{"id":4404,"date":"2009-11-01T00:00:00","date_gmt":"2009-10-31T23:00:00","guid":{"rendered":"https:\/\/wp.muchomaas.com\/tony-andreani-les-vices-de-l4404\/"},"modified":"2009-11-01T00:00:00","modified_gmt":"2009-10-31T23:00:00","slug":"tony-andreani-les-vices-de-l4404","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/archives.regards.fr\/?p=4404","title":{"rendered":"Tony Andreani : \u00ab Les vices de  l&#8217;\u00e9conomie administr\u00e9e \u00bb"},"content":{"rendered":"<p class=\"post_excerpt\"> Les dirigeants bolcheviks voulaient abolir les rapports marchands et les remplacer par une planification de la production, de la distribution et finalement des besoins. Pourquoi cela n&#8217;a pas march\u00e9 ? El\u00e9ments de r\u00e9ponse. <\/p>\n<p><strong> Quels sont les probl\u00e8mes \u00e9conomiques auxquels le bloc communiste est confront\u00e9 en 1989 ? <\/strong><\/p>\n<p><strong> Tony Andreani. <\/strong> L&#8217;automne 1989 marque le d\u00e9but de la d\u00e9composition, puis de la chute des r\u00e9gimes communistes en Europe de l&#8217;Est, alors qu&#8217;il faudra attendre deux ans pour que l&#8217;URSS implose. Cela ne peut se comprendre que parce que le \u00ab bloc communiste \u00bb \u00e9tait fissur\u00e9 depuis longtemps. En fait surtout depuis l&#8217;\u00e9crasement du printemps de Prague, qui a enterr\u00e9 (sauf, dans une certaine mesure, en Hongrie) les tentatives de r\u00e9forme qui avaient \u00e9t\u00e9 men\u00e9es dans les pays satellites de l&#8217;URSS. Mais ces fissures n&#8217;\u00e9taient pas aussi b\u00e9antes qu&#8217;on l&#8217;a dit : les populations dans les pays de l&#8217;Est europ\u00e9en n&#8217;\u00e9taient pas devenues farouchement hostiles au \u00ab socialisme r\u00e9el \u00bb, mais plut\u00f4t r\u00e9sign\u00e9es, souhaitant malgr\u00e9 tout conserver les avantages du syst\u00e8me, et la dissidence, sauf en Pologne, restait marginale. C&#8217;est que, contrairement \u00e0 ce qu&#8217;on a dit, ces pays ne se trouvaient pas dans une situation coloniale. Le pouvoir sovi\u00e9tique \u00e9tait certes de type imp\u00e9rial, mais les relations \u00e9conomiques, au sein du CAEM (Conseil d&#8217;aide \u00e9conomique mutuelle), \u00e9taient plut\u00f4t \u00e9quilibr\u00e9es, au point que les Sovi\u00e9tiques ont pu se plaindre qu&#8217;elles leur co\u00fbtaient cher : de fait, l&#8217;Union sovi\u00e9tique exportait surtout de l&#8217;\u00e9nergie \u00e0 bon march\u00e9 et importait beaucoup de produits manufacturiers de ces pays. Le nationalisme y \u00e9tait alors peu virulent (exception faite des pays Baltes) : ce sont les r\u00e9formateurs dits radicaux qui l&#8217;exploiteront et l&#8217;exacerberont contre les bureaucraties en place. Donc les fissures dans le bloc sovi\u00e9tique constituaient des lignes de fracture, mais c&#8217;est bien du c\u0153ur de ce bloc qu&#8217;est venue, \u00e0 mon avis, la secousse sismique qui a fini par le faire craquer et tout emporter. La fin de la rente p\u00e9troli\u00e8re a pes\u00e9 sur l&#8217;\u00e9conomie de l&#8217;Union sovi\u00e9tique. L&#8217;envol\u00e9e des cours du p\u00e9trole dans les ann\u00e9es 1970 avait repr\u00e9sent\u00e9 une manne financi\u00e8re pour celle-ci permettant de diff\u00e9rer des r\u00e9formes. Quand