{"id":4631,"date":"2010-12-17T00:00:00","date_gmt":"2010-12-16T23:00:00","guid":{"rendered":"https:\/\/wp.muchomaas.com\/l-hopital-une-entreprise-comme-les4631\/"},"modified":"2023-06-23T23:07:48","modified_gmt":"2023-06-23T21:07:48","slug":"l-hopital-une-entreprise-comme-les4631","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/archives.regards.fr\/?p=4631","title":{"rendered":"L&#8217;h\u00f4pital, une entreprise comme les autres"},"content":{"rendered":"<p class=\"post_excerpt\"> Nouvelles techniques de gouvernance et de management, les personnels hospitaliers sont sous pression. A Roubaix, l&#8217;\u00e9quipe des soins palliatifs a d\u00e9nonc\u00e9 lors d&#8217;une longue gr\u00e8ve une gestion centr\u00e9e sur la \u00ab calculette \u00bb <\/p>\n<p>.<\/p>\n<p>H\u00f4pital de Roubaix, mercredi 27 octobre. Il fait un temps de chien. Dans les all\u00e9es tremp\u00e9es qui bordent les jardins du parc, les infirmi\u00e8res de l&#8217;unit\u00e9 de soins palliatifs qui prennent leur service font de larges d\u00e9tours pour \u00e9viter les flaques de boue et les feuilles mortes rendues glissantes par le crachin matinal. Comme tous les matins, elles rejoignent le troisi\u00e8me \u00e9tage de l&#8217;imposante b\u00e2tisse de briques noires qui abrite leur unit\u00e9. Elles vont bosser. A priori rien d&#8217;anormal. Si ce n&#8217;est qu&#8217;elles entament ce jour-l\u00e0 leur quarante-neuvi\u00e8me jour de gr\u00e8ve.<\/p>\n<p>49 jours qu&#8217;elles arborent sur leur blouse l&#8217;inscription \u00ab infirmi\u00e8re en gr\u00e8ve \u00bb pour d\u00e9noncer la suppression de 50 postes dans les deux ann\u00e9es \u00e0 venir, en vue de pallier un d\u00e9ficit de 4 millions d&#8217;euros. 49 jours que cette \u00e9quipe 100 % gr\u00e9viste se mobilise afin d&#8217;alerter l&#8217;opinion sur les nouvelles m\u00e9thodes de gestion du centre hospitalier \u00ab<em> plus proche de la calculette que de l&#8217;humain <\/em> \u00bb. 49 jours et toujours pas de r\u00e9union de n\u00e9gociation inscrite sur l&#8217;agenda de la directrice.<\/p>\n<p>Si la presse locale se fait largement l&#8217;\u00e9cho de ce mouvement, la direction, quant \u00e0 elle, fait la sourde oreille. Ici comme ailleurs, l&#8217;heure n&#8217;est pas \u00e0 la n\u00e9gociation. \u00ab<em> Nous sommes intervenus lors d&#8217;une r\u00e9union de service pour exprimer nos revendications. La directrice nous a r\u00e9pondu que si la situation nous insupportait nous n&#8217;avions qu&#8217;\u00e0 rendre nos tabliers <\/em> \u00bb, rapporte Fr\u00e9d\u00e9ric De Rycker, d\u00e9l\u00e9gu\u00e9 CGT.<\/p>\n<p><strong> Ne pas \u00ab attiser les tensions \u00bb <\/strong><\/p>\n<p>L&#8217;ambiance entre les deux parties se r\u00e9v\u00e8le plus que tendue. A tel point qu&#8217;il nous est formellement interdit de mettre un pied dans le service en ces temps de gr\u00e8ve, y compris dans le bureau de Philippe Heuclin, m\u00e9decin responsable de l&#8217;unit\u00e9, pourtant d&#8217;accord pour nous recevoir, et que nous interviewons debout dans le hall de l&#8217;h\u00f4pital. Motif invoqu\u00e9 par Zeneb Aitziane, nouvelle DRH de l&#8217;\u00e9tablissement : \u00ab<em> La pr\u00e9sence d&#8217;une journaliste dans le service n&#8217;aurait fait qu&#8217;attiser les tensions <\/em>. \u00bb<\/p>\n<p>\u00ab<em> Ils veulent nous mettre la pression <\/em> \u00bb, accuse le personnel. Quoi qu&#8217;il en soit, c&#8217;est peine perdue. Toute la journ\u00e9e les salari\u00e9s d\u00e9filent dans le petit local de la CGT, mis \u00e0 disposition comme solution de repli. Qu&#8217;ils soient syndiqu\u00e9s ou non. Certains sur leur temps de pause, d&#8217;autres sur leurs cong\u00e9s. Preuve d&#8217;une d\u00e9termination sans faille. \u00ab<em> Nous sommes une \u00e9quipe tr\u00e8s soud\u00e9e, notre service c&#8217;est un peu le village gaulois d&#8217;Ast\u00e9rix. Nous n&#8217;avons pas peur et nous irons jusqu&#8217;au bout <\/em> \u00bb, d\u00e9clare Rosa, infirmi\u00e8re dans le service des soins palliatifs depuis dix ans.