{"id":4659,"date":"2011-01-21T00:00:00","date_gmt":"2011-01-20T23:00:00","guid":{"rendered":"https:\/\/wp.muchomaas.com\/europe-les-deficits-a-la-rigueur-14659\/"},"modified":"2023-06-23T23:07:53","modified_gmt":"2023-06-23T21:07:53","slug":"europe-les-deficits-a-la-rigueur-14659","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/archives.regards.fr\/?p=4659","title":{"rendered":"Europe, les d\u00e9ficits, \u00e0 la rigueur (1) &#8211; Dette, qui sont les vrais cochons?"},"content":{"rendered":"<p class=\"post_excerpt\"> Les \u00ab Piigs \u00bb montr\u00e9s du doigt pour leurs d\u00e9ficits : le Portugal, l&#8217;Italie, l&#8217;Irlande, la Gr\u00e8ce et l&#8217;Espagne (Spain), d\u00e9sign\u00e9s par cet acronyme, payent le co\u00fbt de la crise&#8230; et du sauvetage des banques. Le march\u00e9 menace de s&#8217;affoler mais continue de jouer <\/p>\n<p>.<\/p>\n<p>La Bourse fait des bulles et des blagues, et joue \u00e0 se faire \u00ab peur sur les Piigs \u00bb (1). L&#8217;humour raffin\u00e9 des sp\u00e9culateurs multiplie les cochons. La Gr\u00e8ce, pionnier de l&#8217;\u00e9t\u00e9, a rapidement trouv\u00e9 des compagnons : Portugal, Irlande, Espagne. Et les voil\u00e0 tous les cinq r\u00e9unis depuis qu&#8217;Olli Rehn, commissaire europ\u00e9en aux Affaires \u00e9conomiques, s&#8217;est inqui\u00e9t\u00e9 du niveau de la dette italienne en d\u00e9cembre. Le feuilleton de la \u00ab crise de la dette \u00bb passionne march\u00e9s et m\u00e9dias, tandis que prolif\u00e8rent les d\u00e9clarations inventives des gouvernants et experts. Ce tintamarre nous ferait presque oublier qui sont ici les vrais cochons.<\/p>\n<p>Reprenons : les d\u00e9ficits publics des pays secou\u00e9s par la crise de 2008 ont explos\u00e9. Rien d&#8217;\u00e9tonnant, apr\u00e8s trente ans de contre-r\u00e9volution fiscale, les Etats ont perdu d&#8217;importantes ressources. Mais comme la suite du programme (saper les d\u00e9penses sociales et privatiser les services publics) s&#8217;est d\u00e9roul\u00e9e moins rapidement que pr\u00e9vu, les d\u00e9penses publiques n&#8217;ont pas baiss\u00e9, contraignant les Etats \u00e0 augmenter la fiscalit\u00e9 directe et \u00e0 recourir \u00e0 l&#8217;endettement. Dans le m\u00eame temps, les Etats se sont priv\u00e9s du recours aux avances ou cr\u00e9dits de leur banque centrale. Le Trait\u00e9 de Lisbonne (2007) verrouille ce dogme mon\u00e9tariste au niveau europ\u00e9en.<\/p>\n<p>Pour financer leur dette, les Etats sont donc contraints d&#8217;\u00e9mettre sur le march\u00e9 mon\u00e9taire des titres d&#8217;emprunts aux int\u00e9r\u00eats, certes r\u00e9glement\u00e9s, mais<em> in fine <\/em> variables selon l&#8217;appr\u00e9ciation des risques par les march\u00e9s. Si en r\u00e9alit\u00e9 la Banque centrale europ\u00e9enne (BCE) continue de financer indirectement la dette publique par de la cr\u00e9ation mon\u00e9taire (en acceptant les titres de cette dette d\u00e9tenus par les banques commerciales comme collat\u00e9raux dans leurs op\u00e9rations de refinancement), elle le fait cependant d\u00e9sormais sous la tutelle de march\u00e9s financiers avides et aveugles \u00e0 l&#8217;int\u00e9r\u00eat g\u00e9n\u00e9ral.<\/p>\n<p><strong> Premier budget de l&#8217;Etat <\/strong><\/p>\n<p>Le poids des int\u00e9r\u00eats consentis ne cesse de cro\u00eetre depuis trente ans ; en France, cette \u00ab charge \u00bb de la dette est d\u00e9sormais le premier budget de l&#8217;Etat, et la nation a d\u00e9j\u00e0 pay\u00e9 1 142 milliards d&#8217;euros d&#8217;int\u00e9r\u00eats entre 1980 et 2006. De l\u00e0 \u00e0 penser que l&#8217;Etat s&#8217;endette pour payer ces int\u00e9r\u00eats, il n&#8217;y a qu&#8217;un pas que franchissent certains \u00e9conomistes (2).