{"id":454,"date":"1997-04-01T00:00:00","date_gmt":"1997-03-31T22:00:00","guid":{"rendered":"https:\/\/wp.muchomaas.com\/aux-sources-de-la-memoire454\/"},"modified":"1997-04-01T00:00:00","modified_gmt":"1997-03-31T22:00:00","slug":"aux-sources-de-la-memoire454","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/archives.regards.fr\/?p=454","title":{"rendered":"Aux sources de la m\u00e9moire"},"content":{"rendered":"<p class=\"post_excerpt\"> Entretien avec Lise G\u00e9rard et Michel London <\/p>\n<p>Voir aussi In\u00e9dit: Lettre d&#8217; Artur London au secr\u00e9taire du PCT, Lettre d&#8217; Artur London \u00e0 Karel Kaplan<strong> Nous poursuivons la recherche contrast\u00e9e des \u00e9l\u00e9ments qui construisent l&#8217;histoire des influences du stalinisme sur les partis communistes. Rencontre. <\/strong><\/p>\n<p>Artur London, kidnapp\u00e9 en pleine rue le 28 janvier1951, devient un des quatorze accus\u00e9s du proc\u00e8s Slansky. Lise London et ses enfants, Fran\u00e7oise, G\u00e9rard et Michel, ont v\u00e9cu l&#8217;envers d&#8217;une r\u00e9alit\u00e9 que les progressistes d&#8217;Europe ont d\u00e9couvert, atterr\u00e9s, dans l&#8217;Aveu. Horrible quotidien de ce h\u00e9ros des Brigades internationales et de la R\u00e9sistance fran\u00e7aise, rescap\u00e9 de Mauthausen, soup\u00e7onn\u00e9 de trahison, tortur\u00e9 moralement et physiquement jusqu&#8217;\u00e0 ce qu&#8217;il &#8221; avoue &#8221; des crimes qu&#8217;il n&#8217;avait pas commis. Ces proc\u00e8s et plus largement cette p\u00e9riode reviennent \u00e0 l&#8217;avant-sc\u00e8ne avec l&#8217;ouverture des archives \u00e0 l&#8217;Est. Les d\u00e9bats qu&#8217;elles suscitent n&#8217;en sont qu&#8217;\u00e0 leur d\u00e9but (1).<\/p>\n<p> <strong> Pouvons-nous revenir ensemble sur la chronologie des argumentaires, r\u00e9dig\u00e9s sous forme de raport, par votre p\u00e8re ? <\/strong><\/p>\n<p>G\u00e9rard London: Il suffit de lire l&#8217;Aveu (2). Par ailleurs, je cite mon p\u00e8re: &#8221; A partir de juin 1953, quand j&#8217;ai \u00e9t\u00e9 transf\u00e9r\u00e9 au commando de Ruzin (&#8230;) j&#8217;ai fait pour elle (c&#8217;est-\u00e0-dire pour ma m\u00e8re) un rapport manuscrit sur tout ce que j&#8217;avais v\u00e9cu et je lui ai donn\u00e9 tous les d\u00e9tails sur mon cas.&#8221; Ce rapport est \u00e9crit en fran\u00e7ais, sur sept demi-feuilles de papier, gliss\u00e9es clandestinement \u00e0 ma m\u00e8re au cours de deux visites. Nous venons de le publier (3). Deux ans apr\u00e8s, mon p\u00e8re &#8211; qui est interrog\u00e9 \u00e0 propos d&#8217;autres condamn\u00e9s, en vue de la r\u00e9vision de leur proc\u00e8s alors qu&#8217;aucune r\u00e9ponse n&#8217;est apport\u00e9e \u00e0 sa propre de demande de r\u00e9vision &#8211; d\u00e9cide, pour tenter de l&#8217;obtenir, d&#8217;\u00e9crire aux dirigeants du parti et du gouvernements tch\u00e9coslovaques, \u00e0 la prison de Pancrac. Le troisi\u00e8me rapport, dict\u00e9 oralement \u00e0 ma m\u00e8re qui le tapait en fran\u00e7ais, a \u00e9t\u00e9 traduit en tch\u00e8que par Ren\u00e9e Krizkovska pour r\u00e9pondre \u00e0 la demande de la commission de r\u00e9habilitation. Mon p\u00e8re vit alors en r\u00e9sidence surveill\u00e9e au sanatorium de Pl\u00e8s.