{"id":4851,"date":"2011-05-19T08:30:00","date_gmt":"2011-05-19T06:30:00","guid":{"rendered":"https:\/\/wp.muchomaas.com\/crise-de-confiance4851\/"},"modified":"2023-06-23T23:08:31","modified_gmt":"2023-06-23T21:08:31","slug":"crise-de-confiance4851","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/archives.regards.fr\/?p=4851","title":{"rendered":"Crise de confiance"},"content":{"rendered":"<p class=\"post_excerpt\">Selon le barom\u00e8tre du Cevipof, les Fran\u00e7ais pensent majoritairement que les politiques ne se pr\u00e9occupent pas de ce qu\u2019ils pensent. Lors des derni\u00e8res \u00e9lections cantonales, l\u2019abstention, manifestation la plus \u00e9vidente de cette d\u00e9fiance, a particuli\u00e8rement frapp\u00e9 la Meurthe-et-Moselle.<\/p>\n<p>\u00ab<em>Sous ce pont, 7 000 ouvriers passaient chaque matin pour aller bosser ! Les hauts fourneaux tournaient en trois-huit. Sept habitants sur dix ici en vivaient, alors quand \u00e7a a ferm\u00e9, tout s\u2019est cass\u00e9 la gueule. <\/em> \u00bb  Nous sommes \u00e0 Pompey, \u00e0 quelques kilom\u00e8tres de Nancy, sur le site d\u2019une ancienne aci\u00e9rie et Christian, 58 ans, un bouquet de lilas dans une main et son chien dans l\u2019autre, r\u00e9sume efficacement l\u2019histoire du lieu : la Meurthe-et-Moselle et son industrie florissante qui \u00e0 partir des ann\u00e9es 1970 prend la crise de plein fouet. Sid\u00e9rurgie, textile, charbon, verrerie\u2026 s\u2019effondrent et avec, le ciment social.<br \/>\n\u00ab <em>L\u2019aci\u00e9rie de Pompey a ferm\u00e9 d\u00e9finitivement en 1986 et a \u00e9t\u00e9 ras\u00e9e<\/em>, compl\u00e8te Pierre Hanegreefs, 32 ans, lui-m\u00eame ouvrier et candidat pour le Front de gauche lors<br \/>\ndes \u00e9lections cantonales.<br \/>\n<em>Ce genre d\u2019\u00e9v\u00e9nement a contribu\u00e9 \u00e0 faire dispara\u00eetre la conscience de classe, l\u2019organisation ouvri\u00e8re, ce qui permettait la politisation des classes populaires. <\/em> \u00bb<\/p>\n<h2>Abstention<\/h2>\n<p>Le d\u00e9cor est plant\u00e9. Nous sommes en Lorraine, un territoire en proie \u00e0 de lourdes transformations du paysage \u00e9conomique et social au cours des trente derni\u00e8res ann\u00e9es. Un territoire de choix pour mieux comprendre un mal qui secoue le pays tout entier : la politique ne fait plus envie. Le dernier barom\u00e8tre \u00ab confiance en politique \u00bb du Cevipof est sans appel. Lassitude, m\u00e9fiance et morosit\u00e9 sont les adjectifs qui caract\u00e9risent le mieux l\u2019\u00e9tat d\u2019esprit actuel des Fran\u00e7ais. Traduction concr\u00e8te : l\u2019abstention. La Lorraine a battu le record national, avec 58 % en moyenne, et jusqu\u2019\u00e0 80 % dans certains quartiers.<\/p>\n<h2>D\u00e9sillusion<\/h2>\n<p>\u00ab<em> C\u2019est la premi\u00e8re fois que je vois une telle campagne<\/em>, raconte Christophe Dollet, directeur d\u00e9partemental de L\u2019Est r\u00e9publicain, qui a coordonn\u00e9 la couverture des \u00e9lections cantonales. <em>On n\u2019a eu aucun retour de la part de nos lecteurs, pas d\u2019interaction, pas un coup de fil, pas un courrier ! Quant aux r\u00e9unions des candidats auxquelles nous avons assist\u00e9, elles ont tr\u00e8s peu rassembl\u00e9.<\/em> \u00bb Sur le fond, c\u2019est la d\u00e9sillusion qui prime. \u00ab <em>Nicolas Sarkozy avait laiss\u00e9 entendre qu\u2019il pouvait avoir prise sur le cours des choses, que la politique allait enfin reprendre la main, <\/em> avance le journaliste. <em>Il a d\u00e9\u00e7u.