<\/p>\n<p>De chroniques, les d\u00e9ficits sont devenus colossaux apr\u00e8s 2008. D&#8217;abord le co\u00fbt du sauvetage du syst\u00e8me bancaire est ahurissant : l&#8217;Irlande y consacre encore cette ann\u00e9e la moiti\u00e9 de son d\u00e9ficit et l&#8217;essentiel des 90 milliards d&#8217;euros que lui pr\u00eate l&#8217;Union europ\u00e9enne. Une grande partie des d\u00e9ficits publics actuels sont en r\u00e9alit\u00e9 des dettes priv\u00e9es nationalis\u00e9es. Ensuite, la transmission de la crise \u00e0 la sph\u00e8re productive a engendr\u00e9 en cascade un effondrement de la production, des revenus puis des recettes fiscales, et une augmentation des d\u00e9penses sociales.<\/p>\n<p>Pour tenter d&#8217;enrayer la d\u00e9pression, les Etats se sont enfin fendus de co\u00fbteux plans de soutien de la demande. M\u00e9caniquement, les d\u00e9ficits ont explos\u00e9 : l&#8217;Irlande d\u00e9croche le pompon en \u00e9tant pass\u00e9e de l&#8217;\u00e9quilibre en 2007 \u00e0 un d\u00e9ficit de 32 % de son PIB en 2010. Et les dettes publiques gonflent : celle de l&#8217;Irlande grimpe \u00e0 98,6 % de son PIB, en Italie elle atteint 118,5 % et la Gr\u00e8ce finit championne d&#8217;Europe avec plus de 140 %.<\/p>\n<p><strong> La solvabilit\u00e9 de papa <\/strong><\/p>\n<p>Cette situation, quoique pr\u00e9visible, \u00e9pouvante nos dirigeants : lesquels n&#8217;ont plus \u00e0 la bouche que le bon sens du \u00ab p\u00e8re de famille \u00bb qui ne saurait \u00ab vivre au-dessus de ses moyens \u00bb, ou une sollicitude toute maternelle pour nos enfants \u00e0 peine n\u00e9s et d\u00e9j\u00e0 accabl\u00e9s d&#8217;une dette \u00ab abyssale \u00bb, pour justifier de nouvelles mesures de rigueur. Nous devrions le tenir pour acquis : nos dettes publiques seraient insoutenables.<\/p>\n<p>Pourtant, il est th\u00e9oriquement impossible de d\u00e9terminer si la dette publique est trop \u00e9lev\u00e9e ou pas. La \u00ab soutenabilit\u00e9 \u00bb de la dette publique est bien plus compliqu\u00e9e \u00e0 \u00e9valuer que la solvabilit\u00e9 de papa ; au final, elle appara\u00eet fortement d\u00e9pendante du niveau des futurs exc\u00e9dents budg\u00e9taires primaires (c&#8217;est-\u00e0-dire hors charge de la dette). Et toute la conclusion des \u00e9tudes r\u00e9side dans le choix : arbitraire : de l&#8217;horizon consid\u00e9r\u00e9 : plus il est proche, plus les niveaux d&#8217;endettement \u00ab soutenables \u00bb se r\u00e9duisent. Mais si l&#8217;on retient un horizon infini, ce qui n&#8217;est pas absurde pour un Etat, les niveaux d&#8217;endettement soutenables deviennent tr\u00e8s importants. On a d&#8217;ailleurs d\u00e9j\u00e0 connu des dettes plus lourdes : la dette britannique est par exemple pass\u00e9e de 121 \u00e0 191 % de son PIB entre 1918 et 1932, et la dette japonaise d\u00e9passe actuellement les 200 % du PIB.<\/p>\n<p>Mais la situation des Piigs affole les \u00ab march\u00e9s \u00bb : elle fait le bonheur de bataillons de rentiers f\u00e9briles qui sp\u00e9culent, \u00e0 la fois \u00e0 la hausse sur le risque de d\u00e9faut de paiement des Piigs et \u00e0 la baisse sur leurs titres d&#8217;endettement, favorisant ainsi une envol\u00e9e des taux. Le tout b\u00e9ni par la caution complice des agences de notation. La multiplication des plans de rigueur impos\u00e9s par le FMI et l&#8217;UE, cens\u00e9s \u00ab rassurer les march\u00e9s \u00bb, d\u00e9prime en r\u00e9alit\u00e9 la demande et \u00e9loigne tout espoir de retour \u00e0 la croissance. L&#8217;ensemble concourt \u00e0 rendre \u00ab<em> cr\u00e9dibles <\/em> \u00bb les \u00ab<em> rumeurs malveillantes <\/em> \u00bb (3) qui parient sur un d\u00e9faut de paiement, et la Gr\u00e8ce se trouve ainsi contrainte, depuis l&#8217;automne, de servir un int\u00e9r\u00eat de pr\u00e8s de 12 % sur ses obligations \u00e0 dix ans.