{"id":5002,"date":"2011-09-17T10:00:00","date_gmt":"2011-09-17T08:00:00","guid":{"rendered":"https:\/\/wp.muchomaas.com\/betises-d-avignon5002\/"},"modified":"2023-06-23T23:09:12","modified_gmt":"2023-06-23T21:09:12","slug":"betises-d-avignon5002","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/archives.regards.fr\/?p=5002","title":{"rendered":"B\u00eatises d\u2019Avignon"},"content":{"rendered":"<p class=\"post_excerpt\">Attachons-nous aux discours. Un article d\u2019annonce du Festival d\u2019Avignon,<br \/>\nun texte de l\u2019un de ses bilans, entre les deux, le mois de juillet a pass\u00e9.<br \/>\nPetit floril\u00e8ge du populisme culturel.<\/p>\n<h2>Une critique du <em>Figaro<\/h2>\n<p><\/em><\/p>\n<p>Ce qui est formidable \u2013 au sens<br \/>\n\u00e9tymologique d\u2019effrayant \u2013 avec <em>Le<br \/>\nFigaro-Pravda<\/em>, c\u2019est qu\u2019il d\u00e9passe<br \/>\ntoujours le pire de ce qu\u2019on peut<br \/>\nlui pr\u00eater en imagination. En v\u00e9rit\u00e9,<br \/>\nil est comme le gouvernement<br \/>\nqu\u2019il sert, toujours en avance d\u2019une<br \/>\nabjection. La culture confirme la<br \/>\nr\u00e8gle : un article de juillet annon\u00e7ait<br \/>\nl\u2019ouverture du Festival \u00ab In \u00bb<br \/>\nd\u2019Avignon<br \/>\net il en d\u00e9plorait deux<br \/>\nchoses, \u00e0 savoir le cosmopolitisme<br \/>\net l\u2019\u00e9litisme. Citons : \u00ab <em>Les auteurs<br \/>\net metteurs en sc\u00e8ne fran\u00e7ais sont<br \/>\nn\u00e9glig\u00e9s au profit d\u2019artistes \u00e9trangers<br \/>\ndont on doit d\u00e9crypter les<br \/>\nnotes d\u2019intention pour comprendre<br \/>\nles pi\u00e8ces. [\u2026] A quand un bon<br \/>\nvieux Moli\u00e8re, mont\u00e9 dans les costumes<br \/>\nd\u2019\u00e9poque avec un com\u00e9dien &#8220;f\u00e9d\u00e9rateur&#8221; comme Pierre Arditi ou Fabrice Luchini ?<\/em> \u00bb (Nathalie<br \/>\nSimon, <em>Le Figaro<\/em>,<br \/>\n4 juillet 2011). A ces phrases, dont<br \/>\nil serait salutaire d\u2019en r\u00e9apprendre le d\u00e9go\u00fbt, il faut r\u00e9pondre,<br \/>\nnon pour d\u00e9fendre le Festival \u00ab In \u00bb d\u2019Avignon, a priori (sauf en<br \/>\ntant qu\u2019espace public), mais parce que ce type de propos est<br \/>\ninf\u00e2me. Deux choses :<br \/>\n1) Oui, prenons cet article au mot et instaurons, comme<br \/>\ndans le football, des quotas dans la culture. Trop de Polonais<br \/>\ndans les ann\u00e9es 1920, trop de juifs dans les ann\u00e9es<br \/>\n1930, trop d\u2019Arabes depuis les ann\u00e9es 1960, trop de musulmans<br \/>\nen Norv\u00e8ge, trop d\u2019\u00e9trangers dans la cour d\u2019honneur<br \/>\ndu palais des Papes&#8230; <em>Le Figaro-Pravda<\/em> s\u2019inscrit, on le voit,<br \/>\ndans une noble lign\u00e9e. Rebaptisons-le pour l\u2019occasion Je<br \/>\nsuis partout ?<\/p>\n<p>2) Ne voit-on pas qu\u2019en fait de d\u00e9fense de l\u2019 \u00ab <em>authentique<br \/>\nculture fran\u00e7aise<\/em> \u00bb, ce type de propos en est le premier fossoyeur<br \/>\n? Car de quel rapport \u00e0 l\u2019art s\u2019agit-il donc quand on<br \/>\nconvoque les oeuvres comme des camemberts fermiers ?<br \/>\n\u00ab <em>A quand un bon vieux Moli\u00e8re ?<\/em> \u00bb ! (Je ne suis pas certaine<br \/>\nque le libre penseur qu\u2019il \u00e9tait aurait appr\u00e9ci\u00e9\u2026) Personnellement,<br \/>\nj\u2019esp\u00e8re jamais, parce que le th\u00e9\u00e2tre et a fortiori des<br \/>\nespaces comme le \u00ab In \u00bb d\u2019Avignon n\u2019ont pas une vocation<br \/>\npatrimoniale, le r\u00e9pertoire n\u2019est pas leur t\u00e2che. Quant au fantasme<br \/>\nde la communion (un com\u00e9dien \u00ab<em> f\u00e9d\u00e9rateur<\/em> \u00bb), si les<br \/>\ngens cherchent \u00e0 se sentir \u00ab <em>\u00eatre ensemble<\/em> \u00bb, s\u2019ils n\u2019ont pas<br \/>\nd\u2019amis, qu\u2019ils s\u2019inscrivent dans un club de p\u00e9tanque ou qu\u2019ils<br \/>\naillent \u00e0 la messe, mais le th\u00e9\u00e2tre n\u2019a pas \u00e0 fabriquer du Un.