{"id":4705,"date":"2011-02-15T16:13:00","date_gmt":"2011-02-15T15:13:00","guid":{"rendered":"https:\/\/wp.muchomaas.com\/les-fantomes-du-paradis4705\/"},"modified":"2023-06-23T23:08:03","modified_gmt":"2023-06-23T21:08:03","slug":"les-fantomes-du-paradis4705","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/archives.regards.fr\/?p=4705","title":{"rendered":"Les fant\u00f4mes du paradis"},"content":{"rendered":"<p class=\"post_excerpt\">Dans Je suis un no man\u2019s land, Thierry Jousse met en sc\u00e8ne<br \/>\nle chanteur Philippe Katerine, ouvrant un espace cr\u00e9atif entre<br \/>\nle cin\u00e9ma et la musique, la fiction et la vie, la fantaisie et la m\u00e9lancolie.<br \/>\nQuand la pop p\u00e9n\u00e8tre la campagne\u2026 Rencontre avec le r\u00e9alisateur.<\/p>\n<p><em>Pendant les travaux, le cin\u00e9ma reste ouvert<\/em><br \/>\n\u00e9tait le dr\u00f4le de titre d\u2019un recueil de textes de<br \/>\nThierry Jousse, qui fut r\u00e9dacteur en chef des<br \/>\nCahiers du cin\u00e9ma avant de devenir cin\u00e9aste.<br \/>\nSon nouveau film,<em> Je suis un no man\u2019s land,<\/em><br \/>\npousse dans ses extr\u00eames lisi\u00e8res ce go\u00fbt pour la vacance<br \/>\net le flottement.<\/p>\n<p>Depuis ses courts-m\u00e9trages \u2013 <em>Le jour de No\u00ebl <\/em> (1998), <em>Nom<br \/>\nde code Sacha<\/em> (2001), <em>Julia et les hommes <\/em> (2003) \u2013 jusqu\u2019\u00e0<br \/>\nson premier long-m\u00e9trage, <em>Les invisibles<\/em> (2005), les films de<br \/>\nThierry Jousse mettent en sc\u00e8ne les arabesques intimes du<br \/>\nprocessus cr\u00e9atif. <em>Je suis un no man\u2019s land<\/em> en figure une<br \/>\nmise en suspens, tout en rejouant ce pas de deux, aussi<br \/>\n\u00ab joussien \u00bb que jouissif, entre s\u00e9duction et m\u00e9lancolie. Entre<br \/>\nle cin\u00e9ma et la musique, les sons et les images, deux des<br \/>\npassions du cin\u00e9aste.<\/p>\n<p>Port\u00e9 par un dr\u00f4le d\u2019oiseau, son ami et complice Philippe<br \/>\nKaterine, le film s\u2019ouvre sur une s\u00e9questration. Une groupie<br \/>\nd\u00e9jant\u00e9e veut mettre l\u2019artiste en cage, lui intimant l\u2019ordre de<br \/>\nretrouver son inspiration perdue \u2013 le costume en argent lam\u00e9<br \/>\ndu chanteur n\u2019est pas sans \u00e9voquer <em>Phantom of the Paradise<\/em><br \/>\nde Brian de Palma\u2026 Plut\u00f4t que de le (re)faire chanter, cette<br \/>\n\u00e9trange sorci\u00e8re d\u00e9clenche un sortil\u00e8ge qui le privera de sa<br \/>\nvoix ; il retourne au stade de l\u2019enfance, de celui qui ne parle<br \/>\npas, en se retrouvant projet\u00e9 dans la ferme de ses parents,<br \/>\nauxquels Jackie Berroyer et Aurore Cl\u00e9ment pr\u00eatent leurs<br \/>\ntraits. Sa chambre est d\u00e9sormais trop petite, ses v\u00eatements<br \/>\n\u00e9triqu\u00e9s. Entre cauchemars et pays des merveilles, aux c\u00f4t\u00e9s<br \/>\nd\u2019une f\u00e9e des oiseaux interpr\u00e9t\u00e9e par Julie Depardieu, Philippe<br \/>\nr\u00e9apprend les balbutiements de la vie.<\/p>\n<p>Dans <em>Peau de cochon<\/em> (2005), Philippe<br \/>\nKaterine \u00e9voquait cette peau<br \/>\nporcine greff\u00e9e \u00e0 son coeur lors<br \/>\nd\u2019une op\u00e9ration subie \u00e0 l\u2019\u00e2ge de<br \/>\nhuit ans. Thierry Jousse lui a offert<br \/>\nun corps de papillon. Et un envol<br \/>\ndans les airs de son dernier album.