{"id":4526,"date":"2010-07-14T00:00:00","date_gmt":"2010-07-13T22:00:00","guid":{"rendered":"https:\/\/wp.muchomaas.com\/la-gauche-grecque-face-a-la-crise4526\/"},"modified":"2010-07-14T00:00:00","modified_gmt":"2010-07-13T22:00:00","slug":"la-gauche-grecque-face-a-la-crise4526","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/archives.regards.fr\/?p=4526","title":{"rendered":"La gauche grecque face \u00e0 la crise"},"content":{"rendered":"<p class=\"post_excerpt\"> Les Grecs sont soumis \u00e0 une avalanche de mesures d&#8217;aust\u00e9rit\u00e9 pour \u00ab\u00a0assainir\u00a0\u00bb une \u00e9conomie plomb\u00e9e par les d\u00e9ficits et la dette. La politique de rigueur du gouvernement socialiste adopt\u00e9e sous la pression des \u00ab\u00a0march\u00e9s\u00a0\u00bb, du FMI et de ses partenaires europ\u00e9ens cherche \u00e0 \u00e9viter une contagion sur la zone euro, mais ses cons\u00e9quences sont impr\u00e9visibles. <\/p>\n<p>De l&#8217;argent, il y en a\u00a0!\u00a0\u00bb De ce leitmotiv pr\u00e9\u00e9lectoral, Georges Papandr\u00e9ou, vainqueur des l\u00e9gislatives du 4 octobre 2009 avec une avance record de 11 points sur le conservateur Kostas Karamanlis, a \u00e9t\u00e9 amen\u00e9 sept mois plus tard et apr\u00e8s une laborieuse volte-face \u00e9conomique et id\u00e9ologique, au lancement d&#8217;un SOS d\u00e9sesp\u00e9r\u00e9 \u00e0 l&#8217;Union europ\u00e9enne et au FMI pour l&#8217;octroi d&#8217;une aide de quelque 110\u00a0milliards d&#8217;euros sur trois ans cens\u00e9s \u00e9viter la banqueroute de l&#8217;Etat au prix de la mise en \u0153uvre d&#8217;un plan d&#8217;aust\u00e9rit\u00e9 sans pr\u00e9c\u00e9dent. La crise, longtemps ni\u00e9e par la Nouvelle D\u00e9mocratie (droite) et jug\u00e9e facilement g\u00e9rable par le PASOK (socialiste) apr\u00e8s son arriv\u00e9e au pouvoir, finissait par frapper de plein fouet une population aux abois, traumatis\u00e9e par le choc de la rigueur et qui, entre gr\u00e8ves et manifestations, r\u00e9clame des solutions en exprimant sa col\u00e8re contre une classe politique rendue responsable, parfois \u00e0 tort, de tous les malheurs du pays.<\/p>\n<p><strong> TOUS COUPABLES\u00a0? <\/strong><\/p>\n<p>\u00ab\u00a0Les voleurs dehors\u00a0\u00bb, \u00ab\u00a0Qu&#8217;il br\u00fble, qu&#8217;il br\u00fble, ce bordel de Parlement\u00a0\u00bb&#8230; Des slogans poujadistes aux relents d&#8217;extr\u00eame droite scand\u00e9s devant l&#8217;Assembl\u00e9e nationale par quelques centaines d&#8217;excit\u00e9s mais qui, dans leur violence, refl\u00e8tent l&#8217;exasp\u00e9ration de bon nombre de Grecs face \u00e0 une situation largement attribu\u00e9e aux deux partis qui ont gouvern\u00e9 le pays au cours des 35\u00a0derni\u00e8res ann\u00e9es et qui aujourd&#8217;hui se rejettent mutuellement les responsabilit\u00e9s. Derniers aux affaires, les socialistes disent avoir d\u00e9couvert une situation \u00e9conomique bien pire qu&#8217;ils ne l&#8217;avaient imagin\u00e9e (d\u00e9ficit de 13\u00a0%, dette de 300\u00a0milliards d&#8217;euros), accusent la droite d&#8217;avoir men\u00e9 le pays \u00e0 la ruine et se lancent dans une partie de poker menteur avec \u00ab\u00a0les march\u00e9s\u00a0\u00bb tout en