<br \/>\nNi l\u2019art ni la politique. Que le th\u00e9\u00e2tre corresponde mat\u00e9riellement<br \/>\n\u00e0 un rassemblement de gens n\u2019induit pas que ces<br \/>\ngens-l\u00e0 doivent s\u2019identifier les uns aux autres. Il faut arr\u00eater<br \/>\nde confondre r\u00e9union et union. Une assembl\u00e9e ne doit pas<br \/>\nn\u00e9cessairement se rabattre sur le mod\u00e8le d\u2019une excursion<br \/>\ndes Scouts de France. N\u2019est-ce pas l\u00e0, apr\u00e8s tout, le d\u00e9but<br \/>\nde la diff\u00e9rence entre le d\u00e9mocratique et ce qui ne l\u2019est pas ?<\/p>\n<h2>Bilan du Off<\/h2>\n<p>Un communiqu\u00e9 de presse-bilan<br \/>\ndu Festival Off d\u2019Avignon a \u00e9t\u00e9<br \/>\nenvoy\u00e9 aux journalistes fin juillet \u2013<br \/>\nle Festival d\u2019Avignon comprend la<br \/>\nprogrammation officielle du festival,<br \/>\nle \u00ab In \u00bb, cr\u00e9\u00e9 en 1947 par Jean<br \/>\nVilar, et des spectacles, au m\u00eame<br \/>\nmoment, dans d\u2019autres lieux, mouvement<br \/>\nalternatif initi\u00e9 par Andr\u00e9<br \/>\nBenedetto dans les ann\u00e9es 1960,<br \/>\ndont le nombre de repr\u00e9sentations<br \/>\na \u00e9t\u00e9 en augmentant, le \u00ab Off \u00bb. On<br \/>\npeut ironiser facilement sur ce type<br \/>\nde discours, qui, comme tout document<br \/>\nqui a fonction de vantardise<br \/>\n(de promotion), pr\u00eate n\u00e9cessairement<br \/>\nau comique, mais par principe,<br \/>\ntentons de prendre les choses<br \/>\n\u00e0 plat, et d\u2019entendre ce qui se dit l\u00e0<br \/>\ncomme un discours de v\u00e9rit\u00e9.<\/p>\n<p>Citons : \u00ab<em> Par suite de cette proximit\u00e9<br \/>\nentre la soci\u00e9t\u00e9 &#8220;ordinaire&#8221; et<br \/>\nles artistes, le Off est devenu le<br \/>\nplus important festival de cr\u00e9ation<br \/>\ncontemporaine, et aussi un lieu<br \/>\nde libres d\u00e9bats, o\u00f9 le public<br \/>\nvient s\u2019exprimer, au risque de la<br \/>\nmaladresse, et non pour recevoir<br \/>\npassivement une parole magistrale.<br \/>\n(\u2026) A la zone liminaire entre<br \/>\nsoci\u00e9t\u00e9 civile et r\u00e9publique des<br \/>\narts, entre formation et professionnalisation,<br \/>\nentre loisir de masse et<br \/>\n\u00e9ducation populaire, le Off est le<br \/>\nferment d\u2019o\u00f9 peuvent surgir les \u00e9l\u00e9ments d\u2019une vision renouvel\u00e9e de la d\u00e9mocratisation culturelle<br \/>\n: nous le croyons avec force. (\u2026) Ce grand march\u00e9 du<br \/>\nspectacle vivant est aussi une zone temporaire de d\u00e9mocratie<br \/>\ndirecte et de palabres culturels et sociaux : lieu majeur de<br \/>\nla diffusion culturelle, le Off est \u00e9galement un ph\u00e9nom\u00e8ne<br \/>\nsoci\u00e9tal. L\u2019accompagner efficacement suppose de prendre<br \/>\nen compte les aspirations plus ou moins conscientes qui le<br \/>\nrendent si vivace.<\/em> \u00bb<\/p>\n<p>Ce bilan de presse met en valeur deux choses : l\u2019importance,<br \/>\n\u00e0 la fois r\u00e9elle et symbolique, grandissante du Off, et la qualit\u00e9<br \/>\ndes relations qu\u2019il autorise, entre tous, spectateurs, artistes,<br \/>\navec, en vis-\u00e0-vis implicite, le \u00ab In \u00bb, d\u00e9fini en creux comme le<br \/>\ncontraire de ce que se vante d\u2019\u00eatre le Off. L\u2019un serait proche<br \/>\ndes gens \u00ab <em>ordinaires<\/em> \u00bb et \u00ab <em>maladroits<\/em> \u00bb, l\u2019autre est \u00e9litiste et<br \/>\n\u00ab <em>magistral <\/em> \u00bb &#8211; mais qu\u2019est-ce que la soci\u00e9t\u00e9 \u00ab <em>ordinaire<\/em> \u00bb ?