\u2019est un pornographe dans la vie que la sexualit\u00e9 dans la<br \/>\npornographie. Dans <em>L\u2019Apollonide<\/em>, c\u2019\u00e9tait plut\u00f4t le groupe de<br \/>\nfemmes confront\u00e9es \u00e0 l\u2019enfermement. Il n\u2019y a pas de sc\u00e8nes<br \/>\nsexuelles classiques dans ce bordel. Je voulais que la maison<br \/>\nclose soit un th\u00e9\u00e2tre et les prostitu\u00e9es, des actrices, d\u2019o\u00f9<br \/>\nla sc\u00e8ne de la geisha et de la poup\u00e9e. Qu\u2019y a-t-il derri\u00e8re le<br \/>\nd\u00e9guisement ? \u00c0 quoi acc\u00e8de-t-on ? Ce sont ces questions<br \/>\nqui me passionnent.<\/p>\n<h2>Pasolini, un corps, un esprit<\/h2>\n<p>Pasolini m\u2019a tellement marqu\u00e9 que, depuis que je l\u2019ai d\u00e9couvert,<br \/>\nil n\u2019a cess\u00e9 de m\u2019habiter ; je n\u2019aime pas que son cin\u00e9ma, j\u2019aime l\u2019homme au complet, sa mesure intellectuelle et po\u00e9tique,<br \/>\nle th\u00e9\u00e2tre, le roman, peu importe, m\u00eame si je pense que<br \/>\nc\u2019est cin\u00e9matographiquement et journalistiquement qu\u2019il est<br \/>\nle meilleur. Pourquoi s\u2019est-il ouvert \u00e0 diff\u00e9rents arts ? C\u2019est<br \/>\nqu\u2019il a tr\u00e8s peu de choses \u00e0 dire. Il a une vision politique du<br \/>\ncorps. Il ne s\u00e9pare jamais le corps de l\u2019esprit. Parler du corps,<br \/>\nc\u2019\u00e9tait aussi parler de l\u2019esprit, ce qu\u2019on retrouve chez un Cronenberg<br \/>\n: comment les transformations du corps affectent<br \/>\nl\u2019identit\u00e9. Ce qui me fascine chez Pasolini, c\u2019est qu\u2019il est \u00e0<br \/>\nla fois un cin\u00e9aste du discours et un cin\u00e9aste de la po\u00e9sie,<br \/>\nson cerveau est parfois proche d\u2019un ordinateur tant il est pr\u00e9cis,<br \/>\nanalytique, et en m\u00eame temps, sa sensibilit\u00e9 est inou\u00efe.<br \/>\n\u00c0 l\u2019\u00e9poque, la pens\u00e9e politique pouvait \u00eatre dite de cette<br \/>\nmani\u00e8re-l\u00e0.<\/p>\n<h2>F\u00e9ministe ?<\/h2>\n<p><em>L\u2019Apollonide<\/em> est consid\u00e9r\u00e9 par beaucoup comme un film f\u00e9ministe.<br \/>\nJe n\u2019aborde jamais les choses par th\u00e8me, car le th\u00e8me<br \/>\npeut rester la seule chose visible mais faire dispara\u00eetre tout<br \/>\nle film. Je ne pars jamais avec de grandes id\u00e9es, de grandes<br \/>\nintentions, ce qui ne m\u2019emp\u00eache pas de vouloir porter des<br \/>\nprojets ambitieux. Ce qui est s\u00fbr, c\u2019est que j\u2019ai voulu rester<br \/>\npr\u00e8s de ces femmes, et n\u2019ai pas cherch\u00e9 \u00e0 filmer les hommes ;<br \/>\nils sont l\u00e0, dans la pi\u00e8ce, dans le d\u00e9cor.<br \/>\nIl n\u2019y a que deux moments o\u00f9 il y<br \/>\na des champs-contrechamps, mais<br \/>\nsinon seule la fille est au centre du<br \/>\ncadre ; l\u2019homme est toujours \u00e0 c\u00f4t\u00e9.<br \/>\nM\u00eame lors de la discussion o\u00f9 un<br \/>\nclient confie \u00e0 la m\u00e8re maquerelle<br \/>\nqu\u2019il ne veut pas rentrer chez lui, son<br \/>\npersonnage est trois-quarts dos,<br \/>\nalors qu\u2019elle est trois-quarts face.