{"id":4364,"date":"2009-10-05T00:00:00","date_gmt":"2009-10-04T22:00:00","guid":{"rendered":"https:\/\/wp.muchomaas.com\/elections-legislatives-2009-les4364\/"},"modified":"2009-10-05T00:00:00","modified_gmt":"2009-10-04T22:00:00","slug":"elections-legislatives-2009-les4364","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/archives.regards.fr\/?p=4364","title":{"rendered":"Elections l\u00e9gislatives 2009 : les Allemands vont devoir s&#8217;habiller chaudement"},"content":{"rendered":"<p class=\"post_excerpt\"> Les \u00e9lections au Bundestag ont permis \u00e0 l&#8217;Allemagne de battre des records: le chiffre de 70,8% de votants constitue le taux de participation le plus bas depuis la cr\u00e9ation de l&#8217;Allemagne F\u00e9d\u00e9rale. Les grands partis que sont l&#8217;Union chr\u00e9tienne d\u00e9mocrate &#8211; CDU &#8211; (33,5% contre 35,2% en 2005) et le Parti Social-D\u00e9mocrate &#8211; SPD &#8211; (23% contre 34,2%) enregistrent le score le plus mauvais depuis la fin de la guerre, avec l&#8217;effondrement de ce dernier. Quant aux petits partis, le parti lib\u00e9ral &#8211; FDP &#8211; (14,6% contre 9,8%), les Verts (10,7% contre 8,1%) et Die Linke (11,9% contre 8,7%), ils obtiennent leur meilleur r\u00e9sultat \u00e0 des \u00e9lections l\u00e9gislatives, d\u00e9passant tous la barre des 10%, ce qui est bon pour la d\u00e9mocratie.  <\/p>\n<p>L&#8217;Allemagne, avec une majorit\u00e9 CDU-FDP, est sur le point de se doter du gouvernement le plus r\u00e9actionnaire depuis 1949 et ce, au milieu d&#8217;une crise profonde du capitalisme. Les voix conservatrices ne manquent pas de se faire entendre fortement depuis que les r\u00e9sultats sont tomb\u00e9s. En effet, les responsables de l&#8217;aile droite de la CDU et de sa petite soeur bavaroise, la CSU, d\u00e9plorent les lourdes pertes, reprochant \u00e0 Angela Merkel de s&#8217;\u00eatre montr\u00e9e trop consensuelle, durant le gouvernement de grande coalition CDU-SPD qu&#8217;elle vient de diriger. Pour bon nombre d&#8217;\u00e9lecteurs chr\u00e9tiens-d\u00e9mocrates, la CDU s&#8217;est \u00ab social-d\u00e9mocratis\u00e9e \u00bb et a donc perdu son profil. Aussi, beaucoup n&#8217;ont pas h\u00e9sit\u00e9 \u00e0 donner leur voix au FDP, lequel, fort de son r\u00e9sultat, fait tout pour ne rien c\u00e9der lors des n\u00e9gociations pour la formation du gouvernement. Son chef, Guido Westerwelle s&#8217;est exprim\u00e9 dans ce sens. Les Lib\u00e9raux ne sont pas favorables au salaire minimum et veulent le supprimer dans les secteurs qui l&#8217;ont introduit, ils pr\u00f4nent une plus grande flexibilit\u00e9 de la l\u00e9gislation sur les licenciements, une baisse d&#8217;imp\u00f4ts pour les plus riches, que tous devront sans doute financer avec une augmentation de la TVA. L&#8217;Allemagne vit un v\u00e9ritable d\u00e9clin d\u00e9mographique. Comment les retraites et la sant\u00e9 pourront-elles \u00eatre financ\u00e9es, vu que les d\u00e9penses pour la protection sociale repr\u00e9sentent 30% du PIB? <\/p>\n<p>Le FDP veut mettre un frein \u00e0 la lutte contre le r\u00e9chauffement climatique, pour mieux servir les int\u00e9r\u00eats de l&#8217;industrie automobile. Il fera pression sur la CDU pour parvenir au recul de la sortie du