<\/p>\n<p> <strong> Y a-t-il des diff\u00e9rences entre les trois rapports ? <\/strong><\/p>\n<p>Lise London: Oui, en fonction des buts recherch\u00e9s. Le premier, visait, \u00e0 travers moi, \u00e0 faire conna\u00eetre au PCF comment le proc\u00e8s avait \u00e9t\u00e9 fabriqu\u00e9 en soulignant le r\u00f4le des conseillers sovi\u00e9tiques. Quand on a su, en Tch\u00e9coslovaquie, que le parti fran\u00e7ais connaissait ce rapport, cela a contribu\u00e9 \u00e0 d\u00e9clencher le processus de r\u00e9vision du proc\u00e8s. Le second rapport, au contraire, \u00e9voquait \u00e0 peine le r\u00f4le des Sovi\u00e9tiques puisqu&#8217;il \u00e9tait ax\u00e9 sur les actes du communiste qu&#8217;\u00e9tait mon mari, en vue de prouver sa totale fid\u00e9lit\u00e9 \u00e0 son parti. Dans la derni\u00e8re version, il \u00e9voque d\u00e8s le d\u00e9but le r\u00f4le des &#8221; conseillers &#8221; mais pas du tout celui des responsables tch\u00e9coslovaques du proc\u00e8s Slansky, qui \u00e9tait aussi le sien, car il lui avait \u00e9t\u00e9 explicitement recommand\u00e9 de ne pas le faire.<\/p>\n<p> <strong> Dans une publication compar\u00e9e d&#8217;extraits de l&#8217;Aveu et du document trouv\u00e9 dans les archives \u00e0 Prague, Karel Bartosek (4) estime qu&#8217;il s&#8217;agit du m\u00eame texte, et en conclut qu&#8217;il n&#8217;y a pas de troisi\u00e8me rapport. <\/strong><\/p>\n<p> <strong> Michel London : <\/strong> Je veux d&#8217;abord poser une question: qui \u00e9crivait librement en 1955 ? Artur London alors en prison, puis en r\u00e9sidence surveill\u00e9e, tenue secr\u00e8te, et interrog\u00e9 jusqu&#8217;en d\u00e9cembre 1955 ou bien Karel Bartosek, historien officiel du PC de Tch\u00e9coslovaquie ? Il \u00e9crivait dans la presse officielle du parti \u00e0 l&#8217;\u00e9poque. J&#8217;ai ici la liste de ses publications, de 1953 \u00e0 1969. Comment peut-on affirmer par ailleurs que tel ou tel document n&#8217;existe pas tout en reconnaissant qu&#8217;on ne peut tout savoir puisque les archives sont mal class\u00e9es ? Est-il impossible que des documents manquent ? Nous en connaissons au moins deux traitant de la demande de r\u00e9habilitation totale de mon p\u00e8re qui ont disparu. Enfin, qu&#8217;y a-t-il d&#8217;\u00e9tonnant \u00e0 ce que diff\u00e9rentes versions, d&#8217;une m\u00eame histoire se ressemblent ? Surtout lorsqu&#8217;elles ont \u00e9t\u00e9 \u00e9crites si pr\u00e8s l&#8217;une de l&#8217;autre ? En juillet et tout d\u00e9but ao\u00fbt 1955 pour le rapport de Pancrac, et tout de suite apr\u00e8s, de la mi-ao\u00fbt \u00e0 septembre, pour celui de Pl\u00e8s. C&#8217;est le second document, un manuscrit de 397 pages, que Karel Bartosek a trouv\u00e9 aux archives de Prague. Mes parents ne le poss\u00e9daient pas puisque ces derni\u00e8res n&#8217;ont \u00e9t\u00e9 ouvertes qu&#8217;en 1990 et nous n&#8217;en avons eu connaissance qu&#8217;en f\u00e9vrier 1991. Il est annot\u00e9 par Bruno K\u00f6hler, alors secr\u00e9taire du PCT, et fut remis le 3 ao\u00fbt 1955. C&#8217;est l&#8217;unique date mentionn\u00e9e dans les archives. Mes parents ont conserv\u00e9 le rapport de Pl\u00e8s qui est une des sources de l&#8217;Aveu. Mon p\u00e8re avait une m\u00e9moire extraordinaire. En prison, il jouait de t\u00eate aux \u00e9checs puisqu&#8217;il ne poss\u00e9dait pas d&#8217;\u00e9chiquier.