{"id":4260,"date":"2009-09-01T00:00:00","date_gmt":"2009-08-31T22:00:00","guid":{"rendered":"https:\/\/wp.muchomaas.com\/trouble-dans-la-democratie-14260\/"},"modified":"2009-09-01T00:00:00","modified_gmt":"2009-08-31T22:00:00","slug":"trouble-dans-la-democratie-14260","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/archives.regards.fr\/?p=4260","title":{"rendered":"Trouble dans  la d\u00e9mocratie (1)"},"content":{"rendered":"<p class=\"post_excerpt\"> Une abstention \u00e9lectorale forte, des clivages politiques qui s&#8217;estompent, une action collective de masse qui peine \u00e0 \u00e9merger, un pouvoir de la finance h\u00e9g\u00e9monique&#8230; Autant de sympt\u00f4mes d&#8217;un exercice d\u00e9mocratique en berne. Au Parti socialiste, certains misent sur des primaires pour d\u00e9rouiller la machine et ouvrir le d\u00e9bat aux citoyens. Au risque de la peoplisation. Analyse, entretien avec Thomas Coutrot et lectures philosophiques. <\/p>\n<p>Etonnante p\u00e9riode, brutale&#8230; D&#8217;un c\u00f4t\u00e9, les \u00e9lites entretiennent un climat de peur, base de toutes les d\u00e9rives s\u00e9curitaires. Un pr\u00e9fet de la R\u00e9publique use d&#8217;un racisme au front bas et un \u00e9v\u00eaque de Notre-Dame insulte de vive voix des militants de RESF manifestant pacifiquement devant sa cath\u00e9drale. D&#8217;un autre c\u00f4t\u00e9, m\u00e9pris\u00e9 de ceux qui cassent les emplois et empochent les surprofits, le monde ouvrier d\u00e9sesp\u00e9r\u00e9 a l&#8217;impression qu&#8217;il ne lui reste plus que la violence imm\u00e9diate pour \u00e9viter le drame social. D&#8217;un c\u00f4t\u00e9, la col\u00e8re qui gronde, de l&#8217;autre, une r\u00e9action qui s&#8217;affiche.<\/p>\n<p>L&#8217;action collective de masse peine \u00e0 se frayer sa voie et la politique fran\u00e7aise est plus incertaine que jamais : concomitance inqui\u00e9tante. La population, majoritairement, est distante. Elle s&#8217;abstient, et pas seulement aux \u00e9lections europ\u00e9ennes. Le sens du vote s&#8217;est dilu\u00e9, en m\u00eame temps que s&#8217;estompaient les clivages de la droite et de la gauche sur le fond des politiques suivies. Sur le terrain des valeurs per\u00e7ues, la coupure fonctionne certes toujours, provoquant les mobilisations plus ou moins intenses des seconds tours. Mais ni sur les dossiers \u00e9conomiques, ni sur les dossiers institutionnels, la diff\u00e9rence n&#8217;appara\u00eet \u00e0 ce point ind\u00e9passable.<\/p>\n<p>Dans un syst\u00e8me institutionnellement bipolaris\u00e9, l&#8217;essentiel tourne donc autour de la personnalit\u00e9 qui, dans chaque camp, sera capable de r\u00e9ussir au moins une double alchimie. D&#8217;un c\u00f4t\u00e9, il s&#8217;agit d&#8217;incarner au mieux la volont\u00e9 capable, non pas de d\u00e9terminer les choix de fond (la marge de man\u0153uvre suppos\u00e9e reste celle qu&#8217;autorisent les march\u00e9s financiers), mais d&#8217;imposer le minimum d&#8217;inflexions capables de maintenir un certain ordre social. De l&#8217;autre c\u00f4t\u00e9, il s&#8217;agit de d\u00e9gager un charisme suffisant pour mobiliser chaque camp au premier tour et pour d\u00e9tacher du camp adverse la part d&#8217;\u00e9lecteurs garantissant une majorit\u00e9 suffisante au second tour. La politique r\u00e9duite \u00e0 une technique de pouvoir : \u00e0 ce jeu, elle perd le sens de la vie et s&#8217;\u00e9touffe.