{"id":5019,"date":"2011-09-30T15:30:00","date_gmt":"2011-09-30T13:30:00","guid":{"rendered":"https:\/\/wp.muchomaas.com\/quand-la-somalie-a-faim-on-vole5019\/"},"modified":"2023-06-23T23:09:16","modified_gmt":"2023-06-23T21:09:16","slug":"quand-la-somalie-a-faim-on-vole5019","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/archives.regards.fr\/?p=5019","title":{"rendered":"Quand la Somalie a faim, on vole son poisson"},"content":{"rendered":"<p class=\"post_excerpt\">Longtemps pendant les \u00e9pisodes de s\u00e9cheresse, les produits de la mer ont constitu\u00e9 une ressource alimentaire alternative pour les somaliens. Mais depuis l\u2019\u00e9croulement de l\u2019Etat en 1991, les navires industriels europ\u00e9ens et asiatiques se sont ru\u00e9s sur les c\u00f4tes du pays. En toute ill\u00e9galit\u00e9 et non sans effets. Reportage \u00e0 Mogadiscio et \u00e0 Berbera en Somalie.<\/p>\n<p>Dans une pirogue en bois de 6 m de long, Hukun Husein Yussuf quitte Berbera, port somali dans le golfe d\u2019Aden. Hukun pilote et prend soin de sa jupe traditionnelle \u00e0 carreau pendant que, assis en tailleur, trois autres p\u00eacheurs hame\u00e7onnent des petites sardines qui vont servir d\u2019app\u00e2ts. La mer est calme, l&#8217;embarcation progresse vite, au loin, on devine encore les strates s\u00e9dimentaires horizontales des monts Surud Ad. D\u00e9j\u00e0 des thoniers-senneurs \u00e9trangers pointent sur la ligne d&#8217;horizon. \u00ab\u00a0<em>Ca c&#8217;est les y\u00e9m\u00e9nites, plus gros \u00e0 l&#8217;ouest ils sont espagnols<\/em>\u00a0\u00bb rapporte Hukun. A la t\u00eate du syndicat des p\u00eacheurs de Berbera, il explique que le Somaliland, r\u00e9gion automne du nord de la Somalie, n&#8217;a pas d&#8217;argent pour contr\u00f4ler ses 800 km de c\u00f4te. \u00ab\u00a0<em>Les deux tiers du poisson est pris de mani\u00e8re ill\u00e9gale par les \u00e9trangers<\/em>\u00bb insiste-t-il. <\/p>\n<p>Pourtant ici le poisson n\u2019est pas un sujet anecdotique\u00a0: \u00ab\u00a0<em>Principale source directe de prot\u00e9ines, il peut d\u00e9passer 50\u00a0% de la ration et contribue consid\u00e9rablement \u00e0 l\u2019autosuffisance alimentaire<\/em>\u00a0\u00bb explique Mathieu Doray, de l\u2019Ifremer. En Somalie, les produits de la mer ont souvent sauv\u00e9 la population de la famine. Durant les ann\u00e9es 1974-1975, on ne parlait pas encore de changements climatiques mais l\u2019absence de pluie avait d\u00e9j\u00e0 d\u00e9vast\u00e9 l\u2019\u00e9conomie pastorale somalienne. Avec l\u2019aide de l\u2019URSS, le gouvernement de Siad Barre a alors d\u00e9plac\u00e9 pr\u00e8s de 90 000 personnes vers des coop\u00e9ratives de p\u00eaches. Soutenu par le bloc sovi\u00e9tique depuis son coup d\u2019\u00e9tat de 1969, Siad Barre promeut \u00e0 l\u2019\u00e9poque le \u00ab\u00a0socialisme scientifique\u00a0\u00bb et Moscou lui envoie des chalutiers modernes. Le dictateur somalien impose aussi des jours o\u00f9 seul le poisson peut \u00eatre consomm\u00e9 et fait construire une grande conserverie \u00e0 Laas Qoray, dans l\u2019actuel Somaliland. B\u00e9n\u00e9ficiant des eaux parmi les plus poissonneuses du monde, l\u2019industrie fait un bon consid\u00e9rable, en d\u00e9pit des limites qui d\u00e9coulent du mod\u00e8le de production collectiviste communiste. Lorsque les soviets quittent la Somalie en 1978, l\u2019industrie du poisson est support\u00e9e \u00e0 son tour par l\u2019Italie, souhaitant garder un peu d\u2019influence dans son ancienne colonie, ind\u00e9pendante depuis 1960. <\/p>\n<h2>Eaux \u00e9puis\u00e9es<\/h2>\n<p>Aujourd\u2019hui alors que la famine fait rage dans le sud de la Somalie, mettre en place une strat\u00e9gie \u00e9conomique autour des produits de la mer s\u2019av\u00e8re difficile sans la moindre institution \u00e9tatique. Bien qu&#8217;\u00e9loign\u00e9e de 4\u00a0500\u00a0km de l&#8217;\u00e9picentre, la Somalie a aussi \u00e9t\u00e9 d\u00e9vast\u00e9e par <a href=\"http:\/\/fr.wikipedia.org\/wiki\/Tremblement_de_terre_du_26_d%C3%A9cembre_2004\">le