{"id":4560,"date":"2010-09-29T00:00:00","date_gmt":"2010-09-28T22:00:00","guid":{"rendered":"https:\/\/wp.muchomaas.com\/pourquoi-france-televisions-est4560\/"},"modified":"2010-09-29T00:00:00","modified_gmt":"2010-09-28T22:00:00","slug":"pourquoi-france-televisions-est4560","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/archives.regards.fr\/?p=4560","title":{"rendered":"Pourquoi France T\u00e9l\u00e9visions est mal barr\u00e9e"},"content":{"rendered":"<p class=\"post_excerpt\"> Alors que le nouveau pr\u00e9sident de France T\u00e9l\u00e9visions, R\u00e9my Pflimlin a pris ses fonctions \u00e0 la fin ao\u00fbt, l&#8217;avenir de la  t\u00e9l\u00e9vision publique est plus que jamais incertain. Petite revue en d\u00e9tail <\/p>\n<p>.<\/p>\n<p>On le dit \u00ab inconnu \u00bb du grand public. R\u00e9my Pflimlin avec son physique tout en rondeur est pourtant le nouveau patron de France T\u00e9l\u00e9visions depuis le 22 ao\u00fbt. Fini le panache fa\u00e7on Carolis, et ses op\u00e9rations de communication savamment orchestr\u00e9es, place \u00e0 un \u00ab gestionnaire \u00bb qui conna\u00eet bien la maison. R\u00e9my Pflimlin a en effet \u00e9t\u00e9  directeur g\u00e9n\u00e9ral de France 3 de 1999 \u00e0 2005 sous la pr\u00e9sidence de Marc Tessier. Issu de la presse r\u00e9gionale <em> L&#8217;Alsace, les Derni\u00e8res nouvelles d&#8217;Alsace <\/em>), ce Mulhousien de 56 ans avait \u00e9t\u00e9 introduit au sein du PAF en 1999 par l&#8217;ancienne ministre socialiste de la Culture et de la Communication, Catherine Trautmann, qui avait souffl\u00e9 son nom au pr\u00e9sident d&#8217;alors de France T\u00e9l\u00e9visions qui cherchait un \u00ab r\u00e9gional \u00bb pour driver France 3, ses 1 600 journalistes et ses 80 implantations.<\/p>\n<p>Bref, R\u00e9my Pflimlin, ou l&#8217;homme de \u00ab l&#8217;int\u00e9rieur \u00bb, ayant l&#8217;habitude de n\u00e9gocier avec la CGT. Fin ao\u00fbt, le nouveau patron devait ainsi confier le p\u00f4le relations humaines, relations sociales, organisation et communication interne, \u00e0 un de ses proches Patrice Papet, jusque-l\u00e0 directeur des ressources humaines de Radio France, ayant \u00e9t\u00e9 l&#8217;ancien DRH de France 3 de 1999 \u00e0 2005. Patrice Papet dont la propre soeur, Jacqueline, est une des anciennes figures journalistiques de RFI, ayant milit\u00e9 de nombreuses ann\u00e9es \u00e0 l&#8217;ancienne CFDT Radio T\u00e9l\u00e9vision. De quoi rassurer les nombreux journalistes de France 3 ! Jean-Fran\u00e7ois T\u00e9aldi, figure du SNJ-CGT (Syndicat National des Journalistes : CGT) a d&#8217;ailleurs exprim\u00e9 \u00e0 plusieurs reprises sa satisfaction de voir une t\u00eate connue \u00e0 la pr\u00e9sidence de France T\u00e9l\u00e9visions, tout en rappelant que la gr\u00e8ve de 2002 \u00e0 France 3 fut l&#8217;une des plus longues qu&#8217;a connu le service public&#8230;<\/p>\n<p><strong> Pflimlin prend son temps <\/strong>&#8230;<\/p>\n<p>R\u00e9my Pflimlin devait \u00e9galement s&#8217;entourer de Bruno Patino, l&#8217;ancien patron de France Culture ayant dirig\u00e9 de 2000 \u00e0 2008 Le Monde Interactif, la filiale interactive du groupe Le