nucl\u00e9aire. On peut, dans ce contexte, s&#8217;inqui\u00e9ter de la fa\u00e7on dont l&#8217;Allemagne abordera le sommet de Copenhague. <\/p>\n<p>Les syndicats ont imm\u00e9diatement annonc\u00e9 qu&#8217;ils craignaient des coupes drastiques dans les d\u00e9penses sociales, qui toucheront avant tout les plus pauvres. Le Pr\u00e9sident de la DGB, la grande centrale syndicale allemande, menace de faire descendre dans la rue des centaines de milliers de personnes, si le futur gouvernement remet en cause les droits des salari\u00e9s.<\/p>\n<p>Dans le m\u00eame temps, le SPD s&#8217;effondre. Il s&#8217;agit du plus vieux parti d&#8217;Europe, cr\u00e9\u00e9 en 1890. Il n&#8217;est pass\u00e9 en dessous de la barre des 30% que 3 fois dans toute son histoire. En 1976, la CDU et le SPD rassemblaient m\u00eame \u00e0 eux deux 90% des suffrages. <\/p>\n<p>Le SPD sort lamin\u00e9 de 11 ans de gouvernements successifs. Ce fut le cas, tout d&#8217;abord avec le chancelier social-d\u00e9mocrate Gerhard Schr\u00f6der qui, au cours de sa seconde l\u00e9gislature, a pratiqu\u00e9 une politique de d\u00e9mant\u00e8lement de l&#8217; Etat Providence avec la r\u00e9forme du syst\u00e8me des retraites qui a entra\u00een\u00e9 une r\u00e9duction de celles-ci et la cr\u00e9ation de fonds de pension; celle de l&#8217;assurance-maladie, qui oblige les assur\u00e9s sociaux \u00e0 payer 10 euros par trimestre, non rembours\u00e9s, pour leurs consultations et qui conduit \u00e0 des baisses de remboursement notamment pour les soins dentaires; la r\u00e9forme du syst\u00e8me d&#8217;indemnisation du ch\u00f4mage appel\u00e9<em> \u00ab Hartz IV \u00bb <\/em> qui touche de plein fouet les ch\u00f4meurs de longue dur\u00e9e. Ensuite, le SPD a soutenu des r\u00e9formes du camp conservateur dans le cadre de la grande coalition CDU-SPD d&#8217;Angela Merkel, comme l&#8217;augmentation de l&#8217;\u00e2ge de la retraite \u00e0 67 ans. <\/p>\n<p>Par abandon de son identit\u00e9, le SPD a perdu un tiers de ses \u00e9lecteurs. Il a perdu parce que l&#8217;Est de l&#8217;Allemagne lui a \u00e9chapp\u00e9. Sa perte est encore plus dramatique parmi les jeunes entre 18 et 25 ans (17% contre 38% en 2005). Le SPD perd 16% parmi les 25-35 ans. La chute est tr\u00e8s forte parmi ses \u00e9lecteurs traditionnels : les ouvriers et les employ\u00e9s : qui formaient encore le gros des troupes sous les deux gouvernements Schr\u00f6der. Plus inqui\u00e9tant encore a \u00e9t\u00e9 son incapacit\u00e9 \u00e0 mobiliser parmi les abstentionnistes. 2,1 millions de voix se sont envol\u00e9es, soit vers l&#8217;abstention, soit vers Die Linke (1,1 million) ou les Verts (860 000). Il ne remporte qu&#8217;un Land (Br\u00e8me) sur 16. Une vraie d\u00e9b\u00e2cle !<\/p>\n<p>Au lendemain des \u00e9lections, la crise du SPD s&#8217;acc\u00e9l\u00e8re, les d\u00e9missions tombent en cascade: Franz M\u00fcnterfering, son Pr\u00e9sident, qui la veille annon\u00e7ait la convocation d&#8217;un congr\u00e8s pour novembre et souhaitait rempiler \u00e0 la fonction supr\u00eame du Parti, jette l&#8217;\u00e9ponge. Puis suivent le Vice-Pr\u00e9sident et le secr\u00e9taire g\u00e9n\u00e9ral. Sigmar Gabriel, l&#8217;ancien ministre SPD de l&#8217;environnement de la grande coalition, est