<\/p>\n<p><strong> DROITE RASSEMBL\u00c9E <\/strong><\/p>\n<p>L&#8217;\u00e9lection pr\u00e9sidentielle de 2007 a install\u00e9 cette logique de construction des dynamiques politiques. Nous n&#8217;en sommes pas sortis. L&#8217;\u00e9tat de gr\u00e2ce du Pr\u00e9sident a certes but\u00e9 sur la crise qui a d\u00e9l\u00e9gitim\u00e9 le discours lib\u00e9ral \u00ab pur \u00bb, tandis que l&#8217;image de la volont\u00e9 souffrait des manques criants des instruments de son exercice. Pour l&#8217;instant, de plus en plus berlusconien mais un peu moins \u00ab bling-bling \u00bb, Nicolas Sarkozy profite de la faiblesse structurelle de la gauche. Il poursuit contre vents et mar\u00e9es l&#8217;essentiel de son projet d\u00e9r\u00e9gulateur, plus ou moins indiff\u00e9rent \u00e0 une contestation qui peine \u00e0 se globaliser, attentif \u00e0 l&#8217;ordre davantage qu&#8217;\u00e0 la justice, sensible \u00e0 l&#8217;autorit\u00e9 et \u00e0 la puissance davantage qu&#8217;\u00e0 la l\u00e9gitimit\u00e9, pr\u00e9f\u00e9rant l&#8217;\u00e9litisme de la bonne gouvernance \u00e0 l&#8217;expansion de l&#8217;exercice d\u00e9mocratique. Son probl\u00e8me est avant tout d&#8217;ordre politico-\u00e9lectoral : comment rassembler le maximum de la droite, pour \u00eatre largement en t\u00eate au premier tour de la pr\u00e9sidentielle et, de la sorte, incarner la l\u00e9gitimit\u00e9 sup\u00e9rieure des rassemblements de second tour ? Le candidat avait aval\u00e9 le populisme du Front national en 2007 ; il d\u00e9vore aujourd&#8217;hui le conservatisme poujadiste de Philippe de Villiers et des chasseurs-p\u00eacheurs, tout en continuant de d\u00e9baucher \u00e0 gauche, afin de d\u00e9stabiliser un peu plus le camp oppos\u00e9 et pr\u00e9parer l&#8217;\u00e9lan majoritaire.<\/p>\n<p>A gauche, le PS est dans une situation plus difficile. Il n&#8217;a pas la capacit\u00e9 d&#8217;agr\u00e9gation au premier tour qui lui permette, au second, de pr\u00e9tendre \u00e0 grignoter suffisamment de forces adverses pour obtenir une majorit\u00e9. La r\u00e9serve de second tour est ainsi du c\u00f4t\u00e9 du Modem, stimul\u00e9 par la droitisation de la droite. Mais le premier tour ? Voil\u00e0 le PS perturb\u00e9, moins par la concurrence de la gauche de la gauche, comme on le croyait nagu\u00e8re, que par celle des Verts inattendus. R\u00e9sultat : les socialistes sont dans l&#8217;embarras. Pour l&#8217;instant, domine chez eux le discours qui encourage, peu ou prou, \u00e0 rassembler du PCF au Modem. Mais comment y parvenir, et dans quels \u00e9quilibres ? R\u00e9ponse difficile ; en attendant, le grenouillage interne bat son plein.