<br \/>\nLes maisons closes \u00e9taient aussi<br \/>\nun lieu social, certains hommes ne<br \/>\nmontaient m\u00eame pas pour avoir un<br \/>\nrapport sexuel, ils venaient boire un<br \/>\nverre, discuter avec leurs copains,<br \/>\ncomme dans un club anglais. Ces<br \/>\nconversations masculines sont devenues<br \/>\nun simple fond sonore.<\/p>\n<h2>Les sc\u00e8nes fondatrices<\/h2>\n<p>Quand je travaille sur un film, je<br \/>\ncommence \u00e0 prendre des notes,<br \/>\net je fais une version o\u00f9 je mets ce que j\u2019appelle les sc\u00e8nes fondatrices, non celles qui vont fonder<br \/>\nle r\u00e9cit en termes de dramaturgie mais plut\u00f4t en termes<br \/>\nde d\u00e9sir de cin\u00e9ma. Le processus \u00e9tant tr\u00e8s long, jalonn\u00e9 de<br \/>\nprobl\u00e8mes, de chutes de confiance, il m\u2019arrive de revenir \u00e0<br \/>\ncette version. Le sc\u00e9nario bouge beaucoup, de nombreuses<br \/>\nchoses \u00e9voluent, mais jamais les sc\u00e8nes fondatrices qui<br \/>\nstructurent mon propre rapport au film. La sc\u00e8ne du r\u00eave<br \/>\navec les larmes de sperme \u00e9tait pr\u00e9sente d\u00e8s le d\u00e9but. Ainsi<br \/>\nque la sc\u00e8ne traumatique de la d\u00e9figuration qui se remet en<br \/>\nplace, se reformate au cours du film, et celle des filles qui<br \/>\ndansent sur <em>Nights in White Satin<\/em> des Moody Blues en pleurant,<br \/>\nou qui mangent un pot-au-feu de mani\u00e8re extr\u00eamement<br \/>\nvorace. Je ne me suis pas int\u00e9ress\u00e9 \u00e0 la reconstitution au<br \/>\nsens mus\u00e9al du terme \u2013 cela me terrifie et j\u2019ai tout fait pour<br \/>\nne pas tomber dans le folklore, Titis parisiens, Moulin rouge,<br \/>\netc. J\u2019ai plut\u00f4t travaill\u00e9 en termes de d\u00e9tails, de reconstitution<br \/>\nde gestes ; comment les filles mangent, comment elles se<br \/>\nbrossent les dents apr\u00e8s une fellation. Pour moi, cela est du<br \/>\npr\u00e9sent pur.<\/p>\n<h2>Le poids des choses<\/h2>\n<p>On a squatt\u00e9 un ch\u00e2teau en banlieue parisienne qu\u2019on a<br \/>\ntransform\u00e9 en studio sauf que ce sont des vraies pierres.<br \/>\nIl y a deux mani\u00e8res de r\u00e9ussir un film en studio, ou jouer<br \/>\ntotalement l\u2019artifice, comme peut le faire Alain Resnais par<br \/>\nexemple, et l\u00e0, \u00e7a peut \u00eatre tr\u00e8s beau, ou alors il faut que tout<br \/>\nsoit parfait, les murs, les fausses patines, il faut un savoir-faire<br \/>\nque nous n\u2019avons pas vraiment en France. Pour ce film, je me<br \/>\nsuis beaucoup interrog\u00e9 sur le poids des choses. Que les<br \/>\nassiettes soient lourdes\u2026 En effet, quand un acteur descend<br \/>\nun escalier en pierre, il ne le descend pas de la m\u00eame fa\u00e7on<br \/>\nqu\u2019un escalier de d\u00e9cor. Il y a de la couche sous les costumes<br \/>\ndes filles\u2026 La nuit, elles sont droites, le jour, sans leur corset,<br \/>\nelles sont beaucoup plus affal\u00e9es,<br \/>\nelles laissent tomber quelque<br \/>\nchose\u2026 Je me suis inspir\u00e9 de<br \/>\nlivres, d\u2019archives de la police et de<br \/>\ntableaux pour les d\u00e9tails, les objets.