{"id":4703,"date":"2011-02-18T15:38:00","date_gmt":"2011-02-18T14:38:00","guid":{"rendered":"https:\/\/wp.muchomaas.com\/la-pensee-de-foucault-revisitee4703\/"},"modified":"2011-02-18T15:38:00","modified_gmt":"2011-02-18T14:38:00","slug":"la-pensee-de-foucault-revisitee4703","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/archives.regards.fr\/?p=4703","title":{"rendered":"La pens\u00e9e de Foucault revisit\u00e9e"},"content":{"rendered":"<p class=\"post_excerpt\">Avec son ouvrage Foucault, une pens\u00e9e du discontinu,<br \/>\nla philosophe Judith Revel parvient \u00e0 restituer la coh\u00e9rence<br \/>\nd\u2019un parcours intellectuel \u00e9maill\u00e9 de ruptures.<\/p>\n<p><em>Ne me demandez pas qui je suis<br \/>\net ne me demandez pas de rester<br \/>\nle m\u00eame : c\u2019est une morale d\u2019\u00e9tat<br \/>\ncivil, elle r\u00e9git nos papiers. <\/em> \u00bb Cette<br \/>\nr\u00e9ponse ironique aux poseurs d\u2019\u00e9tiquettes porte<br \/>\nla signature de Michel Foucault. Tout comme la<br \/>\nchute \u2013 qui n\u2019en est pas une \u2013 de son ultime<br \/>\ncours prononc\u00e9, quelques mois avant sa mort,<br \/>\nau Coll\u00e8ge de France : \u00ab <em>Mais enfin il est trop<br \/>\ntard. Alors, merci.<\/em> \u00bb Un point final en forme de<br \/>\npied de nez \u00e0 ceux qui auraient oubli\u00e9 combien<br \/>\nil \u00e9tait critique par rapport aux notions d\u2019oeuvre<br \/>\net d\u2019auteur.<\/p>\n<p>Ses travaux assument des ruptures et des<br \/>\ncontradictions, si bien que la philosophie classique<br \/>\npeine toujours \u00e0 leur accorder la dignit\u00e9<br \/>\nd\u2019une pens\u00e9e. Foucault a<br \/>\nsouvent chang\u00e9 de m\u00e9thode,<br \/>\nde champ d\u2019enqu\u00eate et d\u2019objet.<br \/>\nIl a travaill\u00e9 sur la folie,<br \/>\nla clinique, le pouvoir ou la<br \/>\nsexualit\u00e9. Il s\u2019est int\u00e9ress\u00e9<br \/>\naux individus, puis aux populations.<br \/>\nCette discontinuit\u00e9 peut \u00eatre per\u00e7ue par<br \/>\ncertains comme un manque, un d\u00e9faut, un vide.<br \/>\nOr c\u2019est justement sur elle que s\u2019appuie Judith<br \/>\nRevel pour restituer au parcours foucaldien toute<br \/>\nsa coh\u00e9rence. Sans tenter de lisser les sauts et<br \/>\nles \u00e9carts qui traversent les livres et \u00e9crits p\u00e9riph\u00e9riques<br \/>\ndu philosophe, elle y voit au contraire<br \/>\nun fil rouge. Ce n\u2019est pas seulement une \u00ab<em> pens\u00e9e<br \/>\ndiscontinue <\/em> \u00bb, mais aussi une \u00ab <em>pens\u00e9e du<br \/>\ndiscontinu<\/em> \u00bb, \u00e9crit-elle dans un ouvrage qui peut<br \/>\nse lire comme une \u00e9tude lumineuse du \u00ab cas \u00bb<br \/>\nFoucault.