Monde (dans laquelle a investi le groupe Lagard\u00e8re). Patino aura ainsi la p\u00e9rilleuse mission de donner un peu de consistance au virage num\u00e9rique que son nouveau patron souhaite voir impulser \u00e0 France T\u00e9l\u00e9visions. En juillet, R\u00e9my Pflimlin avait en effet d\u00e9clar\u00e9, devant les sages du Conseil sup\u00e9rieur de l&#8217;audiovisuel (CSA), faire du num\u00e9rique \u00ab<em> l&#8217;axe central <\/em> \u00bb de son projet. Et il y a du boulot !<\/p>\n<p>Alors que les grilles de septembre ont \u00e9t\u00e9 pr\u00e9par\u00e9es par la pr\u00e9c\u00e9dente \u00e9quipe, et notamment par l&#8217;ancien num\u00e9ro deux du groupe, Patrice Duhamel, R\u00e9my Pflimlin semble vouloir prendre son temps concernant les programmes du groupe. En juillet, il affirmait sa volont\u00e9 de mettre en place un feuilleton quotidien sur France 2, pour r\u00e9it\u00e9rer le succ\u00e8s de Plus belle la vie, diffus\u00e9 depuis 2004 sur France 3, et lanc\u00e9, \u00e0 l&#8217;\u00e9poque, sous son impulsion. Autre piste \u00e9voqu\u00e9e : la cr\u00e9ation d&#8217;un journal t\u00e9l\u00e9vis\u00e9 davantage tourn\u00e9 vers l&#8217;actualit\u00e9 europ\u00e9enne. Mais sinon, le nouveau patron n&#8217;a rien annonc\u00e9 de plus&#8230; R\u00e9my Pflimlin a d\u00e9cid\u00e9 de prendre son temps, alors que le petit Paris est persuad\u00e9, depuis plusieurs mois, que le futur organigramme de France T\u00e9l\u00e9visions sera concoct\u00e9 directement par les conseillers du Pr\u00e9sident. Il est comme \u00e7a R\u00e9my Pflimlin, pas press\u00e9. \u00ab<em> Pflimlin n&#8217;est pas un homme qui se fait dicter son tempo <\/em>, pr\u00e9vient un de ses proches.<em> Il a annonc\u00e9 qu&#8217;il proc\u00e9derait \u00e0 un \u00ab \u00e9tat des lieux \u00bb avant de d\u00e9terminer clairement sa strat\u00e9gie d&#8217;ensemble <\/em>. \u00bb \u00ab<em> Il est avant tout un Alsacien qui se comporte comme un chef d&#8217;entreprise \u00e0 l&#8217;allemande <\/em> \u00bb, ajoute un de ses anciens collaborateurs. Sous-entendu, malgr\u00e9 ses airs de bons \u00e9l\u00e8ves, il n&#8217;aura pas le petit doigt sur la couture du pantalon. On aimerait le croire.<\/p>\n<p><strong> L&#8217;emprise des technocrates <\/strong><\/p>\n<p>Avec la disparition de la pub d\u00e9cid\u00e9e par Sarkozy, l&#8217;avenir de la t\u00e9l\u00e9vision publique est pourtant plus que jamais li\u00e9 aux futures n\u00e9gociations budg\u00e9taires avec Bercy. On le sait, depuis toujours, la haute administration d&#8217;Etat p\u00e8se sur le destin de France T\u00e9l\u00e9visions. Patrick de Carolis l&#8217;a appris \u00e0 ses d\u00e9pends d\u00e8s 2005 en r\u00e9alit\u00e9. Ainsi, depuis dix ans, l&#8217;emprise des hauts fonctionnaires du Budget, de la Culture et de la Direction des m\u00e9dias s&#8217;est renforc\u00e9e dans l&#8217;ombre. En r\u00e9alit\u00e9, les conditions d&#8217;un \u00ab contr\u00f4le sarkozyste \u00bb de France T\u00e9l\u00e9visions \u00e9taient r\u00e9unies depuis fort longtemps.