{"id":471,"date":"1997-05-01T00:00:00","date_gmt":"1997-04-30T22:00:00","guid":{"rendered":"https:\/\/wp.muchomaas.com\/immigration-integration471\/"},"modified":"1997-05-01T00:00:00","modified_gmt":"1997-04-30T22:00:00","slug":"immigration-integration471","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/archives.regards.fr\/?p=471","title":{"rendered":"IMMIGRATION,INTEGRATION"},"content":{"rendered":"<p class=\"post_excerpt\"> L&#8217;immigration et l&#8217;int\u00e9gration des g\u00e9n\u00e9rations issues de l&#8217;immigration sont au coeur d&#8217;un d\u00e9bat qui charrie des fantasmes exploit\u00e9s par l&#8217;extr\u00eame droite que le simple rappel de quelques r\u00e9alit\u00e9s ne d\u00e9sarme pas. <\/p>\n<p>Si le Front national est parvenu \u00e0 convaincre une partie de l&#8217;opinion que l&#8217;immigr\u00e9 est la cause du ch\u00f4mage, cela ne veut pas dire pour autant qu&#8217;il y ait une part de v\u00e9rit\u00e9 dans cette assertion. Elle est fausse, un point, c&#8217;est tout. Le poids de la population immigr\u00e9e (3,6 millions de personnes) stagne depuis vingt ans dans l&#8217;ensemble de la population fran\u00e7aise aux alentours de 6,5% alors que le ch\u00f4mage a \u00e9t\u00e9 dans le m\u00eame temps multipli\u00e9 au moins par cinq. La part de l&#8217;emploi clandestin en France et estim\u00e9e \u00e0 0,5% de la population active et concerne seulement 200 000 \u00e0 300 000 personnes au sein desquelles l&#8217;immigration ne repr\u00e9sente qu&#8217;une part tr\u00e8s difficile \u00e0 estimer par d\u00e9finition. Ce qui est vrai, c&#8217;est que, depuis l&#8217;arr\u00eat officiel de l&#8217;immigration en 1974, 100 000 \u00e9trangers s&#8217;installent durablement en France chaque ann\u00e9e, mais en toute l\u00e9galit\u00e9. La moiti\u00e9 d&#8217;entre eux est concern\u00e9e par les regroupements familiaux, mais il y a aussi les r\u00e9fugi\u00e9s politiques (10 000 par an, bien moins nombreux que dans les autres pays europ\u00e9ens) et les d\u00e9rogations accord\u00e9es \u00e0 des entreprises qui consid\u00e8rent que, dans certains secteurs \u00e9conomiques, l&#8217;appel \u00e0 l&#8217;immigration est incontournable. Cette d\u00e9marche n&#8217;a rien d&#8217;\u00e9tonnant et renvoie \u00e0 une r\u00e9alit\u00e9 historique.<\/p>\n<p>La France, en effet, est historiquement une terre d&#8217;accueil et d&#8217;int\u00e9gration des vagues migratoires. Un cinqui\u00e8me de la population fran\u00e7aise actuelle est constitu\u00e9e de personnes ayant \u00e9t\u00e9 \u00e9trang\u00e8res ou ayant un parent ou un grand-parent \u00e9tranger. En apport direct ou indirect, l&#8217;immigration et les g\u00e9n\u00e9rations issues de l&#8217;immigration ont eu un effet b\u00e9n\u00e9fique sur l&#8217;\u00e9volution de la natalit\u00e9 en France. L&#8217;INED estime \u00e0 pr\u00e8s de 15 millions de sujets l&#8217;apport de l&#8217;immigration \u00e0 la population fran\u00e7aise. C&#8217;est consid\u00e9rable.<\/p>\n<p>Les grands processus migratoires que la France a connus depuis un si\u00e8cle et demi ont accompagn\u00e9 et nourri la croissance du pays. De 1830 jusqu&#8217;\u00e0 la Premi\u00e8re Guerre mondiale, ce sont des travailleurs venus d&#8217;Europe de l&#8217;Est et du Sud qui vont jouer un r\u00f4le majeur dans le d\u00e9veloppement de la r\u00e9volution industrielle dans un pays o\u00f9 l&#8217;exode rural s&#8217;op\u00e8re tr\u00e8s lentement. De 1918 aux lendemains de la Deuxi\u00e8me Guerre mondiale, les \u00e9branlements politiques provoquent des mouvements migratoires dont la France va b\u00e9n\u00e9ficier