<br \/>\nOn ne s\u2019attardera pas sur l\u2019indignit\u00e9 de ces propos \u00e0 alimenter<br \/>\nune \u00e9ni\u00e8me fois le populisme ambiant et le paternalisme<br \/>\nqui l\u2019accompagne \u2013 les spectateurs appr\u00e9cieront. On ne fera<br \/>\npas non plus le sort m\u00e9rit\u00e9 \u00e0 la superposition du march\u00e9 et<br \/>\nde la d\u00e9mocratie \u2013 per\u00e7oit-on \u00e0 quel point cette id\u00e9e quantitative<br \/>\nde la d\u00e9mocratie, comme on dit d\u2019un laptop ou d\u2019un<br \/>\niPad qu\u2019ils se seraient \u00ab d\u00e9mocratis\u00e9s \u00bb, est un scandale de<br \/>\nla pens\u00e9e politique ?<\/p>\n<p>On s\u2019en tiendra \u00e0 la question de l\u2019importance revendiqu\u00e9e du<br \/>\nOff. \u00ab <em>969 compagnies qui ont pr\u00e9sent\u00e9 1143 spectacles<\/em> \u00bb<br \/>\ncette ann\u00e9e, ce \u00ab <em>ph\u00e9nom\u00e8ne soci\u00e9tal <\/em> \u00bb si \u00ab <em>vivace<\/em> \u00bb est<br \/>\ncompt\u00e9 comme chose positive. On devrait d\u2019abord s\u2019en \u00e9tonner<br \/>\n: un cr\u00e9neau horaire dans un th\u00e9\u00e2tre du Off se loue en<br \/>\nmoyenne entre 9 000 et 15 000 euros pour les trois semaines<br \/>\ndu festival, sans compter les tr\u00e8s co\u00fbteux frais d\u2019h\u00e9bergement<br \/>\nainsi que les fatals frais de communication qui font du Off,<br \/>\nd\u2019abord, un festival de la carte com\u2019. Aussi le Off est-il, avant<br \/>\ntout ce qu\u2019\u00e9nonce son communiqu\u00e9 de presse, un grand moment<br \/>\nannuel de reversement de fonds publics \u2013 subventions<br \/>\nobtenues par les compagnies \u2013 aux propri\u00e9taires fonciers<br \/>\ndu Vaucluse. Les compagnies se saignent litt\u00e9ralement pour<br \/>\ndonner leurs spectacles, format\u00e9s \u00e0 l\u2019heure r\u00e9glementaire du<br \/>\ncr\u00e9neau horaire dans des conditions de turnover insens\u00e9es.<br \/>\n(On mesure l\u00e0 la latitude offerte \u00e0 ce que le communiqu\u00e9<br \/>\nappelle la \u00ab <em>cr\u00e9ation contemporaine<\/em> \u00bb.) Pourquoi donc tant<br \/>\nde \u00ab <em>succ\u00e8s<\/em> \u00bb pour des conditions de travail et de repr\u00e9sentation<br \/>\nsi d\u00e9grad\u00e9es ? La \u00ab <em>vivacit\u00e9<\/em> \u00bb de cet espace a pour<br \/>\ncause et condition l\u2019inertie du paysage de la programmation<br \/>\nth\u00e9\u00e2trale. Le point aveugle du Off<br \/>\nest la question du fonctionnement<br \/>\nde la programmation th\u00e9\u00e2trale en<br \/>\nFrance. Le Off d\u2019Avignon est en effet<br \/>\n\u00ab <em>un march\u00e9<\/em> \u00bb, non seulement parce<br \/>\nque l\u2019esprit qui pr\u00e9side \u00e0 l\u2019existence<br \/>\nde ses th\u00e9\u00e2tres est devenu le profit,<br \/>\nmais aussi parce que les programmateurs<br \/>\nde la France enti\u00e8re<br \/>\ny viennent faire leurs courses, pour<br \/>\nleurs saisons \u00e0 venir. En somme, ce<br \/>\nsont les compagnies qui financent<br \/>\nune part du travail des programmateurs<br \/>\n(qui, rappelons-le, ne payent<br \/>\npas leurs places). Les compagnies<br \/>\nsont ainsi prises en tenaille \u2013 situation<br \/>\nqu\u2019elles cautionnent \u2013 entre une<br \/>\nlogique du travail de la programmation<br \/>\nqui en passe par cette surconcentration<br \/>\ndans l\u2019espace et dans le<br \/>\ntemps \u2013 pourquoi ? \u2013 et une logique<br \/>\nfonci\u00e8re de rentabilisation forcen\u00e9e<br \/>\nsans r\u00e9glementation aucune. Si<br \/>\nce sont ces coordonn\u00e9es dont on<br \/>\nattend \u00ab <em>une vision renouvel\u00e9e de<br \/>\nla d\u00e9mocratisation culturelle<\/em> \u00bb (!),<br \/>\nautant attendre des agences de notation<br \/>\nune issue \u00e0 la crise financi\u00e8re<br \/>\nmondiale et de l\u2019industrie pharmaceutique<br \/>\nune solution au d\u00e9ficit de la<br \/>\ns\u00e9curit\u00e9 sociale.