propos\u00e9 aussi bien par l&#8217;aile droite que par l&#8217;aile gauche du parti pour le poste de Pr\u00e9sident. Andrea Nahles, la chef de l&#8217;aile gauche du parti, pourrait devenir la secr\u00e9taire g\u00e9n\u00e9rale. Le Maire de Berlin, Klaus Wowereit entrerait \u00e0 la direction du SPD au poste de Vice-Pr\u00e9sident. Frank-Walter Steinmeier, ancien ministre des Affaires \u00e9trang\u00e8res du Gouvernement Merkel et t\u00eate de liste malheureux du SPD aux \u00e9lections a \u00e9t\u00e9 confirm\u00e9 Pr\u00e9sident du groupe au Bundestag. Est-ce d\u00e9finitif ou provisoire ? L&#8217;avenir le dira. Ce personnage sans grand charisme dirigera un groupe d\u00e9cim\u00e9 au Bundestag avec 146 d\u00e9put\u00e9s au lieu de 221 et aura fort \u00e0 faire, face aux deux tribuns de Die Linke , Gregor Gysi et Oskar Lafontaine, co-pr\u00e9sidents de leur groupe. <\/p>\n<p>Au sein du SPD, il n&#8217;est pas s\u00fbr que les conflits internes \u00e9mergents laisseront la place au d\u00e9bat politique de fond. La question de l&#8217;ouverture du SPD vers Die Linke est \u00e9galement pos\u00e9e. Il vient notamment de d\u00e9put\u00e9s de la Rh\u00e9nanie du Nord-Westphalie, le Land du Bassin de la Ruhr:<em> \u00abSi le SPD dans le Land le plus dens\u00e9ment peupl\u00e9 se pr\u00e9pare pour les \u00e9lections r\u00e9gionales en mai 2010 \u00e0 une coalition avec les Verts et Die Linke , il ne sera plus possible d&#8217;exclure ce mod\u00e8le \u00e0 l&#8217;\u00e9chelon national\u00bb <\/em>. Un d\u00e9bat tr\u00e8s anim\u00e9 s&#8217;est engag\u00e9 entre Frank-Walter Steinmeier qui s&#8217;alarme d&#8217;un glissement \u00e0 gauche de son parti, pendant que le Maire de Berlin exige que le SPD travaille avec Die Linke \u00e0 l&#8217;\u00e9chelon national et qu&#8217;il prenne ses distances par rapport \u00e0 l&#8217;augmentation de l&#8217;\u00e2ge de la retraite \u00e0 67 ans. <\/p>\n<p>Tout est donc entre les mains du Congr\u00e8s de novembre prochain \u00e0 Dresde. Qui aurait pens\u00e9 qu&#8217;un parti \u00e0 gauche du SPD aurait obtenu en si peu de temps un score \u00e0 deux chiffres? Les sondages au d\u00e9but de l&#8217;ann\u00e9e montrait que Die Linke ne profitait pas de la crise, au grand regret d&#8217;Oskar Lafontaine. Il fallait donc \u00eatre optimiste pour y croire, surtout que le Parti a manqu\u00e9 la barre des 10% aux Europ\u00e9ennes. Ce sont surtout les bons r\u00e9sultats de Die Linke aux \u00e9lections r\u00e9gionales en ao\u00fbt en Sarre et en Thuringe, qui ont relanc\u00e9 la dynamique. <\/p>\n<p>Les 11,9% de Die Linke aux l\u00e9gislatives ont fait dire \u00e0 Gregor Gysi, lors de la soir\u00e9e \u00e9lectorale:<em> \u00abnous avons mis la soci\u00e9t\u00e9 sans dessus dessous, il \u00e9tait grand temps\u00bb <\/em>. En effet, \u00e0 la grande surprise de tout le monde, Die Linke est le premier parti dans deux L\u00e4nder: de l&#8217;Est: la Saxe-Anhalt (32,4%) et le Brandebourg (28,5%), Il arrive en deuxi\u00e8me position dans les autres L\u00e4nder de l&#8217;Est. Il est de loin, avec 37,9%, la premi\u00e8re force politique dans la partie Est de Berlin et occupe la deuxi\u00e8me place ex-aequo avec le SPD pour l&#8217;ensemble de la capitale. Les L\u00e4nder de l&#8217;Est