<\/p>\n<p><strong> LA VAGUE VERTE <\/strong><\/p>\n<p>Les Verts, donc, ont le vent en poupe. Ils ont deux atouts : ils occupent, avec la question environnementale, un terrain qui est objectivement crucial et qui ouvre sur des interrogations fondamentales sur l&#8217;avenir social et sur la conception du vivre-ensemble ; ils ont mis en sc\u00e8ne un rassemblement in\u00e9dit, tant du point de vue des sensibilit\u00e9s (de Jos\u00e9 Bov\u00e9 \u00e0 Eva Joly) que du point de vue des pratiques, partisanes et extra-partisanes. Leur probl\u00e8me est \u00e0 ce jour sur le fond. Dans ce kal\u00e9idoscope, o\u00f9 se trouvent les lignes structurelles des projets, notamment en mati\u00e8re \u00e9conomique et sociale ? On sait \u00ab Dany \u00bb davantage port\u00e9 sur le \u00ab lib\u00e9ral-libertaire \u00bb que sur la rupture antilib\u00e9rale franche. Cohn-Bendit, Mam\u00e8re, Bov\u00e9, Voynet, Cochet&#8230; O\u00f9 va se trouver le centre de gravit\u00e9 des constructions \u00e0 venir, autour de quels contenus et dans quelles vis\u00e9es strat\u00e9giques ? Pour l&#8217;instant, d\u00e9sireux de pr\u00e9tendre au r\u00f4le central, les uns et les autres des protagonistes usent d&#8217;un remarquable flou artistique. Jusqu&#8217;\u00e0 quand ?<\/p>\n<p><strong> GAUCHE D&#8217;ALTERNATIVE <\/strong><\/p>\n<p>Quant \u00e0 la gauche de gauche, on sait qu&#8217;elle peine \u00e0 sortir de ses butoirs de 2006-2007. Elle pensait, il y a quelques ann\u00e9es, que la droitisation du PS ferait ses choux gras. Espoir d\u00e9\u00e7u : manifestement tout cela a profit\u00e9 au Modem et aux Verts. Faut-il s&#8217;en \u00e9tonner ? La gauche d&#8217;alternative a une chance : sa diversit\u00e9, de traditions et d&#8217;organisations. Mais la politique s&#8217;inscrit institutionnellement dans un espace polaris\u00e9. Autrefois, on pouvait se contenter de l&#8217;\u00e9quation \u00ab r\u00e9publicaine \u00bb : chaque formation de gauche concourt au premier tour de l&#8217;\u00e9lection et on se d\u00e9siste pour le mieux plac\u00e9 au second. Cela ne marche plus : l&#8217;\u00e9parpillement au premier tour, face aux poids lourds de la vie politique fran\u00e7aise, ne produit que de la d\u00e9pendance. Au mieux, le premier tour permet de d\u00e9signer la force subalterne capable d&#8217;empocher le plus grand nombre de miettes \u00e9lectives, laiss\u00e9es par le parti dominant de chaque camp.<\/p>\n<p>Ne tournons pas autour du pot. Pour l&#8217;instant, la gauche de gauche n&#8217;est pas sortie de l&#8217;orni\u00e8re. Depuis 2007, il y a certes quelque chose de positif : chacun est bien conscient que, faute de convergence, la gauche d&#8217;alternative est vou\u00e9e \u00e0 la marginalit\u00e9. Et pourtant, tout se passe comme si chacun appelait d\u00e9sormais au rassemblement, tout en se pr\u00e9occupant avant tout d&#8217;\u00eatre la force pivot dudit rassemblement. Le NPA d&#8217;Olivier Besancenot att\u00e9nue le discours du splendide isolement qu&#8217;il a cultiv\u00e9 jusqu&#8217;aux europ\u00e9ennes ; mais il continue d&#8217;\u00e9noncer des conditions \u00e0 l&#8217;alliance qui en retardent dangereusement l&#8217;exercice. Le PCF n&#8217;en finit pas d&#8217;h\u00e9siter entre la logique unitaire qui a pr\u00e9sid\u00e9 \u00e0 la constitution des listes du Front de gauche en juin et une fixation identitaire qui continuera d&#8217;en faire une force d&#8217;appoint pour le PS dans de nombreux lieux de pouvoir. Pour l&#8217;instant, le plus vraisemblable est qu&#8217;il se