<\/p>\n<h2>\u00ab Relance \u00bb ou \u00ab abandon\u2009\u00bb<\/h2>\n<p>Les commentateurs ont coutume de se r\u00e9f\u00e9rer<br \/>\n\u00e0 une p\u00e9riodisation qui leur permet d\u2019identifier<br \/>\nun travail r\u00e9tif aux \u00e9tiquettes : r\u00e9flexion linguistique<br \/>\net litt\u00e9raire dans les ann\u00e9es 1960, politique<br \/>\ndans les ann\u00e9es 1970, \u00e9thique dans les<br \/>\nann\u00e9es 1980. Judith Revel choisit d\u2019interroger<br \/>\nces c\u00e9sures. Elle y voit moins un reniement<br \/>\ndes erreurs pass\u00e9es qu\u2019une<br \/>\nvolont\u00e9 d\u2019op\u00e9rer des reformulations,<br \/>\ndes d\u00e9placements<br \/>\net des \u00e9largissements. La<br \/>\nlogique n\u2019est pas celle de<br \/>\nl\u2019\u00ab <em>abandon<\/em> \u00bb, selon elle, mais<br \/>\nde la \u00ab<em> relance<\/em> \u00bb. Ainsi, non<br \/>\nseulement la dimension politique ne s\u2019\u00e9teint<br \/>\npas avec la fin de la deuxi\u00e8me p\u00e9riode, mais<br \/>\ncertains points s\u2019\u00e9claircissent dans la derni\u00e8re<br \/>\nd\u00e9cennie. Quant \u00e0 l\u2019int\u00e9r\u00eat port\u00e9 au pr\u00e9sent, que<br \/>\nl\u2019exp\u00e9rience du Groupe d\u2019information sur les prisons exprime pleinement, il existe en germe<br \/>\ndans les travaux sur l\u2019archive, trace ici et maintenant<br \/>\nd\u2019une existence pass\u00e9e.<\/p>\n<p>Il est m\u00eame un motif majeur qui traverse les trois<br \/>\nd\u00e9cennies, la discontinuit\u00e9, perceptible d\u00e8s le<br \/>\nd\u00e9but dans la fascination qu\u2019exercent sur Michel<br \/>\nFoucault les tentatives litt\u00e9raires de dissolution<br \/>\ndes ancrages traditionnels de la narration. Dans<br \/>\nles ann\u00e9es 1960, on trouve d\u00e9j\u00e0 une attention<br \/>\nextr\u00eame aux \u00e9v\u00e9nements qui se prolongera dans<br \/>\nla critique radicale et parfois violente des \u00ab<em> philosophies<br \/>\ndu sujet <\/em> \u00bb et des \u00ab <em>philosophies de l\u2019histoire<\/em><br \/>\n\u00bb. Michel Foucault s\u2019en prend en particulier<br \/>\n\u00e0 ce qu\u2019il appelle avec prudence \u00ab <em>une certaine<br \/>\nfa\u00e7on de comprendre le marxisme <\/em> \u00bb. C\u2019est-\u00e0 dire<br \/>\nl\u2019\u00ab <em>habitude de croire que<br \/>\nl\u2019histoire doit \u00eatre un long<br \/>\nr\u00e9cit lin\u00e9aire parfois nou\u00e9 de<br \/>\ncrises<\/em> \u00bb. Pour d\u00e9construire le<br \/>\nmythe d\u2019une histoire close et<br \/>\nrassurante \u00ab <em>o\u00f9 enfermer enfin<br \/>\nle foisonnement infini du<br \/>\ntemps<\/em> \u00bb, souligne Judith Revel,<br \/>\nc\u2019est de Nietzsche qu\u2019il se sert. Comme lui,<br \/>\nil a choisi \u00ab <em>la singularit\u00e9 des \u00e9v\u00e9nements contre<br \/>\nla monumentalit\u00e9 de l\u2019histoire, contre le r\u00e8gne<br \/>\ndes significations id\u00e9ales et des t\u00e9l\u00e9ologies<br \/>\nind\u00e9finies : c\u2019est le r\u00e9cit des accidents, des d\u00e9viations<br \/>\net des bifurcations, des retournements,<br \/>\ndes hasards et des erreurs. <\/em> \u00bb<\/p>\n<h2>R\u00e9sistance et pouvoir<\/h2>\n<p>Foucault se penche sur les ruptures. Il interroge<br \/>\nnotamment \u00ab<em> le fait qu\u2019en quelques ann\u00e9es parfois<br \/>\nune culture cesse de penser comme elle<br \/>\nl\u2019avait fait jusque-l\u00e0, et se met \u00e0 penser