r\u00e9clamant le soutien des partenaires europ\u00e9ens. La campagne, pour r\u00e9tablir la \u00ab\u00a0cr\u00e9dibilit\u00e9\u00a0perdue\u00a0\u00bb, passe par un Plan de stabilit\u00e9 et de croissance pr\u00e9sent\u00e9 \u00e0 Bruxelles en d\u00e9but d&#8217;ann\u00e9e, mais qui se r\u00e9v\u00e8lera insuffisant \u00e0 convaincre aussi bien les sp\u00e9culateurs que la chanceli\u00e8re allemande. Il faudra un nouveau train de mesures, bien plus draconiennes, sur les salaires, les retraites, la fiscalit\u00e9, le droit du travail, mises au point avec la \u00ab\u00a0tro\u00efka\u00a0\u00bb UE-BCE-FMI, pour que le \u00ab\u00a0filet de s\u00e9curit\u00e9\u00a0\u00bb soit d\u00e9clench\u00e9 par un Premier ministre se revendiquant \u00ab\u00a0encore plus socialiste\u00a0\u00bb et invitant ses compatriotes \u00e0 une \u00ab\u00a0nouvelle Odyss\u00e9e\u00a0\u00bb. Les Grecs se voient confront\u00e9s au dilemme \u00ab\u00a0des mesures dures mais in\u00e9vitables ou l&#8217;impossibilit\u00e9 de verser salaires et pensions\u00a0\u00bb, ressass\u00e9 par les ministres d&#8217;un air attrist\u00e9, alors que la droite, reconnaissant du bout des l\u00e8vres ses propres errements, d\u00e9nonce des \u00ab\u00a0mesures inefficaces\u00a0\u00bb et \u00ab\u00a0contre-productives\u00a0\u00bb  pour la croissance. A l&#8217;exception de l&#8217;ancienne ministre des Affaires Etrang\u00e8res, Dora Bakoyanni, qui sera imm\u00e9diatement exclue, la ND joint ses voix \u00e0 celles de la gauche dans un vote n\u00e9gatif, alors que le parti d&#8217;extr\u00eame droite LAOS approuve le plan. Seuls, trois d\u00e9put\u00e9s du PASOK s&#8217;abstiennent et sont radi\u00e9s de leur groupe parlementaire. <\/p>\n<p><strong> RELEVER LA T\u00caTE <\/strong><\/p>\n<p>Si le gouvernement et ses partisans pestent p\u00eale-m\u00eale contre la droite coupable de gabegie et de client\u00e9lisme, la gauche qui soutient les gr\u00e8ves au d\u00e9triment de l&#8217;\u00e9conomie, les fraudeurs qui abusent d&#8217;un Etat inefficace, la corruption g\u00e9n\u00e9ralis\u00e9e qui ternit l&#8217;image des politiques et Angela Merkel qui a aggrav\u00e9 la situation par ses tergiversations, dans la rue le mouvement de protestation prend de l&#8217;ampleur. Bien que dirig\u00e9es par des socialistes, les deux grandes conf\u00e9d\u00e9rations syndicales GSEE et ADEDY, ainsi que le PAME sous influence communiste (lire encadr\u00e9 p. 29), multiplient les journ\u00e9es d&#8217;action. Les premi\u00e8res pour dire \u00ab\u00a0Non \u00e0 la temp\u00eate des mesures antisociales\u00a0\u00bb, le second pour exiger que \u00ab\u00a0La ploutocratie paie la crise\u00a0\u00bb avec, \u00e0 l&#8217;appui, quelques actions aussi spectaculaires que controvers\u00e9es, comme le blocage des bateaux de croisi\u00e8re au Pir\u00e9e contre la suppression du cabotage ou le d\u00e9ploiement de banderoles sur l&#8217;Acropole pour appeler \u00e0 la solidarit\u00e9 internationale.<\/p>\n<p>En ce 20 mai, pour la deuxi\u00e8me gr\u00e8ve g\u00e9n\u00e9rale depuis l&#8217;annonce du plan d&#8217;aust\u00e9rit\u00e9, la sixi\u00e8me depuis le d\u00e9but de l&#8217;ann\u00e9e, deux rassemblements sont donc organis\u00e9s \u00e0 quelques centaines de m\u00e8tres de distance.