<br \/>\nCe huis clos fait du d\u00e9cor le personnage<br \/>\nprincipal, le squelette de<br \/>\ncette chair. C\u2019est la deuxi\u00e8me fois<br \/>\nque je fais un film dans un d\u00e9cor<br \/>\nunique, et j\u2019ai vraiment veill\u00e9 \u00e0 ce<br \/>\nque cela ne fasse pas th\u00e9\u00e2tral, en<br \/>\ntravaillant notamment sur la circulation.<br \/>\nQuand on n\u2019a plus de rapport<br \/>\navec l\u2019ext\u00e9rieur, avec le r\u00e9el, tout<br \/>\ndevient possible. La maison devient<br \/>\nune sorte de cerveau.<\/p>\n<h2>1900<\/h2>\n<p>Entre la Commune et la premi\u00e8re<br \/>\nguerre mondiale, quelque chose<br \/>\nde tr\u00e8s important s\u2019est jou\u00e9 sur le<br \/>\nplan sensitif, visuel. Un cr\u00e9puscule<br \/>\net une aube. Une mani\u00e8re de voir<br \/>\nle monde, de le penser, s\u2019ach\u00e8ve,<br \/>\nune autre commence : on a fini le<br \/>\nxixe si\u00e8cle en pensant que le xxe<br \/>\nserait sans guerre, sans maladie,<br \/>\nalors qu\u2019il s\u2019est av\u00e9r\u00e9 le si\u00e8cle le<br \/>\nplus fou et le plus incontr\u00f4lable de<br \/>\nl\u2019histoire de l\u2019humanit\u00e9. Technologiquement,<br \/>\nl\u2019arriv\u00e9e du t\u00e9l\u00e9phone, de<br \/>\nl\u2019\u00e9lectricit\u00e9 a tout chang\u00e9. Le t\u00e9l\u00e9phone,<br \/>\nil sonne et vous accourez,<br \/>\n\u00e9crivait un journaliste de l\u2019\u00e9poque.<br \/>\nL\u2019\u00e9lectricit\u00e9 a une part importante<br \/>\ndans le parti pris visuel du film. Jos\u00e9e<br \/>\nDeshaies, la chef-op\u00e9ratrice, a<br \/>\ntenu \u00e0 cette id\u00e9e que je trouve tr\u00e8s<br \/>\nbelle. L\u2019\u00e9lectricit\u00e9 est arriv\u00e9e dans<br \/>\nles salons, mais pas encore dans<br \/>\nles chambres de bonne ; plus on<br \/>\nmonte, moins c\u2019est \u00e9clair\u00e9 ; en bas,<br \/>\nil n\u2019y a que des lampes, au milieu, un m\u00e9lange de lampes et de bougies et en haut, des bougies<br \/>\net des lampes \u00e0 p\u00e9trole. Cela dit quelque chose sur les rapports<br \/>\nde classe.<\/p>\n<h2><em>Split screens<\/em> et miroirs<\/h2>\n<p>Il y avait beaucoup de moments auxquels je tenais dans le<br \/>\nfilm qui \u00e9taient des moments de passage du temps, des<br \/>\nmoments de rien, que j\u2019avais envie de regrouper dans ces<br \/>\nsplit screens (\u00e9crans divis\u00e9s). Comme on est dans un espace<br \/>\nclos, qu\u2019on ne sort jamais, ce travail sur la simultan\u00e9it\u00e9 fait<br \/>\nrespirer l\u2019ensemble. On voit rarement des split screens au<br \/>\ncin\u00e9ma en dehors des sc\u00e8nes d\u2019action. Ces split screens, qui<br \/>\nne montrent rien, me rappellent les cam\u00e9ras de surveillance.<br \/>\nCe film \u00e9tant aussi un film de prison, l\u2019id\u00e9e d\u2019une cam\u00e9ra de<br \/>\nsurveillance a un sens. Il y a des miroirs sans tain, qui permettaient<br \/>\nde surveiller ce qui se passait et de recevoir des<br \/>\nvoyeurs. De vrais miroirs permettaient \u00e0 la m\u00e8re maquerelle<br \/>\nde tout voir, de tout surveiller.