autre<br \/>\nchose et autrement <\/em> \u00bb. Cette question, en croisant<br \/>\ncelle du passage ou de la transition, acquiert une<br \/>\ndimension politique. Car la possibilit\u00e9 d\u2019un retournement<br \/>\nest li\u00e9e, \u00e0 ses yeux, aux r\u00e9sistances<br \/>\nd\u2019anonymes brutalement mis en lumi\u00e8re par leur<br \/>\nrencontre avec le pouvoir. Judith Revel rappelle<br \/>\n\u00e0 ce propos que ce n\u2019est que dans les ann\u00e9es<br \/>\n1970, avec l\u2019abandon tardif de la th\u00e8se d\u2019un<br \/>\n\u00ab dehors \u00bb emprunt\u00e9 \u00e0 Maurice Blanchot, que la<br \/>\nnotion de \u00ab r\u00e9sistance \u00bb se g\u00e9n\u00e9ralise. Alors que<br \/>\nla transgression litt\u00e9raire supposait un \u00ab <em>passage<br \/>\n\u00e0 la limite <\/em> \u00bb, la r\u00e9sistance politique s\u2019exerce au<br \/>\nsein m\u00eame des dispositifs de pouvoir. \u00ab <em>On est<br \/>\ntoujours \u00e0 l\u2019int\u00e9rieur, la marge est un mythe. La<br \/>\nparole du dehors est un r\u00eave qu\u2019on ne cesse de<br \/>\nreconduire<\/em> \u00bb, \u00e9crit le philosophe. \u00ab <em>La r\u00e9sistance<br \/>\nadvient l\u00e0 o\u00f9 il y a du pouvoir, parce qu\u2019elle est<br \/>\nins\u00e9parable des relations de pouvoir<\/em> \u00bb, pr\u00e9cise<br \/>\nJudith Revel. Soulignons au passage l\u2019un des<br \/>\nm\u00e9rites de cet ouvrage : son caract\u00e8re \u00e0 la fois<br \/>\nsavant et p\u00e9dagogique. On y trouve en effet les<br \/>\nd\u00e9finitions de toutes les notions importantes,<br \/>\nd\u00e9j\u00e0 r\u00e9pertori\u00e9es dans son <em>Dictionnaire Foucault<\/em> (\u00e9d. Ellipses, 2007).<\/p>\n<p>Des doutes, l\u2019auteur en a<br \/>\nquelques-uns qu\u2019elle prend<br \/>\nle soin d\u2019exposer sous forme<br \/>\ninterrogative. \u00ab <em>S\u2019il n\u2019y a pas<br \/>\nd\u2019ext\u00e9riorit\u00e9 possible, comment<br \/>\nsortir de ces rapports de pouvoir, les<br \/>\nmodifier et peut-\u00eatre m\u00eame les renverser ? <\/em> \u00bb<br \/>\nAutrement dit, \u00ab <em>que signifie r\u00e9sister quand est<br \/>\nexclue toute possibilit\u00e9 de dehors&#8217;<\/em> \u00bb Ou encore<br \/>\n: \u00ab <em>Comment sortir du cercle o\u00f9 la r\u00e9action<br \/>\nau pouvoir ne serait rien d\u2019autre que l\u2019occasion<br \/>\nd\u2019une r\u00e9action du pouvoir ?<\/em> \u00bb Ces \u00e9cueils<br \/>\nexpliquent les r\u00e9ticences des marxistes vis-\u00e0-vis<br \/>\nd\u2019un philosophe qui, \u00ab <em>en inscrivant la libert\u00e9<br \/>\nau plus intime de ce qui la contraint <\/em> \u00bb, aurait<br \/>\n\u00ab <em>\u201ctrahi\u201d toute perspective de lib\u00e9ration <\/em> \u00bb. Mais<br \/>\nce reproche n\u2019\u00e9branle pas Foucault qui se sait<br \/>\nmoins int\u00e9ress\u00e9 par une lib\u00e9ration, trop impr\u00e9gn\u00e9e<br \/>\nd\u2019une fiction de puret\u00e9, que par la libert\u00e9.