{"id":4510,"date":"2010-04-07T00:00:00","date_gmt":"2010-04-06T22:00:00","guid":{"rendered":"https:\/\/wp.muchomaas.com\/regionales-la-vie-a-gauche-va-t4510\/"},"modified":"2010-04-07T00:00:00","modified_gmt":"2010-04-06T22:00:00","slug":"regionales-la-vie-a-gauche-va-t4510","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/archives.regards.fr\/?p=4510","title":{"rendered":"R\u00e9gionales. La vie \u00e0 gauche va-t-elle changer ?"},"content":{"rendered":"<p class=\"post_excerpt\"> L&#8217;abstention aux r\u00e9gionales a dit le d\u00e9calage entre la politique institutionnelle et la vie quotidienne. La victoire de la gauche peut-elle cacher les difficult\u00e9s de la gauche radicale ? Br\u00e8ve analyse d&#8217;une \u00e9lection tout en sensibilit\u00e9s. <\/p>\n<p>L &#8216;importance de l&#8217;abstention est la donn\u00e9e la plus marquante du scrutin. Elle est stimul\u00e9e par des effets conjoncturels (la d\u00e9mobilisation de la droite) ; elle a avant tout une dimension structurelle. Elle est sociale : les zones populaires sont davantage touch\u00e9es que les autres. Elle est devenue permanente, \u00ab \u00e0 l&#8217;am\u00e9ricaine \u00bb, si ce n&#8217;est pour la seule \u00e9lection qui semble b\u00e2tie autour de grands enjeux de soci\u00e9t\u00e9 (la pr\u00e9sidentielle). Elle est donc politique : elle dit le d\u00e9calage, devenu gouffre, entre la politique institutionnelle et la vie quotidienne ; elle est nourrie par une \u00e9volution institutionnelle plus d\u00e9sireuse de \u00ab bonne gouvernance \u00bb que de d\u00e9mocratie. Au total, elle s&#8217;ajoute au retour du Front national, sensible \u00e0 droite d&#8217;un axe qui relierait Le Havre \u00e0 Marseille, c&#8217;est-\u00e0-dire dans les zones le plus touch\u00e9es par la crise. En cela, l&#8217;abstention et la persistance inqui\u00e9tante du vote d&#8217;extr\u00eame droite sont deux signes d&#8217;une possible et redoutable jonction d&#8217;une crise politique classique et d&#8217;une crise plus profonde de la d\u00e9mocratie. Dans ce contexte troublant, le r\u00e9sultat de la gauche est le plus \u00e9lev\u00e9 de la jeune histoire du scrutin r\u00e9gional. Pour la premi\u00e8re fois depuis 1981, la gauche est majoritaire dans une consultation de port\u00e9e nationale. En 2007, on pensait que le \u00ab lib\u00e9ral-populisme \u00bb de Nicolas Sarkozy avait durablement dynamis\u00e9 la droite fran\u00e7aise en marginalisant le vote Le Pen. Moins de trois\u00a0ans plus tard, le FN est dangereusement de retour et la droite est dans les choux&#8230; Les b\u00e9n\u00e9fices de cette pouss\u00e9e ne sont pas \u00e9galement partag\u00e9s. Le PS et Europe-Ecologie raflent l&#8217;essentiel de la mise, le Front de gauche limite les pots cass\u00e9s du PC et le NPA paie au prix fort l&#8217;irr\u00e9alisme de sa strat\u00e9gie \u00e9lectorale.<\/p>\n<p><strong> PS-Ecolos, tandem gagnant <\/strong><\/p>\n<p>Les socialistes retrouvent leur niveau exceptionnel de 1986 et devancent le quasi-parti unique de la droite parlementaire. A la diff\u00e9rence de 1992, ils sont largement devant la force de gauche plac\u00e9e en seconde position, aujourd&#8217;hui Europe-Ecologie. Cette formation n&#8217;a certes pas r\u00e9alis\u00e9 son r\u00eave de supplanter le principal parti de la \u00ab vieille \u00bb gauche. Pourtant, les \u00e9cologistes ont bien pass\u00e9 le cap d&#8217;une \u00e9lection bien moins favorable pour eux que les europ\u00e9ennes. La g\u00e9ographie de l&#8217;\u00e9cologie politique est encore