{"id":4984,"date":"2011-09-06T09:30:00","date_gmt":"2011-09-06T07:30:00","guid":{"rendered":"https:\/\/wp.muchomaas.com\/christine-delphy-une-voix-pour-la4984\/"},"modified":"2023-06-23T23:09:06","modified_gmt":"2023-06-23T21:09:06","slug":"christine-delphy-une-voix-pour-la4984","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/archives.regards.fr\/?p=4984","title":{"rendered":"Christine Delphy, une voix pour la r\u00e9volution des femmes"},"content":{"rendered":"<p class=\"post_excerpt\">Du Mouvement de lib\u00e9ration des femmes (MLF) \u00e0 l\u2019affaire DSK, la sociologue Christine Delphy est une th\u00e9oricienne majeure du f\u00e9minisme. Son livre <em>L\u2019ennemi principal<\/em> demeure encore aujourd\u2019hui un ouvrage de r\u00e9f\u00e9rence. Cette f\u00e9ministe de la premi\u00e8re heure publie aujourd\u2019hui <em>Un troussage de domestique<\/em>, recueil de textes autour de l\u2019affaire DSK (*).<\/p>\n<p><strong>Regards.fr:<\/strong> <strong> <em>Dans votre livre<\/em> L&#8217;ennemi principal\u00a0 <em>vous expliquez l\u2019oppression des femmes sur le m\u00eame mode que l\u2019oppression des prol\u00e9taires\u00a0: par l\u2019exploitation \u00e9conomique. Pourquoi avoir choisi cet angle mat\u00e9rialiste et quelles \u00e9taient les positions des marxistes de l&#8217;\u00e9poque sur les questions f\u00e9ministes ?<\/em> <\/strong><\/p>\n<p><strong>Christine Delphy:<\/strong> Mon ambition \u00e9tait donc de mettre au jour l&#8217;exploitation \u00e9conomique des femmes. Contrairement aux gauchistes et aux marxistes de l&#8217;\u00e9poque, pour qui  l&#8217;exploitation des femmes relevait simplement de leur surexploitation  sur le march\u00e9 du travail, j&#8217;ai d\u00e9montr\u00e9 que l&#8217;exploitation principale des femmes est le travail domestique gratuit. Et par travail domestique je n&#8217;entends pas uniquement le travail m\u00e9nager, mais l&#8217;ensemble du travail qu&#8217;elles faisaient- et qu&#8217;elles font toujours- au sein des entreprises familiales. Dans les deux cas, il s&#8217;agit d&#8217;un travail qui est vendu- ou qui pourrait \u00eatre vendu- sur le march\u00e9 des biens et des services et pour lequel elles ne re\u00e7oivent rien. D\u00e8s lors qu&#8217;elles travaillent pour leur mari, la m\u00eame logique est \u00e0 l&#8217;oeuvre. L&#8217;argument r\u00e9guli\u00e8rement avanc\u00e9 pour justifier cet \u00e9tat de fait est que la production du travail des femmes n&#8217;a pas de valeur d&#8217;\u00e9change. Mais c&#8217;est faux. Une femme qui travaille avec son conjoint sur une exploitation agricole produit des biens qui sont vendus sur le march\u00e9, sauf que l&#8217;argent ainsi gagn\u00e9 va directement dans la poche du mari. Tout cela n&#8217;a rien \u00e0 voir avec l&#8217;exploitation capitaliste. C&#8217;est une cons\u00e9quence du statut d&#8217;\u00e9pouse. Dans le cadre de l&#8217;exploitation capitaliste, la personne qui travaille per\u00e7oit un salaire. Marx fait d&#8217;ailleurs une longue d\u00e9monstration dans Le capital pour expliquer qu&#8217;en d\u00e9pit du fait qu&#8217;ils \u00e9taient pay\u00e9s, les ouvriers \u00e9taient n\u00e9anmoins, exploit\u00e9s. Il a donc invent\u00e9 les notions de plusvalue, de surtravail, etc. Mais dans le syst\u00e8me d&#8217;exploitation patriarcale, il n&#8217;y a pas de salaire, ni de vol d&#8217;une partie du salaire, il s&#8217;agit d&#8217;une appropriation du travail des femmes \u00e0 la source. Le mari peut s&#8217;approprier le travail de sa femme et le mettre au service de la t\u00e2che qu&#8217;il souhaite. C&#8217;est lui qui d\u00e9cide.