<\/p>\n<p>Le maniement des archives pose probl\u00e8me et le d\u00e9bat n&#8217;est pas clos sur la fa\u00e7on de les traiter. G L: Je ne suis pas historien mais je pense qu&#8217;il convient d&#8217;utiliser trois sources: ce qui est d\u00e9j\u00e0 connu, les archives et les t\u00e9moignages. Il me semble que les archives ne peuvent \u00eatre interpr\u00e9t\u00e9es autrement qu&#8217;en les repla\u00e7ant dans leur contexte. O\u00f9, quand et comment tel texte a \u00e9t\u00e9 \u00e9crit, par qui, pourquoi, etc. Que penser d&#8217;un historien qui n&#8217;utilise pas le t\u00e9moignage de t\u00e9moins vivants ? C&#8217;est absolument incompr\u00e9hensible. J&#8217;ai re\u00e7u Bartosek chez moi durant des ann\u00e9es, je suis un des t\u00e9moins d&#8217;une bonne partie du chapitre qu&#8217;il consacre \u00e0 mon p\u00e8re. Mais jamais il ne m&#8217;a interrog\u00e9. De m\u00eame qu&#8217;il n&#8217;a jamais interrog\u00e9 mon p\u00e8re, alors qu&#8217;il fr\u00e9quentait sa maison y rencontrant des dizaines de journalistes.<\/p>\n<p> <strong> L. L.: <\/strong> Il faut essayer de comprendre, pas d&#8217;interpr\u00e9ter ou de d\u00e9former (5). Les pages remarqu\u00e9es par Bartosek sont pr\u00e9cis\u00e9ment celles que j&#8217;ai demand\u00e9 \u00e0 G\u00e9rard (6) d&#8217;\u00e9crire en vue de prouver sa fid\u00e9lit\u00e9 de communiste. Il faut comprendre: il se heurtait \u00e0 la m\u00eame r\u00e9ticence que moi pour obtenir d&#8217;\u00eatre entendu en vue de sa r\u00e9habilitation. On voulait bien croire London innocent mais il y avait deux difficult\u00e9s. D&#8217;abord, ne pas toucher au proc\u00e8s Slansky, mais mon mari \u00e9tait un des 14 condamn\u00e9s du proc\u00e8s. Puis, la persistance de ses liens avec l&#8217;Am\u00e9ricain No\u00ebl Field, de l&#8217;Unitarian service (association humanitaire), qui, bien que r\u00e9habilit\u00e9 par les Hongrois, \u00e9tait encore consid\u00e9r\u00e9 comme un espion en chef par les Tch\u00e8ques; et ses relations avec le ministre des Affaires \u00e9trang\u00e8res Wladimir Cl\u00e9mentis dont il \u00e9tait l&#8217;adjoint. Ce dernier \u00e9tait consid\u00e9r\u00e9 comme un tra\u00eetre. Pour avoir fortement critiqu\u00e9 le pacte germano-sovi\u00e9tique, il fut exclu du PCT en 1939, \u00e0 Paris. Ces deux obstacles ont pouss\u00e9 G\u00e9rard \u00e0 expliquer par le menu tout ce qui pouvait prouver sa fid\u00e9lit\u00e9 de communiste. Il a donc r\u00e9dig\u00e9 un manuscrit, centr\u00e9 sur ses actions au sein des brigades internationales, dans la r\u00e9sistance fran\u00e7aise, puis dans les prisons et les camps. Je lui ai m\u00eame sugg\u00e9r\u00e9 de prendre sur lui la responsabilit\u00e9 de mes propres