{"id":4660,"date":"2011-01-21T00:00:00","date_gmt":"2011-01-20T23:00:00","guid":{"rendered":"https:\/\/wp.muchomaas.com\/europe-les-deficits-a-la-rigueur-24660\/"},"modified":"2023-06-23T23:07:53","modified_gmt":"2023-06-23T21:07:53","slug":"europe-les-deficits-a-la-rigueur-24660","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/archives.regards.fr\/?p=4660","title":{"rendered":"Europe, les d\u00e9ficits, \u00e0 la rigueur (2) &#8211; Aust\u00e9rit\u00e9, l&#8217;Union fragilis\u00e9e"},"content":{"rendered":"<p class=\"post_excerpt\"> Cette fois, l&#8217;Europe est dans le potage&#8230; La crise qu&#8217;elle traverse est financi\u00e8re, budg\u00e9taire et mon\u00e9taire, mais aussi sociale et institutionnelle. L&#8217;Union europ\u00e9enne pr\u00f4ne l&#8217;aust\u00e9rit\u00e9 et s&#8217;av\u00e8re, en l&#8217;\u00e9tat, incapable d&#8217;apporter des solutions satisfaisantes. <\/p>\n<p>La crise de 2008-2009 a laiss\u00e9 de rudes traces sur le continent. L&#8217;activit\u00e9 a fortement chut\u00e9 et l&#8217;Europe finira l&#8217;ann\u00e9e sans avoir retrouv\u00e9 son niveau d&#8217;avant la crise. Il est vrai que la pr\u00e9occupation officielle a \u00e9t\u00e9 avant tout de freiner les d\u00e9ficits, comme le veut la logique du Pacte de stabilit\u00e9 adopt\u00e9 en juin 1997 \u00e0 Amsterdam. L&#8217;endettement priv\u00e9, la fr\u00e9n\u00e9sie sp\u00e9culative, les \u00e9carts de d\u00e9veloppement ou les d\u00e9s\u00e9quilibres commerciaux ? Peu importe : la dette publique, voil\u00e0 l&#8217;ennemie ! Le ma\u00eetre-mot, partout, est la rigueur budg\u00e9taire ; la m\u00e9thode privil\u00e9gi\u00e9e pour y parvenir est la politique d&#8217;aust\u00e9rit\u00e9. Quand les pays \u00e9mergents tablent sur leur demande interne pour relancer la machine \u00e9conomique, les pays de l&#8217;Union europ\u00e9enne s&#8217;attachent \u00e0 la brider, pour ne pas accro\u00eetre le d\u00e9ficit commercial et la d\u00e9pense des institutions publiques. Restrictions budg\u00e9taires, rigueur mon\u00e9tariste et mont\u00e9e du ch\u00f4mage conjuguent leurs effets contre la reprise de l&#8217;activit\u00e9 et de la croissance utile. L&#8217;Europe se fragilise d&#8217;autant.<\/p>\n<p><strong> Le miroir aux alouettes <\/strong><\/p>\n<p>La Gr\u00e8ce et l&#8217;Irlande apparaissent ainsi, chacune \u00e0 leur mani\u00e8re, comme des cas d&#8217;\u00e9cole. Leur \u00e9conomie s&#8217;est longtemps caract\u00e9ris\u00e9e par l&#8217;archa\u00efsme de ses techniques et de ses structures et par sa position marginale dans les \u00e9changes internationaux. Pendant quelques ann\u00e9es, on a valoris\u00e9 le mod\u00e8le de d\u00e9veloppement de l&#8217;Irlande ou de l&#8217;Espagne. On s&#8217;est extasi\u00e9 devant le \u00ab tigre celtique \u00bb, sa croissance spectaculaire et l&#8217;attrait qu&#8217;il exer\u00e7ait sur les \u00ab majors \u00bb de la haute technologie (Microsoft). Ce que l&#8217;on cachait soigneusement, c&#8217;est que cette croissance se faisait au prix d&#8217;un endettement maximal aupr\u00e8s des circuits financiers, d&#8217;une sp\u00e9culation  immobili\u00e8re d\u00e9mesur\u00e9e et d&#8217;une pression maximale sur une main-d&#8217;oeuvre salari\u00e9e tr\u00e8s qualifi\u00e9e. Contraction salariale et efficacit\u00e9 de la main-d&#8217;oeuvre : le r\u00eave du capital !