tsunami du 26 d\u00e9cembre 2004<\/a>. Pourtant comme ailleurs, le parachutage de vivres n\u2019est pas une solution durable. Alors depuis avril le Comit\u00e9 International de la Croix Rouge a distribu\u00e9 des \u00e9quipements de p\u00eache \u00e0 8 000 personnes. \u00ab\u00a0<em>Il faut multiplier les alternatives concr\u00e8tes qui permettront aux somaliens de se reconstruire. En zone c\u00f4ti\u00e8re, le micro cr\u00e9dit peut permettre \u00e0 un p\u00eacheur de relancer son activit\u00e9<\/em>\u00a0\u00bb analyse \u00e0 Mogadiscio Tayeb Abdoun, de l&#8217;ONG Islamic Relief Worldwide. <\/p>\n<p>Encore faudrait-il que les eaux somaliennes ne soient pas \u00e9puis\u00e9es. Depuis deux d\u00e9cades, les navires de p\u00eache industriels europ\u00e9ens et asiatiques profitent du chaos de la guerre civile et p\u00e9n\u00e8trent ill\u00e9galement les eaux territoriales. Ici il n\u2019y a plus de police maritime pour faire respecter la l\u00e9gislation, alors on p\u00eache au pire sans licence, au mieux gr\u00e2ce \u00e0 des fausses autorisations d\u00e9livr\u00e9es par des compagnies mafieuses mont\u00e9es par des chefs de guerre somaliens. C\u2019est que rapporte Africa Analysis, un important fournisseur d\u2019informations strat\u00e9giques, au sujet de la soci\u00e9t\u00e9 de fran\u00e7aise COBRECAF, ou du g\u00e9ant espagnol PESCA NOVA, (parmi les premiers producteurs mondiaux de thons congel\u00e9 et en boite). A Kismayoo et \u00e0 Mogadiscio, le mot \u00ab\u00a0malai\u00a0\u00bb, poisson en somali, s\u2019entend quotidiennement sur les ondes des radios locales et de nombreux p\u00eacheurs d\u00e9noncent la disproportion \u00e9vidente des moyens techniques des embarcations \u00e9trang\u00e8res. \u00ab\u00a0<em>L\u2019ampleur des volumes p\u00each\u00e9s affecte les capacit\u00e9s de subsistance des somaliens, car les navires occidentaux pr\u00e9l\u00e8vent  en une nuit ce que les locaux attrapent en une ann\u00e9e<\/em> \u00bb analyse Roger Middleton du prestigieux institut d&#8217;analyses Chatham House. On entend par p\u00eache ill\u00e9gale la prise sans autorisation, l&#8217;utilisation de mat\u00e9riel interdit ou le non-respect des quotas et de la taille minimale des esp\u00e8ces pr\u00e9lev\u00e9s. Th\u00e9oriquement comme tous pays, la Somalie est r\u00e9gie par <a href=\"http:\/\/www.un.org\/french\/law\/los\/unclos\/closindx.htm\">le Droit de la Mer<\/a> et b\u00e9n\u00e9ficie d\u2019une zone \u00e9conomique exclusive (ZEE), un espace maritime \u00e0 200 milles marin (un milles marin vaut 1852 m\u00e8tres) des c\u00f4tes dans lequel Mogadiscio exerce des droits souverains en mati\u00e8re d&#8217;usage des ressources.<br \/>\nEn Somalie, la FAO estime qu\u2019annuellement 800 navires \u00e9trangers p\u00eachent pour une valeur marchande de 300 \u00e0 450 million de dollars, principalement du thon, des crevettes et des langoustes.<br \/>\nEn face, le gouvernement de transition somalien (TFG), qui a annonc\u00e9 r\u00e9cemment une feuille de route pour sortir de l&#8217;impasse politique, n\u2019a qu\u2019un budget global annuel de 100 millions de dollars et n\u2019a plus de marine militaire pour faire respecter ses droits maritimes tout au long de ses 3300 km de c\u00f4tes. <\/p>\n<h2>D\u00e9chets toxiques<\/h2>\n<p>Selon la \u201cSomali Fisheries Society\u201d et la \u201cSomalia Marine Resource Management\u201d, les bateaux \u00e9trangers utilisent des techniques d\u00e9sormais interdites dans le droit international comme les filets d\u00e9rivants et des petits maillages non s\u00e9lectifs. \u00ab\u00a0<em>Sans aucun contr\u00f4le, les pratiques des navires industriels entrainent rapidement l\u2019\u00e9puisement, voire la destruction des ressources marines.