<\/p>\n<p>La m\u00e8re maquerelle est double, elle a la duret\u00e9 de la n\u00e9gri\u00e8re<br \/>\net en m\u00eame temps beaucoup de bienveillance, c\u2019est ce qui<br \/>\nm\u2019a pouss\u00e9 vers une com\u00e9dienne comme No\u00e9mie Lvovsky.<\/p>\n<h2>Enfance<\/h2>\n<p><em>L\u2019Apollonide<\/em>, c\u2019est le nom de ma<br \/>\nmaison d\u2019enfance \u00e0 Nice, que mon<br \/>\ngrand-p\u00e8re avait fait construire \u00e0<br \/>\nNice dans les ann\u00e9es 1910. Il avait<br \/>\neu \u00e9norm\u00e9ment d\u2019enfants et quand<br \/>\nmon p\u00e8re a rachet\u00e9 la maison, \u00e9tant<br \/>\nmoi-m\u00eame enfant unique, il y avait<br \/>\nbeaucoup de chambres libres,<br \/>\net mon p\u00e8re invitait des artistes,<br \/>\naccueillait des peintres, des \u00e9crivains.<br \/>\nJ\u2019ai un rapport tr\u00e8s particulier<br \/>\n\u00e0 cette \u00e9poque, aux ann\u00e9es 1970.<br \/>\nJ\u2019\u00e9prouve une certaine nostalgie<br \/>\npour ce m\u00e9lange d\u2019intelligence, de<br \/>\nlibert\u00e9 et de f\u00eate, qui caract\u00e9rise<br \/>\nle milieu dans lequel j\u2019ai grandi. Je<br \/>\npense que c\u2019est un lieu apr\u00e8s lequel<br \/>\nje cours, mais qui n\u2019aurait plus de<br \/>\nsens aujourd\u2019hui.<div id='gallery-1' class='gallery galleryid-5065 gallery-columns-3 gallery-size-thumbnail'><figure class='gallery-item'>\n\t\t\t<div class='gallery-icon landscape'>\n\t\t\t\t<a href='https:\/\/archives.regards.fr\/wp-content\/uploads\/2011\/10\/closes-03a.jpg'><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" width=\"150\" height=\"150\" src=\"https:\/\/archives.regards.fr\/wp-content\/uploads\/2011\/10\/closes-03a-150x150.jpg\" class=\"attachment-thumbnail size-thumbnail\" alt=\"Bertrand Bonello: \u00ab La m\u00e8re maquerelle est double \u00bb\" aria-describedby=\"gallery-1-15543\" \/><\/a>\n\t\t\t<\/div>\n\t\t\t\t<figcaption class='wp-caption-text gallery-caption' id='gallery-1-15543'>\n\t\t\t\tBertrand Bonello: \u00ab La m\u00e8re maquerelle est double \u00bb\n\t\t\t\t<\/figcaption><\/figure><figure class='gallery-item'>\n\t\t\t<div class='gallery-icon landscape'>\n\t\t\t\t<a href='https:\/\/archives.regards.fr\/wp-content\/uploads\/2011\/10\/closeb-5e2.jpg'><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" width=\"150\" height=\"122\" src=\"https:\/\/archives.regards.fr\/wp-content\/uploads\/2011\/10\/closeb-5e2-150x122.jpg\" class=\"attachment-thumbnail size-thumbnail\" alt=\"Bertrand Bonello: \u00ab La m\u00e8re maquerelle est double \u00bb\" aria-describedby=\"gallery-1-15544\" \/><\/a>\n\t\t\t<\/div>\n\t\t\t\t<figcaption class='wp-caption-text gallery-caption' id='gallery-1-15544'>\n\t\t\t\tBertrand Bonello: \u00ab La m\u00e8re maquerelle est double \u00bb\n\t\t\t\t<\/figcaption><\/figure><figure class='gallery-item'>\n\t\t\t<div class='gallery-icon landscape'>\n\t\t\t\t<a href='https:\/\/archives.regards.fr\/wp-content\/uploads\/2011\/10\/closec-634.jpg'><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" width=\"80\" height=\"55\" src=\"https:\/\/archives.regards.fr\/wp-content\/uploads\/2011\/10\/closec-634.jpg\" class=\"attachment-thumbnail