<\/p>\n<p><strong>Regards.fr:<\/strong> <strong> <em>L&#8217;exploitation patriarcale est donc ant\u00e9rieure au capitalisme&#8230; <\/em> <\/strong><\/p>\n<p><strong>Christine Delphy:<\/strong> Oui. C&#8217;est aussi le mode de production le plus r\u00e9pandu, si on l&#8217;envisage au niveau mondial et pas seulement \u00e0 l&#8217;aune des pays dits d\u00e9velopp\u00e9s. Certes, dans les pays occidentaux, la part des agriculteurs est tr\u00e8s faible, mais dans les pays dits du tiers monde, ils repr\u00e9sentent encore 80 % de la population active, et fonctionnent sur un mode de production familiale. Les femmes font partie de cet ensemble que les Romains appelaient la familia. Il ne s&#8217;agit pas ici d&#8217;une acception sentimentale de la famille, mais d&#8217;un ensemble tr\u00e8s large incluant l&#8217;\u00e9pouse, les fr\u00e8res et s\u0153urs non mari\u00e9-e-s, les enfants et les esclaves. Les femmes et les esclaves font donc partie de la m\u00eame classe, ils doivent non seulement leur ob\u00e9issance mais aussi leur travail au chef de famille. \u00c9videmment, ce mode de production coexiste tr\u00e8s bien avec le capitalisme.<\/p>\n<p><strong>Regards.fr:<\/strong> <strong> <em>Le capitalisme b\u00e9n\u00e9ficie t-il directement de l&#8217;exploitation patriarcale ?<\/em> <\/strong><\/p>\n<p><strong>Christine Delphy:<\/strong> Non. \u00c7a, c&#8217;est l&#8217;argument des marxistes orthodoxes. Selon eux, le travail m\u00e9nager est utile, voire n\u00e9cessaire, au capitalisme parce que le travail m\u00e9nager des femmes permettrait \u00e0 l&#8217;Etat de faire des \u00e9conomies en mati\u00e8re d&#8217;\u00e9quipements collectifs et au patronat de payer moins cher ses salari\u00e9es. Cela suppose, si l&#8217;on suit cette logique, que les salari\u00e9-e-s c\u00e9libataires soient pay\u00e9s plus cher que leurs coll\u00e8gues mari\u00e9s, pour compenser le fait qu&#8217;ils n&#8217;ont pas de femme. Or, force est de constater qu&#8217;il n&#8217;en est rien. <\/p>\n<p><strong>Regards.fr:<\/strong> <strong> <em>Toujours dans<\/em> L&#8217;ennemi principal, <em>vous n&#8217;h\u00e9sitez pas \u00e0 parler de la \u00ab\u00a0classe des femmes\u00a0\u00bb. Comment pensez-vous l&#8217;articulation entre classe et genre ?<\/em> <\/strong><\/p>\n<p><strong>Christine Delphy:<\/strong> Lorsque je parle de la \u00ab\u00a0classe des femmes\u00a0\u00bb, j&#8217;emploie le mot \u00ab\u00a0classe\u00a0\u00bb au sens \u00e9conomique du terme. Le fait de former une classe dans ce mode de production domestique est un des nombreux traits du genre. Le genre est une construction sociale, qui partitionne l&#8217;humanit\u00e9 en deux cat\u00e9gories de personnes. Le genre prescrit quelle sera votre classe sociale, de la m\u00eame fa\u00e7on que la race le prescrit aussi. Vous avez davantage de chance de vous retrouver dans une classe inf\u00e9rieure si vous \u00eates une femme, si vous \u00eates noire ou arabe&#8230; Gr\u00e2ce \u00e0 l&#8217;influence des f\u00e9ministes am\u00e9ricaines, qui ont d\u00e9couvert cela bien avant nous, on parle maintenant de la trilogie \u00ab\u00a0classe, race, genre\u00a0\u00bb. Cependant, le concept de classe des femmes n&#8217;a pas \u00e9t\u00e9 beaucoup repris dans les th\u00e9ories f\u00e9ministes. Sans doute en raison de sa connotation marxiste, mais aussi parce qu&#8217;il semblait trop agressif envers les hommes. <\/p>\n<p><strong>Regards.fr:<\/strong> <strong> <em>Quelles sont les strat\u00e9gies que les f\u00e9ministes devraient mettre en oeuvre pour r\u00e9veiller cette conscience de classe ?