{"id":4594,"date":"2010-11-15T00:00:00","date_gmt":"2010-11-14T23:00:00","guid":{"rendered":"https:\/\/wp.muchomaas.com\/les-visages-de-la-revolte-3-on-va4594\/"},"modified":"2010-11-15T00:00:00","modified_gmt":"2010-11-14T23:00:00","slug":"les-visages-de-la-revolte-3-on-va4594","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/archives.regards.fr\/?p=4594","title":{"rendered":"Les visages de la r\u00e9volte (3) &#8211; &#8220;On va les niquer!&#8221; Monoprix, les mots d&#8217;une gr\u00e8ve"},"content":{"rendered":"<p class=\"post_excerpt\"><em> Atones les Fran\u00e7ais ? Face \u00e0 un gouvernement inflexible, ils ont battu le pav\u00e9. Dans les entreprises et dans la rue, nous leur avons donn\u00e9 la parole. Le sentiment d&#8217;injustice et l&#8217;exasp\u00e9ration ont d\u00e9pass\u00e9 le seul enjeu des retraites <\/em> <\/p>\n<p>.<\/p>\n<p><strong> Horaires flexibles, salaires faibles, primes humiliantes, classifications al\u00e9atoires, rapports ex\u00e9crables avec la direction&#8230; Les conditions d\u00e9nonc\u00e9es par les gr\u00e9vistes des Monoprix de Marseille pendant trois semaines sont embl\u00e9matiques de la d\u00e9gradation du climat dans le monde du travail en France <\/strong>.<\/p>\n<p>Entre les caddies embo\u00eet\u00e9s et le campement de fortune install\u00e9 sur le parking, Patrice a discut\u00e9 un bon moment avec les gr\u00e9vistes. Maintenant il doit partir \u00ab<em> s&#8217;occuper de sa fille <\/em> \u00bb. Il est presque midi. \u00ab<em> Allez, vas-y ! \u00e7a, c&#8217;est sacr\u00e9 <\/em>&#8230;\u00bb lui dit une salari\u00e9e depuis sa chaise pliante. Sur le d\u00e9part, il l\u00e8ve le poing et lance \u00e0 la troupe : \u00ab<em> Allez ! Force et courage, on va les niquer <\/em> ! \u00bb<\/p>\n<h2>ON&#8230; (les salari\u00e9s en gr\u00e8ve)<\/h2>\n<p>\u00ab<em> Maintenant, faut plus penser, il faut \u00eatre s\u00fbr d&#8217;aller au bout. On est d\u00e9termin\u00e9s, on est un noyau solide <\/em> \u00bb, dit Yann, 24 ans, boucher, au quatorzi\u00e8me jour de gr\u00e8ve. Sur les 204 salari\u00e9s, cadres compris, du Monoprix du Rond-Point du Prado \u00e0 Marseille, ils ont \u00e9t\u00e9, au d\u00e9part, une cinquantaine \u00e0 d\u00e9brayer. 38 sont rest\u00e9s. Des femmes et des hommes, \u00e2g\u00e9s de 22 \u00e0 57 ans : caissi\u00e8res, boulangers, manutentionnaires, etc. A l&#8217;entr\u00e9e du parking, un calicot : \u00ab Augmentation des salaires ; 35 heures pour tout le personnel ; parking pour le personnel \u00bb. Ce sont leurs principales revendications. Avec la r\u00e9vision des qualifications, le paiement des temps de pause, la titularisation des CDD.<\/p>\n<p>Sur une table, des sodas, des thermos de caf\u00e9, un r\u00e9chaud. Un paquet de tracts de la CGT. Un carton-tirelire pour accueillir le soutien des passants. Au sol, un f\u00fbt de ferraille \u00e9ventr\u00e9 o\u00f9 se consument des palettes. Sur le terre-plein de romarin, une tente igloo. Un piquet de gr\u00e8ve, tenu 24 heures sur 24. Sur les chaises pliantes ou longues, traits tir\u00e9s, barbes mal ras\u00e9es, on fume des cigarettes, beaucoup, on rit, un peu. Et on parle.<\/p>\n<p>Julien, 22 ans, manutentionnaire, 24 heures par semaine, 720 euros net par mois. \u00ab<em> La semaine derni\u00e8re, j&#8217;ai fait trois heures sup&#8217;. Ils ne me les ont pas pay\u00e9es et les ont mises directement en heures de repos \u00e0 r\u00e9cup\u00e9rer, plus tard&#8230; Je l&#8217;ai su quand j&#8217;ai re\u00e7u la feuille de paye <\/em>. \u00bb Vanessa, 24 ans, caissi\u00e8re, 24 heures par semaine mais, comme elle fait \u00ab<em> toujours plus <\/em> \u00bb, elle touche 800 ou 900 euros par mois. \u00ab<em> Les horaires, \u00e7a peut \u00eatre le matin, matin et soir, le soir \u00e0 la