<\/p>\n<p><strong>ENTRETIEN AVEC THIERRY JOUSSE<\/strong><\/p>\n<h2>\u00ab Je n\u2019arrive pas \u00e0 partir \u00bb<\/h2>\n<p>\u00ab J\u2019avais envie de parler du fait d\u2019\u00eatre un fils. Le film raconte<br \/>\nl\u2019histoire d\u2019un enfant qui retourne chez ses parents. Il est touch\u00e9<br \/>\npar une sorte de mal\u00e9diction qui le cloue sur place. \u00ab<em> Je<br \/>\nn\u2019arrive pas \u00e0 partir <\/em> \u00bb, dit Philippe \u00e0 sa m\u00e8re qui comprend<br \/>\nbien s\u00fbr cette phrase dans son sens premier.<br \/>\nCette r\u00e9plique ambigu\u00eb est le coeur du film, l\u00e0<br \/>\no\u00f9 le sortil\u00e8ge devient une m\u00e9taphore. C\u2019est<br \/>\ntoujours une \u00e9preuve de revenir chez ses<br \/>\nparents, de dormir chez eux alors qu\u2019on n\u2019y<br \/>\nhabite plus. Quelque chose de l\u2019enfance se<br \/>\nrejoue alors. Philippe Katerine a le corps id\u00e9al<br \/>\npour incarner cela ; son travail de musicien ne<br \/>\ncesse de jouer sur la r\u00e9gression, l\u2019idiotie et l\u2019innocence.<br \/>\nIl est impossible de rester et compliqu\u00e9 de partir.<br \/>\nC\u2019est un film sur l\u2019ambivalence en g\u00e9n\u00e9ral. Ni avec toi, ni sans<br \/>\ntoi. Ni pr\u00e9sent, ni absent. Le <em>no man\u2019s land<\/em>, c\u2019est cet espace<br \/>\nambigu entre fuir et rester, un moment de flottement o\u00f9 l\u2019on<br \/>\nne sait pas trop o\u00f9 l\u2019on en est. \u00bb<\/p>\n<h2>Initiation&#8217;<\/h2>\n<p>\u00ab Le film parle du fait de tourner en rond, de ne pas sortir d\u2019un<br \/>\ncercle vicieux. Le personnage est confront\u00e9 \u00e0 des espaces,<br \/>\ndes seuils impossibles \u00e0 franchir.<br \/>\nCette dimension fantastique, un<br \/>\npeu m\u00e9di\u00e9vale ou chevaleresque,<br \/>\ns\u2019est accentu\u00e9e pendant le tournage,<br \/>\n\u00e0 partir des lieux, de la for\u00eat<br \/>\nsurtout, \u00e0 travers le statut du cheval<br \/>\nou l\u2019habit de Philippe. \u00bb<\/p>\n<h2>De Katerine \u00e0 Philippe<\/h2>\n<p>\u00ab Au d\u00e9part, ce costume<br \/>\nest cens\u00e9 \u00e9voquer<br \/>\nla tourn\u00e9e qui a<br \/>\nsuivi son album,<em> Robots<br \/>\napr\u00e8s tout<\/em>. Le<br \/>\nsc\u00e9nario est n\u00e9 de<br \/>\ndiscussions sur ses tourn\u00e9es, ses<br \/>\ngroupies, sur certaines situations<br \/>\nsaugrenues, voire d\u00e9rangeantes.<br \/>\nLe film s\u2019ouvre sur une entr\u00e9e en<br \/>\nsc\u00e8ne, mais la s\u00e9quence s\u2019interrompt<br \/>\nau moment o\u00f9 le concert<br \/>\ncommence. Je ne voulais pas le filmer<br \/>\nen train de chanter devant un<br \/>\npublic. Celui qu\u2019on voit sur l\u2019\u00e9cran n\u2019est pas Philippe Katerine. Disons qu\u2019on part de Katerine<br \/>\npour arriver \u00e0 Philippe, un personnage de fiction. On quitte<br \/>\nson image publique pour aller vers un hors champ. Le titre<br \/>\nanglais sera d\u2019ailleurs <em>Unplugged<\/em>. Le film travaille cette zone<br \/>\nd\u2019incertitude entre le r\u00e9el et la fiction : quand il \u00e9coute la cassette<br \/>\ndans sa chambre, il s\u2019agit d\u2019une vraie chanson compos\u00e9e<br \/>\npendant son adolescence. La sc\u00e8ne de basket n\u2019\u00e9tait<br \/>\npas \u00e9crite ; Philippe \u00e9tait basketteur dans sa jeunesse. Encore<br \/>\nune fois, c\u2019est cet entre-deux qui m\u2019int\u00e9resse, l\u2019espace<br \/>\no\u00f9 le spectateur peut se projeter comme il veut. J\u2019aime les<br \/>\nfilms qui offrent cette disponibilit\u00e9, cette libert\u00e9, plut\u00f4t que<br \/>\nceux qui suivent une ligne dirigiste, rigide. \u00bb<\/p>\n<h2>S\u2019\u00e9vaporer<\/h2>\n<p>\u00ab Le retour \u00e0 la maison, c\u2019est presque un genre cin\u00e9matographique.