<\/em> \u00bb<\/p>\n<p>A quelques encablures de l\u00e0, dans le centre historique de Nancy, une manif s\u2019ach\u00e8ve. Face \u00e0 la pr\u00e9fecture, profs et parents d\u2019\u00e9l\u00e8ves sont venus mettre un coup de pression contre les suppressions de postes dans l\u2019\u00e9ducation nationale. Le coeur n\u2019y est pas. \u00ab<em> Depuis 2007, c\u2019est dur d\u2019y croire<\/em>, explique Davy Rousset, 38 ans, chercheur en chimie et parent d\u2019\u00e9l\u00e8ve.<em> La gauche gagne les \u00e9lections, r\u00e9gionales puis cantonales, la rue se mobilise contre les retraites\u2026 et au final, on n\u2019a pas le sentiment d\u2019une dynamique.<br \/>\nTous les pouvoirs semblent concentr\u00e9s dans les mains d\u2019un seul homme, comme s\u2019il y avait eu une dissolution des diff\u00e9rentes strates de pouvoir au profit de l\u2019Elys\u00e9e et du gouvernement. <\/em> \u00bb<\/p>\n<h2>Chacun pour soi<\/h2>\n<p>\u00ab <em>Il y a de l\u2019amertume et de la r\u00e9signation,<\/em> abonde Pierre Hanegreefs. <em>L\u2019\u00e9chec du mouvement sur les retraites produit la m\u00eame chose que lors du r\u00e9f\u00e9rendum sur la constitution en 2005 : le sentiment d\u2019un d\u00e9ni de d\u00e9mocratie. <\/em> \u00bb Pour autant, il veut encore y croire et s\u2019est battu avec sa suppl\u00e9ante communiste Julie Meunier, 25 ans, sous l\u2019\u00e9tiquette Front de gauche. \u00ab <em>Lors de la campagne, une question revenait sans cesse : \u201cQu\u2019est ce que vous allez faire concr\u00e8tement pour moi ?\u201d Nous sommes loin de la vision collective d\u2019un projet de soci\u00e9t\u00e9. Voil\u00e0 les d\u00e9g\u00e2ts visibles d\u2019un syst\u00e8me lib\u00e9ral qui promeut le chacun pour soi. A l\u2019usine, quand ils<br \/>\nont r\u00e9alis\u00e9 que j\u2019\u00e9tais candidat, il n\u2019y avait pas la moindre curiosit\u00e9, plut\u00f4t m\u00eame de l\u2019incompr\u00e9hension.<\/em>\u00bb<\/p>\n<p>\u00ab <em>Ce qui \u00e9loigne les gens de la politique, c\u2019est le sentiment que \u00e7a ne les concerne pas<\/em> \u00bb, reprend Julie Meunier. Mais comment les en bl\u00e2mer, dit-elle en substance. \u00ab <em>Dans les conseils g\u00e9n\u00e9raux, on compte 0,7 % d\u2019ouvriers alors qu\u2019ils repr\u00e9sentent 15% de la population fran\u00e7aise<\/em>, d\u00e9taille t-elle. <em>Dans ces conditions, c\u2019est un peu difficile d\u2019expliquer aux gens que la politique n\u2019est pas qu\u2019une affaire de privil\u00e9gi\u00e9s. Nous avons crois\u00e9 beaucoup de gens qui estiment que la politique ne peut plus rien pour eux.<\/em> \u00bb<\/p>\n<p>Le Haut du Li\u00e8vre, le quartier de Nancy aux 80 % d\u2019abstentionnistes. On conna\u00eet l\u2019endroit pour avoir port\u00e9 la plus longue barre d\u2019Europe (500 m\u00e8tres). Le logement pharaonique a \u00e9t\u00e9 coup\u00e9 en deux, un immeuble voisin va \u00eatre d\u00e9truit\u2026 la r\u00e9habilitation galope. On construit bas, on fait venir des \u00e9tudiants du centre-ville, on installe des entreprises, la mosqu\u00e9e et l\u2019\u00e9glise cohabitent tranquillement. Mais 40 % des habitants sont toujours sous le seuil de pauvret\u00e9.