ces cours ont d\u00e9gringol\u00e9, cette manne s&#8217;est tarie. Les pays de l&#8217;Est, eux, ont encaiss\u00e9 s\u00e9v\u00e8rement la crise de la dette, qui \u00e9tranglera tant de pays en voie de d\u00e9veloppement : ils s&#8217;\u00e9taient imprudemment endett\u00e9s quand les taux d&#8217;int\u00e9r\u00eat \u00e9taient bas, ils se sont trouv\u00e9s gravement endett\u00e9s lorsque la FED (Banque centrale am\u00e9ricaine) a brutalement relev\u00e9 ses taux. Le ballon d&#8217;oxyg\u00e8ne s&#8217;est transform\u00e9 en un lourd fardeau. Trois facteurs ont aggrav\u00e9 la crise qui couvait depuis longtemps. Le premier, bien connu, est la course aux armements, relanc\u00e9e par le projet reaganien de la guerre des \u00e9toiles. L&#8217;\u00e9conomie sovi\u00e9tique, en panne depuis une dizaine d&#8217;ann\u00e9es, n&#8217;\u00e9tait plus \u00e0 m\u00eame de rivaliser sur le plan militaire avec la puissance am\u00e9ricaine, et de nombreux responsables se sont dit qu&#8217;il \u00e9tait temps de mettre un terme \u00e0 la guerre froide, \u00e0 commencer par Gorbatchev, quand il arriva au pouvoir en 1985. Le second est l&#8217;engagement militaire en Afghanistan, qui devint rapidement le Vietnam de l&#8217;Union sovi\u00e9tique. Le troisi\u00e8me fut la catastrophe nucl\u00e9aire de Tchernobyl, qui apparut comme un concentr\u00e9 des vices de l&#8217;\u00e9conomie administr\u00e9e. Cela dit, tous ces facteurs ont jou\u00e9 sur une \u00e9conomie malade et sur un pouvoir politique affaibli et divis\u00e9. C&#8217;est vraiment vers les causes internes qu&#8217;il faut se tourner pour comprendre la crise de l&#8217;Union sovi\u00e9tique, qui a d\u00e9fait aussi l&#8217;imperium sovi\u00e9tique.<\/p>\n<p><strong> Cette crise, l&#8217;analysez-vous comme une fragilit\u00e9 structurelle du bloc communiste ou juste une incapacit\u00e9 \u00e0 se r\u00e9former ? <\/strong><\/p>\n<p><strong> T.A. <\/strong> Le syst\u00e8me \u00e9conomique de type sovi\u00e9tique n&#8217;\u00e9tait pas si fragile, puisqu&#8217;il a tenu plus d&#8217;un demi-si\u00e8cle. C&#8217;\u00e9tait, comme on l&#8217;a souvent dit, une \u00e9conomie de commandement ou encore une \u00e9conomie administr\u00e9e. Les dirigeants bolcheviks \u00e9taient et se voulaient les continuateurs de l&#8217;une des trois grandes traditions du socialisme (\u00e0 c\u00f4t\u00e9 d&#8217;un socialisme de march\u00e9 et du coop\u00e9rativisme) : celle qui voulait abolir les rapports marchands et les remplacer par une planification de la production, de la distribution et finalement des besoins. Tous les d\u00e9bats entre eux ont tourn\u00e9 autour du rythme, et non de l&#8217;objectif final, si bien que Staline n&#8217;a pas eu trop de mal \u00e0 l&#8217;emporter. Cette exp\u00e9rience n&#8217;a jamais pleinement r\u00e9ussi : une grande partie de l&#8217;\u00e9conomie, et une partie toujours croissante, a \u00e9chapp\u00e9 aux organismes du Plan. Je ne crois pas pour autant que le syst\u00e8me sovi\u00e9tique n&#8217;\u00e9tait qu&#8217;une variante particuli\u00e8re d&#8217;une \u00e9conomie marchande et salariale. Les rapports entre les unit\u00e9s de production \u00e9taient r\u00e9gis, en grande partie, par des ordres de transfert, la monnaie ne jouait