<br \/>\nJ\u2019ai revu le d\u00e9but des <em>Indomptables<\/em> de Nicolas<br \/>\nRay. Robert Mitchum retrouve un paquet sous le plancher.<br \/>\nQuand Philippe retrouve ses vieilles cassettes, ses vinyles, il<br \/>\nd\u00e9busque aussi quelque chose. Je pense \u00e0<em> L\u2019arri\u00e8re-pays<\/em> de<br \/>\nJacques Nolot et \u00e0 <em>La gueule ouverte<\/em> de Maurice Pialat, un<br \/>\nfilm admirable. C\u2019est \u00e9trange car la figure de Pialat a jou\u00e9 un<br \/>\nr\u00f4le ; le film s\u2019est nourri d\u2019un r\u00e9cit qu\u2019on m\u2019avait fait de la veill\u00e9e<br \/>\nfun\u00e8bre qui a suivi sa mort. <em>La gueule ouverte<\/em>, d\u2019une brutalit\u00e9<br \/>\net d\u2019une cruaut\u00e9 absolues, est en un sens l\u2019antith\u00e8se de<br \/>\nmon film. J\u2019assume totalement les proc\u00e9d\u00e9s, \u00e0 la fois litt\u00e9raux<br \/>\net m\u00e9taphoriques, li\u00e9s au sortil\u00e8ge et \u00e0 la fantaisie<br \/>\nqu\u2019il induit ; en choisissant d\u2019aller vers la<br \/>\ns\u00e9rie B ou vers la fable, vers le m\u00e9lange des<br \/>\ngenres, nous avons volontairement esquiv\u00e9 la<br \/>\nd\u00e9ch\u00e9ance, la souffrance, la maladie. La m\u00e8re<br \/>\ndispara\u00eet. C\u2019est une mort par \u00e9vaporation. \u00bb<\/p>\n<h2>Refuges<\/h2>\n<p>\u00ab Quand il comprend que sa m\u00e8re est morte,<br \/>\nPhilippe se couche et s\u2019enroule dans la paille.<br \/>\nIl s\u2019allonge ensuite sur les marches de l\u2019\u00e9glise, se r\u00e9fugie sous<br \/>\nla table lors de la veill\u00e9e. Cela correspond \u00e0 ce que beaucoup<br \/>\nde gens voudraient pouvoir faire dans ces circonstances-l\u00e0,<br \/>\nun passage \u00e0 l\u2019acte, l\u2019acc\u00e8s \u00e0 un espace qui nous est normalement<br \/>\ninterdit en tant qu\u2019adulte. On redevient enfant face \u00e0 la<br \/>\nmort ; ce moment d\u2019intimit\u00e9 avec elle est tr\u00e8s fort. Si l\u2019une des fonctions du cin\u00e9ma est de montrer<br \/>\naux gens ce qu\u2019ils auraient envie de<br \/>\nfaire sans avoir la possibilit\u00e9 de le<br \/>\nfaire dans la vie, ces sc\u00e8nes, pour<br \/>\nmoi, touchent \u00e0 cela. \u00bb<\/p>\n<h2>Du no man\u2019s land<\/h2>\n<p>au disque<br \/>\n\u00ab L\u2019exp\u00e9rience du film a nourri le<br \/>\ndernier disque de Philippe. Cet<br \/>\nalbum a \u00e0 voir avec la r\u00e9gression ;<br \/>\nses parents chantent et figurent sur<br \/>\nla pochette. Le film a \u00e9t\u00e9 une exp\u00e9rience<br \/>\ntroublante pour Philippe ; il<br \/>\na voulu se prouver que ses parents<br \/>\n\u00e9taient bien vivants, qu\u2019il avait encore<br \/>\nbesoin d\u2019eux. Il l\u2019a v\u00e9cu intimement.