{"id":4519,"date":"2010-07-14T00:00:00","date_gmt":"2010-07-13T22:00:00","guid":{"rendered":"https:\/\/wp.muchomaas.com\/ben-brik-le-censure4519\/"},"modified":"2010-07-14T00:00:00","modified_gmt":"2010-07-13T22:00:00","slug":"ben-brik-le-censure4519","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/archives.regards.fr\/?p=4519","title":{"rendered":"Ben Brik, le censur\u00e9"},"content":{"rendered":"<p class=\"post_excerpt\"> Symbole de la censure en Tunisie, l&#8217;\u00e9crivain et journaliste Taoufik Ben Brik, qui vient de passer six mois dans une \u00ab\u00a0prison pr\u00e9historique\u00a0\u00bb, raconte comment il est devenu un combattant du verbe sous la dictature, plus ou moins soft, de Ben Ali. <\/p>\n<p><strong> Il est en pleine forme. Apr\u00e8s avoir pass\u00e9 six mois dans un bagne une \u00e9toile au pied de l&#8217;Atlas, \u00e0 la suite d&#8217;un proc\u00e8s qualifi\u00e9 d&#8217;inique et de politique par tous les observateurs, Taoufik Ben Brik, l&#8217;\u00e9crivain, po\u00e8te et in fine journaliste tunisien, \u00e9tait \u00e0 Paris. Exfiltr\u00e9 de Tunisie le lendemain de sa lib\u00e9ration, le 27 avril, par un \u00e9missaire de Reporters sans fronti\u00e8res, il a peaufin\u00e9 en France pendant une semaine sa stature d&#8217;opposant le plus m\u00e9diatique au Pr\u00e9sident Ben Ali. Avant de s&#8217;en retourner courageusement au pays, Ben Brik, que Robert Fisk a qualifi\u00e9 un jour de \u00ab\u00a0Maradona du journalisme\u00a0\u00bb nous raconte qui il est, et ce en quoi il croit. <\/strong> <\/p>\n<p><strong> Commen\u00e7ons par le commencement. Ton p\u00e8re fut, \u00e0 Jerissa, une ville du nord-est de la Tunisie, le fondateur du premier syndicat de mineurs. Quel homme \u00e9tait-il\u00a0? <\/strong><\/p>\n<p>Aucun de ses neuf enfants ne lui ressemble v\u00e9ritablement. Existe-t-il un meilleur mot que \u00ab\u00a0diplomate\u00a0\u00bb pour d\u00e9finir l&#8217;homme que fut mon p\u00e8re\u00a0? Il savait approcher les hommes et laisser les hommes l&#8217;approcher. Mon p\u00e8re \u00e9tait, je crois, d&#8217;une bont\u00e9 rare. Alors qu&#8217;il \u00e9tait le notable d&#8217;une ville mini\u00e8re, les gens les plus proches de lui \u00e9taient ceux qu&#8217;on appelait les \u00ab\u00a0jetables\u00a0\u00bb. Tout ce que la terre lui rapportait, il le partageait avec une tribu d&#8217;intouchables qui n&#8217;avaient pas m\u00eame le droit de travailler dans les mines. Que retenir de lui\u00a0? Qu&#8217;il a \u00e9t\u00e9 sollicit\u00e9 par le grand syndicaliste Farhat Hached, qui finira assassin\u00e9, pour fonder la section mini\u00e8re de l&#8217;Union g\u00e9n\u00e9rale tunisienne du travail (UGTT), laquelle section comptait 3?500\u00a0membres. Mais avec l&#8217;av\u00e8nement de l&#8217;Ind\u00e9pendance et la volont\u00e9 de Bourguiba de conqu\u00e9rir toutes les oppositions, mon p\u00e8re n&#8217;avait plus sa place. Tant que les colons \u00e9taient blancs, on pouvait s&#8217;opposer. Mais lorsqu&#8217;ils devinrent indig\u00e8nes, cela marqua la fin de l&#8217;opposition. Mon p\u00e8re a d\u00e9laiss\u00e9 la politique et le syndicalisme dix\u00a0ans apr\u00e8s l&#8217;Ind\u00e9pendance en 1966. J&#8217;avais six ans. En 1970, Bourguiba s&#8217;est arr\u00eat\u00e9 devant notre maison, et mon p\u00e8re et lui ont discut\u00e9 du tac au tac. En r\u00e9alit\u00e9, sous Bourguiba, nous \u00e9tions d\u00e9j\u00e0 contre le syst\u00e8me.