qu&#8217;un r\u00f4le passif (la Banque de l&#8217;URSS accordant sur ordres des cr\u00e9dits presque gratuits), les prix des biens de consommation \u00e9taient indirectement administr\u00e9s, tous les profits \u00e9taient centralis\u00e9s pour \u00eatre ensuite redistribu\u00e9s, les salaires \u00e9taient largement d\u00e9finis par des grilles, etc. Tout cela formait syst\u00e8me, et avait une certaine coh\u00e9rence, avec ses lois propres (par exemple son mode de r\u00e9gulation \u00ab par la p\u00e9nurie \u00bb). Mais cela n&#8217;emp\u00eachait pas des contradictions, ainsi qu&#8217;en t\u00e9moigne \u00e0 sa mani\u00e8re la vari\u00e9t\u00e9 des interpr\u00e9tations, depuis celle du capitalisme d&#8217;Etat jusqu&#8217;\u00e0 la \u00ab dictature sur les besoins \u00bb, en passant par toutes les formes de la d\u00e9g\u00e9n\u00e9rescence bureaucratique. Je crois que toutes ces interpr\u00e9tations ont eu leur part de v\u00e9rit\u00e9, mais qu&#8217;elles ont laiss\u00e9 \u00e9chapper une contradiction fondamentale : le syst\u00e8me sovi\u00e9tique \u00e9tait un mixte d&#8217;\u00e9l\u00e9ments capitalistes tr\u00e8s particuliers (une sorte de monopole unique, ou d&#8217;immense holding, avec drainage de la plus-value vers le Parti\/Etat, des formes sp\u00e9cifiques de gestion autoritaire des entreprises, etc.) et d&#8217;\u00e9l\u00e9ments communistes (\u00e9galitarisme salarial, distribution selon les besoins, etc.). Or ces \u00e9l\u00e9ments engendraient une telle tension, que le \u00ab syst\u00e8me \u00bb ne pouvait tenir que par la contrainte, contrainte qui supposait in fine un Parti tout puissant, contr\u00f4lant l&#8217;appareil d&#8217;Etat et l&#8217;ensemble de la soci\u00e9t\u00e9.<\/p>\n<p><strong> Comment expliquer alors que le syst\u00e8me sovi\u00e9tique ait tenu aussi longtemps? <\/strong><\/p>\n<p><strong> T.A. <\/strong> Il a engendr\u00e9 pendant longtemps un d\u00e9veloppement \u00e9conomique bien sup\u00e9rieur \u00e0 celui des pays capitalistes. En fait, l&#8217;\u00e9conomie de commandement supposait une population mobilis\u00e9e, \u00e0 tous les sens du terme. Mobilis\u00e9e par le d\u00e9sir de sortir de la mis\u00e8re, par les formidables possibilit\u00e9s d&#8217;ascension sociale qu&#8217;il offrait, par la guerre f\u00e9roce que lui a livr\u00e9e le nazisme. Mobilis\u00e9e par la fiert\u00e9 nationale que repr\u00e9sentait la mutation rapide de l&#8217;\u00e9conomie sovi\u00e9tique en deuxi\u00e8me \u00e9conomie mondiale, et par le d\u00e9veloppement de sa sph\u00e8re d&#8217;influence. A c\u00f4t\u00e9 de cela, la Terreur stalinienne, l&#8217;archipel du Goulag, le r\u00e9gime policier, les entraves \u00e0 la libert\u00e9 d&#8217;expression et aux autres libert\u00e9s, la chape de plomb de l&#8217;id\u00e9ologie officielle, les faux-semblants de la d\u00e9mocratie sovi\u00e9tique, sans \u00eatre ignor\u00e9s, sont apparus aux yeux du plus grand nombre comme le prix \u00e0 payer pour atteindre des lendemains meilleurs. C&#8217;est lorsque la vie quotidienne s&#8217;est grandement am\u00e9lior\u00e9e (tous les citoyens sovi\u00e9tiques jouissaient, dans les ann\u00e9es 1960-1970, d&#8217;un certain confort mat\u00e9riel : en d\u00e9pit de la pauvret\u00e9 et de la