r\u00e9signera \u00e0 reconduire les alliances avec les socialistes dans le plus grand nombre de r\u00e9gions au printemps 2010. Quant au Parti de gauche de Jean-Luc M\u00e9lenchon, il s&#8217;est affirm\u00e9 dans le paysage politique et manifeste un remarquable dynamisme ; mais lui aussi h\u00e9site entre l&#8217;affirmation sinc\u00e8re qu&#8217;il veut le rassemblement et une certaine tentation \u00e0 se vouloir lui-m\u00eame le creuset d&#8217;un rassemblement allant de l&#8217;extr\u00eame gauche \u00e0 l&#8217;\u00e9cologie politique.<\/p>\n<p>Que tirer de tous ces constats ? Qu&#8217;il faut renoncer aux petits jeux (plus unitaire que moi tu meurs&#8230;), aux solutions culinaires (primaires ou pas primaires ?), aux ambitions de petites chapelles (qui est devant qui ?). Qu&#8217;il faut revenir aux fondamentaux. Quitte \u00e0 se r\u00e9p\u00e9ter&#8230;<\/p>\n<p><strong> 1. <\/strong> Globalement, la vie politique fran\u00e7aise souffre durablement de l&#8217;\u00e9cart entre l&#8217;ampleur des enjeux sociaux et d\u00e9mocratiques aviv\u00e9s par la crise syst\u00e9mique et le type de r\u00e9ponse fourni par les forces politiques institu\u00e9es. En gros, la logique de la repr\u00e9sentation, des positions de pouvoir et des rapports de forces partisans, l&#8217;emporte sur l&#8217;\u00e9laboration collective de projets et sur la d\u00e9finition partag\u00e9e de constructions politiques \u00e0 vocation majoritaire. Recentrer la vie politique sur l&#8217;urgence d\u00e9mocratique, r\u00e9habiliter les controverses franches autour de projets de soci\u00e9t\u00e9 assum\u00e9s et d\u00e9finir les alliances susceptibles de redonner vie \u00e0 l&#8217;antagonisme de la droite et de la gauche : telles sont les cl\u00e9s d&#8217;un sursaut d\u00e9mocratique, et pas seulement \u00e0 l&#8217;\u00e9chelon national.<\/p>\n<p><strong> 2. <\/strong> A gauche, il s&#8217;agit plus que jamais de dire autour de quelle perspective on veut reconstituer des dynamiques majoritaires et redonner sens \u00e0 des gestions de gauche centr\u00e9es sur les notions d&#8217;\u00e9galit\u00e9 et de libert\u00e9. La gauche se rassemblera-t-elle et gagnera-t-elle en cherchant \u00e0 s&#8217;adapter aux logiques dominantes (et en s&#8217;ouvrant au centre) ou en commen\u00e7ant concr\u00e8tement \u00e0 les contester, de la rue jusqu&#8217;\u00e0 l&#8217;Etat (et en rassemblant bien \u00e0 gauche) ? Et s&#8217;il est vrai que la majorit\u00e9 de gauche doit se regrouper autour de la seconde perspective, rien n&#8217;est plus important que d&#8217;en cr\u00e9er les conditions politiques, \u00e0 la gauche du PS, et de les faire vivre jusqu&#8217;aux \u00e9lections, des plus locales jusqu&#8217;aux plus structurantes, et notamment jusqu&#8217;au scrutin pr\u00e9sidentiel.<\/p>\n<p><strong> 3. <\/strong> De ce point de vue, le pass\u00e9 r\u00e9cent a d&#8217;abord enseign\u00e9 ce qu&#8217;il ne faut surtout pas faire : s&#8217;\u00e9parpiller. L&#8217;ann\u00e9e 2009, elle, a ouvert une piste int\u00e9ressante : dans l&#8217;offre politique des europ\u00e9ennes, la d\u00e9marche du Front de gauche \u00e9tait la seule qui cherchait pratiquement \u00e0 concilier le choix de la rupture et la vocation aux rassemblements majoritaires. S&#8217;il faut avancer, c&#8217;est dans cette direction, et pas dans celles qui ont pr\u00e9c\u00e9d\u00e9.