{"id":4858,"date":"2011-05-24T09:37:12","date_gmt":"2011-05-24T07:37:12","guid":{"rendered":"https:\/\/wp.muchomaas.com\/le-gout-des-ruines4858\/"},"modified":"2023-06-23T23:08:32","modified_gmt":"2023-06-23T21:08:32","slug":"le-gout-des-ruines4858","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/archives.regards.fr\/?p=4858","title":{"rendered":"Le go\u00fbt des ruines"},"content":{"rendered":"<p class=\"post_excerpt\">Photographies, films, jeux vid\u00e9os : le motif de la ville sinistr\u00e9e, abandonn\u00e9e<br \/>\nou d\u00e9truite, fait flor\u00e8s. Promenade au milieu des ruines que notre \u00e9poque<br \/>\nse donne \u00e0 contempler avec une gourmandise ambigu\u00eb.<\/p>\n<p>La ruine est un motif contemporain. Il est frappant<br \/>\nen effet de voir combien l\u2019image de la<br \/>\nville d\u00e9truite est devenue une sorte de fond<br \/>\nd\u2019\u00e9cran culturel que mobilisent les productions<br \/>\nles plus commerciales. Films, s\u00e9ries t\u00e9l\u00e9vis\u00e9es<br \/>\net jeux vid\u00e9os, par exemple, semblent aimant\u00e9s par la<br \/>\nrepr\u00e9sentation de la ville post-apocalyptique : des avenues<br \/>\nfant\u00f4mes et des buildings d\u00e9sert\u00e9s sont l\u2019arri\u00e8re-plan des<br \/>\nfilms de zombies comme <em>I Am a Legend<\/em> (Francis Lawrence,<br \/>\n2007) ou la s\u00e9rie tir\u00e9e d\u2019une BD \u00ab The Walking Dead \u00bb (Frank<br \/>\nDarabont, 2010). Le <em>blockbuster<\/em> catastrophe <em>2012<\/em> (Robert<br \/>\nEmmerich, 2009) accumule les sc\u00e8nes de bravoure technologique<br \/>\no\u00f9 la terre s\u2019ouvre litt\u00e9ralement et engloutit les villes,<br \/>\no\u00f9 l\u2019on voit la c\u00f4te californienne toute enti\u00e8re plonger dans<br \/>\nl\u2019oc\u00e9an comme une part de g\u00e2teau dans la cr\u00e8me anglaise.<br \/>\nIl n\u2019est pas de film, jusqu\u2019\u00e0 <em>Inception<\/em> (de Christopher Nolan),<br \/>\nqui n\u2019aie sa s\u00e9quence de ville morte. Que LA production de<br \/>\n2010 contienne, presque ind\u00e9pendamment de son sc\u00e9nario,<br \/>\nun plan de ruines est r\u00e9v\u00e9lateur de l\u2019amour que nous portons<br \/>\n\u00e0 ce motif ou, ce qui revient au m\u00eame, de sa n\u00e9cessit\u00e9.<\/p>\n<p>Les jeux vid\u00e9os <em>Metro 2033, Singularity<\/em> ou <em>Bionic Commando<\/em><br \/>\net le tout r\u00e9cent <em>Crysis 2<\/em> mobilisent les m\u00eames \u00e9l\u00e9ments,<br \/>\nparmi lesquels notamment : 1) un symbole de la civilisation<br \/>\nengloutie : comme une r\u00e9f\u00e9rence \u00e0 <em>La plan\u00e8te des<br \/>\nsinges<\/em> (1968), il y a toujours un bout de la statue de la<br \/>\nLibert\u00e9 dans un mar\u00e9cage [les films<br \/>\nutilisent beaucoup ce principe, la<br \/>\nfin du monde commen\u00e7ant par la fin<br \/>\nde la Tour Eiffel, du Colis\u00e9e et de<br \/>\nBig Ben, c\u2019est-\u00e0-dire par la fin de la<br \/>\n\u00ab culture \u00bb] ; 2) l\u2019usine d\u00e9saffect\u00e9e,<br \/>\nemportant avec elle toute l\u2019industrialisation<br \/>\ndes deux si\u00e8cles pass\u00e9s,<br \/>\net avec elle