<\/em>\u00a0\u00bb s\u2019indigne Urtsa Castro, un biologiste de Bilbao, qui a embarqu\u00e9 \u00e0 plusieurs reprises \u00e0 bord de ces impressionnants navires de p\u00eache basques de l\u2019Oc\u00e9an Indien. Le volume des prises accessoires est \u00e9norme et quotidiennement un important rejet d\u2019esp\u00e8ces non commercialisables atteint les plages. Pourtant d\u00e9j\u00e0 en septembre 1995, les deux principales ONG somalienne et douze leaders politiques issus des diff\u00e9rentes factions claniques avaient d\u00e9nonc\u00e9 l\u2019impact de la p\u00eache ill\u00e9gale aux instances de l\u2019Union Europ\u00e9enne. Soucieuse de pr\u00e9server ses ressources halieutiques en partie \u00e9puis\u00e9es, Bruxelles peine \u00e0 r\u00e9guler une industrie qui repr\u00e9sente dans l\u2019Oc\u00e9an Indien 1,5 milliard de dollars. La commission europ\u00e9enne n\u00e9gocie depuis juillet la r\u00e9forme de sa cruciale Politique Commune de P\u00eache mais une fois de plus, les pouvoirs politiques fran\u00e7ais et espagnols d\u00e9fendent avec t\u00e9nacit\u00e9 les int\u00e9r\u00eats de la corporation des p\u00eacheurs. <\/p>\n<p>Enfin, les d\u00e9chets toxiques participent \u00e0 l\u2019an\u00e9antissement des ressources maritimes somaliennes. En avril 2011, dans le documentaire \u00ab\u00a0Toxic Somalia\u00a0\u00bb le journaliste Paul Moreira rapporte que la Somalie est pour les occidentaux \u00ab<em>\u00a0la d\u00e9charge la moins ch\u00e8re du monde o\u00f9 une tonne de d\u00e9chets toxiques le long des c\u00f4tes somaliennes ne co\u00fbte que 2,50 dollars<\/em>\u00a0\u00bb [[Toxic Somalia, Paul Moreira, Arte, diffus\u00e9 en avril 2010.]]. De plus, selon le Programme des Nations Unies pour l\u2019Environnement (PNUE), les 20 000 navires de commerce qui passent par le golfe d\u2019Aden chaque ann\u00e9e d\u00e9lestent aussi des containers et des f\u00fbts de d\u00e9chets hospitaliers, des d\u00e9riv\u00e9s de plomb, de cadmium et de mercure, quand ce ne sont pas des d\u00e9chets radioactifs. <\/p>\n<h2>Des pirates &#8220;garde-cotes&#8221;<\/h2>\n<p>\u00ab\u00a0<em>Contrairement aux islamistes Al Shabaab, les pirates sont l\u00e9gitimes\u00a0!<\/em>\u00bb affirme Abdul Jama, un p\u00eacheur rencontr\u00e9 sur le port de Mogadiscio. Selon lui, afin de prot\u00e9ger leurs c\u00f4tes et tout simplement pour survivre, les somalis du Puntland ont abandonn\u00e9 la p\u00eache et se sont tourn\u00e9s vers la piraterie. Beaucoup font \u00e9galement valoir que les ran\u00e7ons r\u00e9colt\u00e9es approchent les 100 millions de dollars annuels [[Sources : The UK&#8217;s Department for International Development (DFID)]], beaucoup moins que la valeur marchande du poisson \u00ab\u00a0vol\u00e9\u00a0\u00bb par les \u00e9trangers. Par ailleurs, \u00ab<em>\u00a0bien souvent la piraterie somalienne fait office de garde c\u00f4te et\u00a0les navires occidentaux se maintiennent au large<\/em> \u00bb explique le biologiste marin Steve Trott, coordinateur des programmes Local Ocean Trust et Watamu Turtle Watch. En 2009, dans un travail tr\u00e8s remarqu\u00e9 le biologiste a montr\u00e9 que gr\u00e2ce la piraterie on assiste \u00e0 une r\u00e9g\u00e9n\u00e9ration du biotope marin et \u00e0 une augmentation des ressources halieutiques [[Lire l&#8217;article \u00ab La mer peut remercier les pirates \u00bb de Jean-S\u00e9bastien Mora, dans <em>Politis<\/em> du 20\/02\/2010]]. <\/p>\n<p>Reste que depuis 2006, les \u00ab\u00a0<em>garde-c\u00f4tes<\/em>\u00a0\u00bb somaliens ont tu\u00e9 62 marins, men\u00e9 plus de 3500 attaques. Le <a href=\"http:\/\/www.ecop.info\/english\/e-sap-net.htm\">East African Seafarers Association <\/a> estime que la piraterie somalienne compte d\u00e9sormais 1000 hommes, regroup\u00e9s en cinq organisations principales. Des miliciens, des experts en navigation et des businessmen sont venus grossir les rangs des \u00ab\u00a0ex-p\u00eacheurs\u00a0\u00bb. L\u2019Union europ\u00e9enne a d\u00e9clench\u00e9 en d\u00e9cembre 2008, une vaste op\u00e9ration anti-piraterie europ\u00e9enne intitul\u00e9e \u00ab\u00a0Atalante\u00a0\u00bb, pour un co\u00fbt de l\u2019ordre de 150 millions d\u2019euros. Croiseurs, avions patrouilleurs, la France d\u00e9ploie \u00e9galement des \u00adcommandos de marine sur les thoniers op\u00e9rant dans l\u2019oc\u00e9an Indien et on assiste depuis avril 2011 \u00e0 un durcissement des op\u00e9rations anti-pirates avec des actions offensives. Au 31 d\u00e9cembre 2010, selon le QG europ\u00e9en anti-piraterie EUNAVFOR,  les pirates contr\u00f4laient encore 28 navires avec 638 membres d\u2019\u00e9quipage \u00e0 bord et de ce point de vue 2010, aura \u00e9t\u00e9 une ann\u00e9e record. Tr\u00e8s attendu, le proc\u00e8s de six pirates pr\u00e9sum\u00e9s captur\u00e9s au large de la Somalie s\u2019ouvrira bient\u00f4t \u00e0 Paris, du 15 novembre au 2 d\u00e9cembre 2011.