<\/p>\n<p><strong> A quel moment un des membres de ta famille a-t-il \u00e9t\u00e9 arr\u00eat\u00e9 pour la premi\u00e8re fois\u00a0? <\/strong> <\/p>\n<p>En 1978, lors de la gr\u00e8ve g\u00e9n\u00e9rale qui a fait 800\u00a0morts en Tunisie, et o\u00f9 Ben Ali, qui \u00e9tait alors directeur de la S\u00fbret\u00e9 nationale, s&#8217;est fait conna\u00eetre en donnant l&#8217;ordre de tirer sur la foule, mon fr\u00e8re Jalel a pass\u00e9 deux jours en ge\u00f4le. Il avait 14\u00a0ans. Ce jour-l\u00e0, ma m\u00e8re a pris la grande photo de Bourguiba que nous poss\u00e9dions \u00e0 la maison, et elle l&#8217;a mise dans le four berb\u00e8re o\u00f9 l&#8217;on fait cuire le pain. Ce jour-l\u00e0, on a mang\u00e9 du pain \u00e0 la Bourguiba\u00a0! Il faut savoir qu&#8217;en 1978, tous les lyc\u00e9ens, tous les \u00e9tudiants avaient une conscience politique. Tout ce que le marxisme a engendr\u00e9 comme courants \u00e9tait repr\u00e9sent\u00e9\u00a0: pas seulement des islamistes, mais aussi des gu\u00e9varistes, des mao\u00efstes, des zapatistes&#8230; En r\u00e9alit\u00e9, je suis le mouton noir de la famille, le seul \u00e0 ne pas \u00eatre trotskyste\u00a0! Mon fr\u00e8re Jalel est devenu syndicaliste. Ma s\u0153ur Najeb se prenait pour Rosa Luxembourg, mais elle a d\u00e9sert\u00e9 le syndicalisme parce qu&#8217;elle n&#8217;aimait pas l&#8217;odeur d&#8217;espadrilles des militants. Ma s\u0153ur Sa\u00efda dirige encore aujourd&#8217;hui un syndicat d&#8217;enseignants avec la poigne d&#8217;un v\u00e9ritable Ben Ali\u00a0! C&#8217;est sans doute elle la plus proche de mon p\u00e8re.<\/p>\n<p><strong> Toi, tu choisis l&#8217;\u00e9criture comme arme. <\/strong><\/p>\n<p>Oui, en arabe d&#8217;abord, car en fran\u00e7ais, je suis un exil\u00e9. Mon p\u00e8re n&#8217;avait h\u00e9rit\u00e9 de son p\u00e8re que d&#8217;une biblioth\u00e8que, des vieux livres jaunis, essentiellement des po\u00e8tes su&#8217;uluk, les po\u00e8tes guerriers exil\u00e9s de la tribu, des sortes de samoura\u00ef sans shogun, sans ma\u00eetre, ou disons, qui n&#8217;avaient pour ma\u00eetre que l&#8217;\u00e9tendue de leur d\u00e9solation. J&#8217;ai commenc\u00e9 \u00e0 \u00e9crire dans l&#8217;enfance. J&#8217;\u00e9tais comme un Cyrano de Bergerac, j&#8217;\u00e9crivais des lettres d&#8217;amour pour mes copains d&#8217;\u00e9cole &#8230; A 18\u00a0ans j&#8217;ai \u00e9t\u00e9 proclam\u00e9 po\u00e8te par l&#8217;un des plus grands po\u00e8tes de l&#8217;Arabie, Abdel Wahab Al-Bayati. Plus tard, quand je suis all\u00e9 \u00e9tudier \u00e0 Bagdad, ce fut sous le parrainage de Abderrazak Abdelwahed, qui avait obtenu le prix Pouchkine. Et je crois bien \u00eatre le seul po\u00e8te d&#8217;Afrique du Nord \u00e0 avoir \u00e9t\u00e9 publi\u00e9 dans la revue litt\u00e9raire de l&#8217;immense po\u00e8te palestinien Mahmoud Darwich. J&#8217;\u00e9crivais sur la mine, sur les bars&#8230; Apr\u00e8s Bagdad, j&#8217;ai voyag\u00e9\u00a0: Istanbul, Damas, Chypre&#8230; J&#8217;ai fait de la contrebande, si bien que lorsque je reviens en Tunisie en 1980, je suis riche, j&#8217;ai 150?000 dollars en poche. Cela va faire de moi le financier, \u00e0 la facult\u00e9 de droit, de quinze mouvements d&#8217;extr\u00eame gauche\u00a0! Il faut dire que je suis parall\u00e8lement le tenancier de la salle 64 &#8211; une salle de jeu clandestin \u00e0 l&#8217;int\u00e9rieur de la fac. Tout cela va mal finir\u00a0: avec mes amis, nous sommes un jour encercl\u00e9s par les B.I.P, les Brigades d&#8217;intervention populaire (l&#8217;\u00e9quivalent de vos CRS)\u00a0: mes amis iront au bagne, dans le Sahara, tandis que je r\u00e9ussis,   gr\u00e2ce \u00e0 un ami de mon p\u00e8re, \u00e0 quitter le pays pour le Canada, pour \u00e9tudier le cin\u00e9ma \u00e0 la York University de Toronto. En fait, j&#8217;ai pass\u00e9 l\u00e0-bas deux ann\u00e9es \u00e0 pleurer. <\/p>\n<p><strong> Tu n&#8217;es donc pas un politique&#8230; <\/strong><\/p>\n<p>Je suis un analphab\u00e8te de la politique, je n&#8217;y ai jamais rien compris. Dans Portrait de groupe