<\/em> <\/strong><\/p>\n<p><strong>Christine Delphy:<\/strong> Le probl\u00e8me majeur auquel sont souvent confront\u00e9s les mouvements f\u00e9ministes a toujours \u00e9t\u00e9 l&#8217;\u00e9parpillement des femmes dans leur couple, dans leur famille. A cela s&#8217;ajoute les discours produits dans les ann\u00e9es 1980-1990 affirmant que les femmes avaient tout gagn\u00e9. Pour que les femmes s&#8217;unissent, il faut qu&#8217;elles puissent d\u00e9finir elles-m\u00eames leur oppression, et pour cela il faut absolument privil\u00e9gier les groupes non-mixtes. La mixit\u00e9 est une arme du patriarcat, car enfin, est-ce que les patrons se retrouvent dans les m\u00eames groupes que les syndicalistes ? Il faut que les femmes se retrouvent entre elles sans \u00eatre sous le regard de celui qui est un copain, un petit ami, mais qui appartient aussi \u00e0 la classe qui opprime, \u00e0 la classe ennemie, bien qu&#8217;il ne soit pas ennemi dans toutes les dimensions. A terme, on risque le conflit d&#8217;int\u00e9r\u00eat. C&#8217;est tr\u00e8s difficile pour les femmes d&#8217;admettre cela, parce que ces hommes sont souvent des personnes avec lesquelles elles souhaitent entretenir une relation individuelle privil\u00e9gi\u00e9e. <\/p>\n<p><strong>Regards.fr:<\/strong> <strong> <em>Selon-vous quelles sont les enjeux du f\u00e9minisme aujourd&#8217;hui ?<\/em> <\/strong><\/p>\n<p><strong>Christine Delphy:<\/strong> Ils sont nombreux&#8230; Un des enjeux majeurs est de combattre l&#8217;id\u00e9e que l&#8217;\u00e9galit\u00e9 homme-femme est acquise et que les combats f\u00e9ministes sont d\u00e9pass\u00e9s. De fait, depuis les ann\u00e9es 1980, les mouvements f\u00e9ministes ont \u00e9t\u00e9 \u00e9cras\u00e9s. Et ce, d&#8217;une fa\u00e7on insidieuse. Pour exemple, cette ann\u00e9e, \u00e0 l&#8217;occasion du 8 mars [[Le 8 mars est la Journ\u00e9e internationale des droits des femmes]], j&#8217;ai de nouveau entendu parler de la Journ\u00e9e de La femme, du statut de La femme. On s&#8217;est battu pendant des ann\u00e9es afin qu&#8217;on parle Des femmes, on croyait que c&#8217;\u00e9tait acquis, et bien non ! J&#8217;ai cette impression terrible que nous sommes revenus \u00e0 l&#8217;\u00e9poque des ann\u00e9es 1970, voire avant. En mati\u00e8re de violences sexuelles par exemple, l&#8217;affaire DSK a soulign\u00e9 le retard de la France dans la prise en charge de ces questions, notamment par rapport \u00e0 d&#8217;autres pays tels que les \u00c9tats Unis. De mani\u00e8re plus g\u00e9n\u00e9rale, la sexualit\u00e9 est un domaine dans lequel nous avons perdu. Il y a bien eu une r\u00e9volution sexuelle, mais pas au sens o\u00f9 nous l&#8217;entendions. Il s&#8217;est produit exactement l&#8217;inverse, c&#8217;est \u00e0 dire la banalisation de la pornographie, et le rabattement de la sexualit\u00e9 sur la version pornographique qui est tout simplement une version sadique des rapports sexuels. Les femmes deviennent des biens que l&#8217;on s&#8217;approprie, et sont contraintes \u00e0 une sexualit\u00e9 de service. On continu \u00e0 envisager le d\u00e9sir masculin comme un d\u00e9sir imp\u00e9rieux. Et ce besoin n&#8217;est pas n&#8217;importe quel besoin, c&#8217;est le besoin d&#8217;avilir les