actions de militante communiste. Actions que j&#8217;avais accept\u00e9 de r\u00e9aliser sur demande de Bruno K\u00f6hler. Il s&#8217;agissait notamment de trouver deux bons camarades fran\u00e7ais, s\u00fbrs parce que r\u00e9sistants, pour avoir un lien direct avec Prague, sans passer par le parti fran\u00e7ais. Le PCF \u00e9tait alors menac\u00e9 de toutes parts. On a m\u00eame craint qu&#8217;il soit renvoy\u00e9 dans l&#8217;ill\u00e9galit\u00e9. C&#8217;\u00e9tait la guerre d&#8217;Indochine, le temps du r\u00e9armement allemand, de l&#8217;OTAN. Des centaines d&#8217;\u00e9trangers \u00e9taient expuls\u00e9s de France. Je le r\u00e9p\u00e8te, c&#8217;est moi qui ai insist\u00e9 pour que mon mari ajoute tous ces \u00e9l\u00e9ments afin de prouver son attachement au parti. Et je regrette que Bartosek, que j&#8217;avais inform\u00e9 de ces faits, utilise contre G\u00e9rard, exactement les m\u00eames arguments que ses procureurs et que ceux qui lui ont toujours refus\u00e9 une v\u00e9ritable r\u00e9habilitation.<\/p>\n<p> <strong> M. L.: <\/strong> Mon p\u00e8re a maintes fois r\u00e9clam\u00e9 une r\u00e9habilitation publique et v\u00e9ritable, sans succ\u00e8s. Est-ce l&#8217;attitude d&#8217;un homme qui a quelque chose \u00e0 redouter ou \u00e0 cacher ? (voir encadr\u00e9 2, NDLR.) D&#8217;autre part, il faut s&#8217;entendre: ou bien il \u00e9tait un agent des Am\u00e9ricains, c&#8217;est l&#8217;accusation de trahison qui lui a valu tous ses malheurs, ou alors il \u00e9tait un agent du KGB et un pers\u00e9cuteur \u00e0 son service comme le laisse entendre Bartosek. Pour moi, c&#8217;est le drame d&#8217;un communiste pris au pi\u00e8ge de sa fid\u00e9lit\u00e9 qui a su d\u00e9noncer le pi\u00e8ge sans renier sa fid\u00e9lit\u00e9.<\/p>\n<p> <strong> Venons-en \u00e0 vos relations avec le PCF, \u00e0 l&#8217;aide de Raymond Guyot, votre beau-fr\u00e8re, membre du Bureau politique du PCF. <\/strong><\/p>\n<p> <strong> L. L.: <\/strong> Elle a \u00e9t\u00e9 pr\u00e9cieuse et s&#8217;est toujours accomplie avec l&#8217;appui de Maurice Thorez. Sans eux, G\u00e9rard n&#8217;en serait jamais sorti vivant. D\u00e8s que j&#8217;ai pu lui rendre visite en prison, au printemps 1953, soit 27 mois apr\u00e8s son kidnapping, il m&#8217;a fortement incit\u00e9e \u00e0 rejoindre la France. Il voulait me prot\u00e9ger et avoir les mains libres pour demander la r\u00e9vision du proc\u00e8s. C&#8217;est encore Raymond Guyot qui m&#8217;a aid\u00e9e \u00e0 y parvenir, avec tous les miens. Le PCF m&#8217;a fait remettre ma carte du parti par la cellule de la place de la R\u00e9publique \u00e0 Paris, juste avant mon d\u00e9part pour la Tch\u00e9coslovaquie, en juin 1956, pour lutter avec mon mari pour sa lib\u00e9ration. Cette carte a tout chang\u00e9. D\u00e8s mon arriv\u00e9e \u00e0 Prague, j&#8217;ai \u00e9t\u00e9 invit\u00e9e \u00e0 habiter l&#8217;h\u00f4tel du parti, Praha. Ceux qui le fr\u00e9quentaient me reconnaissaient. J&#8217;\u00e9tais moi aussi (re) devenue fr\u00e9quentable. Sans tout r\u00e9gler, loin de l\u00e0. J&#8217;avais alors un visa de 15 