quelque peu d\u00e9s\u00e9quilibr\u00e9e : elle reste un ph\u00e9nom\u00e8ne avant tout urbain, et m\u00eame de grande agglom\u00e9ration (Lyon, Paris). Mais la localisation de ses forces est d\u00e9sormais \u00e9tendue \u00e0 l&#8217;ensemble du territoire m\u00e9tropolitain : il n&#8217;y a plus pour elle de d\u00e9serts \u00e9lectoraux. La gauche de la gauche, elle, ne va pas bien. Avec ses 9,5 %, elle fait \u00e0 peine mieux qu&#8217;en 2004 (7,5 %), alors que, il y a quatre ans, le PCF \u00e9tait alli\u00e9 au PS dans quinze r\u00e9gions sur vingt-deux. Au total, sa part dans la gauche ne cesse de s&#8217;affaiblir relativement : en 1986, le total des voix port\u00e9es sur la gauche d&#8217;alternative (PCF et extr\u00eame gauche, en l&#8217;occurrence), repr\u00e9sentait un quart des voix de gauche ; en 1992, elles comptaient pour 21 %, en 2010 pour 18 %. La r\u00e9partition des si\u00e8ges concr\u00e9tise cet \u00e9tat de fait : le Front de gauche totalise 97 si\u00e8ges et le PC alli\u00e9 au PS 30, quand le PC a lui seul regroupait plus de 180 \u00e9lus en 2004. La politique fran\u00e7aise avait jusqu&#8217;ici laiss\u00e9 une place cons\u00e9quente \u00e0 un courant critique, nourri par l&#8217;antique esp\u00e9rance sociale, p\u00e9tri de culture r\u00e9volutionnaire et de radicalit\u00e9s en tous genres. Depuis 1995, il semblait que ce courant avait repris de sa vigueur. Nous n&#8217;en sommes h\u00e9las plus l\u00e0.<\/p>\n<p><strong> Le NPA p\u00e9nalis\u00e9 <\/strong><\/p>\n<p>Le NPA a pens\u00e9 que la radicalit\u00e9 ambiante permettait d&#8217;\u00ab \u00e9lever la barre \u00bb et de confirmer son magist\u00e8re sur la gauche radicale. Au nom de la \u00ab clart\u00e9 \u00bb, il a multipli\u00e9, pour un accord, des conditions  telles, qu&#8217;elles le rendaient de fait impossible. A l&#8217;arriv\u00e9e, il a pay\u00e9 son sectarisme. Il s&#8217;est trouv\u00e9 triplement p\u00e9nalis\u00e9 : parce qu&#8217;il tournait le dos \u00e0 l&#8217;exigence d&#8217;unit\u00e9 ; parce qu&#8217;il n&#8217;a pas r\u00e9pondu \u00e0 la n\u00e9cessit\u00e9 du raccord de la combativit\u00e9 critique avec une construction alternative cr\u00e9dible et donc partag\u00e9e ; parce qu&#8217;il a sous-estim\u00e9 la dimension des enjeux r\u00e9gionaux.<\/p>\n<p><strong> Front de gauche, \u00e7a paye ! <\/strong><\/p>\n<p>Face \u00e0 cette \u00e9troitesse du NPA, le Front de gauche est apparu comme plus proche de l&#8217;exigence de rassemblement. Qu&#8217;il ait pris le pas sur le NPA est en cela plut\u00f4t un bon signe. Son score appara\u00eet toutefois au final d\u00e9cevant. Il obtient 6 % sur le plan national, 6,7 % dans les 18 r\u00e9gions o\u00f9 il est pr\u00e9sent, 7,4 % dans les sept r\u00e9gions o\u00f9 le PCF \u00e9tait pr\u00e9sent en 2004 (le m\u00eame pourcentage que six ans plus t\u00f4t). Par rapport aux europ\u00e9ennes, il y a stabilit\u00e9 globale. Il d\u00e9passe les 10 % dans quatre r\u00e9gions (Auvergne, Limousin, Nord-Pas-de-Calais et Corse). Trois d&#8217;entre elles appartiennent \u00e0 la France dite \u00ab p\u00e9riph\u00e9rique \u00bb. En outre, dans ces quatre cas, le Front de gauche s&#8217;est regroup\u00e9 autour de quatre hommes (Chassaigne, Audouin, Bocquet, Bucchini) qui sont autant de personnalit\u00e9s \u00ab notabiliaires \u00bb (ici, au sens positif de la tradition populaire du \u00ab notable \u00bb communiste), continuant cette tradition du communisme local qui sut m\u00e9tisser la radicalit\u00e9 de l&#8217;ambition et l&#8217;implication