<\/p>\n<p>Vincent Ferry, sociologue \u00e0 l\u2019IRTS install\u00e9 dans le quartier, conna\u00eet bien les lieux.En plus d\u2019y travailler, il a habit\u00e9 l\u2019une de ces tours quand il \u00e9tait gamin. Pour lui, il y a d\u2019abord un probl\u00e8me d\u2019acc\u00e8s \u00e0 l\u2019information. \u00ab <em>Nous ne sommes qu\u2019une poign\u00e9e ici a vraiment conna\u00eetre le d\u00e9coupage de la cit\u00e9, \u00e9lectoral mais aussi celui des diff\u00e9rents dispositifs \u00e0 l\u2019oeuvre sur le quartier<\/em>, explique- t-il. <em>Beaucoup ici ne lisent pas le fran\u00e7ais. \u00e7a pose un petit probl\u00e8me de ne pas le prendre<br \/>\nen compte, non ?<\/em> \u00bb<\/p>\n<h2>Une \u00e9nergie associative<\/h2>\n<p>Le sociologue raconte une exp\u00e9rience qu\u2019il a men\u00e9e \u00e0 Metz dans un quartier similaire. L\u2019information des r\u00e9unions politiques \u00e9tait diffus\u00e9e en arabe, turc et portugais et les d\u00e9bats \u00e9taient traduits en direct. \u00ab <em>Gr\u00e2ce \u00e0 ce dispositif, on a eu des r\u00e9unions avec 500 personnes <\/em> \u00bb, se souvient Vincent Ferry. Dans le quartier, les candidats en lice pour les cantonales ont d\u00fb se contenter de quelques dizaines de curieux lors de leur passage. \u00ab <em>Oui, \u00e9videmment, il y a une d\u00e9fiance importante pour tout ce qui vient de l\u2019ext\u00e9rieur,mais les habitants de ce quartier sont tellement<br \/>\nstigmatis\u00e9s <\/em> \u00bb, poursuit le sociologue.<\/p>\n<p>A l\u2019entendre, la citoyennet\u00e9 passe par des chemins d\u00e9tourn\u00e9s.<br \/>\n\u00ab <em>Il faut relativiser le diagnostic du d\u00e9sengagement de la population. Le milieu associatif incarne le milieu de confiance pour les habitants, c\u2019est l\u00e0 que tout se passe. <\/em> \u00bb Comment la politique institutionnelle peut-elle capter cette \u00e9nergie ?<br \/>\n\u00ab<em> Il manque le courage de d\u00e9fendre et de comprendre les sp\u00e9cificit\u00e9s<br \/>\nde cette citoyennet\u00e9. La culture des prol\u00e9taires, par exemple, n\u2019est pas reconnue comme une culture \u00e0 part enti\u00e8re. On a peur de reconna\u00eetre que les habitants d\u2019un tel quartier participent pleinement \u00e0 la vie sociale et \u00e9conomique d\u2019une<br \/>\nville comme Nancy.<\/em> \u00bb<\/p>\n<h2>Auditoire conquis&#8230; mais riquiqui<\/h2>\n<p>Laurent H\u00e9nart, de son c\u00f4t\u00e9, mouille la chemise et tente au niveau local de corriger une d\u00e9fiance qui semble bien se construire au niveau national. Ancien secr\u00e9taire d\u2019Etat, aujourd\u2019hui d\u00e9put\u00e9 proche de Jean-Louis Borloo et adjoint au maire<br \/>\nde Nancy, il vient d\u2019arriver de Paris o\u00f9 il \u00e9tait \u00ab<em> en s\u00e9ance<\/em> \u00bb, lance-t-il pour s\u2019excuser de porter une cravate. C\u2019est l\u2019heure de la permanence parlementaire, \u00e0 la rencontre des habitants de Bouxi\u00e8res-aux-Dames. Il claque la bise, tape dans le dos, lance des regards complices, distribue les chips et le mousseux, enfin, il donne de<br \/>\nsa personne. Op\u00e9ration s\u00e9duction bien s\u00fbr, mais pas seulement. Entre deux cacahu\u00e8tes, on parle de politique, la vraie, celle qui engage la vie dans la cit\u00e9 au quotidien, on parle de sa semaine l\u00e0bas, \u00e0 l\u2019Assembl\u00e9e, pour expliquer que ce qu\u2019on y fait peut avoir des cons\u00e9quences concr\u00e8tes :apprentissage, formation, petite enfance, etc. L\u2019auditoire est conquis\u2026 Mais riquiqui.