jours. Il m&#8217;a \u00e9t\u00e9 demand\u00e9 de rester mais nous avons d\u00fb attendre encore six mois pour que G\u00e9rard soit lib\u00e9r\u00e9 de Pl\u00e8s. Plus tard, L\u00e9on Feix, dirigeant du PCF, revu \u00e0 Prague, et Ma\u00eetre Bruguier ont obtenu un visa permettant \u00e0 mon mari de venir, en 1959, aux obs\u00e8ques de mon p\u00e8re, \u00e0 Paris. Puis, en hiver, un permis de s\u00e9jour pour se soigner &#8211; toujours sa tuberculose &#8211; dans le Midi. C&#8217;est l\u00e0 qu&#8217;il \u00e9crivit son livre Espagne. Il y a eu d&#8217;autres moments plus douloureux pour nous, surtout apr\u00e8s la sortie de l&#8217;Aveu et du film, mais je sais qu&#8217;aujourd&#8217;hui le parti fran\u00e7ais est d\u00e9cid\u00e9 \u00e0 regarder en face les ombres du pass\u00e9.n<\/p>\n<p> <strong>  : <\/strong><\/p>\n<p>1. Sur les archives, lire aussi le dossier du no 21 de Regards, publi\u00e9 en f\u00e9vrier 1997, pp.5 \u00e0 8.<\/p>\n<p>2. Artur London, l&#8217;Aveu, Gallimard 1968, r\u00e9\u00e9dit\u00e9 en collection Folio en 1996.<\/p>\n<p>3. Artur London, Aux sources de l&#8217;Aveu, Gallimard, mars 1997<\/p>\n<p>4. Karel Bartosek, les Aveux des archives, Prague, Paris, Prague, 1948-1968, Seuil, 1996<\/p>\n<p>5. Lise London, la M\u00e9g\u00e8re de la rue Daguerre, souvenirs de R\u00e9sistance, Seuil, 1995, et le Printemps des Camarades, Seuil, 1996.<\/p>\n<p>6. G\u00e9rard est le pseudonyme sous lequel Lise Ricol a connu Artur London.<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p> Entretien avec Lise G\u00e9rard et Michel London <\/p>\n","protected":false},"author":1,"featured_media":0,"comment_status":"open","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"_themeisle_gutenberg_block_has_review":false,"footnotes":""},"categories":[141],"tags":[],"class_list":["post-454","post","type-post","status-publish","format-standard","hentry","category-archives-web"],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/archives.regards.fr\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/454","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/archives.regards.fr\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/archives.regards.fr\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/archives.regards.fr\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/users\/1"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/archives.regards.fr\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fcomments&post=454"}],"version-history":[{"count":0,"href":"https:\/\/archives.regards.fr\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/454\/revisions"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/archives.regards.fr\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fmedia&parent=454"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/archives.regards.fr\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fcategories&post=454"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/archives.regards.fr\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Ftags&post=454"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}