avec dame, Heinrich B\u00f6ll raconte que le po\u00e8te est tout en haut de la pyramide, et que les politiques sont tout en bas. Mais dans ce pays de merde qu&#8217;est la Tunisie, vu le d\u00e9sert, je dois faire le po\u00e8te, le journaliste, le romancier et le politique. Cela dit, s&#8217;il n&#8217;y avait pas les po\u00e8tes, qui se souviendrait de ces sombres \u00e9mirs, vizirs et califes\u00a0? Et qui va se rappeler Ben Ali sans Taoufik Ben Brik\u00a0? Excusez-moi de me prendre pour moi par instants&#8230; Plus radicalement, est-ce qu&#8217;\u00eatre contre le syst\u00e8me c&#8217;est faire de la politique\u00a0? Dans Vol au-dessus d&#8217;un nid de coucou, un Mac Murphy sait-il, quand il s&#8217;oppose \u00e0 l&#8217;infirmi\u00e8re en chef, qu&#8217;il est en train de proposer un v\u00e9ritable \u00ab\u00a0programme \u00e9lectoral\u00a0\u00bb\u00a0? Non. Il fait le mouvement. Et ce mouvement, pour moi, c&#8217;est la v\u00e9ritable politique.<\/p>\n<p><strong> Justement, en 2000, tu fais le mouvement, en entamant une spectaculaire gr\u00e8ve de la faim. Pourquoi\u00a0? <\/strong><\/p>\n<p>Cela fait un quart de si\u00e8cle qu&#8217;avec Ben Ali, on se frotte les m\u00e9caniques. J&#8217;ai \u00e9crit sur les animaux, ils m&#8217;ont dit\u00a0: non. J&#8217;ai \u00e9crit sur les l\u00e9gumes, ils m&#8217;ont dit\u00a0: non. J&#8217;ai \u00e9crit sur l&#8217;eau, ils m&#8217;ont dit\u00a0: non. J&#8217;ai \u00e9crit sur le vent qui pousse le vent, ils m&#8217;ont dit\u00a0: non. Alors, depuis douze ans, je n&#8217;ai plus \u00e9crit que sur Ben Ali. Ils m&#8217;ont cass\u00e9 un bras, si bien qu&#8217;\u00e0 Tunis, on m&#8217;appelle \u00ab\u00a0Bras cass\u00e9\u00a0\u00bb, c&#8217;est mon surnom indien. Ils m&#8217;ont emp\u00each\u00e9 de sortir du pays. Quand je me suis pr\u00e9sent\u00e9 \u00e0 l&#8217;a\u00e9roport, le douanier a feuillet\u00e9 mon passeport et a dit\u00a0: \u00ab\u00a0O\u00f9 est la page 28\u00a0?\u00a0\u00bb, qu&#8217;il venait de d\u00e9couper au cutter. Ils ont cass\u00e9 ma vieille voiture que j&#8217;appelais \u00ab\u00a0Smorda\u00a0\u00bb (\u00e9meraude en arabe), avec, \u00e0 l&#8217;int\u00e9rieur, ma petite fille alors \u00e2g\u00e9e de quatre mois, ce qui fait d&#8217;elle la plus jeune victime de Ben Ali. Ils m&#8217;ont emp\u00each\u00e9 de sortir de Tunis, et bient\u00f4t de chez moi. Ils m&#8217;ont coup\u00e9 le t\u00e9l\u00e9phone pendant deux ans, ils ont emb\u00eat\u00e9 toute ma famille. C&#8217;est alors que j&#8217;ai pens\u00e9 devenir plus qu&#8217;un \u00e9crivain, un combattant. Et j&#8217;ai combattu avec une arme futuriste\u00a0: un bouclier m\u00e9diatique.<\/p>\n<p><strong> Que r\u00e9ponds-tu \u00e0 ceux qui disent\u00a0: Ben Ali nous prot\u00e8ge de l&#8217;islamisme radical\u00a0? <\/strong><\/p>\n<p>Ben Ali a jou\u00e9 la carte de l&#8217;islamisme radical dans les ann\u00e9es 1990 et il a r\u00e9ussi. Il les a terrass\u00e9s en 1994. Maintenant, il dit\u00a0: je suis celui qui a \u00e9mancip\u00e9 la femme tunisienne. Mais si l&#8217;\u00e9poux de cette femme est humili\u00e9, s&#8217;il a sans cesse l&#8217;\u00e9chine bris\u00e9e, qu&#8217;importe \u00e0 cette femme d&#8217;\u00eatre \u00e9mancip\u00e9e\u00a0? En r\u00e9alit\u00e9, m\u00eame les plus grands d\u00e9fenseurs de Ben Ali, ses inconditionnels, ne peuvent plus le d\u00e9fendre. Car il y a une tare qu&#8217;il ne peut plus cacher\u00a0: il est au pouvoir depuis un quart de si\u00e8cle. C&#8217;est \u00ab\u00a0Ben \u00e0 vie\u00a0\u00bb comme je le surnomme. Ce n&#8217;est pas un pharaon, mais sa momie. C&#8217;est un Nosferatu, un Dracula, un zombie.<\/p>\n<p><strong> Comment vois-tu la Tunisie du futur\u00a0?  <\/strong><\/p>\n<p>Ce que je vais dire ne rel\u00e8ve pas du d\u00e9sespoir. Toutefois, il y a quelque chose qui ne pardonne pas, quelque chose d&#8217;aussi imp\u00e9ratif que le fl\u00e9au d&#8217;une balance, et c&#8217;est la g\u00e9ographie. La g\u00e9ographie tombe toujours juste. La Tunisie est un pays ancr\u00e9 dans un continent pauvre, retardataire, et politiquement pr\u00e9historique. Elle se situe dans une r\u00e9gion o\u00f9 vivent les derniers patriarches, un club ferm\u00e9 de tyranneaux, le club des ra\u00efs arabes. Pensez-vous, mes amis, que la Tunisie, cette petite merguez entre les deux l\u00e8vres d&#8217;un grand casse-cro\u00fbte, la Libye de Kadhafi et l&#8217;Alg\u00e9rie de Bouteflika, peut devenir d\u00e9mocratique\u00a0? En fait, vous voulez me faire gober qu&#8217;un pays du tiers-monde, africain et de surcro\u00eet arabo-musulman, peut devenir un Etat de droit\u00a0! Vous r\u00eavez ou quoi\u00a0? On se prend pour John Lennon\u00a0: \u00ab\u00a0Imagine&#8230;\u00a0\u00bb Imagine donc\u00a0: la Tunisie aura une Assembl\u00e9e \u00e9lue d\u00e9mocratiquement et \u00e0 sa t\u00eate un Pr\u00e9sident qui sera un Obama basan\u00e9, moi par exemple&#8230; Mais qui va accepter un \u00eelot d\u00e9mocratique au beau milieu du Reich\u00a0? Calmez-vous, mes amis&#8230; Et avec qui voulez-vous obtenir cette d\u00e9mocratie\u00a0? Nous ne disposons plus d&#8217;aucun contre-pouvoir\u00a0: nous n&#8217;avons pas de parti d&#8217;opposition, pas de soci\u00e9t\u00e9 civile, pas de syndicat, pas de presse, pas de cin\u00e9ma, pas de th\u00e9\u00e2tre, pas de po\u00e9sie&#8230; L&#8217;\u00e2me du Tunisien a \u00e9t\u00e9 bris\u00e9e sur un r\u00e9cif d&#8217;acier. En vingt-cinq ans, Ben Ali n&#8217;a pas simplement musel\u00e9 les esprits, il les a extermin\u00e9s, gaz\u00e9s. La Tunisie aujourd&#8217;hui, c&#8217;est l&#8217;Hiroshima, l&#8217;Holocauste d&#8217;un r\u00eave.<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p> Symbole de la censure en Tunisie, l&#8217;\u00e9crivain et journaliste Taoufik Ben Brik, qui vient de passer six mois dans une \u00ab\u00a0prison pr\u00e9historique\u00a0\u00bb, raconte comment il est devenu un combattant du verbe sous la dictature, plus ou moins soft, de Ben Ali. <\/p>\n","protected":false},"author":1,"featured_media":0,"comment_status":"open","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"_themeisle_gutenberg_block_has_review":false,"footnotes":""},"categories":[141],"tags":[],"class_list":["post-4519","post","type-post","status-publish","format-standard","hentry","category-archives-web"],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/archives.regards.fr\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/4519","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/archives.regards.fr\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/archives.regards.fr\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/archives.regards.fr\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/users\/1"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/archives.regards.fr\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fcomments&post=4519"}],"version-history":[{"count":0,"href":"https:\/\/archives.regards.fr\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/4519\/revisions"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/archives.regards.fr\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fmedia&parent=4519"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/archives.regards.fr\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fcategories&post=4519"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/archives.regards.fr\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Ftags&post=4519"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}