femmes. Il n&#8217;y a pas eu de lib\u00e9ration sexuelle, parce qu&#8217;on ne peut pas avoir une sexualit\u00e9 qui soit \u00e0 la fois de service et r\u00e9ciproque. Et pour faire passer la pilule, on s&#8217;est arrang\u00e9 pour que les filles fassent semblant de consid\u00e9rer les hommes de la m\u00eame mani\u00e8re qu&#8217;ils les consid\u00e8rent, comme dans la s\u00e9rie t\u00e9l\u00e9vis\u00e9e \u00ab\u00a0Sex and the City\u00a0\u00bb. Les hommes ont regagn\u00e9 du terrain dans ce domaine, sans compter qu&#8217;ils n&#8217;en ont pas forc\u00e9ment perdu ailleurs. Il y a encore une dizaine d&#8217;ann\u00e9es, on voyait une publicit\u00e9 o\u00f9 un homme tenait une bouteille de liquide vaisselle \u00e0 la main, tout comme on parlait beaucoup des nouveaux p\u00e8res alors qu&#8217;ils \u00e9taient une minorit\u00e9. On savait tr\u00e8s bien que ce n&#8217;\u00e9tait pas la r\u00e9alit\u00e9, mais on avait l&#8217;impression qu&#8217;il y avait une sorte d&#8217;encouragement. Aujourd&#8217;hui, on ne fait m\u00eame plus semblant. Le partage des t\u00e2ches n&#8217;est plus consid\u00e9r\u00e9 comme un objectif \u00e0 atteindre. Certes, dans la r\u00e9alit\u00e9 les choses ont un peu boug\u00e9, les hommes en font un peu plus, mais si l&#8217;on regarde les enqu\u00eates d&#8217;emploi du temps, on s&#8217;aper\u00e7oit que ces changements sont mineurs. Dans ce domaine comme dans celui du travail salari\u00e9, rien n&#8217;a vraiment chang\u00e9. <\/p>\n<p><strong>Regards.fr:<\/strong> <strong> <em>A propos de  DSK, vous publiez ce mois-ci, un recueil de textes f\u00e9ministes sur l&#8217;affaire, intitul\u00e9<\/em> Un troussage de domestique&#8230; <\/strong><\/p>\n<p><strong>Christine Delphy:<\/strong> Pour moi, ce recueil a un int\u00e9r\u00eat historique. En consultant la presse au moment o\u00f9 l&#8217;affaire a \u00e9clat\u00e9, j&#8217;ai trouv\u00e9 tr\u00e8s int\u00e9ressant que des femmes r\u00e9agissent sur les m\u00eames th\u00e8mes. Tous les textes d\u00e9non\u00e7aient la confusion volontaire entre sexualit\u00e9 et viol- comme si le consentement n&#8217;avait pas de valeur- l&#8217;indiff\u00e9rence pour la victime, le retard de la France sur les questions de violences sexuelles, l&#8217;id\u00e9e d&#8217;une solidarit\u00e9 d&#8217;hommes, la remise en cause de la parole de la victime, et l&#8217;effet de classe. Quand je pense qu&#8217;on a accus\u00e9 la justice am\u00e9ricaine d&#8217;avoir nui \u00e0 l&#8217;image de la France&#8230; Pour moi, ce qui a nui \u00e0 l&#8217;image de la France, c&#8217;est surtout la presse fran\u00e7aise. On accusait les Fran\u00e7ais, et les \u00ab\u00a0latins\u00a0\u00bb en g\u00e9n\u00e9ral d\u2019\u00eatre sexistes, mais on ne pouvait pas imaginer \u00e0 quel point la r\u00e9alit\u00e9 \u00e9tait pire que les st\u00e9r\u00e9otypes\u00a0!<\/p>\n<p>Ce recueil est tr\u00e8s limit\u00e9 dans le temps\u00a0: il s\u2019arr\u00eate d\u00e9but juillet, et en g\u00e9n\u00e9ral, bien avant. Toute la saga ne se d\u00e9roule pas, car s\u2019il avait fallu attendre son dernier chapitre, on n\u2019aurait jamais rien publi\u00e9. Or cette saga continue, avec son lot de scandales, du point de vue f\u00e9ministe bien s\u00fbr.