<\/p>\n<p>Pour R\u00e9my Pflimlin, la mission est p\u00e9rilleuse car l&#8217;Etat n&#8217;a jamais accept\u00e9 que France T\u00e9l\u00e9visions soit une entreprise publique comme une autre, de peur qu&#8217;elle ne devienne un v\u00e9ritable contre-pouvoir. Pour ses dirigeants successifs, c&#8217;est l&#8217;histoire d&#8217;une strat\u00e9gie impossible. Toute perspective de d\u00e9veloppement a toujours \u00e9t\u00e9 tu\u00e9e dans l&#8217;oeuf. Du c\u00f4t\u00e9 des responsables politiques, de gauche comme de droite, la t\u00e9l\u00e9vision publique a toujours \u00e9t\u00e9 consid\u00e9r\u00e9e comme un moyen de contr\u00f4le politique. Un outil d&#8217;intervention \u00e9conomique ? Mais vous n&#8217;y pensez pas ! R\u00e9sultat, si tous souhaitent l&#8217;ind\u00e9pendance de la t\u00e9l\u00e9vision publique, aucun n&#8217;est pr\u00eat \u00e0 lui assurer l&#8217;essentiel : son autonomie \u00e9conomique. Jusqu&#8217;\u00e0 pr\u00e9sent, l&#8217;existence de la publicit\u00e9 avait jet\u00e9 un voile sur cette \u00e9vidence. <\/p>\n<p>C&#8217;est sous la triple influence : des politiques, des producteurs et des m\u00e9dias concurrents : qu&#8217;il faut comprendre l&#8217;\u00e9chec de la t\u00e9l\u00e9vision publique en France. Tous ces lobbys, aux int\u00e9r\u00eats souvent divergents, se sont toujours retrouv\u00e9s sur l&#8217;essentiel : France T\u00e9l\u00e9visions doit rester \u00e0 sa place. La t\u00e9l\u00e9 publique est l\u00e9gitime sans moteur. Avec, elle serait sans contr\u00f4le. D&#8217;o\u00f9 l&#8217;absence criante de projet industriel du c\u00f4t\u00e9 de son actionnaire, l&#8217;Etat, lui-m\u00eame \u00e9cartel\u00e9 entre la tutelle budg\u00e9taire (Bercy), la tutelle r\u00e9glementaire (minist\u00e8re de la Culture) et les int\u00e9r\u00eats \u00e0 court terme du pouvoir (l&#8217;Elys\u00e9e, Matignon).<\/p>\n<p><strong> Gare \u00e0 la nostalgie <\/strong><\/p>\n<p>On a souvent dit que Nicolas Sarkozy r\u00eavait d&#8217;une t\u00e9l\u00e9 h\u00e9rit\u00e9e de son enfance. Mais on a tendance \u00e0 l&#8217;oublier : la nostalgie guette l&#8217;ensemble des personnels de France T\u00e9l\u00e9visions, dont la pyramide des \u00e2ges est renvers\u00e9e. A France 2, le nom de Pierre Desgraupes, directeur d&#8217;Antenne 2 de 1981 \u00e0 1984 revient sans cesse parmi nos interlocuteurs. Un homme qui savait dire non aux pouvoirs, et qui dirigeait la deuxi\u00e8me cha\u00eene \u00e0 son apog\u00e9e. Pour le service public, c&#8217;est l&#8217;\u00e2ge d&#8217;or au sein d&#8217;un PAF non lib\u00e9ralis\u00e9, o\u00f9 les cha\u00eenes d&#8217;alors (TF1, Antenne 2, FR3), savaient se concurrencer en proposant des programmes innovants.<\/p>\n<p>A la t\u00e9l\u00e9 publique, le compteur est donc rest\u00e9 bloqu\u00e9 en 1974, date de l&#8217;\u00e9clatement de l&#8217;ORTF, une institution per\u00e7ue encore comme un repoussoir&#8230; Comme si les enjeux d&#8217;aujourd&#8217;hui se situaient l\u00e0 ! R\u00e9sultat, seul le SNRT-CGT, le puissant syndicat des techniciens \u00e0 France T\u00e9l\u00e9visions a soutenu r\u00e9ellement le projet de Patrick de Carolis de mettre en place \u00ab l&#8217;entreprise unique \u00bb, qui vise \u00e0 fusionner l&#8217;ensemble des cha\u00eenes, chapeaut\u00e9es depuis la loi du 1er ao\u00fbt 2000 par une holding peu efficace.