<\/p>\n<p>Cependant pour Greenpeace, Human Rights Watch et Amnesty International, les pirates, ce sont aussi ceux qui pillent les oc\u00e9ans, \u00e0 savoir la flotte \u00e9trang\u00e8re qui p\u00eache dans cette zone. Malheureusement, Atalante n\u2019a pas pour mission de combattre la p\u00eache ill\u00e9gale\u00a0: \u00ab\u00a0 <em>Ce n\u2019est ni mon r\u00f4le ni mon mandat<\/em>\u00a0\u00bb, r\u00e9pondait l\u2019an pass\u00e9 sur RFI  l\u2019amiral britannique Peter Hudson, en charge des op\u00e9rations. Les ONG protestent\u00a0: \u00ab\u00a0<em>Via Atalante, l\u2019Union Europ\u00e9enne prot\u00e8ge et cautionne un vol \u00e0\u2008grande \u00e9chelle.\u00a0Encore et toujours les premi\u00e8res victimes sont les somaliens.<\/em>\u00a0\u00bb\u00a0<br \/>\n<div id='gallery-1' class='gallery galleryid-5019 gallery-columns-3 gallery-size-thumbnail'><figure class='gallery-item'>\n\t\t\t<div class='gallery-icon landscape'>\n\t\t\t\t<a href='https:\/\/archives.regards.fr\/wp-content\/uploads\/2011\/09\/pecheurs_somaliens_a-7c0.jpg'><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" width=\"150\" height=\"150\" src=\"https:\/\/archives.regards.fr\/wp-content\/uploads\/2011\/09\/pecheurs_somaliens_a-7c0-150x150.jpg\" class=\"attachment-thumbnail size-thumbnail\" alt=\"pecheurs_somaliens_a.jpg\" \/><\/a>\n\t\t\t<\/div><\/figure>\n\t\t<\/div>\n<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Longtemps pendant les \u00e9pisodes de s\u00e9cheresse, les produits de la mer ont constitu\u00e9 une ressource alimentaire alternative pour les somaliens. 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Reportage \u00e0 Mogadiscio et \u00e0 Berbera en Somalie.<\/p>\n","protected":false},"author":1,"featured_media":15436,"comment_status":"open","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"_themeisle_gutenberg_block_has_review":false,"footnotes":""},"categories":[141],"tags":[303,301,347],"class_list":["post-5019","post","type-post","status-publish","format-standard","has-post-thumbnail","hentry","category-archives-web","tag-afrique","tag-relations-internationales","tag-reportage"],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/archives.regards.fr\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/5019","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/archives.regards.fr\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/archives.regards.fr\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/archives.regards.fr\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/users\/1"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/archives.regards.fr\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fcomments&post=5019"}],"version-history":[{"count":0,"href":"https:\/\/archives.regards.fr\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/5019\/revisions"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/archives.regards.fr\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/media\/15436"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/archives.regards.fr\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fmedia&parent=5019"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/archives.regards.fr\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fcategories&post=5019"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/archives.regards.fr\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Ftags&post=5019"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}