l\u2019organisation sociale<br \/>\ndu monde qui s\u2019est \u00e9teint [<em>Metro<br \/>\n2033<\/em> est un <em>first-person shooter<\/em><br \/>\n\u2013 FPS, \u00ab jeu de tir subjectif \u00bb \u2013, o\u00f9 le<br \/>\nh\u00e9ros parcourt le m\u00e9tro d\u00e9saffect\u00e9<br \/>\nde Moscou apr\u00e8s la destruction de<br \/>\nla Terre par une bombe atomique,<br \/>\nqui r\u00e9p\u00e8te toutes les repr\u00e9sentations<br \/>\nque nous avons de la ruine industrielle<br \/>\ndepuis <em>Mad Max<\/em> (1979),<br \/>\n<em>Alien<\/em> (1979) et les autres] ; 3) la<br \/>\nvoiture devenue d\u00e9chet serait enfin<br \/>\nle symbole m\u00eame de la fin de<br \/>\nla civilisation, comme ses images<br \/>\naff\u00e9rentes, routes et autoroutes [on<br \/>\npense aux paysages sinistres d\u2019immenses<br \/>\nembranchements d\u2019autoroutes<br \/>\n\u00e9ventr\u00e9s de <em>La route<\/em> (John<br \/>\nHillcoat, 2009) ou \u00e0 la sc\u00e8ne de<br \/>\n<em>2012<\/em> o\u00f9 un immeuble de parking<br \/>\nverse, sous l\u2019effet du soul\u00e8vement<br \/>\ndu sol, des centaines de voitures<br \/>\npar ses fen\u00eatres].<\/p>\n<p>Alors que le \u00ab paysage \u00bb fut le fond<br \/>\nde l\u2019image moderne, son arri\u00e8re-plan naturel, sa <em>condition<\/em>, regarder quelques vid\u00e9os du jeu<br \/>\n<em>Bionic Commando<\/em> donne l\u2019impression que l\u2019image postmoderne<br \/>\naurait pour point de d\u00e9part la ville d\u00e9truite. Symptomatiquement,<br \/>\nle premier plan de la s\u00e9rie \u00ab Flashforward \u00bb (Brannon<br \/>\nBraga et David S. Goyer, 2009) qui se veut une sorte de<br \/>\n<em>thriller<\/em> m\u00e9taphysique, est une rocade am\u00e9ricaine apr\u00e8s une<br \/>\ncatastrophe, avec carambolage de voitures en flammes.<\/p>\n<p>Autrement dit, si le \u00ab post-apo \u00bb au sens strict prend sa source<br \/>\npendant la guerre froide, ses motifs ont aujourd\u2019hui d\u00e9bord\u00e9<br \/>\nle sous-genre de science-fiction qu\u2019il constituait pour devenir<br \/>\nune sorte de point de focale collectif fascinant. On dirait que<br \/>\ntout est pr\u00e9texte \u00e0 la ruine.<\/p>\n<h2>Le sabi et l\u2019effet du temps<\/h2>\n<p>Cette insistance de la ville morte se retrouve dans des propositions<br \/>\nartistiques qui n\u2019ont <em>a priori<\/em> rien \u00e0 voir avec le gros<br \/>\nde la culture de masse. La photographie, par exemple, poursuit<br \/>\nson long compagnonnage avec la ruine, probablement<br \/>\nsous d\u2019autres esp\u00e8ces aujourd\u2019hui qu\u2019\u00e0 l\u2019\u00e9poque des exp\u00e9ditions<br \/>\ncoloniales au Moyen-Orient ou de la Commune de<br \/>\nParis. Deux travaux r\u00e9cents sont intrigants : \u00ab Deathtopia \u00bb et<br \/>\n\u00ab Ruins of Detroit \u00bb.