fermeture&#8230; Toutes les semaines, le planning change. Si \u00e7a nous convient pas, on peut refuser mais ce n&#8217;est pas bien vu. Et c&#8217;est un peu \u00e0 la t\u00eate du client, sans que l&#8217;on sache ce qui fait la diff\u00e9rence <\/em>&#8230; \u00bb Ali, 29 ans, rayon alimentation, 24 heures par semaine, 700 euros par mois. Le jour o\u00f9 un huissier est venu leur signifier qu&#8217;ils avaient une heure pour d\u00e9gager l&#8217;acc\u00e8s au parking, il lui a dit \u00ab<em> On n&#8217;a pas peur <\/em> ! \u00bb Les autres ont cri\u00e9 : \u00ab<em> Calme toi Ali, calme-toi, on est pacifistes ! C&#8217;est un huissier, il fait que transporter le courrier <\/em>. \u00bb Deux jours avant, il confiait : \u00ab<em> On a des primes, ouais. 20 euros pour l&#8217;assiduit\u00e9&#8230; Sans d\u00e9conner ! C&#8217;est une prime, \u00e7a, 20 euros <\/em> ? \u00bb Marie-Lyne, 46 ans, dont vingt-cinq au du Monoprix Prado. Elle travaille 34 heures par semaine, elle touche 1 365 euros net par mois, et l&#8217;avoue en baissant le ton, parce que ce salaire fait d&#8217;elle \u00ab<em> une privil\u00e9gi\u00e9e, ici <\/em> \u00bb. Elle dit : \u00ab<em> Il y a une fille qui est l\u00e0 depuis vingt ans avec un CAP de charcuterie, elle a un \u00e9chelon de 2.1. Et Julien, lui, \u00e7a fait deux ans et il est aussi \u00e0 2.1. C&#8217;est quoi la logique ? On ne sait pas \u00e0 quoi se r\u00e9f\u00e9rer <\/em>&#8230; \u00bb Christiane, 57 ans, trente-huit ann\u00e9es pass\u00e9es dans ce Monoprix : \u00ab<em> Je suis mieux pay\u00e9e que les autres: 1 250 euros net, dont 130 euros de prime d&#8217;anciennet\u00e9 pour 36 h 50 par mois, temps de pause compris. Mais je suis en gr\u00e8ve parce que je pense qu&#8217;on ne peut pas vivre avec 24 heures par semaine. Qu&#8217;est ce qu&#8217;elles vont toucher ces femmes \u00e0 la retraite <\/em> ? \u00bb<\/p>\n<p>Les conditions de travail d\u00e9cri\u00e9es ne sont pas vraiment nouvelles et m\u00eame plut\u00f4t fr\u00e9quentes dans la grande distribution. Qu&#8217;est ce qui, cette fois, a mis le feu aux poudres ? \u00ab<em> Il y avait une boule \u00e0 l&#8217;estomac depuis longtemps, \u00e7a a fini par sortir <\/em> \u00bb, dit Jean-Michel.<\/p>\n<h2> &#8230;VA&#8230; (l&#8217;action syndicale)<\/h2>\n<p>\u00ab<em> Il y a un m\u00e9pris g\u00e9n\u00e9ral de la direction par rapport \u00e0 ses salari\u00e9s <\/em>, explique Charles Hoareau de la CGT &#8211; Ch\u00f4meurs de Marseille.<em> Ils en avaient marre mais n&#8217;avaient pas vraiment de syndicat, alors on les a aid\u00e9s <\/em>&#8230; \u00bb Le 17 septembre, Monoprix Prado se met en gr\u00e8ve ; le 21, Monoprix Canebi\u00e8re ; et le 24, celui de Castellane, qui sera le moins suivi.<\/p>\n<p>Au Prado, face \u00e0 un mouvement o\u00f9 se trouvent FO et la CGT, la direction propose, d\u00e8s le lendemain, un protocole de sortie de conflit. \u00ab<em> Ils l&#8217;ont \u00e9crit eux-m\u00eames, sans consulter les salari\u00e9s et, dedans, il n&#8217;y a rien de concret. Ils proposent de r\u00e9gler les cas individuellement, ne donnent aucune date, aucun crit\u00e8re global et ne veulent en aucun cas s&#8217;engager par \u00e9crit <\/em> \u00bb, explique Avelino Carvalho, secr\u00e9taire d\u00e9partemental de la f\u00e9d\u00e9ration CGT pour le commerce et les services.