<\/p>\n<p>La Gr\u00e8ce et l&#8217;Irlande paient aujourd&#8217;hui le prix fort du miroir aux alouettes. Elles ne vont pas rester seules. L&#8217;Espagne et le Portugal sont en ligne de mire et, pas tr\u00e8s loin derri\u00e8re, les pays de l&#8217;Europe centrale et orientale. Au fond, c&#8217;est toute la logique de l&#8217;\u00e9largissement europ\u00e9en qui est d\u00e9sormais sur la sellette. Depuis les ann\u00e9es 1980, on a voulu \u00e9tendre l&#8217;Union \u00e0 marches forc\u00e9es, sous la double \u00e9gide de la concurrence libre et non fauss\u00e9e et de la tutelle des march\u00e9s financiers. On a cru \u00e0 la toute puissance de l&#8217;app\u00e2t du gain comme moteur de l&#8217;innovation et de la croissance mat\u00e9rielle. Dans des \u00e9conomies fragiles, on n&#8217;a fait que stimuler la sp\u00e9culation et la corruption&#8230; Mais qui, en Europe, va \u00eatre \u00e0 l&#8217;abri de la temp\u00eate provoqu\u00e9e ?<\/p>\n<p><strong> Une l\u00e9gitimit\u00e9 en question <\/strong><\/p>\n<p>Malgr\u00e9 sa puissance, l&#8217;Europe \u00e9conomique est un tonneau de poudre. C&#8217;est d&#8217;autant plus grave que l&#8217;Union perd chaque jour un peu plus de sa l\u00e9gitimit\u00e9. Voil\u00e0 longtemps que les critiques portent sur les contenus des politiques suivies par elle ; aujourd&#8217;hui, beaucoup remettent en question son existence m\u00eame. Le gros des attaques se concentre sur l&#8217;euro. En constituant la zone euro, les nations membres ont troqu\u00e9 leur souverainet\u00e9 mon\u00e9taire contre une souverainet\u00e9 europ\u00e9enne suppos\u00e9e plus efficace dans le cadre de la mondialisation. On pensait, par cette m\u00e9thode, faire \u00e9merger un int\u00e9r\u00eat g\u00e9n\u00e9ral europ\u00e9en. On n&#8217;a fait qu&#8217;imposer un dogme \u00e9conomique : le mon\u00e9tarisme : et enregistrer des rapports de puissance. Cerise sur le g\u00e2teau, on a confi\u00e9 la politique mon\u00e9taire \u00e0 une institution \u00e9conomique, la Banque centrale europ\u00e9enne (BCE), que l&#8217;on s&#8217;est empress\u00e9 d&#8217;installer dans une ind\u00e9pendance statutaire qui l&#8217;\u00e9loigne des demandes \u00ab d&#8217;en bas \u00bb et des arbitrages du politique.<\/p>\n<p>Comment s&#8217;\u00e9tonner que l&#8217;euro lui-m\u00eame soit en question ? La puissante Allemagne commence \u00e0 se demander s&#8217;il vaut la peine de soutenir les \u00ab canards boiteux \u00bb de l&#8217;Europe et de sacrifier \u00e0 la cause commune une part de ses exc\u00e9dents commerciaux. En France, de nombreuses voix se font entendre, \u00e0 droite comme \u00e0 gauche, pour demander la sortie de l&#8217;euro.