<\/p>\n<p>Par ailleurs, depuis 2008, les banques utilisent les liquidit\u00e9s mises \u00e0 leur disposition par les pouvoirs publics pour les sauver, pour pr\u00eater&#8230; aux Etats dans le besoin. Les banques allemandes et fran\u00e7aises d\u00e9tiennent ainsi \u00e0 elles seules 48 % des dettes espagnole et portugaise, et 41 % de la dette grecque. Les banques am\u00e9ricaines ont quant \u00e0 elles profit\u00e9 de l&#8217;aide publique pour prendre des positions dans ces banques allemandes et fran\u00e7aises, et tout ce petit monde vit de nouveau dans la crainte d&#8217;un d\u00e9faut de paiement, des Piigs cette fois, et non plus des m\u00e9nages am\u00e9ricains. Deux ans apr\u00e8s la crise des subprimes, l&#8217;histoire se r\u00e9p\u00e8te.<\/p>\n<p>La fuite en avant des plans de rigueur, exactes r\u00e9pliques des \u00ab plans d&#8217;ajustement structurels \u00bb impos\u00e9s par le FMI aux Etats du Sud dans les ann\u00e9es 1990, se contente de tondre le peu qu&#8217;il reste sur le dos de peuples d\u00e9j\u00e0 exsangues. Quand la dette publique devrait \u00ab<em> accro\u00eetre des investissements sociaux (&#8230;) ou \u00e9conomiques qui sont notre fortune future et qui ouvrent carri\u00e8re \u00e0 notre jeunesse <\/em> \u00bb (4), les plans de rigueur font de la dette un boulet, non pas pour \u00ab nos enfants \u00bb, mais pour les pauvres d&#8217;aujourd&#8217;hui et de demain, qui sont seuls \u00e0 payer le co\u00fbt exorbitant de l&#8217;enrichissement d&#8217;une minorit\u00e9, profitant de la d\u00e9r\u00e9gulation financi\u00e8re, sans jamais en assumer les cons\u00e9quences collectivement d\u00e9sastreuses (5).<\/p>\n<p><strong> La \u00ab dette odieuse\u00bb <\/strong><\/p>\n<p>Au royaume d&#8217;Ubu, la Commission europ\u00e9enne r\u00e9fl\u00e9chit \u00e0 une r\u00e9glementation de l&#8217;activit\u00e9 des agences de notation, comme on l&#8217;a fait en 2001 apr\u00e8s le scandale de la faillite d&#8217;Enron, avec le succ\u00e8s que l&#8217;on sait ; et Barry Eichengreen, professeur d&#8217;\u00e9conomie \u00e0 Berkeley, propose, sans rire, de restructurer les dettes publiques des pays les plus expos\u00e9s, et de donner plus d&#8217;argent public&#8230; aux banques qui s&#8217;en trouveraient ainsi affect\u00e9es (6) ! R\u00e9\u00e9chelonner les dettes publiques n&#8217;emp\u00eachera pas leur privatisation.<\/p>\n<p>Le Comit\u00e9 d&#8217;annulation de la dette du tiers-monde (CADTM) propose plus s\u00e9rieusement d&#8217;en effectuer un audit. Sur cette base, l&#8217;Equateur a pu, dans son bras de fer avec les banques nord-am\u00e9ricaines, faire appel \u00e0 la doctrine juridique de la \u00ab dette odieuse \u00bb, contract\u00e9e ill\u00e9galement, ou contre l&#8217;int\u00e9r\u00eat des populations (7) : 2,8 milliards de dollars ont ainsi \u00e9t\u00e9 \u00e9conomis\u00e9s depuis 2008. De la m\u00eame mani\u00e8re, depuis fin 2001, l&#8217;Argentine a suspendu ses remboursements \u00e0 ses cr\u00e9anciers du Club de Paris (8), et vient d&#8217;obtenir l&#8217;ouverture d&#8217;une ren\u00e9gociation de sa dette qu&#8217;elle esp\u00e8re voir divis\u00e9e par deux. Le FMI est pri\u00e9 de ne pas assister aux tractations. Un Sud-Am\u00e9ricain de mes amis me disait r\u00e9cemment qu&#8217;en ce moment, chez eux, on rit beaucoup des d\u00e9boires de la zone euro, d\u00e9sormais elle-m\u00eame victime des diktats qu&#8217;elle avait particip\u00e9 \u00e0 imposer aux Etats endett\u00e9s d&#8217;Am\u00e9rique latine&#8230; <\/p>\n<p>Am\u00e9lie Jeammet<\/p>\n<p>[[(1) Titre du dossier web des<em> Echos <\/em> consacr\u00e9 \u00e0 la crise des dettes publiques dans la zone euro, lesechos.fr<br \/>\n]](2)<em> La dette publique, une affaire rentable. A qui profite le syst\u00e8me ? <\/em> d&#8217;Andr\u00e9-Jacques Holbecq et Philippe Derudder, \u00e9d. Yves Michel (2008). Se reporter aussi au site monnaie.wikispaces.com\/Arnaque d&#8217;Etienne Chouard.