concr\u00e8te de l&#8217;action et de la gestion. L&#8217;Ile-de-France, en revanche, montre la fragilit\u00e9 de la construction r\u00e9alis\u00e9e. Dans la r\u00e9gion capitale qui s&#8217;identifia nagu\u00e8re au communisme offensif des p\u00e9riph\u00e9ries m\u00e9tropolitaines, le PCF a choisi d&#8217;imposer une personnalit\u00e9 (Pierre Laurent) embl\u00e9matique avant tout de l&#8217;appareil partisan du PC, contre l&#8217;hypoth\u00e8se d&#8217;un \u00e9lu reconnu, implant\u00e9 mais \u00ab dissident \u00bb, Patrick Braouezec. Au final, le Front de gauche baisse de 0,7 % par rapport \u00e0 la liste Gauche populaire et citoyenne de 2004. Sur 116 communes majeures d&#8217;Ile-de-France, seules cinq placent le Front de gauche en t\u00eate  : Champigny (dont Christian Favier, \u00e9lu local, est pr\u00e9sident du conseil g\u00e9n\u00e9ral et t\u00eate de liste dans le d\u00e9partement), le Blanc-Mesnil (dont la d\u00e9put\u00e9e est Marie-George Buffet), Gennevilliers, Ivry-sur-Seine et Malakoff. La part du Front de Gauche dans le total de la gauche a donc fl\u00e9chi plus fortement en Ile-de-France qu&#8217;ailleurs. Cette r\u00e9gion risque d&#8217;appara\u00eetre comme un laboratoire d&#8217;un nouveau type d&#8217;alliance entre deux forces, dont l&#8217;une (le PS) incarne le r\u00e9alisme face \u00e0 une droite fortement droitis\u00e9e et l&#8217;autre (Europe-Ecologie) incarne une sensibilit\u00e9 plus innovante \u00e0 l&#8217;\u00e9gard des probl\u00e9matiques contemporaines de l&#8217;urbain. Mais quelle place sera alors accord\u00e9e \u00e0 une sensibilit\u00e9 plus populaire et sociale, soucieuse de raccorder la justice et la ville, cadre dominant de notre vie plan\u00e9taire ? Le second tour a r\u00e9v\u00e9l\u00e9 un ph\u00e9nom\u00e8ne in\u00e9dit : dans tous les cas d&#8217;\u00e9lections triangulaires, la \u00ab troisi\u00e8me force \u00bb a renforc\u00e9 son score du premier tour. C&#8217;est vrai \u00e0 droite (le FN, Lassalle du Modem en Aquitaine) comme \u00e0 gauche (Audouin en Limousin, Hasco\u00ebt en Bretagne). La bipolarisation fonctionne institutionnellement, mais ne correspond pas aux attentes. C&#8217;est une chance, en tout cas pour la gauche de gauche ; mais il faut que des conditions nationales soient r\u00e9alis\u00e9es pour en tirer d\u00e9sormais profit.<\/p>\n<p><strong> Sortir d&#8217;un cycle d\u00e9l\u00e9t\u00e8re <\/strong><\/p>\n<p>Dans des \u00e9lections exceptionnellement favorables \u00e0 la gauche, le Front de gauche se maintient en pourcentage, alors que le NPA recule ; mais ce maintien est un affaiblissement relatif en voix et absolu en si\u00e8ges. La configuration Front de gauche, malgr\u00e9 l&#8217;apport de Jean-Luc M\u00e9lenchon, n&#8217;a pas perturb\u00e9 l&#8217;h\u00e9g\u00e9monie socialiste. La gauche de gauche reste install\u00e9e dans un cycle d\u00e9l\u00e9t\u00e8re. On a dit que la politique fran\u00e7aise r\u00e9servait \u00e0 une gauche critique une place bien plus large que celle d&#8217;un aiguillon contestataire marginal ou d&#8217;une roue de secours pour sociaux-d\u00e9mocrates en panne. Mais cet espace potentiel ne peut \u00eatre concr\u00e8tement occup\u00e9 que si quatre exigences sont satisfaites en m\u00eame temps : articuler la rigueur de la critique \u00e0 la force d&#8217;un projet alternatif rep\u00e9rable ; r\u00e9articuler les champs dissoci\u00e9s de la contestation sociale et de la construction politique ; agr\u00e9ger toutes les forces et sensibilit\u00e9s \u00ab antisyst\u00e8me \u00bb