<\/p>\n<p>Malgr\u00e9 l\u2019\u00e9vidente bonne volont\u00e9 du maire, seule une quinzaine d\u2019habitants s\u2019est d\u00e9plac\u00e9e, dont la totalit\u00e9 du conseil municipal. En apart\u00e9, Laurent H\u00e9nart se d\u00e9sole. Que faire ? Reconna\u00eetre le vote blanc ? S\u00fbrement. Rendre le vote obligatoire? Pourquoi pas\u2026 \u00ab <em>Depuis 2009, les choses se sont tendues,<\/em> explique-t-il. <em>Le d\u00e9bat national s\u2019est brouill\u00e9 avec des doutes sur ce que fait la majorit\u00e9 et toujours des doutes sur la cr\u00e9dibilit\u00e9 de l\u2019opposition.<\/em> \u00bb<\/p>\n<p>En effet, \u00e0 quoi accrocher sa confiance ? \u00ab<em> La distance s\u2019est accentu\u00e9e,<\/em> r\u00e9pond le d\u00e9put\u00e9.<br \/>\n<em>Il y a une incompr\u00e9hension mutuelle grandissante entre les politiques et la<br \/>\npopulation.<br \/>\nCela pousse d\u2019un c\u00f4t\u00e9 \u00e0 des discours politiques standardis\u00e9s et, de l\u2019autre, \u00e0 une appr\u00e9hension de plus en plus consum\u00e9riste des \u00e9lus. Et des id\u00e9es.<\/em> \u00bb<\/p>\n<h2>Attendus au tournant<\/h2>\n<p>Mathieu Klein, figure montante du PS, vice-pr\u00e9sident du conseil g\u00e9n\u00e9ral n\u2019en m\u00e8ne pas plus large : \u00ab <em>Sur le terrain, je n\u2019ai jamais autant crois\u00e9 de d\u00e9fiance. J\u2019ai beaucoup entendu que les politiques sont tous pareils, que l\u2019\u00e9lection de l\u2019un ou de l\u2019autre, de toute fa\u00e7on, ne changerait rien, bref que tout \u00e7a n\u2019a pas de sens.<\/em> \u00bb L\u2019habituel tous-pourris ? Plus que \u00e7a, selon l\u2019\u00e9lu socialiste. \u00ab <em>Il y a de la lassitude et de l\u2019indiff\u00e9rence, mais aussi de la col\u00e8re<\/em>, compl\u00e8te-t-il. <em>Et ceux qui ont le discours le plus violent sont les d\u00e9\u00e7us de Sarkozy. Ceux qui ont cru \u00e0 ce discours se sentent trahis. \u00c7a ne favorise pas vraiment la confiance. De notre c\u00f4t\u00e9, on sent bien qu\u2019il y a une attente vis-\u00e0-vis des socialistes, mais aussi qu\u2019on est attendus au tournant. On ne peut pas se planter.<\/em> \u00bb Ambiance.<\/p>\n<p>Alors comment s\u2019y prend-on concr\u00e8tement pour inverser la tendance quand on parcourt la campagne avec son b\u00e2ton de p\u00e8lerin pour convaincre ?<br \/>\n\u00ab<em> Il faut montrer et d\u00e9montrer, convaincre que l\u2019action publique n\u2019est pas vaine et peut corriger les in\u00e9galit\u00e9s, impliquer les gens au niveau local, cr\u00e9er des espaces de participation\u2026 <\/em> \u00bb<br \/>\nVaste programme. Plus qu\u2019un an, avant l\u2019\u00e9lection pr\u00e9sidentielle.<br \/>\n<div id='gallery-1' class='gallery galleryid-4851 gallery-columns-3 gallery-size-thumbnail'><figure class='gallery-item'>\n\t\t\t<div class='gallery-icon landscape'>\n\t\t\t\t<a href='https:\/\/archives.regards.fr\/wp-content\/uploads\/2011\/05\/crise_bandeau-429.jpg'><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" width=\"150\" height=\"122\" src=\"https:\/\/archives.regards.fr\/wp-content\/uploads\/2011\/05\/crise_bandeau-429-150x122.jpg\" class=\"attachment-thumbnail size-thumbnail\" alt=\"Crise de confiance\" aria-describedby=\"gallery-1-15027\" \/><\/a>\n\t\t\t<\/div>\n\t\t\t\t<figcaption class='wp-caption-text gallery-caption' id='gallery-1-15027'>\n\t\t\t\tCrise de confiance\n\t\t\t\t<\/figcaption><\/figure>\n\t\t<\/div>\n<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Selon le barom\u00e8tre du Cevipof, les Fran\u00e7ais pensent majoritairement que les politiques ne se pr\u00e9occupent pas de ce qu\u2019ils pensent. 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