<\/p>\n<p>\u00ab Deathtopia \u00bb est un travail photographique de Shinichiro<br \/>\nKobayashi sur des ruines industrielles japonaises \u00e0 travers<br \/>\ntout l\u2019archipel. Fascination pour les \u00e9boulis de pierres, le travail<br \/>\nde la rouille, les \u00e9normes machines \u00e9teintes aux usages<br \/>\ninconnus. On pense \u00e0 <em>L\u2019\u00e9loge de l\u2019ombre<\/em> de Junichiro Tanizaki (1933) qui parle du go\u00fbt japonais<br \/>\npour le <em>sabi<\/em>, la d\u00e9gradation<br \/>\ndes choses sous l\u2019effet du temps et<br \/>\navec elle cette atmosph\u00e8re douce<br \/>\net triste. L\u2019app\u00e9tence pour les<br \/>\nruines aujourd\u2019hui pourrait ainsi \u00eatre<br \/>\nrattach\u00e9e, moins aux ruines imposantes,<br \/>\nsignes des empires d\u00e9chus,<br \/>\nde la peinture romantique occidentale,<br \/>\nqu\u2019au go\u00fbt oriental pour les<br \/>\nchoses vieillies. Tanizaki : \u00ab <em>Toujours<br \/>\nest-il que dans la beaut\u00e9 raffin\u00e9e o\u00f9<br \/>\nnous nous complaisons, il entre ind\u00e9niablement<br \/>\ndes \u00e9l\u00e9ments sales,<br \/>\nantihygi\u00e9niques. Les Orientaux (\u2026)<br \/>\naiment sur les objets \u201cle reflet de la<br \/>\nmacule des doigts\u201d. <\/em> \u00bb<\/p>\n<p>\u00ab Ruins of Detroit \u00bb est une exposition<br \/>\net un livre \u00e0 partir de photos<br \/>\nd\u2019Yves Marchand et Romain Meffre<br \/>\ndans la ville de Detroit. Berceau de<br \/>\nl\u2019automobile am\u00e9ricaine pendant la premi\u00e8re moiti\u00e9 du XXe si\u00e8cle, mod\u00e8le de la croissance<br \/>\nindustrielle sauvage faite de s\u00e9gr\u00e9gations et de destructions<br \/>\nnaturelles, la ville a d\u00e9clin\u00e9 avec la d\u00e9sindustrialisation et<br \/>\napr\u00e8s les \u00e9meutes sanglantes de 1967. Les photographies<br \/>\nmontrent les infrastructures automobiles en ruines, des maisons<br \/>\nqui croulent sous leur propre poids, biblioth\u00e8ques, salles<br \/>\nde bal, h\u00f4tels et th\u00e9\u00e2tres \u00e0 l\u2019abandon, dans un d\u00e9labrement<br \/>\nsans \u00e2ge. Ces photos fascinent, comme celles de Kobayashi,<br \/>\net \u00e9noncent, comme le post-apo : la ruine est un moment de<br \/>\nl\u2019image contemporaine.<\/p>\n<p>Que nous dit cette fascination pour la chose d\u00e9truite ? Face \u00e0<br \/>\nun bouquet aussi large d\u2019images, r\u00e9unies certes par la m\u00eame<br \/>\ntige, plusieurs pistes arrivent spontan\u00e9ment. Au-del\u00e0 de l\u2019anciennet\u00e9<br \/>\ndu th\u00e8me, il est certain que le motif de l\u2019\u00e9croulement<br \/>\ndu <em>building<\/em> r\u00e9p\u00e8te les images du 11 septembre 2001 avec<br \/>\nune gourmandise ambigu\u00eb. On ne se lasse pas de cette insistance<br \/>\nque donnent \u00e0 voir tous les films catastrophe fortement<br \/>\nmill\u00e9naristes d\u2019Hollywood, c\u2019est en propre une <em>r\u00e9p\u00e9tition<\/em>.<\/p>\n<h2>\u00ab Les vestiges d\u2019un empire disparu \u00bb<\/h2>\n<p>D\u2019autre part, la machine a \u00e9t\u00e9 le comble de la repr\u00e9sentation<br \/>\nmoderniste, son point d\u2019euphorie : des locomotives film\u00e9es<br \/>\n\u00e0 l\u2019envi \u00e0 la naissance du cin\u00e9ma, du futurisme italien aux<br \/>\nm\u00e9caniques \u00e9normes et destructrices des James Bond, la<br \/>\nmachine est l\u2019objet aim\u00e9 de la modernit\u00e9. Aussi la troisi\u00e8me<br \/>\nr\u00e9volution