<\/p>\n<p><strong> 4. <\/strong> Mais avancer dans cette direction ne suppose pas seulement de continuer. Les r\u00e9ussites \u00e0 venir seront conditionn\u00e9es par la capacit\u00e9 des uns et des autres \u00e0 r\u00e9pondre \u00e0 une triple exigence. Tout d&#8217;abord, la gauche de gauche doit assumer en m\u00eame temps un devoir de fid\u00e9lit\u00e9 aux valeurs et de novation : il ne suffit pas de continuer les exp\u00e9riences du mouvement ouvrier et r\u00e9publicain, mais d&#8217;\u00e9laborer les voies d&#8217;une alternative sociale, \u00e9cologique, d\u00e9mocratique, \u00e9mancipatrice du XXIe si\u00e8cle. En second lieu, elle doit apprendre davantage encore \u00e0 concilier le respect de sa diversit\u00e9 interne (aucune force alternative ne peut pr\u00e9tendre \u00e0 l&#8217;h\u00e9g\u00e9monie ou \u00e0 la position centrale) et la recherche de la coh\u00e9rence de projet et de force organis\u00e9e, sans laquelle elle laisse la main aux forces dominantes de l&#8217;adaptation au syst\u00e8me. En bref, elle doit apprendre ce qu&#8217;elle ne sait pas encore faire pleinement : la mise en commun, qui s&#8217;\u00e9carte \u00e0 la fois de la cacophonie et de l&#8217;uniformit\u00e9.<\/p>\n<p><strong> L&#8217;UTILIT\u00c9 DES PARTIS <\/strong><\/p>\n<p>Enfin, la gauche de gauche doit se d\u00e9barrasser des pol\u00e9miques inutiles et des malentendus. Par exemple, il serait temps de se d\u00e9barrasser des oppositions \u00e0 n&#8217;en plus finir entre ceux qui encensent les partis tels qu&#8217;ils sont et ceux qui les vitup\u00e8rent. Les partis politiques restent fondamentalement utiles \u00e0 l&#8217;exercice d\u00e9mocratique, sans \u00eatre pour autant l&#8217;alpha et l&#8217;om\u00e9ga de la politisation de masse ; ils sont \u00e0 la fois une forme d\u00e9mocratique non remplac\u00e9e et une forme d&#8217;organisation p\u00e9nalis\u00e9e par la logique verticale hi\u00e9rarchique qu&#8217;elle a emprunt\u00e9e \u00e0 l&#8217;Etat. En tout \u00e9tat de cause, la force des dynamiques collectives contemporaines repose sur la capacit\u00e9, jusque dans les moments \u00e9lectoraux, \u00e0 faire converger l&#8217;espace partisan et le non-partisan. Pour une part, cela a fait le succ\u00e8s d&#8217;Europe Ecologie. Toute construction d&#8217;une gauche bien \u00e0 gauche, radicale dans son projet et soucieuse de majorit\u00e9, devrait s&#8217;en inspirer. <strong> R.M. <\/strong><\/p>\n<p>Paru dans<em> Regards <\/em>, n\u00b064, septembre 2009<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p> Une abstention \u00e9lectorale forte, des clivages politiques qui s&#8217;estompent, une action collective de masse qui peine \u00e0 \u00e9merger, un pouvoir de la finance h\u00e9g\u00e9monique&#8230; Autant de sympt\u00f4mes d&#8217;un exercice d\u00e9mocratique en berne. Au Parti socialiste, certains misent sur des primaires pour d\u00e9rouiller la machine et ouvrir le d\u00e9bat aux citoyens. Au risque de la peoplisation. 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