<br \/>\nCela donne une v\u00e9rit\u00e9 au<br \/>\npersonnage. \u00bb<\/p>\n<h2>Doublez votre m\u00e9moire<\/h2>\n<p>\u00ab J\u2019aime la double postulation qui<br \/>\nexiste chez Philippe Katerine ; un<br \/>\ndandysme naturel et une facette<br \/>\ntr\u00e8s ancr\u00e9e. Il est \u00e0 fois rural et<br \/>\nurbain, sophistiqu\u00e9 et brut. Il a une<br \/>\ndimension de petite<br \/>\nfolie, d\u2019absurdit\u00e9, un<br \/>\nc\u00f4t\u00e9 Dada mais il<br \/>\nn\u2019est jamais dans le<br \/>\nsecond degr\u00e9. Il est<br \/>\ndans l\u2019humour, pas<br \/>\ndans l\u2019ironie. Philippe<br \/>\na un lien avec<br \/>\nles excentriques<br \/>\nde la chanson fran\u00e7aise,<br \/>\ncomme Charles Trenet et<br \/>\nBrigitte Fontaine. Il a toujours \u00e9t\u00e9<br \/>\nen d\u00e9calage avec la chanson fran\u00e7aise.<br \/>\nIl a un rapport \u00e0 la langue tr\u00e8s<br \/>\nfort et du coup une capacit\u00e9 \u00e0 la<br \/>\nr\u00e9duire \u00e0 sa plus simple expression comme dans le dernier disque, un pur geste de langage, radical,<br \/>\n\u00e0 la fois organique et pens\u00e9. En m\u00eame temps, c\u2019est un<br \/>\ndisque tr\u00e8s pop, c\u2019est-\u00e0-dire une machine de guerre contre<br \/>\nla chanson \u00e0 textes. R\u00e9duire les textes comme il le fait, c\u2019est<br \/>\nouvrir un espace pop plus anglo-saxon. Il a voulu rompre avec<br \/>\nson image des ann\u00e9es 1990, de jeune homme propre sur lui,<br \/>\nun peu dandy, je pense \u00e0 son album <em>Mes mauvaises fr\u00e9quentations<\/em>,<br \/>\ntr\u00e8s impr\u00e9gn\u00e9 par le cin\u00e9ma, Eustache ou Godard.<br \/>\nAu fond, les deux incarnations de Philippe Katerine ne sont<br \/>\npas si \u00e9loign\u00e9es, m\u00eame si son mode d\u2019expression est plus<br \/>\npopulaire aujourd\u2019hui. Il s\u2019agit de deux moments diff\u00e9rents<br \/>\nmais travers\u00e9s par le m\u00eame sens du saugrenu, de l\u2019absurde,<br \/>\ndu d\u00e9calage, du paradoxe, de la contradiction. Il a un c\u00f4t\u00e9 \u00e0<br \/>\npart, ind\u00e9niablement, pas du tout convenu, un c\u00f4t\u00e9 artiste ;<br \/>\nDuchamp, Picabia et Tzara sont plus importants pour lui que<br \/>\nFerr\u00e9 ou Brel. Tout cela cr\u00e9e un dr\u00f4le de m\u00e9lange. \u00bb<\/p>\n<h2>Vivants apr\u00e8s tout<\/h2>\n<p>\u00ab Dans sa chanson \u00ab Morts vivants \u00bb, Pharrell Williams c\u00f4toie<br \/>\nLuc Moullet, Erik Satie, Jean-Paul Gaultier. Il r\u00e9duit l\u2019art \u00e0<br \/>\nl\u2019essentiel : est-il vivant ou pas&#8217; C\u2019est l\u2019unique question que<br \/>\nje trouve int\u00e9ressante. Le formalisme, la technique, la perfection,<br \/>\nsont toujours moins importants \u00e0 mes yeux que cette<br \/>\ncharge de vie. \u00bb<\/p>\n<h2>de la pop dans le terroir<\/h2>\n<p>\u00ab Daven Keller a compos\u00e9 la musique<br \/>\ndu film. Il a \u00e9t\u00e9 un excellent<br \/>\npartenaire de travail. La musique,<br \/>\ncomme le film, va dans toutes les<br \/>\ndirections. Il y a un c\u00f4t\u00e9 sciencefiction,<br \/>\nJohn Carpenter au d\u00e9but,<br \/>\nensuite on est dans des choses<br \/>\nassez minimales, des ambiances<br \/>\nde piano plus m\u00e9lodramatiques.