<\/p>\n<p>De tous les engagements militants qui furent<br \/>\nles siens, sa participation au Groupe d\u2019information<br \/>\nsur les prisons (GIP) est le seul sur<br \/>\nlequel s\u2019attarde l\u2019ouvrage. Et pour cause. Cette<br \/>\nexp\u00e9rience, particuli\u00e8rement f\u00e9conde, constitue<br \/>\n\u00ab <em>un tournant dans la d\u00e9finition de ce qu\u2019il faut entendre par \u201cpouvoir\u201d et, par l\u00e0 m\u00eame, dans<br \/>\ncelle d\u2019une possible r\u00e9sistance finalement<br \/>\nlib\u00e9r\u00e9e de l\u2019encombrant fardeau du mythe de<br \/>\nl\u2019ext\u00e9riorit\u00e9 <\/em> \u00bb. En donnant \u00e0 voir la mat\u00e9rialit\u00e9 et<br \/>\nla vari\u00e9t\u00e9 des rapports de pouvoir, irr\u00e9ductible<br \/>\n\u00e0 l\u2019Etat, elle conduit le philosophe \u00e0 se d\u00e9marquer<br \/>\ndes pens\u00e9es marxistes. Selon lui, \u00ab<em> et Marx<br \/>\net Freud ne sont peut-\u00eatre pas suffisants pour<br \/>\nconna\u00eetre cette chose si \u00e9nigmatique, \u00e0 la fois<br \/>\nvisible et invisible, pr\u00e9sente et cach\u00e9e, investie<br \/>\npartout, qu\u2019on appelle le pouvoir <\/em> \u00bb. Ce qui n\u2019emp\u00eachera<br \/>\npas Foucault de se r\u00e9f\u00e9rer au <em>Capital<\/em><br \/>\npour affirmer la pluralit\u00e9 des rapports de pouvoir<br \/>\n: \u00ab <em>Ce que nous pouvons trouver dans le<br \/>\nlivre II du Capital, c\u2019est, en premier lieu, qu\u2019il<br \/>\nn\u2019existe pas un pouvoir mais plusieurs pouvoirs<br \/>\n(\u2026) qui fonctionnent localement, par exemple<br \/>\ndans l\u2019atelier, dans l\u2019arm\u00e9e, dans une propri\u00e9t\u00e9<br \/>\nde type esclavagiste <\/em> \u00bb, \u00e9crit-il.<\/p>\n<h2>Un espace politique in\u00e9dit<\/h2>\n<p>Le GIP lui offre aussi l\u2019occasion de critiquer le<br \/>\nvocabulaire de la lutte des classes, et notamment<br \/>\nla distinction entre le prol\u00e9tariat et une pl\u00e8be non<br \/>\nprol\u00e9taris\u00e9e. Le \u00ab nous \u00bb n\u2019est plus pens\u00e9 comme<br \/>\nun pr\u00e9alable, mais comme une construction<br \/>\nqui \u00e9merge \u00e0 partir de singularit\u00e9s disparates.<br \/>\nLes prisonniers, r\u00e9duits \u00e0 l\u2019\u00e9tat d\u2019objet, doivent<br \/>\nd\u2019abord redevenir des sujets. \u00ab <em>(Ils) n\u2019ont pas<br \/>\nbesoin qu\u2019on leur dise qui ils sont, mais bien au<br \/>\ncontraire qu\u2019on les laisse \u00eatre les sujets de leurs<br \/>\npropres exp\u00e9riences et de leur propre parole<\/em> \u00bb,<br \/>\nexplique Judith Revel, citant Foucault, \u00ab<em> il s\u2019agit de<br \/>\nlaisser la parole \u00e0 ceux qui ont une exp\u00e9rience<br \/>\nde la prison. Non pas qu\u2019ils ont besoin qu\u2019on<br \/>\nles aide \u00e0 \u201cprendre conscience\u201d : la conscience<br \/>\nde l\u2019oppression est l\u00e0, parfaitement claire, sachant<br \/>\nbien qui est l\u2019ennemi. Mais le syst\u00e8me<br \/>\nactuel lui refuse les moyens de se formuler, de<br \/>\ns\u2019organiser. <\/em> \u00bb Ce processus de re-subjectivation<br \/>\nappara\u00eet donc comme un moment n\u00e9cessaire<br \/>\npour rendre possibles des pratiques collectives.