<\/p>\n<p>Les gr\u00e9vistes bloquent l&#8217;acc\u00e8s du site aux camions de livraison. Les rayons frais du magasin se vident. Au risque de se mettre \u00e0 dos la client\u00e8le ? Le soutien des clients au mouvement a \u00e9t\u00e9 massif. \u00ab<em> C&#8217;est ce qui nous a le plus \u00e9tonn\u00e9 <\/em>, dit Julien,<em> on ne s&#8217;y attendait pas <\/em>. \u00bb La direction, elle, d\u00e9pose un r\u00e9f\u00e9r\u00e9 contre les gr\u00e9vistes pour \u00ab<em> entrave \u00e0 la libert\u00e9 du travail <\/em> \u00bb. Le 30 septembre, le tribunal lui donne raison. Idem pour Monoprix Canebi\u00e8re, une semaine plus tard. La Direction d\u00e9partementale du travail s&#8217;est pos\u00e9e en m\u00e9diatrice, en accueillant chaque jour des s\u00e9ances de n\u00e9gociations s\u00e9par\u00e9es pour les deux supermarch\u00e9s. Mais les dirigeants, qui, au coup par coup, ont souvent refus\u00e9 d&#8217;y participer tant que les blocages \u00e9taient maintenus, ont rendu le processus chaotique. \u00ab<em> Ils ont voulu laisser pourrir doucement la situation de jour en jour <\/em> \u00bb, estime St\u00e9phanie, la d\u00e9l\u00e9gu\u00e9e syndicale du Prado.<\/p>\n<h2>&#8230;LES&#8230; (Monoprix exploitation SA )<\/h2>\n<p>A Marseille, le Monoprix du Prado a une r\u00e9putation : c&#8217;est le Monop&#8217; des \u00ab bourges \u00bb o\u00f9 l&#8217;on croise les \u00ab p\u00e9t\u00e9s de tunes \u00bb du quartier P\u00e9rier. Une r\u00e9putation m\u00e9rit\u00e9e : le rayon \u00e9picerie fine, charg\u00e9 en foie gras et p\u00e2t\u00e9 de truffe, y est pl\u00e9thorique. Et, \u00e0 la caisse, on peut vite se retrouver entre une quinquag\u00e9naire sigl\u00e9e Louis Vuitton de la t\u00eate aux pieds et un jeune cadre d\u00e9goulinant de nouvelles technologies qui ira glisser ses achats dans le coffre d&#8217;un 4&#215;4.<\/p>\n<p>Ce magasin un peu particulier (\u00ab<em> il a toujours \u00e9t\u00e9 sup\u00e9rieur <\/em> \u00bb dit Christiane) o\u00f9 se sont vendus \u00ab<em> 48 000 euros de pinard en quatre heures pour la foire aux vins <\/em> \u00bb, selon les employ\u00e9s, est l&#8217;un des plus rentables de l&#8217;enseigne en France. Le premier chiffre d&#8217;affaire du groupe \u00ab<em> avant le Monoprix de Montparnasse <\/em> \u00bb, assure Avelino Carvalho. Sans valider cette premi\u00e8re place, la direction nationale, sise \u00e0 Clichy-la-Garenne, admet que Monoprix Prado est bien \u00ab<em> l&#8217;un des plus importants de France <\/em> \u00bb. Mais ce supermarch\u00e9 est aussi connu pour son taux tr\u00e8s \u00e9lev\u00e9 de contrats \u00e0 temps partiel : on y trouve des contrats de 8, 24, 30, 34 ou 35 heures&#8230; \u00ab<em> Plus les magasins sont riches, plus les employ\u00e9s sont pauvres <\/em> ! \u00bb r\u00e9sume Patrice Kantarjian de l&#8217;Union locale CGT.<\/p>\n<p>Cr\u00e9\u00e9 dans les ann\u00e9es 1930, Monoprix a fait son beurre dans le cr\u00e9neau du commerce de proximit\u00e9 en centre-ville. Le groupe revendique aujourd&#8217;hui 291 Monoprix, 47 Monop&#8217;, 13 Dailymonop&#8217;, 5 Beautymonop&#8217; et 43 Naturalia diss\u00e9min\u00e9s \u00ab dans 85 % des villes de plus de 50 000 habitants \u00bb. Avec un capital d\u00e9tenu \u00e0 50 \/ 50 par les Galeries Lafayette et Casino, il affiche en 2009 un chiffre d&#8217;affaires de 3 milliards 665 millions d&#8217;euros.<\/p>\n<p>Sur le conflit marseillais, le discours de la direction nationale est rod\u00e9 : d&#8217;un c\u00f4t\u00e9 la gr\u00e8ve, de l&#8217;autre le blocage des acc\u00e8s aux camions de livraison. \u00ab<em> Ce sont deux choses tr\u00e8s diff\u00e9rentes. Les salari\u00e9s ont le droit de faire gr\u00e8ve mais la direction du magasin veut assurer le service clients <\/em>. \u00bb Passage des contrats partiels aux 35 heures ? \u00ab<em> Ce sera trait\u00e9 au cas par cas <\/em>. \u00bb Revalorisation des salaires ? \u00ab<em> Ce sujet est abord\u00e9 lors des n\u00e9gociations annuelles obligatoires, on ne peut pas ensuite revenir dessus dans chaque magasin <\/em>&#8230; \u00bb Les accusations de brutalit\u00e9 formul\u00e9es par les salari\u00e9s \u00e0 l&#8217;encontre de la direction ? Un l\u00e9ger silence, puis : \u00ab<em> Ce ne sont pas des \u00e9l\u00e9ments