tant dans les ann\u00e9es 1920 que dans les ann\u00e9es 1950. Ces migrants viennent \u00e0 nouveau d&#8217;Europe mais \u00e9galement d&#8217;Afrique et d&#8217;Asie. Contrairement aux repr\u00e9sentations dominantes, la distance culturelle avec le pays d&#8217;accueil est aussi r\u00e9elle qu&#8217;aujourd&#8217;hui: juifs d&#8217;Europe de l&#8217;Est et du bassin m\u00e9diterran\u00e9en, Arm\u00e9niens, Eurasiens, Africains noirs et&#8230; Maghr\u00e9bins pr\u00e9sents en France depuis le d\u00e9but du si\u00e8cle, sans oublier le catholicisme polonais mal per\u00e7u au sein d&#8217;un mouvement ouvrier plut\u00f4t d\u00e9christianis\u00e9. Les ann\u00e9es 1960, o\u00f9 le d\u00e9collage de l&#8217;industrie lourde fran\u00e7aise se fera sur la base du taylorisme avec l&#8217;appel \u00e0 une main d&#8217;oeuvre peu qualifi\u00e9e en provenance du Portugal et d&#8217;Alg\u00e9rie. Outre la m\u00e9tallurgie, le b\u00e2timent et le textile en profitent tr\u00e8s largement.<\/p>\n<p> <strong> Les mouvements migratoires sous l&#8217;effet de la mondialisation <\/strong><\/p>\n<p>Le ralentissement r\u00e9cent des mouvements migratoires n&#8217;est pas d\u00fb pour l&#8217;essentiel aux d\u00e9cisions politiques de 1974. En effet, les mod\u00e8les li\u00e9s aux grandes vagues migratoires ont progressivement c\u00e9d\u00e9 la place \u00e0 un syst\u00e8me plus complexe, multidirectionnel sous l&#8217;effet des formes actuelles de la mondialisation: des mouvements sud\/ nord, toujours aussi r\u00e9els mais moins importants qu&#8217;on ne l&#8217;imagine; des mouvements sud\/sud marqu\u00e9s par les in\u00e9galit\u00e9s importantes de d\u00e9veloppement entre pays du Sud; des mouvements nord\/nord qui concernent essentiellement les classes moyennes sup\u00e9rieures; enfin des mouvements nord\/sud li\u00e9s aux d\u00e9localisations industrielles et plus g\u00e9n\u00e9ralement aux formes d&#8217;exportation du capital. Dans ce cadre, mati\u00e8res premi\u00e8res et main-d&#8217;oeuvre sont exploit\u00e9es sur place dans une sorte d&#8217;inversion des logiques coloniales.<\/p>\n<p>Les mouvements migratoires font partie des \u00e9volutions que l&#8217;on range sous le vocable de mondialisation, cette exigence nouvelle issue des formidables mutations scientifiques, informationnelles et anthropologiques et qui fait de notre monde une r\u00e9alit\u00e9 unique o\u00f9 le destin des soci\u00e9t\u00e9s humaines est de plus en plus li\u00e9. C&#8217;est la raison fondamentale qui nous permet d&#8217;affirmer aujourd&#8217;hui que l&#8217;immigration z\u00e9ro est non seulement un leurre mais \u00e9galement un contresens historique. Cette internationalisation des rapports sociaux porteuse en soi de civilisation est aujourd&#8217;hui soumise aux lois du capitalisme et donc source d&#8217;exploitation \u00e9conomique, de domination politique et d&#8217;ali\u00e9nation culturelle.<\/p>\n<p> <strong> La vis\u00e9e r\u00e9publicaine et la\u00efque comme point de d\u00e9part  <\/strong><\/p>\n<p>Les mouvements migratoires n&#8217;\u00e9chappent pas \u00e0 cette contradiction: ils pourraient s&#8217;inscrire dans une libre circulation des hommes et pour une part tr\u00e8s minime, c&#8217;est vrai; mais dans l&#8217;immense majorit\u00e9 des cas il s&#8217;agit d&#8217;une immigration de la mis\u00e8re, de la pr\u00e9carit\u00e9 et de l&#8217;exclusion. C&#8217;est pourquoi il est n\u00e9cessaire de d\u00e9finir \u00e0 l&#8217;\u00e9chelle nationale et europ\u00e9enne une politique d&#8217;immigration: il s&#8217;agit de fonder les flux migratoires sur la