<br \/>\nL\u2019enqu\u00eate men\u00e9e aupr\u00e8s des d\u00e9tenus, qui<br \/>\nn\u2019a fait \u00e9merger que de modestes revendications<br \/>\nmat\u00e9rielles, a permis en revanche d\u2019ouvrir<br \/>\nun espace politique in\u00e9dit.<\/p>\n<p>D\u2019o\u00f9 l\u2019attention que porte Foucault, dans la derni\u00e8re<br \/>\np\u00e9riode, aux mani\u00e8res de se produire soi-m\u00eame<br \/>\ncomme sujet. Car il ne croit ni en un autre<br \/>\npouvoir ni en un contre-pouvoir. Pour lui, l\u2019unique<br \/>\nr\u00e9sistance possible, c\u2019est la puissance cr\u00e9ative<br \/>\nde la vie. Cette biopolitique serait seule capable<br \/>\nde miner la mainmise qui s\u2019exerce sur celle-ci.<br \/>\nL\u2019exemple des Cyniques guide le philosophe :<br \/>\n\u00ab <em>C\u2019est (\u2026) l\u2019\u00e9laboration d\u2019une vie autre qu\u2019il<br \/>\ns\u2019agit non seulement de rendre possible pour<br \/>\nl\u2019avenir, mais de mettre en acte imm\u00e9diatement.<\/em> \u00bb<br \/>\nAujourd\u2019hui, c\u2019est aux artistes et aux militants, \u00e0<br \/>\ntous les inventeurs de formes de vie, qu\u2019il confie<br \/>\nla t\u00e2che de refonder la cit\u00e9.<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Avec son ouvrage Foucault, une pens\u00e9e du discontinu,<br \/>\nla philosophe Judith Revel parvient \u00e0 restituer la coh\u00e9rence<br \/>\nd\u2019un parcours intellectuel \u00e9maill\u00e9 de ruptures.<\/p>\n","protected":false},"author":573,"featured_media":0,"comment_status":"open","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"_themeisle_gutenberg_block_has_review":false,"footnotes":""},"categories":[141],"tags":[337,365],"class_list":["post-4703","post","type-post","status-publish","format-standard","hentry","category-archives-web","tag-essais","tag-philosophie"],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/archives.regards.fr\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/4703","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/archives.regards.fr\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/archives.regards.fr\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/archives.regards.fr\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/users\/573"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/archives.regards.fr\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fcomments&post=4703"}],"version-history":[{"count":0,"href":"https:\/\/archives.regards.fr\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/4703\/revisions"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/archives.regards.fr\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fmedia&parent=4703"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/archives.regards.fr\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fcategories&post=4703"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/archives.regards.fr\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Ftags&post=4703"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}