sont, depuis la r\u00e9unification, confront\u00e9s \u00e0 un fort taux de ch\u00f4mage, et la crise est venue aggraver la situation de toute cette r\u00e9gion. Le danger, que la majorit\u00e9 des L\u00e4nder de l&#8217;Est soit d\u00e9connect\u00e9e du d\u00e9veloppement \u00e9conomique de l&#8217;Allemagne, est grand. La CDU, le SPD et le FDP ont ignor\u00e9 cet \u00e9tat de fait pendant les 20 ans qui ont suivi la chute du mur de Berlin. Ceci explique le score de Die Linke dans la partie orientale du pays.<\/p>\n<p>A l&#8217;Ouest, Die Linke vient bousculer le SPD en s&#8217;implantant dans ses fiefs. Il fr\u00f4le les 7% en Bavi\u00e8re, Land marqu\u00e9 par un anticommunisme virulent et le plus r\u00e9actionnaire du pays. Il atteint le chiffre des dizaines dans les villes hans\u00e9atiques de Br\u00eame (14,2%) et d&#8217;Hambourg (15,6%) et d\u00e9passe la vingtaine, en Sarre, fief d&#8217;Oskar Lafontaine,avec 21,2%. <\/p>\n<p>Mais le score de Die Linke ne s&#8217;arr\u00eate pas l\u00e0. Chaque \u00e9lecteur en Allemagne dispose de deux voix: la premi\u00e8re pour \u00e9lire un candidat, la seconde pour la donner \u00e0 un parti. Si le candidat arriv\u00e9 en t\u00eate est automatiquement \u00e9lu au suffrage majoritaire uninominal \u00e0 un tour, sa formation n&#8217;aura n\u00e9anmoins pas plus de si\u00e8ges que ceux dont elle a droit apr\u00e8s le d\u00e9compte de la seconde voix. Die Linke a donc \u00e9lu, avec la premi\u00e8re voix, pour la deuxi\u00e8me fois 4 d\u00e9put\u00e9s \u00e0 Berlin, et pour la premi\u00e8re fois, 5 d\u00e9put\u00e9s en Saxe-Anhalt, 4 dans le Brandebourg et 1 dans le M\u00e9cklembourg-Pom\u00e9ranie du Nord. <\/p>\n<p>Les ch\u00f4meurs constituent un quart de son \u00e9lectorat. Sinon, on assiste \u00e0 un d\u00e9s\u00e9quilibre de son \u00e9lectorat entre l&#8217;Est et l&#8217;Ouest: 31% de l&#8217;\u00e9lectoral ouvrier \u00e0 l&#8217;Est et 12% \u00e0 l&#8217;Ouest, 29% de celui des employ\u00e9s \u00e0 l&#8217;Est et 8% \u00e0 l&#8217;Ouest.<\/p>\n<p>Les trois piliers qui ont constitu\u00e9 la campagne de Die Linke sont justice sociale, salaire minimum, retrait des troupes allemandes d&#8217;Afghanistan. Les r\u00e9sultats montrent que Die Linke a pris la place du SPD, pour ce qui est de la justice sociale. Si, lors de la f\u00eate \u00e9lectorale, beaucoup se sont r\u00e9joui de la d\u00e9b\u00e2cle du SPD, bon nombre consid\u00e9raient comme le jeune \u00e9lu de Berlin, Stefan Liebich qu&#8217;il<em> \u00ab n&#8217;y a aucune raison d&#8217;applaudir la d\u00e9faite du SPD, il est dommage qu&#8217;une majorit\u00e9 SPD-Verts-Linke ne soit pas suffisante \u00bb <\/em>. Bodo Ramelow, t\u00eate de liste aux \u00e9lections r\u00e9gionales de Thuringe a d\u00e9clar\u00e9:<em> \u00ab je ne peux pas me r\u00e9jouir au sujet d&#8217;un SPD qui pratique l&#8217;autodestruction \u00bb <\/em>. Pour Gregor Gysi, c&#8217;est clair:<em> \u00ab le SPD a besoin d&#8217;une r\u00e9bellion \u00bb <\/em>. Pour Oskar Lafontaine, il est \u00e9vident que Die Linke doit mener une opposition claire,<em> \u00ab car c&#8217;est le seul parti qui est contre le syst\u00e8me du capitalisme financier \u00bb <\/em>. Il ajoute que<em> \u00ab le camp de la gauche doit \u00eatre plus fort, pour cr\u00e9er un nouvel ordre \u00e9conomique et social \u00bb <\/em>.