<\/p>\n<p><strong> Un \u00e9quilibre fragile <\/strong><\/p>\n<p>Pendant ce temps, dans le camp adverse, la direction ne semble pas dispos\u00e9e \u00e0 r\u00e9\u00e9valuer le bien-fond\u00e9 de ses d\u00e9cisions. \u00ab<em> Il s&#8217;agit d&#8217;un plan de retour \u00e0 l&#8217;\u00e9quilibre <\/em>, affirme la DRH.<em> Beaucoup d&#8217;h\u00f4pitaux sont dans la m\u00eame situation. Nous devons respecter la d\u00e9claration du pr\u00e9sident Sarkozy enjoignant l&#8217;ensemble des \u00e9tablissements hospitaliers \u00e0 r\u00e9sorber leur d\u00e9ficit. Le n\u00f4tre est tout petit. 4 millions pour un budget global de 190 millions d&#8217;euros, c&#8217;est peu. Nous y arriverons sans probl\u00e8me <\/em>. \u00bb Et pour se faire la bonne vieille m\u00e9thode de r\u00e9duction du personnel fait toujours recette. \u00ab<em> Ce n&#8217;est pas la seule mesure envisag\u00e9e. Mais on doit faire des \u00e9conomies, or sur 100 euros d\u00e9pens\u00e9s par l&#8217;h\u00f4pital, 70 concernent le personnel, la diminution des effectifs a donc un impact \u00e9conomique imm\u00e9diat <\/em> \u00bb, explique-t-elle. Et d&#8217;ajouter : \u00ab<em> Ce ne sont pas des suppressions de postes mais des postes non remplac\u00e9s, et cela concerne l&#8217;ensemble des services <\/em>. \u00bb<\/p>\n<p>Les salari\u00e9s gr\u00e9vistes sauront-ils appr\u00e9cier la nuance ? Rien n&#8217;est moins s\u00fbr. Pour eux, moins de personnel, c&#8217;est avant tout moins de temps \u00e0 consacrer aux malades. \u00ab<em> Nous sommes d\u00e9j\u00e0 en sous-effectif <\/em> \u00bb, affirme Carole, infirmi\u00e8re dans le service depuis sa cr\u00e9ation. L&#8217;unit\u00e9 ne compte que douze lits, mais chaque patient r\u00e9clame une attention particuli\u00e8re. \u00ab<em> Nos malades sont pour la plupart atteints d&#8217;un cancer en phase terminale, ils savent qu&#8217;ils vont mourir et beaucoup sont tr\u00e8s angoiss\u00e9s <\/em> \u00bb, explique A\u00efcha. \u00ab<em> On court toute la journ\u00e9e. On n&#8217;a plus le temps de rien. Notre r\u00f4le ne se limite pas aux soins, nous devons accompagner ces patients vers la mort et aussi nous occuper des familles <\/em> \u00bb, rench\u00e9rit Rosa. \u00ab<em> Avant nous avions le temps de leur donner des bains, de leur faire des massages, histoire de les d\u00e9tendre. Aujourd&#8217;hui, je cours d&#8217;une chambre \u00e0 l&#8217;autre avec une bassine pour faire des toilettes au lit <\/em> \u00bb, raconte Anne-Sophie, aide-soignante.<\/p>\n<p>Certains souvenirs semblent plus difficiles \u00e0 surmonter. \u00ab<em> Il y a quelques ann\u00e9es j&#8217;ai d\u00fb s\u00e9dater un jeune patient tr\u00e8s angoiss\u00e9. Il avait simplement besoin de parler, mais je n&#8217;avais pas de temps \u00e0 lui consacrer. Je n&#8217;arrive pas \u00e0 oublier <\/em> \u00bb, confie Rosa. Au fil de la journ\u00e9e, les t\u00e9moignages se succ\u00e8dent, les histoires se ressemblent. La logique comptable semble avoir balay\u00e9 sur son passage ce qui faisait l&#8217;essence m\u00eame du service des soins palliatifs. Le temps, l&#8217;\u00e9coute.