industrielle, et le nouveau stade de d\u00e9veloppement<br \/>\ndu capitalisme qui lui est associ\u00e9, n\u2019est-elle plus l\u2019\u00e2ge de la<br \/>\nvapeur ni de l\u2019\u00e9lectrique, mais de formes technologiques bien<br \/>\nmoins ou autrement repr\u00e9sentables. Circuits informatiques<br \/>\net \u00e9lectroniques signent non seulement un nouvel \u00e2ge du<br \/>\ncapitalisme, mais \u00e9galement une nouvelle \u00e8re de l\u2019image, de<br \/>\nnouveaux modes de repr\u00e9sentation. Av\u00e8nement concomitant<br \/>\nde la ruine industrielle, qui dit la fin de la modernit\u00e9 industrielle,<br \/>\nmais aussi la fin du modernisme esth\u00e9tique. C\u2019est un<br \/>\ndes sens extrapol\u00e9s avec lequel entendre cette phrase des<br \/>\nphotographes de Detroit : \u00ab<em> Ces magnifiques monuments en<br \/>\nd\u00e9composition sont, tout autant que les pyramides d\u2019Egypte,<br \/>\nle Colis\u00e9e de Rome ou l\u2019Acropole d\u2019Ath\u00e8nes, les vestiges<br \/>\nd\u2019un empire disparu. <\/em> \u00bb<\/p>\n<p>Enfin, regardant des cartes postales qui se vendent en<br \/>\nabondance \u00e0 Berlin, et qui montrent des ruines de la ville<br \/>\nen noir et blanc m\u00eame si ce sont des photos r\u00e9centes, on<br \/>\nse dit que la ruine contemporaine se d\u00e9marque nettement de ses anc\u00eatres romantiques par<br \/>\nexemple, en ce qu\u2019elle ne propose<br \/>\npas le m\u00eame rapport \u00e0 l\u2019histoire.<br \/>\nQuand Chateaubriand pendant<br \/>\nson voyage \u00e0 J\u00e9rusalem contemple<br \/>\nles ruines antiques, il cherche des<br \/>\nmonuments d\u2019\u00e9poques glorieuses,<br \/>\nil se replonge fantasmatiquement<br \/>\ndans les \u00e9poques que son \u00e9rudition<br \/>\nlui renvoie et r\u00eave \u00e0 Scipion, \u00e0 Hannibal,<br \/>\n\u00e0 C\u00e9sar.<\/p>\n<p>Les ruines qui motivent Chateaubriand<br \/>\nle renvoient au pass\u00e9.<br \/>\nQuand nous regardons les photos<br \/>\nde Detroit ruin\u00e9e ou les entrep\u00f4ts<br \/>\njaponais de Kobayashi, nous<br \/>\nsommes apr\u00e8s. Nous sommes<br \/>\ndevant des constructions qui nous<br \/>\nsont \u00ab contemporaines \u00bb et nous<br \/>\nsommes devant elles dans un apr\u00e8s<br \/>\nind\u00e9fini. Peut-\u00eatre serait-ce l\u00e0, \u00e0 la<br \/>\nfois le paradoxe et un des enjeux de<br \/>\nces ruines postmodernes, non pas<br \/>\ntant dire le pass\u00e9, que nous situer<br \/>\npar rapport \u00e0 lui, \u00e9noncer que notre<br \/>\npr\u00e9sent est le futur d\u2019un pass\u00e9,<br \/>\nl\u2019apr\u00e8s d\u2019une chose qui a eu lieu.<br \/>\nCes ruines donneraient ainsi une<br \/>\n\u00e9quation de l\u2019\u00e9poque : \u00ab nous ici =<br \/>\napr\u00e8s \u00bb.