dans leur diversit\u00e9 ; incarner une franche novation, et tout d&#8217;abord dans les formes politiques. Les forces concourant au suffrage dans l&#8217;espace le plus \u00e0 gauche r\u00e9pondent \u00e0 l&#8217;une ou \u00e0 l&#8217;autre de ces exigences ; aucune ne r\u00e9pond \u00e0 toutes. Le NPA a la fra\u00eecheur d&#8217;une critique sans concession et la jeunesse de nombre de ses membres ; mais, par rigueur doctrinale, il \u00e9carte davantage qu&#8217;il ne rassemble ; et il se pr\u00e9occupe davantage de combattre l&#8217;inacceptable que de construire des alternatives cr\u00e9dibles, jusque dans le champ institutionnel. Le Front de gauche a eu pour lui d&#8217;\u00eatre une \u00e9bauche de rassemblement et d&#8217;avoir l&#8217;ambition de disputer, sans attendre, l&#8217;h\u00e9g\u00e9monie \u00e0 gauche d&#8217;une social-d\u00e9mocratie assoupie ; mais il a eu le tort d&#8217;\u00eatre \u00e9troitement partisan (un cartel, davantage qu&#8217;une construction politique partag\u00e9e) et de s&#8217;enfermer dans une image d&#8217;apparence plus nostalgique que projective.<\/p>\n<p><strong> Champ critique ouvert <\/strong><\/p>\n<p>Depuis 2005, l&#8217;occasion d&#8217;occuper ensemble le champ critique a \u00e9t\u00e9 g\u00e2ch\u00e9e. De nombreuses forces, syndicales ou associatives, des dizaines de milliers de militants sont l&#8217;arme aux pieds, navr\u00e9s. Au final, le r\u00e9alisme face \u00e0 la droite est rest\u00e9 associ\u00e9 au Parti socialiste et l&#8217;esprit d&#8217;innovation s&#8217;est cristallis\u00e9 sur une Europe-Ecologie complexe, m\u00e9tissant politiques et \u00ab soci\u00e9t\u00e9 civile \u00bb, mais aussi m\u00ealant \u00ab r\u00e9alistes \u00bb et \u00ab radicaux \u00bb, autour d&#8217;une d\u00e9marche globale peu pugnace \u00e0 l&#8217;\u00e9gard de la tyrannie de la finance et des march\u00e9s. La p\u00e9riode qui s&#8217;ouvre va \u00eatre rude sur le plan social. Dans cette conjonction n\u00e9faste, il est inimaginable que la gauche soit p\u00e9trifi\u00e9e, parce que ses composantes les plus alternatives sont aujourd&#8217;hui malades. Si n&#8217;\u00e9merge pas une force politique critique, alternative et novatrice, la politique est bloqu\u00e9e. Pas des conglom\u00e9rats de circonstance ; pas seulement des fronts \u00e9ph\u00e9m\u00e8res : une force, populaire, plurielle, mais suffisamment coh\u00e9rente pour faire force politique visible et pour disputer le terrain politico-institutionnel.<\/p>\n<p>Il faut savoir retenir les points d&#8217;appui qui existent. Que, dans cette gabegie de la gauche de gauche, le Front de gauche ait plut\u00f4t mieux r\u00e9sist\u00e9 que d&#8217;autres en est un. Mais \u00e0 condition que ces atouts ne soient pas utilis\u00e9s pour simplement continuer en l&#8217;\u00e9tat. Sur bien des points essentiels, il faut changer de braquet, parce que les valeurs les plus anciennes et les plus s\u00fbres (la justice et le bien commun) ne vivent que si elles r\u00e9inventent sans cesse des formes. Sans innovation visible, les puissantes machines install\u00e9es continueront de tourner. Mais pas dans le sens de la n\u00e9cessaire subversion sociale&#8230;<\/p>\n<p><strong> R.M. <\/strong><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p> L&#8217;abstention aux r\u00e9gionales a dit le d\u00e9calage entre la politique institutionnelle et la vie quotidienne. La victoire de la gauche peut-elle cacher les difficult\u00e9s de la gauche radicale ? 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