<\/p>\n<p><em>Merci \u00e0 Caroline Chatelet de m\u2019avoir<br \/>\nindiqu\u00e9 ces deux textes.<\/em><br \/>\n<div id='gallery-1' class='gallery galleryid-5002 gallery-columns-3 gallery-size-thumbnail'><figure class='gallery-item'>\n\t\t\t<div class='gallery-icon landscape'>\n\t\t\t\t<a href='https:\/\/archives.regards.fr\/wp-content\/uploads\/2011\/09\/avignonc-45f.jpg'><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" width=\"80\" height=\"55\" src=\"https:\/\/archives.regards.fr\/wp-content\/uploads\/2011\/09\/avignonc-45f.jpg\" class=\"attachment-thumbnail size-thumbnail\" alt=\"B\u00eatises d\u2019Avignon\" aria-describedby=\"gallery-1-15386\" \/><\/a>\n\t\t\t<\/div>\n\t\t\t\t<figcaption class='wp-caption-text gallery-caption' id='gallery-1-15386'>\n\t\t\t\tB\u00eatises d\u2019Avignon\n\t\t\t\t<\/figcaption><\/figure><figure class='gallery-item'>\n\t\t\t<div class='gallery-icon landscape'>\n\t\t\t\t<a href='https:\/\/archives.regards.fr\/wp-content\/uploads\/2011\/09\/avignon-03c.jpg'><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" width=\"150\" height=\"150\" src=\"https:\/\/archives.regards.fr\/wp-content\/uploads\/2011\/09\/avignon-03c-150x150.jpg\" class=\"attachment-thumbnail size-thumbnail\" alt=\"avignon.jpg\" \/><\/a>\n\t\t\t<\/div><\/figure>\n\t\t<\/div>\n<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Attachons-nous aux discours. Un article d\u2019annonce du Festival d\u2019Avignon,<br \/>\nun texte de l\u2019un de ses bilans, entre les deux, le mois de juillet a pass\u00e9.<br \/>\nPetit floril\u00e8ge du populisme culturel.<\/p>\n","protected":false},"author":532,"featured_media":15386,"comment_status":"open","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"_themeisle_gutenberg_block_has_review":false,"footnotes":""},"categories":[141],"tags":[],"class_list":["post-5002","post","type-post","status-publish","format-standard","has-post-thumbnail","hentry","category-archives-web"],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/archives.regards.fr\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/5002","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/archives.regards.fr\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/archives.regards.fr\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/archives.regards.fr\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/users\/532"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/archives.regards.fr\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fcomments&post=5002"}],"version-history":[{"count":0,"href":"https:\/\/archives.regards.fr\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/5002\/revisions"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/archives.regards.fr\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/media\/15386"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/archives.regards.fr\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fmedia&parent=5002"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/archives.regards.fr\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fcategories&post=5002"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/archives.regards.fr\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Ftags&post=5002"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}