<\/p>\n<p>Et si le SNRT-CGT a soutenu Carolis, c&#8217;est que le syndicat esp\u00e9rait qu&#8217;\u00e0 travers \u00ab l&#8217;entreprise unique \u00bb, un v\u00e9ritable projet industriel puisse \u00eatre mis en place, valorisant enfin la production en interne (et notamment les cars de production de France 3). Mais le projet industriel se fait toujours attendre&#8230; De leur c\u00f4t\u00e9, les salari\u00e9s de France 2, moins nombreux que ceux de sa petite soeur des r\u00e9gions, ont l&#8217;impression de se faire phagocyter. D&#8217;o\u00f9 un malaise grandissant.<\/p>\n<p>Pourtant, face \u00e0 la concurrence acharn\u00e9e du priv\u00e9, les cha\u00eenes publiques issues de l&#8217;\u00e9clatement de l&#8217;ORTF, orphelines de TF1, ne pouvaient que s&#8217;allier. Mais par le pass\u00e9, ce dessein n&#8217;a eu de cesse d&#8217;\u00eatre repouss\u00e9, au gr\u00e9 des alternances politiques. Et en guise d&#8217;un d\u00e9veloppement attendu, les salari\u00e9s du groupe ont plut\u00f4t subi des plans d&#8217;\u00e9conomies successifs, avec plus ou moins de bonheur. En fait, jusqu&#8217;\u00e0 l&#8217;arriv\u00e9e de la TNT et de l&#8217;Internet, la perspective de privatisation de France 2 p\u00e8sera fortement dans ces changements de cap. Par ailleurs, France 2 utilis\u00e9e depuis toujours comme un contrepoint \u00e0 l&#8217;influence de TF1 voit sa raison d&#8217;\u00eatre d\u00e9stabilis\u00e9e depuis la d\u00e9cision de supprimer la pub.<\/p>\n<p><strong> Le blitzkrieg Sarkozy <\/strong><\/p>\n<p>Et deux ans et demi apr\u00e8s l&#8217;annonce pr\u00e9sidentielle du 8 janvier 2008, force est de constater que France T\u00e9l\u00e9visions a profond\u00e9ment \u00e9t\u00e9 d\u00e9sorganis\u00e9e, sans qu&#8217;un r\u00e9el projet ne prenne la rel\u00e8ve. Les salari\u00e9s sont d\u00e9mobilis\u00e9s, perdus, amers. Si les t\u00e9l\u00e9spectateurs pl\u00e9biscitent l&#8217;arr\u00eat de la publicit\u00e9 apr\u00e8s 20 heures, ils ne voient gu\u00e8re la diff\u00e9rence dans les programmes. L&#8217;annonce blitzkrieg de Sarkozy a surtout eu le don de provoquer une peur immense parmi les professionnels de t\u00e9l\u00e9vision qui travaillent avec le service public, et notamment les producteurs. Or, la peur n&#8217;est jamais bonne conseill\u00e8re. Et Sarkozy, au lieu de r\u00e9volutionner l&#8217;univers du service public, a surtout r\u00e9ussi \u00e0 renforcer les contraintes qui pesaient pr\u00e9c\u00e9demment sur lui. Le chef de l&#8217;Etat voulait un \u00ab manager \u00bb \u00e0 sa t\u00eate, mais au final, France T\u00e9l\u00e9visions est plus que jamais transform\u00e9e en grosse administration culturelle, aux mains de hauts fonctionnaires et de conseillers peu enclins \u00e0 d\u00e9velopper le service public.