<\/p>\n<p>Sur la place Omonoia, les \u00ab\u00a0pamistes\u00a0\u00bb, encadr\u00e9s comme \u00e0 l&#8217;habitude par un service d&#8217;ordre impeccable charg\u00e9 de dissuader les provocateurs et rendre inutile toute pr\u00e9sence polici\u00e8re, appellent le peuple \u00e0 \u00ab\u00a0ne pas baisser la t\u00eate, \u00e0 r\u00e9sister et \u00e0 lutter\u00a0\u00bb. Panaghiotis, 24 ans, consid\u00e8re aussi que \u00ab\u00a0tout d\u00e9pendra des gens\u00a0\u00bb et s&#8217;inqui\u00e8te surtout pour son p\u00e8re qui doit bient\u00f4t prendre sa retraite. \u00ab\u00a0C&#8217;est lui qui paiera l&#8217;addition, dit-il, alors qu&#8217;il faudrait taxer le capital.\u00a0\u00bb Cet \u00e9tudiant en informatique s&#8217;attend \u00e0 de plus grandes mobilisations \u00e0 partir de l&#8217;automne mais ne voit \u00ab\u00a0aucun sens\u00a0\u00bb dans une unit\u00e9 d&#8217;action avec les deux conf\u00e9d\u00e9rations qui dans le pass\u00e9 \u00ab\u00a0ont sign\u00e9 des accords pour des augmentations de 70 cents et aujourd&#8217;hui fonctionnent comme des \u00e9chappatoires \u00e0 la col\u00e8re populaire\u00a0\u00bb. Un peu plus loin, Christos, 62\u00a0ans, retrait\u00e9, sans affiliation politique, acquiesce. Il manifeste avec le PAME, car c&#8217;est \u00ab\u00a0le plus coh\u00e9rent dans ses propositions et ses revendications pour sauver ce qui peut encore l&#8217;\u00eatre\u00a0\u00bb. Il estime que le PASOK n&#8217;est plus de gauche depuis 1986, et, malgr\u00e9 son souhait que \u00ab\u00a0tous les travailleurs soient dans le m\u00eame camp\u00a0\u00bb, il admet que pour l&#8217;instant, ce n&#8217;est pas possible.<\/p>\n<p>A quelques encablures de l\u00e0, devant l&#8217;Ecole polytechnique, Kostas, avec sa casquette o\u00f9 on peut lire \u00ab\u00a0Je ne paie pas\u00a0\u00bb, ne dit pas autre chose. Sous la banderole du syndicat des enseignants affili\u00e9 \u00e0 l&#8217;ADEDY mais d\u00e9filant s\u00e9par\u00e9ment, ce professeur de math\u00e9matiques de 57\u00a0ans refuse la baisse de son salaire, la perspective de devoir faire la classe jusqu&#8217;\u00e0 65\u00a0ans et l&#8217;avenir bouch\u00e9 pour ses deux enfants dont l&#8217;a\u00een\u00e9, \u00e0 28 ans, \u00ab\u00a0ne peut m\u00eame pas se marier car il ne gagne que 700 ? par mois alors que sa fianc\u00e9e est au ch\u00f4mage\u00a0\u00bb. Lui aussi fulmine contre le PASOK et la dynastie Papandr\u00e9ou dont le grand-p\u00e8re \u00ab\u00a0a fait venir les Anglais\u00a0\u00bb, le fils \u00ab\u00a0a d\u00e9truit nos r\u00eaves\u00a0\u00bb et le petit-fils \u00ab\u00a0a abdiqu\u00e9 la souverainet\u00e9 nationale\u00a0\u00bb. Militant communiste pendant quinze ans et exclu en 1992 pour avoir refus\u00e9 la consigne de retrait de la Coalition (SYN), ce barbu d\u00e9bonnaire ne se consid\u00e8re pas comme un extr\u00e9miste mais comme un homme dont la col\u00e8re monte. \u00ab\u00a0Les gens sont tr\u00e8s exasp\u00e9r\u00e9s, dit-il, une \u00e9tincelle suffirait \u00e0 mettre le feu aux poudres comme cela aurait pu \u00eatre le cas si les trois morts lors de la pr\u00e9c\u00e9dente gr\u00e8ve le 5 mai n&#8217;avaient pas \u00e9t\u00e9 des employ\u00e9s de banque, asphyxi\u00e9s dans leur agence incendi\u00e9e, mais des manifestants.