<\/p>\n<p>Mais quid de la conversion \u00e9cologique de l&#8217;\u00e9conomie? Les Verts ont r\u00e9ussi l&#8217;un de leurs objectifs -obtenir un score \u00e0 deux chiffres-, mais ils ont rat\u00e9 les deux autres: emp\u00eacher une coalition CDU-FDP et \u00eatre le troisi\u00e8me parti au Bundestag, puisqu&#8217;ils sont le cinqui\u00e8me derri\u00e8re Die Linke . Leur force est dans les centres urbains. A Berlin, ils ont r\u00e9\u00e9lu, gr\u00e2ce \u00e0 la premi\u00e8re voix, leur d\u00e9put\u00e9 charismatique, Hans-Christian Str\u00f6bele avec 46,8%. Ils viennent de s&#8217;implanter dans les L\u00e4nder de l&#8217;Est o\u00f9 ils d\u00e9passent la barre des 5%.<\/p>\n<p>Les Verts ne sont pas parvenus \u00e0 capitaliser ce que les autres ont perdu dramatiquement. Et pourtant, ce sont bien les Verts qui ont utilis\u00e9 des th\u00e8mes pour l&#8217;avenir de tous. Pour eux, il s&#8217;agissait d&#8217;une campagne \u00e9lectorale difficile, car ils n&#8217;ont pas \u00e9t\u00e9 \u00e0 m\u00eame de proposer des perspectives de pouvoir. Pour une coalition avec le SPD, celui-ci \u00e9tait trop faible, La direction des Verts a \u00e9chou\u00e9 dans sa tentative d&#8217;amener les militants sur une position claire en faveur d&#8217;une coalition SPD-FDP-Verts. Le FDP a refus\u00e9 clairement cette proposition de coalition, refus auquel la direction des Verts n&#8217;\u00e9tait pas pr\u00e9par\u00e9e. Ils ont dit clairement Non \u00e0 une coalition avec le SPD et Die Linke . Avec le slogan<em> \u00ab emp\u00eacher une coalition CDU-FDP \u00bb <\/em>, que l&#8217;on pouvait lire partout, les Verts avaient un v\u00e9ritable objectif, mais qui n&#8217;a pas s\u00e9duit automatiquement les \u00e9lecteurs, car qui ne voulait pas de cette coalition pouvait aussi bien voter Die Linke que le SPD. Par ailleurs, les h\u00e9sitations dans les constitutions de coalition dans le cadre d&#8217;\u00e9lections r\u00e9gionales en ont m\u00e9content\u00e9 plus d&#8217;un. <\/p>\n<p>Les r\u00e9sultats des \u00e9lections au Bundestag ont raviv\u00e9 les discussions sur la strat\u00e9gie \u00e0 suivre, car une grande partie de la base tend vers la gauche et donc dans l&#8217;avenir vers une coalition avec le SPD et Die Linke. Cependant, des f\u00e9d\u00e9rations plus conservatrices du sud de l&#8217;Allemagne et une partie de la direction favorisent davantage un rapprochement avec la CDU, en raison de la faiblesse du SPD. <\/p>\n<p>Maintenant les Verts, le SPD et Die Linke sont ensemble sur les bancs de l&#8217;opposition, mais<em> \u00ab nous voulons \u00eatre la troisi\u00e8me force et d\u00e9passer Die Linke et le FDP \u00bb <\/em> a d\u00e9clar\u00e9 la t\u00eate de liste des Verts, Renate Kunast. Et d&#8217;ajouter:<em> \u00ab nous sommes un parti de gauche moderne, qui s&#8217;engage pour l&#8217;emploi, l&#8217;environnement et le social. Nous repr\u00e9sentons la bourgeoisie moderne et ceux qui ont besoin de solidarit\u00e9 \u00bb <\/em>. Pour ce qui est des perspectives de pouvoir:<em> \u00ab Ce ne sera plus avec le seul SPD, je ne les vois pas non plus avec la CDU et le FDP. Nous autres, Verts, devons \u00eatre encore plus forts, et voulons \u00eatre le