coop\u00e9ration entre Etats, sur le respect des droits fondamentaux de la personne humaine, sur l&#8217;\u00e9galit\u00e9 des droits sociaux, sur le respect du droit d&#8217;asile, sur le refus du travail clandestin en s&#8217;en prenant aux fili\u00e8res patronales et non aux victimes, enfin sur les conditions d&#8217;une int\u00e9gration \u00e0 notre soci\u00e9t\u00e9 conforme \u00e0 nos traditions r\u00e9publicaines et la\u00efques. La d\u00e9finition et la mise en oeuvre d&#8217;une telle politique d&#8217;immigration supposent l&#8217;action pour une autre mondialisation que celle domin\u00e9e par le capital, notamment d&#8217;agir pour de nouveaux rapports nord\/sud fond\u00e9s sur une coop\u00e9ration, pour un d\u00e9veloppement durable et des mesures d&#8217;harmonisation des droits sociaux permettant d&#8217;interdire le dumping social issu des d\u00e9localisations d&#8217;entreprises.<\/p>\n<p>Un constat historique s&#8217;impose: l&#8217;essentiel d&#8217;une immigration, m\u00eame si elle se pr\u00e9sente d&#8217;abord comme une migration de main-d&#8217;oeuvre, se transforme \u00e0 terme en immigration de peuplements. C&#8217;est humainement et socialement n\u00e9cessaire. Ce que l&#8217;on nomme &#8221; mod\u00e8le fran\u00e7ais d&#8217;int\u00e9gration des migrants &#8221; est une construction sociale qui trouve son point de d\u00e9part dans la R\u00e9volution fran\u00e7aise, son cadre dans les institutions r\u00e9publicaines et la\u00efques mises en place \u00e0 la fin du XIXe si\u00e8cle et sa capacit\u00e9 int\u00e9grative dans les caract\u00e9ristiques syndicales politiques et urbaines du monde ouvrier fran\u00e7ais. Le point de d\u00e9part, c&#8217;est l&#8217;affirmation r\u00e9volutionnaire de l&#8217;\u00e9galit\u00e9 des droits entre les \u00eatres humains et de la primaut\u00e9 du droit du sol sur le droit du sang. La vis\u00e9e r\u00e9publicaine et la\u00efque sur cette base va combattre les replis ethniques, tout en garantissant les libert\u00e9s d&#8217;association cultuelle et culturelle, va faire b\u00e9n\u00e9ficier les immigr\u00e9s de droits sociaux et d\u00e9mocratiques accord\u00e9s \u00e0 l&#8217;ensemble des Fran\u00e7ais.<\/p>\n<p> <strong> Mobilisation sociale et politique pour sauver un mod\u00e8le en crise  <\/strong><\/p>\n<p>Car l&#8217;essentiel est l\u00e0: dans les entreprises comme dans la soci\u00e9t\u00e9, le mouvement ouvrier \u00e9tablira une solidarit\u00e9 de fait entre travailleurs nationaux et \u00e9trangers: solidarit\u00e9 dans les luttes contre le patronat ou le gouvernement pour de meilleurs salaires et conditions de vie mais \u00e9galement dans tous les combats \u00e9mancipateurs (pour les droits syndicaux, dans les luttes antifascistes, dans la r\u00e9sistance au nazisme, pour l&#8217;internationalisme et l&#8217;anticolonialisme&#8230;). Ces constats communs ont aid\u00e9 \u00e0 transcender les tentations x\u00e9nophobes pr\u00e9sentes en particulier lors des crises \u00e9conomiques cycliques, pr\u00e9cis\u00e9ment parce que la division apparaissait comme un obstacle \u00e0 l&#8217;efficacit\u00e9 de ces combats. Cette pratique syndicale commune trouve son prolongement politique dans un espace urbain ouvrier tout aussi commun. Il faut bien voir qu&#8217;il s&#8217;agit l\u00e0 d&#8217;un cas original si on le compare au monde anglo-saxon. C&#8217;est la raison pour laquelle il me semble que le mod\u00e8le fran\u00e7ais d&#8217;int\u00e9gration ne proc\u00e8de pas seulement d&#8217;une d\u00e9marche institutionnelle mais qu&#8217;il est fondamentalement le produit d&#8217;un