\u00a0\u00bb Kostas voit d&#8217;ailleurs une \u00e9volution dans son propre comportement devenu tol\u00e9rant envers les tagueurs qui jadis heurtaient son \u00ab\u00a0sens de l&#8217;esth\u00e9tique\u00a0\u00bb et \u00ab\u00a0se surprenant le 5 mai \u00e0 courir avec les jeunes et \u00e0 crier que le Parlement br\u00fble\u00a0\u00bb. Il r\u00eave d&#8217;une unit\u00e9 syndicale contre l&#8217;aust\u00e9rit\u00e9 \u00ab\u00a0m\u00eame si on n&#8217;est pas d&#8217;accord sur \u00a0tout\u00a0et sur\u00a0le socialisme\u00a0\u00bb, mais reconna\u00eet que la convergence avec le PAME ne sera pas possible tant que cette organisation restera \u00ab\u00a0inf\u00e9od\u00e9e au KKE\u00a0\u00bb. Analyse partag\u00e9e par Marcos, m\u00e9decin de 32\u00a0ans, membre du syndicat des praticiens hospitaliers, qui rejette tout rapprochement avec la GSEE dont le pr\u00e9sident est \u00ab\u00a0ouvertement pro-gouvernemental\u00a0\u00bb, accorde un bon point \u00e0 l&#8217;ADEDY, \u00ab\u00a0plus combative\u00a0\u00bb et rappelle avec optimisme\u00a0que \u00ab\u00a0m\u00eame dans les plus grandes r\u00e9volutions, la gauche n&#8217;\u00e9tait pas unie\u00a0!\u00a0\u00bb<\/p>\n<p><strong> UNITE POLITIQUE\u00a0? <\/strong><\/p>\n<p>Malgr\u00e9 la gravit\u00e9 de la crise et l&#8217;offensive sans pr\u00e9c\u00e9dent contre les conqu\u00eates sociales, il est vrai que la gauche grecque ne parvient pas \u00e0 surmonter ses clivages historiques (lire la chronologie p. 26) et ses divergences programmatiques. Campant sur la certitude que le capitalisme n&#8217;est pas amendable et qu&#8217;il faut sortir de \u00ab\u00a0l&#8217;Eurosensunique\u00a0\u00bb, le KKE reste de marbre face aux demandes de dialogue du SYN, comme par exemple la lettre de son pr\u00e9sident Alexis Tsipras sugg\u00e9rant un d\u00e9fil\u00e9 commun le 1er\u00a0mai. \u00ab\u00a0On ne peut pas attendre une proposition alternative radicale de la part d&#8217;une formation politique qui est devenue une \u00e9pave de la lutte des classes&#8230; qui a aliment\u00e9 en tant qu&#8217;alibi de gauche la calomnie du mouvement communiste et de la construction socialiste\u00a0\u00bb, martelait la secr\u00e9taire g\u00e9n\u00e9rale du KKE, Aleka Papariga, le 15 mai devant des dizaines de milliers de militants. Parall\u00e8lement, pour le SYN et la gauche non communiste, qui avaient soutenu l&#8217;int\u00e9gration europ\u00e9enne et le trait\u00e9 de Maastricht en tant que \u00ab\u00a0troisi\u00e8me voie\u00a0\u00bb et \u00ab\u00a0contrepoids\u00a0\u00bb \u00e0 la puissance am\u00e9ricaine, la crise grecque et son \u00ab\u00a0traitement\u00a0\u00bb par les partenaires d&#8217;Ath\u00e8nes, a sonn\u00e9 l&#8217;heure de r\u00e9visions d\u00e9chirantes. R\u00e9sumant le document pr\u00e9paratoire au congr\u00e8s extraordinaire du SYN (3-6 juin), son porte-parole, Panos Skourlentis, reconna\u00eet que les mesures pr\u00e9conis\u00e9es par sa formation pour sortir de la crise par la croissance, comme la cr\u00e9ation d&#8217;un p\u00f4le bancaire nationalis\u00e9 finan\u00e7ant des investissements publics (grands travaux, agriculture bio, tourisme respectueux de l&#8217;environnement&#8230;), n&#8217;est