<\/p>\n<p>De fait, tout laisse entendre que la situation de l&#8217;Union va s&#8217;aggraver. Sans doute a-t-on vu \u00eatre \u00e9corn\u00e9s en pratique quelques-uns des dogmes de la p\u00e9riode ant\u00e9rieure. Les Etats ont eu recours partiellement \u00e0 la vieille m\u00e9thode de l&#8217;endettement \u00ab keyn\u00e9sien \u00bb. La BCE elle-m\u00eame s&#8217;est sentie oblig\u00e9e de faire une entorse \u00e0 sa philosophie originelle en rachetant une part des obligations des Etats endett\u00e9s. Mais la doctrine n\u00e9olib\u00e9rale a \u00e9t\u00e9 tout juste \u00e9rafl\u00e9e. La BCE s&#8217;est avant tout port\u00e9e au secours du syst\u00e8me bancaire priv\u00e9 menac\u00e9 par les risques de banqueroute<\/p>\n<p>publique. Et l&#8217;essentiel du message lib\u00e9ral reste scrupuleusement respect\u00e9. Quand le FMI aide la Gr\u00e8ce, c&#8217;est \u00e0 la condition que soit mis en place un \u00ab plan de sauvetage \u00bb draconien, faisant \u00e9clater un \u00ab Etat social \u00bb d\u00e9j\u00e0 moribond. La BCE, de son c\u00f4t\u00e9, ne cesse d&#8217;inciter vigoureusement les Etats \u00e0 s&#8217;engager dans une politique de rigueur budg\u00e9taire. \u00ab<em> Nous avons devant nous, non pas trois ans de rigueur, mais dix <\/em> \u00bb, a avanc\u00e9 Jacques Attali dans son rapport officiel d&#8217;ao\u00fbt dernier sur \u00ab 316 d\u00e9cisions pour changer la France \u00bb.<\/p>\n<p>Faut-il donc sortir de l&#8217;euro ? Pour laisser les Etats nationaux poursuivre tranquillement leurs plans de contraction salariale ? Pour leur confier le soin de prot\u00e9ger leurs propres march\u00e9s sp\u00e9culatifs dans une concurrence encore plus sauvage entre les moins mal lotis et les plus fragiles de l&#8217;espace europ\u00e9en ? Pour n\u00e9gocier isol\u00e9ment les miettes de la mondialisation avec les Etats-Unis ou la Chine ? Dans ce cas, le rem\u00e8de pourrait \u00eatre pire que le mal. Rappelons ici que l&#8217;Union europ\u00e9enne dispose, rassembl\u00e9e, d&#8217;une puissance qui, contrairement aux l\u00e9gendes tenaces, en fait un poids lourds des \u00e9volutions \u00e9conomiques mondiales. Dans une plan\u00e8te rendue de plus en plus instable par la doxa lib\u00e9rale, elle aurait les moyens de faire entendre une autre voix que celle de la d\u00e9flation salariale et de la \u00ab bonne gouvernance \u00bb du FMI ou de la BCE.<\/p>\n<p>Le probl\u00e8me est que cette voix tarde \u00e0 se faire entendre. Le 5 octobre, un rapport sur la crise pr\u00e9sent\u00e9 par la socialiste Pervenche Ber\u00e8s d\u00e9plore \u00ab<em> un accroissement spectaculaire des d\u00e9penses publiques <\/em> \u00bb. Il appelle la Commission \u00ab<em> \u00e0 prendre r\u00e9solument l&#8217;initiative dans la lutte contre le protectionnisme <\/em> \u00bb et insiste sur la n\u00e9cessit\u00e9 \u00ab<em> d&#8217;instaurer, dans la zone euro, un syst\u00e8me contraignant de sanctions (&#8230;) afin d&#8217;obliger les Etats membres \u00e0 respecter les r\u00e8gles du Pacte de stabilit\u00e9 et de croissance <\/em> \u00bb.