<\/p>\n<p>La d\u00e9gradation des conditions de travail \u00e0 l&#8217;h\u00f4pital ne date pas d&#8217;hier, mais l&#8217;introduction de la T2A, la tarification \u00e0 l&#8217;activit\u00e9, marque l&#8217;av\u00e8nement d&#8217;un nouveau mode de gouvernance, plus lib\u00e9ral. Depuis le plan H\u00f4pital 2007, l&#8217;Etat fixe un tarif pour chaque acte pratiqu\u00e9 \u00e0 l&#8217;h\u00f4pital, conduisant ainsi les gestionnaires \u00e0 privil\u00e9gier les actes les plus rentables. D\u00e9sormais les budgets des centres hospitaliers d\u00e9pendent de la nature et du volume de leur activit\u00e9 et les recettes enregistr\u00e9es d\u00e9terminent les d\u00e9penses \u00e0 venir. Autrement dit, avec la mise en place de la T2A, la gestion hospitali\u00e8re s&#8217;apparente de plus en plus \u00e0 celle d&#8217;une entreprise, et les patients \u00e0 des clients.<\/p>\n<p>Maintenir un \u00e9quilibre financier sans ma\u00eetriser la tarification se r\u00e9v\u00e8le un exercice difficile. Pour exemple, en 2009, l&#8217;h\u00f4pital de Roubaix a connu une forte p\u00e9riode d&#8217;activit\u00e9 g\u00e9n\u00e9rant des recettes suppl\u00e9mentaires. \u00ab<em> Nous avions bon espoir de combler plus rapidement notre d\u00e9ficit <\/em> \u00bb, raconte Zeneb Aitziane. Seulement voil\u00e0, en 2010, l&#8217;Etat d\u00e9cide de revoir une grande partie de ses tarifs \u00e0 la baisse, entra\u00eenant de fait une chute importante des recettes. R\u00e9sultat : d&#8217;un c\u00f4t\u00e9 on supprime du personnel, de l&#8217;autre on augmente le volume d&#8217;activit\u00e9 des services les plus rentables.<\/p>\n<p><strong> Optimiser les services <\/strong><\/p>\n<p>\u00ab<em> Nous devons sans cesse faire attention. C&#8217;est comme le lait sur le feu, \u00e7a doit chauffer sans d\u00e9border <\/em> \u00bb, commente la DRH. Et pour \u00e9viter que \u00e7a d\u00e9borde, on rationalise \u00e0 tout va. On demande aux m\u00e9decins d&#8217;\u00eatre plus regardant sur leurs prescriptions. \u00ab<em> On doit toujours se demander si on est assez optimis\u00e9. On revoit nos organisations, on joue sur nos structures logistiques, comme le transport, la blanchisserie, la restauration. Prochainement, nous serons accompagn\u00e9s par un cabinet priv\u00e9, mandat\u00e9 par l&#8217;Agence nationale d&#8217;appui \u00e0 la performance des \u00e9tablissements de sant\u00e9 (Anap), pour \u00aboptimiser\u00bb la gestion des lits. <\/em> \u00bb<\/p>\n<p>Un audit qui risque de faire grincer des dents le personnel des soins intensifs d\u00e9j\u00e0 bien remont\u00e9 sur la question du taux d&#8217;occupation des lits. \u00ab<em> Il y a encore quelques ann\u00e9es lorsqu&#8217;un patient d\u00e9c\u00e9dait, nous observions un d\u00e9lai de 48 heures avant que la chambre soit de nouveau occup\u00e9e, explique Rosa. Aujourd&#8217;hui, il faut que le taux d&#8217;occupation des lits soit plein <\/em>. \u00bb \u00ab<em> Combien de fois suis-je entr\u00e9e dans la chambre d&#8217;un malade qui venait de mourir, et que celle-ci soit d\u00e9j\u00e0 occup\u00e9e par quelqu&#8217;un d&#8217;autre en ayant toujours en t\u00eate le visage du patient pr\u00e9c\u00e9dent <\/em> \u00bb, raconte Anne-sophie. \u00ab<em> On a beau travailler dans ce service depuis longtemps, ce n&#8217;est jamais facile d&#8217;assister \u00e0 la mort d&#8217;un malade. Respecter un d\u00e9lai de 48 heures nous permettait de faire un micro-deuil, et laissait \u00e0 l&#8217;\u00e9quipe le temps de souffler un peu <\/em> \u00bb, regrette Ludivine. \u00ab<em> Sans compter que ce n&#8217;est pas facile non plus pour les familles. Une fois, j&#8217;ai vu une femme embrasser la porte de la chambre o\u00f9 son mari venait de mourir, parce qu&#8217;elle \u00e9tait d\u00e9j\u00e0 occup\u00e9e par une autre personne <\/em> \u00bb, poursuit A\u00efsha.