size-thumbnail\" alt=\"Bertrand Bonello: \u00ab La m\u00e8re maquerelle est double \u00bb\" aria-describedby=\"gallery-1-15545\" \/><\/a>\n\t\t\t<\/div>\n\t\t\t\t<figcaption class='wp-caption-text gallery-caption' id='gallery-1-15545'>\n\t\t\t\tBertrand Bonello: \u00ab La m\u00e8re maquerelle est double \u00bb\n\t\t\t\t<\/figcaption><\/figure><figure class='gallery-item'>\n\t\t\t<div class='gallery-icon landscape'>\n\t\t\t\t<a href='https:\/\/archives.regards.fr\/wp-content\/uploads\/2011\/10\/close-6e5.jpg'><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" width=\"150\" height=\"150\" src=\"https:\/\/archives.regards.fr\/wp-content\/uploads\/2011\/10\/close-6e5-150x150.jpg\" class=\"attachment-thumbnail size-thumbnail\" alt=\"close.jpg\" \/><\/a>\n\t\t\t<\/div><\/figure>\n\t\t<\/div>\n<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>\u00c9chappant aux chausse-trappes de la reconstitution historique tout en<br \/>\n\u00e9tant tr\u00e8s fid\u00e8le \u00e0 la r\u00e9alit\u00e9 des maisons closes du d\u00e9but du si\u00e8cle dernier, <em>L\u2019Apollonide<\/em>, de Bertrand Bonello, op\u00e8re des envol\u00e9es bouleversantes vers<br \/>\nle contemporain. C\u2019est dans cet espace-temps que se situe ce film opiac\u00e9.<\/p>\n","protected":false},"author":572,"featured_media":15543,"comment_status":"open","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"_themeisle_gutenberg_block_has_review":false,"footnotes":""},"categories":[141],"tags":[299,293],"class_list":["post-5065","post","type-post","status-publish","format-standard","has-post-thumbnail","hentry","category-archives-web","tag-cinema","tag-entretien"],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/archives.regards.fr\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/5065","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/archives.regards.fr\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/archives.regards.fr\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/archives.regards.fr\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/users\/572"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/archives.regards.fr\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fcomments&post=5065"}],"version-history":[{"count":0,"href":"https:\/\/archives.regards.fr\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/5065\/revisions"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/archives.regards.fr\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/media\/15543"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/archives.regards.fr\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fmedia&parent=5065"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/archives.regards.fr\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fcategories&post=5065"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/archives.regards.fr\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Ftags&post=5065"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}