<\/p>\n<p>L&#8217;urgence est pourtant l\u00e0 : concurrenc\u00e9e par les bouleversements de la TNT et de l&#8217;Internet, France T\u00e9l\u00e9visions n&#8217;arrive plus \u00e0 attirer les jeunes t\u00e9l\u00e9spectateurs, ou m\u00eame les cadres actifs, qui pr\u00e9f\u00e8rent investir dans des abonne-ents ADSL, ou dans Canal +. Pire, le \u00ab virage culturel \u00bb initi\u00e9 par Carolis a renforc\u00e9 le vieillissement des audiences de France T\u00e9l\u00e9visions, la moyenne des cha\u00eenes se situant d\u00e9sormais \u00e0 55 ans, lorsque celle de la BBC tourne aux alentours de 45 ans ! L&#8217;audience de France 3 chute inexorablement se rapprochant \u00e0 vitesse grand V de celle de M6. Sur France 2, une fiction comme<em> Chez Maupassant <\/em> r\u00e9alisait peut \u00eatre 26 % lors de sa premi\u00e8re saison, mais elle n&#8217;en a r\u00e9alis\u00e9e que 14 % lors de sa derni\u00e8re saison. Une situation d&#8217;autant plus critique que le groupe public ne dispose ni des droits d\u00e9riv\u00e9s des programmes qu&#8217;il commande, ni d&#8217;un appareil de production conqu\u00e9rant.<\/p>\n<p><strong> Au service des producteurs <\/strong><\/p>\n<p>Depuis deux ans, les commentateurs ont tous point\u00e9 le lobbying de TF1, mais bien peu ont soulev\u00e9 la question des droits. Celle-ci devrait pourtant \u00eatre au centre du d\u00e9bat, dans un monde num\u00e9rique o\u00f9 la notion m\u00eame de \u00ab diffuseur \u00bb devient tr\u00e8s al\u00e9atoire. Dans ce contexte, les int\u00e9r\u00eats imm\u00e9diats des producteurs priv\u00e9s : qui disposent de la plupart des droits d&#8217;exploitation de programmes financ\u00e9s sur fonds publics : se retrouvent en r\u00e9alit\u00e9 totalement en contradiction avec l&#8217;avenir du service public.<\/p>\n<p>\u00ab<em> Les producteurs sont en train de scier la branche sur laquelle ils sont assis <\/em> \u00bb, d\u00e9plorent un haut cadre de France T\u00e9l\u00e9visions. Car seule la propri\u00e9t\u00e9 des droits permettrait \u00e0 la t\u00e9l\u00e9vision publique de trouver de nouvelles ressources, en toute ind\u00e9pendance \u00e0 l&#8217;\u00e9gard de l&#8217;Etat. Et c&#8217;est bien l\u00e0 tout le non-dit du d\u00e9bat \u00e0 gauche : depuis plus de vingt ans, la t\u00e9l\u00e9vision publique ad&#8217;abord \u00e9t\u00e9 utilis\u00e9e comme une grande agence de financement au b\u00e9n\u00e9fice des  producteurs priv\u00e9s, et au nom de \u00ab l&#8217;exception culturelle \u00bb, sans que l&#8217;int\u00e9r\u00eat social de l&#8217;entreprise audiovisuelle qu&#8217;est France T\u00e9l\u00e9visions ne soit pris en compte.<\/p>\n<p>En Grande-Bretagne, 17 % du chiffre d&#8217;affaires de la BBC en 2005 \u00e9tait issu de la valorisation de ses programmes en dehors de la sacro-sainte antenne (produits d\u00e9riv\u00e9s, sites internet&#8230;). Mais va-t-on permettre \u00e0 France T\u00e9l\u00e9visions d&#8217;en faire autant ? Tout laisse \u00e0 penser le contraire&#8230; Dans ces conditions, seul le maintien de la pub avant 20 heures permettrait d&#8217;\u00e9viter le pire. Au moment m\u00eame o\u00f9 le \u00ab PAF de papa \u00bb est en train de mourir.<\/p>\n<p>Marc Endeweld<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p> Alors que le nouveau pr\u00e9sident de France T\u00e9l\u00e9visions, R\u00e9my Pflimlin a pris ses fonctions \u00e0 la fin ao\u00fbt, l&#8217;avenir de la  t\u00e9l\u00e9vision publique est plus que jamais incertain. 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