<\/p>\n<p>Dans la foul\u00e9e, le 29 octobre, le Conseil europ\u00e9en avalise le principe d&#8217;une \u00ab<em> coordination des politiques \u00e9conomiques <\/em> \u00bb pr\u00e9alable \u00e0 la d\u00e9termination des choix budg\u00e9taires nationaux. Il pr\u00e9conise \u00e0 cet effet une \u00ab<em> modification limit\u00e9e <\/em> \u00bb (donc sans processus de ratification) du Trait\u00e9 de Lisbonne, afin d&#8217;ent\u00e9riner une proc\u00e9dure qui dessaisit un peu plus les instances nationales de d\u00e9lib\u00e9ration et de choix.<\/p>\n<p>Il se trouve que ces axes directeurs d&#8217;une \u00ab nouvelle gouvernance \u00bb europ\u00e9enne ont \u00e9t\u00e9 approuv\u00e9s au Parlement europ\u00e9en par une nette majorit\u00e9, comprenant les d\u00e9put\u00e9s fran\u00e7ais du Parti socialiste et d&#8217;Europe \u00e9cologie. Ceux-ci ont par ailleurs ent\u00e9rin\u00e9 le paragraphe 77 du rapport Ber\u00e8s qui indique que \u00ab<em> le financement des pensions ne peut \u00eatre enti\u00e8rement laiss\u00e9 au secteur public <\/em> \u00bb. Ces votes \u00e9tonnants, qui tournent le dos aux engagements pris dans la campagne r\u00e9cente sur les retraites, vont \u00e0 rebours des exigences de relance d\u00e9mocratique de l&#8217;espace europ\u00e9en. Dans le contexte de crise actuel, la politique du moindre mal : att\u00e9nuer \u00e0 la marge l&#8217;orientation ultralib\u00e9rale dominante : cr\u00e9e en fait les conditions d&#8217;une aggravation pr\u00e9visible de la situation.<\/p>\n<p>Apr\u00e8s des ann\u00e9es de faillite du Pacte de stabilit\u00e9, une r\u00e9orientation compl\u00e8te appara\u00eet d\u00e9sormais comme la seule m\u00e9thode r\u00e9aliste. L&#8217;irr\u00e9alisme, aujourd&#8217;hui, est tout autant dans la potion lib\u00e9rale que dans le statu quo. Et si une r\u00e9orientation radicale veut \u00eatre efficace, elle doit se penser et se mener de fa\u00e7on coh\u00e9rente.<\/p>\n<p><strong> Une r\u00e9orientation radicale <\/strong><\/p>\n<p>Le dossier \u00e9conomico-financier est bien s\u00fbr le plus imm\u00e9diat (1). Les objectifs de la politique mon\u00e9taire devraient int\u00e9grer explicitement les objectifs sociaux, \u00e9conomiques et environnementaux. La BCE, comme toutes les banques nationales de l&#8217;Union, devrait perdre son statut ind\u00e9pendant pour \u00eatre replac\u00e9e au service des institutions politiques. Elle devrait pouvoir racheter les dettes nationales, comme le proposent par exemple les \u00e9conomistes du PCF, user des r\u00e9serves obligatoires et du pouvoir de cr\u00e9ation mon\u00e9taire : une pr\u00e9rogative \u00e9tatique bien oubli\u00e9e depuis quinze ans. Au lieu de courir \u00e0 la rescousse d&#8217;un secteur bancaire d\u00e9faillant, sans doute vaudrait-il mieux orienter ses activit\u00e9s, en les d\u00e9tournant du placement purement sp\u00e9culatif et en les redirigeant vers les objectifs de l&#8217;Union.