mouvement politique, un mod\u00e8le en crise. Deux causes majeures expliquent les fractures actuelles. En premier lieu, la concomitance entre l&#8217;explosion du ch\u00f4mage et de la pr\u00e9carit\u00e9 d&#8217;une part et l&#8217;arriv\u00e9e \u00e0 maturit\u00e9 de la g\u00e9n\u00e9ration issue des derni\u00e8res immigrations. Le travail ne joue plus son r\u00f4le int\u00e9grateur ni \u00e9conomiquement, ni socialement. La transmission ouvri\u00e8re ne se fait plus et crise de l&#8217;emploi, de l&#8217;\u00e9cole et de la ville se conjuguent pour cr\u00e9er une situation d&#8217;impasse pour une g\u00e9n\u00e9ration qui ne veut plus h\u00e9riter du statut d&#8217;immigr\u00e9, ne peut h\u00e9riter du statut de travailleur et a du mal \u00e0 trouver les voies de sa socialisation.<\/p>\n<p>Valable pour l&#8217;ensemble de la jeunesse, cette analyse s&#8217;applique particuli\u00e8rement aux enfants d&#8217;immigr\u00e9s parce que ceux-ci sont les premiers et les plus gravement touch\u00e9s par la crise et parce qu&#8217;ils subissent une v\u00e9ritable x\u00e9nophobie d&#8217;Etat avec la remise en cause du droit du sol inaugur\u00e9e par la loi Pasqua. Cette analyse s&#8217;applique avec encore plus de force pour les enfants d&#8217;immigr\u00e9s maghr\u00e9bins et par extension africains, parce qu&#8217;il faut bien le dire, le racisme anti-arabe se nourrit d&#8217;une sorte de trou noir vis \u00e0 vis de la guerre d&#8217;Alg\u00e9rie et plus g\u00e9n\u00e9ralement des guerres coloniales dans l&#8217;inconscient collectif fran\u00e7ais.&#8221; Le travail de deuil &#8221; sur ces questions n&#8217;a pas vraiment eu lieu dans notre pays. Il y a de ce point de vue une v\u00e9ritable urgence d&#8217;ordre culturel. En second lieu, la faiblesse durant cette p\u00e9riode r\u00e9cente (les vingt derni\u00e8res ann\u00e9es) d&#8217;un mouvement progressiste int\u00e9grant les immigr\u00e9s aux luttes d&#8217;\u00e9mancipation se fait cruellement sentir. Dans les entreprises bien \u00e9videmment, puisque les jeunes issus de l&#8217;immigration ne parviennent pas dans leur majorit\u00e9 \u00e0 y acc\u00e9der. Dans les cit\u00e9s o\u00f9 la construction de solidarit\u00e9s entre habitants a souvent c\u00e9d\u00e9 la place \u00e0 des replis individualistes ou ethnicistes et que le terrain a \u00e9t\u00e9, disons le clairement, abandonn\u00e9 par les forces politiques progressistes durant de longues ann\u00e9es parce que les militants ont parfois \u00e9t\u00e9 submerg\u00e9s par l&#8217;ampleur des d\u00e9g\u00e2ts caus\u00e9s par la crise.<\/p>\n<p>L&#8217;urgence ici est de renouer avec l&#8217;id\u00e9e que le processus int\u00e9grateur sera fond\u00e9 sur une mobilisation sociale et politique ou ne sera pas. Un tissu social existe et des r\u00e9sistances se sont organis\u00e9es. Une citoyennet\u00e9 \u00e9merge. Il lui manque les moyens et les perspectives pour s&#8217;engager dans l&#8217;action solidaire et la construction d&#8217;une issue politique. C&#8217;est pourtant indispensable face aux tentations ethnicistes, aux tentatives de remises en cause du droit du sol, face aux politiques d&#8217;exclusion qu&#8217;elles viennent de l&#8217;Etat (Pasqua-Debr\u00e9-Raoult), du capital (ch\u00f4mage et pr\u00e9carit\u00e9) ou du Front national, pointe avanc\u00e9e de cette soci\u00e9t\u00e9 de sans-droits \u00e0 laquelle on nous pr\u00e9pare.