<\/p>\n<p>(3) Comme l&#8217;affirme Jean-Fran\u00e7ois Robin, strat\u00e8ge chez Natixis, dans<em> Le Figaro <\/em> du 30 novembre.<\/p>\n<p>(4) Allocution du G\u00e9n\u00e9ral de Gaulle, 29 d\u00e9cembre 1958.<\/p>\n<p>(5) Voir \u00e0 ce sujet le documentaire de Charles Ferguson,<em> Inside Job <\/em> (novembre 2010).<\/p>\n<p>(6) \u00ab Dette europ\u00e9enne : plus d&#8217;argent public pour les banques \u00bb, lecercle.lesechos.fr, d\u00e9cembre 2010.<\/p>\n<p>(7) Lire \u00ab La dette odieuse ou la nullit\u00e9 de la dette \u00bb de Hugo Ruiz Diaz (sur cadtm.org) ou<em> La finance contre les peuples <\/em>, d&#8217;Eric Toussaint (2004).<\/p>\n<p>(8) Le Club de Paris regroupe de mani\u00e8re informelle les cr\u00e9anciers publics (Etats du Nord, dont la France) des Etats endett\u00e9s, en particulier les pays en d\u00e9veloppement.<div id='gallery-1' class='gallery galleryid-4659 gallery-columns-3 gallery-size-thumbnail'><figure class='gallery-item'>\n\t\t\t<div class='gallery-icon landscape'>\n\t\t\t\t<a href='https:\/\/archives.regards.fr\/wp-content\/uploads\/2011\/01\/cochons-394.jpg'><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" width=\"150\" height=\"150\" src=\"https:\/\/archives.regards.fr\/wp-content\/uploads\/2011\/01\/cochons-394-150x150.jpg\" class=\"attachment-thumbnail size-thumbnail\" alt=\"cochons.jpg\" \/><\/a>\n\t\t\t<\/div><\/figure>\n\t\t<\/div>\n<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p> Les \u00ab Piigs \u00bb montr\u00e9s du doigt pour leurs d\u00e9ficits : le Portugal, l&#8217;Italie, l&#8217;Irlande, la Gr\u00e8ce et l&#8217;Espagne (Spain), d\u00e9sign\u00e9s par cet acronyme, payent le co\u00fbt de la crise&#8230; et du sauvetage des banques. Le march\u00e9 menace de s&#8217;affoler mais continue de jouer <\/p>\n","protected":false},"author":1,"featured_media":14600,"comment_status":"open","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"_themeisle_gutenberg_block_has_review":false,"footnotes":""},"categories":[141],"tags":[],"class_list":["post-4659","post","type-post","status-publish","format-standard","has-post-thumbnail","hentry","category-archives-web"],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/archives.regards.fr\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/4659","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/archives.regards.fr\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/archives.regards.fr\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/archives.regards.fr\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/users\/1"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/archives.regards.fr\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fcomments&post=4659"}],"version-history":[{"count":0,"href":"https:\/\/archives.regards.fr\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/4659\/revisions"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/archives.regards.fr\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/media\/14600"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/archives.regards.fr\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fmedia&parent=4659"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/archives.regards.fr\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fcategories&post=4659"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/archives.regards.fr\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Ftags&post=4659"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}