parti qui forge de nouvelles alliances, Nous sommes ouverts \u00e0 gauche vers le SPD et peut-\u00eatre Die Linke ou \u00e0 droite vers la CDU. Je suis ouverte tant que nos fondamentaux en tant que verts peuvent \u00eatre garantis dans une alliance \u00bb <\/em>. <\/p>\n<p>Bref, une mobilisation de la gauche est urgente, sinon les Allemands devront s&#8217;habiller chaudement contre le d\u00e9mant\u00e8lement social et les remises en cause dans le domaine \u00e9cologique. <strong> F.D. <\/strong><\/p>\n<p><strong> R\u00e9f\u00e9rences: <\/strong><br \/>\n<em> Der Spiegel <\/em>, Wahlsonderheft 09<\/p>\n<p>Die Ergebnisse der Bundestagwahlen m 27. Deptember 2009 &#8211; Wahlnachtbericht und erste Analyse<\/p>\n<p>Echos de la soir\u00e9e \u00e9lectorale de Die Linke &#8220;Kulturbr\u00e4uerei&#8221;, Berlin<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p> Les \u00e9lections au Bundestag ont permis \u00e0 l&#8217;Allemagne de battre des records: le chiffre de 70,8% de votants constitue le taux de participation le plus bas depuis la cr\u00e9ation de l&#8217;Allemagne F\u00e9d\u00e9rale. Les grands partis que sont l&#8217;Union chr\u00e9tienne d\u00e9mocrate &#8211; CDU &#8211; (33,5% contre 35,2% en 2005) et le Parti Social-D\u00e9mocrate &#8211; SPD &#8211; (23% contre 34,2%) enregistrent le score le plus mauvais depuis la fin de la guerre, avec l&#8217;effondrement de ce dernier. Quant aux petits partis, le parti lib\u00e9ral &#8211; FDP &#8211; (14,6% contre 9,8%), les Verts (10,7% contre 8,1%) et Die Linke (11,9% contre 8,7%), ils obtiennent leur meilleur r\u00e9sultat \u00e0 des \u00e9lections l\u00e9gislatives, d\u00e9passant tous la barre des 10%, ce qui est bon pour la d\u00e9mocratie.  <\/p>\n","protected":false},"author":1,"featured_media":0,"comment_status":"open","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"_themeisle_gutenberg_block_has_review":false,"footnotes":""},"categories":[141],"tags":[],"class_list":["post-4364","post","type-post","status-publish","format-standard","hentry","category-archives-web"],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/archives.regards.fr\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/4364","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/archives.regards.fr\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/archives.regards.fr\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/archives.regards.fr\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/users\/1"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/archives.regards.fr\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fcomments&post=4364"}],"version-history":[{"count":0,"href":"https:\/\/archives.regards.fr\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/4364\/revisions"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/archives.regards.fr\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fmedia&parent=4364"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/archives.regards.fr\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fcategories&post=4364"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/archives.regards.fr\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Ftags&post=4364"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}