<\/p>\n<p><strong> \u00ab Ils font honneur \u00e0 l&#8217;h\u00f4pital \u00bb <\/strong><\/p>\n<p>Cette gestion centr\u00e9e sur la rationalisation des co\u00fbts et la rentabilit\u00e9 implique de fait de nouvelles m\u00e9thodes de  anagement. \u00ab<em> Nous devons sans arr\u00eat justifier de notre travail, de l&#8217;activit\u00e9 du service <\/em>, explique Anne-Sophie.<em> Si plusieurs patients d\u00e9c\u00e8dent dans la m\u00eame journ\u00e9e, et que le logiciel du service indique un faible taux d&#8217;occupation des lits, c&#8217;est la panique ! Dans ce cas, on nous demande de rentrer chez nous ou de ne pas venir travailler. Alors que nous pourrions en profiter pour consacrer plus de temps aux autres patients <\/em>. \u00bb \u00ab<em> Du coup on ne sait jamais comment va s&#8217;organiser notre semaine <\/em> \u00bb, d\u00e9plore Dominique. \u00ab<em> Une vie priv\u00e9e, priv\u00e9e de tout <\/em> \u00bb, l\u00e2che A\u00efcha.<\/p>\n<p>La petite \u00e9quipe des soins palliatifs semble \u00e0 bout de nerf. La perspective d&#8217;une amputation d&#8217;une partie de son effectif est v\u00e9cue comme la n\u00e9gation absolue de son travail. \u00ab<em> L&#8217;implication de cette \u00e9quipe fait honneur \u00e0 l&#8217;h\u00f4pital public <\/em> \u00bb, reconna\u00eet Zeneb Aitziane. Mais pour elle, la donne reste inchang\u00e9e, il faut tenir le budget. Alors que faire ? \u00ab<em> Nous allons comparer ce qui se fait dans les unit\u00e9s de soins palliatifs des autres h\u00f4pitaux ayant un taux d&#8217;activit\u00e9 similaire pour voir comment se positionne le centre hospitalier de Roubaix <\/em>. \u00bb Autrement dit, si dans la r\u00e9gion d&#8217;autres y arrivent avec moins de personnel, pourquoi pas Roubaix ?<\/p>\n<p>Issue du monde de l&#8217;entreprise, cette technique du benchmarking, sorte d&#8217;\u00e9talonnage de la performance, se concentre essentiellement sur les chiffres, sans tenir compte des autres donn\u00e9es. \u00ab<em> Vous savez devant la mort, nous sommes tous \u00e9gaux <\/em> \u00bb, analyse la DRH. Pas s\u00fbr. \u00ab<em> Roubaix est une ville tr\u00e8s pauvre. Parce qu&#8217;ils ne se sont pas soign\u00e9s \u00e0 temps beaucoup de patients arrivent \u00e0 l&#8217;h\u00f4pital avec des pathologies tr\u00e8s avanc\u00e9es. Certains vivent dans des logements trop insalubres pour envisager une hospitalisation \u00e0 domicile. D&#8217;autres n&#8217;ont pas ou peu de famille et n\u00e9cessitent plus d&#8217;attention <\/em> \u00bb, racontent les infirmi\u00e8res du service. \u00ab<em> Soumettre cette population tr\u00e8s appauvrie m\u00e9dicalement aux m\u00eames restrictions qu&#8217;ailleurs, sans tenir compte des particularit\u00e9s locales, n&#8217;a aucun sens. Si on r\u00e9duit le personnel, ces personnes auront encore moins acc\u00e8s \u00e0 des soins de qualit\u00e9 <\/em> \u00bb, d\u00e9plore le docteur Philippe Heuclin.