<br \/>\nOu plus <em>easy, lounge<\/em>, entre Air et<br \/>\nMorricone, comme lors de la sc\u00e8ne<br \/>\navec la groupie. Des variations<br \/>\n<em>country<\/em> ou un peu Clash comme<br \/>\nlors de la sc\u00e8ne du baby-foot. C\u2019est<br \/>\nune musique expressive qui a un<br \/>\naspect pop aussi. Au fond, ce film,<br \/>\nc\u2019est l\u2019intrusion de la pop dans le<br \/>\nterroir. Cela cr\u00e9e du fantastique. \u00bb<div id='gallery-1' class='gallery galleryid-4705 gallery-columns-3 gallery-size-thumbnail'><figure class='gallery-item'>\n\t\t\t<div class='gallery-icon landscape'>\n\t\t\t\t<a href='https:\/\/archives.regards.fr\/wp-content\/uploads\/2011\/03\/noman_crop-06b.jpg'><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" width=\"80\" height=\"55\" src=\"https:\/\/archives.regards.fr\/wp-content\/uploads\/2011\/03\/noman_crop-06b.jpg\" class=\"attachment-thumbnail size-thumbnail\" alt=\"Les fant\u00f4mes du paradis\" aria-describedby=\"gallery-1-14715\" \/><\/a>\n\t\t\t<\/div>\n\t\t\t\t<figcaption class='wp-caption-text gallery-caption' id='gallery-1-14715'>\n\t\t\t\tLes fant\u00f4mes du paradis\n\t\t\t\t<\/figcaption><\/figure><figure class='gallery-item'>\n\t\t\t<div class='gallery-icon landscape'>\n\t\t\t\t<a href='https:\/\/archives.regards.fr\/wp-content\/uploads\/2011\/03\/noman-bfc.jpg'><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" width=\"150\" height=\"150\" src=\"https:\/\/archives.regards.fr\/wp-content\/uploads\/2011\/03\/noman-bfc-150x150.jpg\" class=\"attachment-thumbnail size-thumbnail\" alt=\"noman.jpg\" \/><\/a>\n\t\t\t<\/div><\/figure>\n\t\t<\/div>\n<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Dans Je suis un no man\u2019s land, Thierry Jousse met en sc\u00e8ne<br \/>\nle chanteur Philippe Katerine, ouvrant un espace cr\u00e9atif entre<br \/>\nle cin\u00e9ma et la musique, la fiction et la vie, la fantaisie et la m\u00e9lancolie.<br \/>\nQuand la pop p\u00e9n\u00e8tre la campagne\u2026 Rencontre avec le r\u00e9alisateur.<\/p>\n","protected":false},"author":572,"featured_media":14715,"comment_status":"open","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"_themeisle_gutenberg_block_has_review":false,"footnotes":""},"categories":[141],"tags":[299,293],"class_list":["post-4705","post","type-post","status-publish","format-standard","has-post-thumbnail","hentry","category-archives-web","tag-cinema","tag-entretien"],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/archives.regards.fr\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/4705","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/archives.regards.fr\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/archives.regards.fr\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/archives.regards.fr\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/users\/572"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/archives.regards.fr\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fcomments&post=4705"}],"version-history":[{"count":0,"href":"https:\/\/archives.regards.fr\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/4705\/revisions"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/archives.regards.fr\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/media\/14715"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/archives.regards.fr\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fmedia&parent=4705"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/archives.regards.fr\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fcategories&post=4705"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/archives.regards.fr\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Ftags&post=4705"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}