pas possible dans le cadre actuel de l&#8217;UE. Il faut donc obtenir \u00ab\u00a0une modification du pacte de stabilit\u00e9 dans un sens plus social\u00a0\u00bb \u00a0par une mobilisation massive au niveau europ\u00e9en alors qu&#8217;une sortie de l&#8217;UE ou de l&#8217;euro \u00ab\u00a0serait catastrophique\u00a0\u00bb. Une position pour le moment majoritaire mais de plus en plus contest\u00e9e, par ceux qui, comme l&#8217;ancien pr\u00e9sident du SYN Alekos Alavanos, sont partis cr\u00e9er un mouvement plus radical, ou le d\u00e9put\u00e9 Panaghiotis Lafazanis qui consid\u00e8re que l&#8217;UE est \u00ab\u00a0devenue la locomotive pour la destruction de toutes les conqu\u00eates sociales des 150\u00a0derni\u00e8res ann\u00e9es sur tout le continent\u00a0\u00bb. Quatre autres d\u00e9put\u00e9s ont fait scission lors du Congr\u00e8s en d\u00e9non\u00e7ant une d\u00e9rive \u00ab\u00a0gauchisante\u00a0\u00bb. Un contexte qui rend tr\u00e8s difficile toute entente entre un SYN\/SYRIZA cherchant \u00e0 \u00e9laborer un discours coh\u00e9rent et un KKE d\u00e9termin\u00e9 \u00e0 pr\u00e9senter comme seule alternative la mise en place d&#8217;une \u00ab\u00a0\u00e9conomie populaire\u00a0\u00bb avec nationalisation des terres, des mati\u00e8res premi\u00e8res et des grands moyens de production. Les deux partis s&#8217;accordent quand m\u00eame dans leur m\u00e9fiance vis-\u00e0-vis de la vaste campagne contre la corruption et l&#8217;\u00e9vasion fiscale lanc\u00e9e par le gouvernement \u00e0 coups de publication de listes de fraudeurs pr\u00e9sum\u00e9s et de commissions d&#8217;enqu\u00eates parlementaires sur des affaires pourtant amnisti\u00e9es en vertu d&#8217;un article de la constitution sur la responsabilit\u00e9 des ministres. \u00ab\u00a0Le gouvernement \u00e9rige les questions de corruption, d&#8217;opacit\u00e9, de client\u00e9lisme et d&#8217;immoralit\u00e9 en causes de la crise, afin d&#8217;exon\u00e9rer le syst\u00e8me capitaliste\u00a0\u00bb, d\u00e9nonce Aleka Papariga, alors que selon Alexis Tsipras, \u00ab\u00a0la seule chose qui pr\u00e9occupe le PASOK et la ND est de d\u00e9montrer que l&#8217;autre a vol\u00e9 davantage. Ils ne doivent pas attendre de nous des pr\u00eats de morale\u00a0\u00bb. Une d\u00e9fiance envers les deux acteurs du bipartisme qui s&#8217;accompagne d&#8217;une ouverture aux d\u00e9\u00e7us du PASOK o\u00f9, malgr\u00e9 le maintien relatif de ses positions selon les sondages ou les r\u00e9sultats des \u00e9lections universitaires, la grogne politique s&#8217;accro\u00eet face \u00e0 l&#8217;application des projets du gouvernement et de \u00ab\u00a0la tro\u00efka\u00a0\u00bb. En attendant, Kostas, le prof de maths, serait curieux de voir ce qui se passerait si un ou deux pays refusaient de payer. \u00ab\u00a0Mais pour \u00e7a, disait-il sur un ton de regret, il faudrait des gouvernements qui en aient\u00a0!\u00a0\u00bb.<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p> Les Grecs sont soumis \u00e0 une avalanche de mesures d&#8217;aust\u00e9rit\u00e9 pour \u00ab\u00a0assainir\u00a0\u00bb une \u00e9conomie plomb\u00e9e par les d\u00e9ficits et la dette. 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