<br \/>\n<div id='gallery-1' class='gallery galleryid-4858 gallery-columns-3 gallery-size-thumbnail'><figure class='gallery-item'>\n\t\t\t<div class='gallery-icon landscape'>\n\t\t\t\t<a href='https:\/\/archives.regards.fr\/wp-content\/uploads\/2011\/05\/ruines_bandeau-6fe.jpg'><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" width=\"150\" height=\"122\" src=\"https:\/\/archives.regards.fr\/wp-content\/uploads\/2011\/05\/ruines_bandeau-6fe-150x122.jpg\" class=\"attachment-thumbnail size-thumbnail\" alt=\"Le go\u00fbt des ruines\" aria-describedby=\"gallery-1-15039\" \/><\/a>\n\t\t\t<\/div>\n\t\t\t\t<figcaption class='wp-caption-text gallery-caption' id='gallery-1-15039'>\n\t\t\t\tLe go\u00fbt des ruines\n\t\t\t\t<\/figcaption><\/figure><figure class='gallery-item'>\n\t\t\t<div class='gallery-icon landscape'>\n\t\t\t\t<a href='https:\/\/archives.regards.fr\/wp-content\/uploads\/2011\/05\/ruines_crop-0d8.jpg'><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" width=\"80\" height=\"55\" src=\"https:\/\/archives.regards.fr\/wp-content\/uploads\/2011\/05\/ruines_crop-0d8.jpg\" class=\"attachment-thumbnail size-thumbnail\" alt=\"Le go\u00fbt des ruines\" aria-describedby=\"gallery-1-15040\" \/><\/a>\n\t\t\t<\/div>\n\t\t\t\t<figcaption class='wp-caption-text gallery-caption' id='gallery-1-15040'>\n\t\t\t\tLe go\u00fbt des ruines\n\t\t\t\t<\/figcaption><\/figure>\n\t\t<\/div>\n<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Photographies, films, jeux vid\u00e9os : le motif de la ville sinistr\u00e9e, abandonn\u00e9e<br \/>\nou d\u00e9truite, fait flor\u00e8s. Promenade au milieu des ruines que notre \u00e9poque<br \/>\nse donne \u00e0 contempler avec une gourmandise ambigu\u00eb.<\/p>\n","protected":false},"author":532,"featured_media":15039,"comment_status":"open","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"_themeisle_gutenberg_block_has_review":false,"footnotes":""},"categories":[141],"tags":[299,353],"class_list":["post-4858","post","type-post","status-publish","format-standard","has-post-thumbnail","hentry","category-archives-web","tag-cinema","tag-litterature"],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/archives.regards.fr\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/4858","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/archives.regards.fr\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/archives.regards.fr\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/archives.regards.fr\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/users\/532"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/archives.regards.fr\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fcomments&post=4858"}],"version-history":[{"count":0,"href":"https:\/\/archives.regards.fr\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/4858\/revisions"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/archives.regards.fr\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/media\/15039"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/archives.regards.fr\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fmedia&parent=4858"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/archives.regards.fr\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fcategories&post=4858"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/archives.regards.fr\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Ftags&post=4858"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}