mauvaise qualit\u00e9 des biens de consommation : et d&#8217;incomparables avantages sociaux) que, le changement de g\u00e9n\u00e9ration aidant, l&#8217;insatisfaction est devenue grandissante. Si la soci\u00e9t\u00e9 s&#8217;\u00e9tait d\u00e9mobilis\u00e9e, ce n&#8217;est pas seulement parce qu&#8217;elle vivait mieux, c&#8217;est aussi parce que le Parti, qui jusque-l\u00e0 inspirait un certain respect, s&#8217;est d\u00e9consid\u00e9r\u00e9 par les privil\u00e8ges, quoique soigneusement cach\u00e9s, dont jouissait la nomenklatura, et par la mont\u00e9e de la corruption. Quant aux tentatives de r\u00e9forme, elles ont toutes \u00e9chou\u00e9 jusqu&#8217;aux ann\u00e9es 1980, parce qu&#8217;elles ne changeaient rien aux rouages du syst\u00e8me, visant seulement \u00e0 l&#8217;assouplir, et rencontraient l&#8217;opposition de l&#8217;immense bureaucratie du Parti et du Plan.<\/p>\n<p><strong> Quels types de r\u00e9ponses les r\u00e9formateurs ont-ils essay\u00e9 d&#8217;adopter dans les ann\u00e9es 1980 ? <\/strong><\/p>\n<p><strong> T.A. <\/strong> Quand Gorbatchev publie son livre Perestro\u00efka, il dresse un tableau tr\u00e8s lucide des maux de l&#8217;\u00e9conomie sovi\u00e9tique, mais ne dessine pas un canevas pr\u00e9cis des r\u00e9formes \u00e0 effectuer, et de l&#8217;ordre dans lequel les mener. Je ne peux expliquer cet \u00e9tat d&#8217;impr\u00e9paration que par la fermeture du d\u00e9bat pendant la p\u00e9riode brejn\u00e9vienne. C&#8217;est en partie pour permettre de le rouvrir que Gorbatchev a lanc\u00e9 la glasnost (1). On sait ce qu&#8217;il en est advenu : la critique a d\u00e9bord\u00e9 le champ \u00e9conomique pour toucher tous les aspects de la vie politique, et la perestro\u00efka a d\u00fb \u00eatre conduite de mani\u00e8re pr\u00e9cipit\u00e9e et incoh\u00e9rente. Que signifiait lib\u00e9raliser des formes de propri\u00e9t\u00e9 et m\u00eame aller jusqu&#8217;\u00e0 l&#8217;autogestion (2) si on ne r\u00e9volutionnait pas dans la m\u00eame foul\u00e9e le syst\u00e8me bancaire, les formes de la protection sociale, la fiscalit\u00e9, etc. ? C&#8217;\u00e9tait engendrer le chaos. L&#8217;exemple de la Chine a montr\u00e9, a contrario, qu&#8217;il fallait commencer non par la glasnost politique mais par une r\u00e9forme progressive, t\u00e2tonnante, exp\u00e9rimentale, du syst\u00e8me \u00e9conomique : quoiqu&#8217;on puisse penser du tour qu&#8217;elle a pris par la suite.<\/p>\n<p><strong> Qu&#8217;est ce qui ressort de la rupture de 1989 ? Comment d\u00e9finir ce qui se passe depuis ? <\/strong><\/p>\n<p><strong> T.A. <\/strong> La fin de l&#8217;URSS fut une catastrophe sans pr\u00e9c\u00e9dent pour la Russie. Une catastrophe territoriale : elle fut ramen\u00e9e 400 ans en arri\u00e8re. Une catastrophe \u00e9conomique : en dix ans, la production industrielle a chut\u00e9 de pr\u00e8s de 60 %, bien plus que pendant la Seconde Guerre mondiale. Les privatisations ont constitu\u00e9 le plus grand hold up de tous les temps. Une catastrophe sociale : on se souvient des retrait\u00e9s contraints de vendre sur les trottoirs leurs derniers effets pour survivre. Une catastrophe culturelle : l&#8217;un des peuples les plus cultiv\u00e9s de la terre (en dehors du domaine politique) sombrant