<\/p>\n<p>Cela \u00e9tant il ne semble pas que la qualit\u00e9 de la prise en charge des patients soit la priorit\u00e9 des nouvelles politiques de sant\u00e9. Interrog\u00e9e sur le sujet, la DRH offre une r\u00e9ponse \u00e9loquente : \u00ab<em> Est-ce que la qualit\u00e9 des soins a baiss\u00e9 ? Est-ce qu&#8217;on travaille moins bien ? Je ne saurais pas vous r\u00e9pondre <\/em>. \u00bb <\/p>\n<p>Sophie Labit<div id='gallery-1' class='gallery galleryid-4631 gallery-columns-3 gallery-size-thumbnail'><figure class='gallery-item'>\n\t\t\t<div class='gallery-icon landscape'>\n\t\t\t\t<a href='https:\/\/archives.regards.fr\/wp-content\/uploads\/2011\/02\/hosto_crop-2b3.jpg'><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" width=\"80\" height=\"55\" src=\"https:\/\/archives.regards.fr\/wp-content\/uploads\/2011\/02\/hosto_crop-2b3.jpg\" class=\"attachment-thumbnail size-thumbnail\" alt=\"L&#039;h\u00f4pital, une entreprise comme les autres\" aria-describedby=\"gallery-1-14554\" \/><\/a>\n\t\t\t<\/div>\n\t\t\t\t<figcaption class='wp-caption-text gallery-caption' id='gallery-1-14554'>\n\t\t\t\tL&#8217;h\u00f4pital, une entreprise comme les autres\n\t\t\t\t<\/figcaption><\/figure><figure class='gallery-item'>\n\t\t\t<div class='gallery-icon landscape'>\n\t\t\t\t<a href='https:\/\/archives.regards.fr\/wp-content\/uploads\/2011\/02\/hosto_bandeau-648.jpg'><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" width=\"150\" height=\"122\" src=\"https:\/\/archives.regards.fr\/wp-content\/uploads\/2011\/02\/hosto_bandeau-648-150x122.jpg\" class=\"attachment-thumbnail size-thumbnail\" alt=\"L&#039;h\u00f4pital, une entreprise comme les autres\" aria-describedby=\"gallery-1-14555\" \/><\/a>\n\t\t\t<\/div>\n\t\t\t\t<figcaption class='wp-caption-text gallery-caption' id='gallery-1-14555'>\n\t\t\t\tL&#8217;h\u00f4pital, une entreprise comme les autres\n\t\t\t\t<\/figcaption><\/figure>\n\t\t<\/div>\n<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p> Nouvelles techniques de gouvernance et de management, les personnels hospitaliers sont sous pression. A Roubaix, l&#8217;\u00e9quipe des soins palliatifs a d\u00e9nonc\u00e9 lors d&#8217;une longue gr\u00e8ve une gestion centr\u00e9e sur la \u00ab calculette \u00bb <\/p>\n","protected":false},"author":1,"featured_media":14554,"comment_status":"open","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"_themeisle_gutenberg_block_has_review":false,"footnotes":""},"categories":[141],"tags":[],"class_list":["post-4631","post","type-post","status-publish","format-standard","has-post-thumbnail","hentry","category-archives-web"],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/archives.regards.fr\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/4631","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/archives.regards.fr\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/archives.regards.fr\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/archives.regards.fr\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/users\/1"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/archives.regards.fr\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fcomments&post=4631"}],"version-history":[{"count":0,"href":"https:\/\/archives.regards.fr\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/4631\/revisions"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/archives.regards.fr\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/media\/14554"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/archives.regards.fr\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fmedia&parent=4631"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/archives.regards.fr\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fcategories&post=4631"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/archives.regards.fr\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Ftags&post=4631"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}