\u00a0Rien de la version des faits de la \u00ab\u00a0victime pr\u00e9sum\u00e9e\u00a0\u00bb n\u2019est infirm\u00e9, mais le procureur h\u00e9site \u00e0 aller au proc\u00e8s parce qu\u2019elle serait \u00ab\u00a0d\u00e9cr\u00e9dibilis\u00e9e\u00a0\u00bb. Or pour les gens de sa classe sociale, avoir menti pour obtenir une carte de s\u00e9jour n\u2019est pas un signe de malhonn\u00eatet\u00e9, c\u2019est un savoir indispensable pour survivre. Pour meilleur qu\u2019il soit aux Etats-Unis, le traitement des victimes d\u2019agressions sexuelles est encore la proie d\u2019id\u00e9ologies d\u2019origine religieuse qui veulent que les personnes soit mentent tout le temps, soit ne mentent jamais, et surtout d\u2019id\u00e9ologies patriarcales qui permettent que le pass\u00e9 des victimes soit pass\u00e9 au crible, alors qu\u2019il est interdit de mentionner quoi que ce soit de celui des pr\u00e9venus. J\u2019esp\u00e8re que d\u2019autres recueils se feront, qui seront autant de bornes kilom\u00e9triques, de points de rep\u00e8re historiques\u00a0: car c\u2019est notre propre histoire de f\u00e9ministes qui nous manque le plus. C\u2019est \u00e0 faire celle-ci, sur le moment, et avec ses actrices, qu\u2019\u00a0<em>Un troussage de domestique<\/em> s\u2019emploie.<\/p>\n<p>(*) <strong>Sophie Courval, auteure de cet entretien, et Cl\u00e9mentine Autain, co-directrice de <em>Regards<\/em> ont chacune r\u00e9dig\u00e9 une contribution \u00e0 cet ouvrage, en librairie depuis le 1er septembre. A lire sur regards.fr: <a href=\"https:\/\/wp.muchomaas.com\/societe\/affaire-dsk-anne-sinclair-l-autre\">Anne Sinclair, l&#8217;autre visage du sexisme<\/a> de Sophie Courval et <a href=\"https:\/\/wp.muchomaas.com\/societe\/affaire-dsk-l-impensable-viol\">Affaire DSK: l&#8217;impensable viol<\/a> de Cl\u00e9mentine Autain.<\/strong><br \/>\n<div id='gallery-1' class='gallery galleryid-4984 gallery-columns-3 gallery-size-thumbnail'><figure class='gallery-item'>\n\t\t\t<div class='gallery-icon landscape'>\n\t\t\t\t<a href='https:\/\/archives.regards.fr\/wp-content\/uploads\/2011\/09\/delphys-acc.jpg'><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" width=\"150\" height=\"150\" src=\"https:\/\/archives.regards.fr\/wp-content\/uploads\/2011\/09\/delphys-acc-150x150.jpg\" class=\"attachment-thumbnail size-thumbnail\" alt=\"Christine Delphy, une voix pour la r\u00e9volution des femmes\" aria-describedby=\"gallery-1-15339\" \/><\/a>\n\t\t\t<\/div>\n\t\t\t\t<figcaption class='wp-caption-text gallery-caption' id='gallery-1-15339'>\n\t\t\t\tChristine Delphy, une voix pour la r\u00e9volution des femmes\n\t\t\t\t<\/figcaption><\/figure><figure class='gallery-item'>\n\t\t\t<div class='gallery-icon landscape'>\n\t\t\t\t<a href='https:\/\/archives.regards.fr\/wp-content\/uploads\/2011\/09\/delphyc-cc2.jpg'><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" width=\"80\" height=\"55\" src=\"https:\/\/archives.regards.fr\/wp-content\/uploads\/2011\/09\/delphyc-cc2.jpg\" class=\"attachment-thumbnail size-thumbnail\" alt=\"Christine Delphy, une voix pour la r\u00e9volution des femmes\" aria-describedby=\"gallery-1-15340\" \/><\/a>\n\t\t\t<\/div>\n\t\t\t\t<figcaption class='wp-caption-text gallery-caption' id='gallery-1-15340'>\n\t\t\t\tChristine Delphy, une voix pour la r\u00e9volution des femmes\n\t\t\t\t<\/figcaption><\/figure>\n\t\t<\/div>\n<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Du Mouvement de lib\u00e9ration des femmes (MLF) \u00e0 l\u2019affaire DSK, la sociologue Christine Delphy est une th\u00e9oricienne majeure du f\u00e9minisme. Son livre <em>L\u2019ennemi principal<\/em> demeure encore aujourd\u2019hui un ouvrage de r\u00e9f\u00e9rence. 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