dans l&#8217;alcoolisme. Une catastrophe d\u00e9mographique et sanitaire. A l&#8217;heure d&#8217;aujourd&#8217;hui, la Russie ne s&#8217;est toujours que partiellement relev\u00e9e. La catastrophe ne fut pas moindre pour la plupart des r\u00e9publiques p\u00e9riph\u00e9riques. Alors que, les ind\u00e9pendances une fois act\u00e9es, les liens avec la Russie auraient d\u00fb prendre la forme d&#8217;un march\u00e9 commun, le commerce avec elle s&#8217;est effondr\u00e9. Quant \u00e0 la situation des pays de l&#8217;Est, elle s&#8217;est aggrav\u00e9e, notamment sous le poids du v\u00e9ritable \u00ab ajustement structurel \u00bb impos\u00e9 par les instances europ\u00e9ennes pour leur int\u00e9gration \u00e0 l&#8217;Union. Elle ne s&#8217;est redress\u00e9e que parce que ces pays sont devenus des sortes de colonies de d\u00e9ploiement des capitaux occidentaux. La r\u00e9unification allemande s&#8217;est faite de la pire des fa\u00e7ons, alors que la solution d&#8217;\u00ab un Etat, deux syst\u00e8mes \u00bb (s&#8217;influen\u00e7ant l&#8217;un l&#8217;autre) : telle que la Chine l&#8217;appliquera avec Hong Kong, et sans doute dans le futur avec Taiwan : \u00e9tait parfaitement possible. Bref, la mort du bloc sovi\u00e9tique n&#8217;a profit\u00e9 qu&#8217;\u00e0 une nouvelle et mince classe dominante. Il est inutile de souligner ici le coup terrible port\u00e9 par cette mort \u00e0 toutes les formes de r\u00e9sistance au capitalisme n\u00e9olib\u00e9ral dans les pays occidentaux : quand vous y parlez alternative, on vous r\u00e9pond invariablement : \u00ab voulez-vous revenir au syst\u00e8me sovi\u00e9tique ? \u00bb, comme s&#8217;il avait incarn\u00e9 la seule forme possible de socialisme. Et les jeunes g\u00e9n\u00e9rations, qui en ignorent \u00e0 peu pr\u00e8s tout, s&#8217;en laissent persuader.<\/p>\n<p>Pourtant cette exp\u00e9rience historique ne doit pas \u00eatre consid\u00e9r\u00e9e comme une parenth\u00e8se, mais comme une tentative de grande ampleur et d&#8217;un immense int\u00e9r\u00eat, si l&#8217;on veut bien tirer les le\u00e7ons tant de ses succ\u00e8s que de son \u00e9chec final : oui, le socialisme reposant sur une planification imp\u00e9rative (et n\u00e9cessairement centralis\u00e9e) est une impasse, malgr\u00e9 certains aspects positifs. Mais d&#8217;autres exp\u00e9riences historiques majeures (la voie hongroise, la voie yougoslave, la voie chinoise ou vietnamienne, les nouveaux socialismes latino-am\u00e9ricains) ou plus limit\u00e9es (certains aspects de l&#8217;Etat keyn\u00e9sien, le mouvement coop\u00e9rativiste) n&#8217;ont pas fini de fournir des enseignements et des id\u00e9es aux hommes de bonne volont\u00e9. <\/p>\n<p>Propos recueillis par <strong> Sabrina Kassa <\/strong><\/p>\n<p>1. Ouverture ou transparence.<\/p>\n<p>2. Election des directeurs des entreprises d&#8217;Etat, par exemple.<\/p>\n<p>Paru dans<em> Regards <\/em> n\u00b066, novembre 2009<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p> Les dirigeants bolcheviks voulaient abolir les rapports marchands et les remplacer par une planification de la production, de la distribution et finalement des besoins. Pourquoi cela n&#8217;a pas march\u00e9 ? 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