<\/p>\n<p>Plus g\u00e9n\u00e9ralement, les processus de crise ont montr\u00e9 les effets destructeurs de la logique d\u00e9r\u00e9gulatrice des d\u00e9cennies pr\u00e9c\u00e9dentes. Contredire la fluidit\u00e9 d\u00e9l\u00e9t\u00e8re des march\u00e9s financiers, contr\u00f4ler strictement les mouvements de capitaux (y compris les investissements directs \u00e0 l&#8217;\u00e9tranger) et stabiliser \u00e0 la baisse les taux d&#8217;int\u00e9r\u00eat : ce serait la seule voie raisonnable pour ramener de la mesure dans un syst\u00e8me d\u00e9stabilis\u00e9 en profondeur par la \u00ab bulle sp\u00e9culative \u00bb.<\/p>\n<p>Le retour \u00e0 des \u00ab cycles vertueux \u00bb ne pourrait bien entendu pas s&#8217;envisager sans une r\u00e9orientation des objectifs g\u00e9n\u00e9raux de l&#8217;Union. Le Pacte de stabilit\u00e9, la contraction salariale et le repli des services publics apparaissent comme des facteurs d&#8217;enlisement dans le marasme et le d\u00e9veloppement mutil\u00e9. De m\u00eame, la limitation des objectifs sociaux est doublement p\u00e9nalisante : parce qu&#8217;elle contracte la demande et parce qu&#8217;elle bride les capacit\u00e9s d&#8217;initiative et de cr\u00e9ation qui accompagnent la reconnaissance et la stabilisation du travail.<\/p>\n<p>Enfin, tout cela risque d&#8217;\u00eatre irr\u00e9alisable si les institutions europ\u00e9ennes ne trouvent pas un socle de l\u00e9gitimit\u00e9 r\u00e9elle par une d\u00e9mocratisation radicale de leur fonctionnement. La logique feutr\u00e9e de la \u00ab bonne gouvernance \u00bb, m\u00eame temp\u00e9r\u00e9e par un zeste de suffrage universel, n&#8217;est plus \u00e0 la hauteur des enjeux. Sans processus constituant v\u00e9ritable, fond\u00e9 sur la souverainet\u00e9 populaire et non sur les compromis entre Etats, l&#8217;Europe restera une construction somme toute artificielle. <\/p>\n<p>Roger Martelli<\/p>\n<p>[[(1) Une synth\u00e8se des politiques alternatives possibles se trouve dans la note de la Fondation Copernic,<em> Face aux crises, une autre Europe <\/em> (\u00e9d. Syllepse, 2009, 8 ?).]]<div id='gallery-1' class='gallery galleryid-4660 gallery-columns-3 gallery-size-thumbnail'><figure class='gallery-item'>\n\t\t\t<div class='gallery-icon landscape'>\n\t\t\t\t<a href='https:\/\/archives.regards.fr\/wp-content\/uploads\/2011\/01\/europe_crop-2-ce8.jpg'><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" width=\"80\" height=\"55\" src=\"https:\/\/archives.regards.fr\/wp-content\/uploads\/2011\/01\/europe_crop-2-ce8.jpg\" class=\"attachment-thumbnail size-thumbnail\" alt=\"Europe, les d\u00e9ficits, \u00e0 la rigueur (2) - Aust\u00e9rit\u00e9, l&#039;Union fragilis\u00e9e\" aria-describedby=\"gallery-1-14602\" \/><\/a>\n\t\t\t<\/div>\n\t\t\t\t<figcaption class='wp-caption-text gallery-caption' id='gallery-1-14602'>\n\t\t\t\tEurope, les d\u00e9ficits, \u00e0 la rigueur (2) &#8211; Aust\u00e9rit\u00e9, l&#8217;Union fragilis\u00e9e\n\t\t\t\t<\/figcaption><\/figure>\n\t\t<\/div>\n<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p> Cette fois, l&#8217;Europe est dans le potage&#8230; La crise qu&#8217;elle traverse est financi\u00e8re, budg\u00e9taire et mon\u00e9taire, mais aussi sociale et institutionnelle. 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