<\/p>\n<p> <strong> La nation fran\u00e7aise comme r\u00e9alit\u00e9 en mouvement <\/strong><\/p>\n<p>I est n\u00e9cessaire de donner \u00e0 cette contre-offensive des objectifs ambitieux en mati\u00e8re d&#8217;emploi et de formation de cadre de vie comme d&#8217;exercice de la citoyennet\u00e9. De ce point de vue, il faut r\u00e9affirmer clairement l&#8217;exigence du droit de vote aux \u00e9lections locales pour les immigr\u00e9s, faciliter l&#8217;acc\u00e8s \u00e0 la nationalit\u00e9 fran\u00e7aise et impulser une campagne, afin d&#8217;inciter les enfants d&#8217;immigr\u00e9s \u00e0 prendre leur responsabilit\u00e9 de citoyen.<\/p>\n<p>Les progressistes doivent relever le d\u00e9fi de cette int\u00e9gration non pas seulement dans le cadre d\u00e9fensif du droit, mais d&#8217;abord dans les solidarit\u00e9s nouvelles entre salari\u00e9s, ch\u00f4meurs, pr\u00e9caires, entre g\u00e9n\u00e9rations, entre les jeunes de toutes origines pour d&#8217;autres choix de soci\u00e9t\u00e9, d&#8217;\u00e9galit\u00e9, de parit\u00e9s hommes-femmes, de respect des individus, de refus de la violence, bref pour une soci\u00e9t\u00e9 d&#8217;\u00e9mancipation humaine. Nous pouvons le faire \u00e0 condition de penser la nation fran\u00e7aise pour ce qu&#8217;elle est depuis la R\u00e9volution, c&#8217;est-\u00e0-dire une r\u00e9alit\u00e9 en mouvement, ouverte sur le monde, riche de la diversit\u00e9 de ses cultures, une nation qui pose les probl\u00e8mes en termes de libert\u00e9, d&#8217;\u00e9galit\u00e9, de solidarit\u00e9 et de fraternit\u00e9: une nation qui va de l&#8217;avant et qui fait des choix politiques de d\u00e9passement des formes d&#8217;exploitation et de domination. C&#8217;est l\u00e0 un combat plus large qui d\u00e9passe mais int\u00e8gre celui qui nous occupe.<\/p>\n<p>* Ethnologue, professeur \u00e0 l&#8217;Ecole d&#8217;architecture de Marseille et \u00e0 l&#8217;Universit\u00e9 de Provence<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p> L&#8217;immigration et l&#8217;int\u00e9gration des g\u00e9n\u00e9rations issues de l&#8217;immigration sont au coeur d&#8217;un d\u00e9bat qui charrie des fantasmes exploit\u00e9s par l&#8217;extr\u00eame droite que le simple rappel de quelques r\u00e9alit\u00e9s ne d\u00e9sarme pas. <\/p>\n","protected":false},"author":1,"featured_media":0,"comment_status":"open","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"_themeisle_gutenberg_block_has_review":false,"footnotes":""},"categories":[141],"tags":[],"class_list":["post-471","post","type-post","status-publish","format-standard","hentry","category-archives-web"],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/archives.regards.fr\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/471","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/archives.regards.fr\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/archives.regards.fr\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/archives.regards.fr\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/users\/1"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/archives.regards.fr\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fcomments&post=471"}],"version-history":[{"count":0,"href":"https:\/\/archives.regards.fr\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/471\/revisions"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/archives.regards.fr\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fmedia&parent=471"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/archives.regards.fr\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fcategories&post=471"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/archives.regards.fr\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Ftags&post=471"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}