de n\u00e9gociation. Il n&#8217;y a pas de mesures particuli\u00e8res pour rem\u00e9dier \u00e0 cela <\/em>. \u00bb Contact\u00e9e \u00e0 plusieurs reprises au t\u00e9l\u00e9phone, la direction de Monoprix Prado n&#8217;a, elle, pas donn\u00e9 suite. Crois\u00e9 sur le trottoir avant un round de n\u00e9gociation \u00e0 la Direction du travail, le directeur M. Ferioli a absolument refus\u00e9 de \u00ab<em> communiquer <\/em> \u00bb sur le conflit. Costume vert, regard m\u00e9fiant, cigarette nerveuse. \u00ab<em> Il est agressif <\/em> \u00bb, disent de lui ses employ\u00e9s.<\/p>\n<h2>&#8230;NIQUER (la tendre violence des \u00e9changes) <\/h2>\n<p>Au Monoprix Canebi\u00e8re, Samie parle de \u00ab<em> cowboys <\/em> \u00bb \u00e0 propos de sa direction. Le 4 octobre, un sous-directeur a agress\u00e9, \u00ab<em> au moins verbalement <\/em> \u00bb, une gr\u00e9viste qui reprenait le travail. Malaise, hospitalisation. \u00ab<em> Il fallait que \u00e7a arrive. Si \u00e7a continue comme \u00e7a, ils auront un mort sur la conscience <\/em>&#8230; \u00bb<\/p>\n<p>Au Prado, au tout d\u00e9but du conflit, \u00ab<em> le directeur a tutoy\u00e9 la d\u00e9l\u00e9gu\u00e9e syndicale et il lui a fait un geste obsc\u00e8ne <\/em>, mime G\u00e9rard en basculant le bassin.<em> Genre, \u00abj&#8217;t&#8217;encule\u00bb, vous voyez <\/em> ? \u00bb Sur les murs du parking, quinze jours plus tard, une nuit, quelqu&#8217;un a \u00e9crit : \u00ab<em> Honte \u00e0 vous. Honte \u00e0 Monoprix. Pourriture, Ferioli d\u00e9gage <\/em>. \u00bb Une gr\u00e9viste, dont les cheveux blonds coiff\u00e9s en queue de cheval accentuent les traits tir\u00e9s par la fatigue, regarde \u00e7a d&#8217;un air vague. Elle dit : \u00ab<em> Ils sont durs, ils sont m\u00e9chants avec nous, quand m\u00eame, hein ? Putain <\/em> ! &#8230;\u00bb <\/p>\n<p>Emmanuel Riond\u00e9<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p><em> Atones les Fran\u00e7ais ? Face \u00e0 un gouvernement inflexible, ils ont battu le pav\u00e9. Dans les entreprises et dans la rue, nous leur avons donn\u00e9 la parole. Le sentiment d&#8217;injustice et l&#8217;exasp\u00e9ration ont d\u00e9pass\u00e9 le seul enjeu des retraites <\/em> <\/p>\n","protected":false},"author":558,"featured_media":0,"comment_status":"open","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"_themeisle_gutenberg_block_has_review":false,"footnotes":""},"categories":[141],"tags":[311],"class_list":["post-4594","post","type-post","status-publish","format-standard","hentry","category-archives-web","tag-mouvement-social"],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/archives.regards.fr\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/4594","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/archives.regards.fr\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/archives.regards.fr\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/archives.regards.fr\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/users\/558"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/archives.regards.fr\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fcomments&post=4594"}],"version-history":[{"count":0,"href":"https:\/\/archives.regards.fr\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/4594\/revisions"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/archives.regards.fr\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fmedia&parent=4594"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/archives.regards.fr\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fcategories&post=4594"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/archives.regards.fr\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Ftags&post=4594"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}