{"id":4047,"date":"2009-05-01T00:00:00","date_gmt":"2009-04-30T22:00:00","guid":{"rendered":"https:\/\/wp.muchomaas.com\/francis-wurtz-plus-que-jamais-il4047\/"},"modified":"2009-05-01T00:00:00","modified_gmt":"2009-04-30T22:00:00","slug":"francis-wurtz-plus-que-jamais-il4047","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/archives.regards.fr\/?p=4047","title":{"rendered":"Francis Wurtz : \u00ab Plus que jamais, il est l\u00e9gitime de remettre en cause le mod\u00e8le europ\u00e9en \u00bb"},"content":{"rendered":"<p class=\"post_excerpt\"> A la veille des \u00e9lections europ\u00e9ennes, Francis Wurtz, pr\u00e9sident du groupe de la Gauche unitaire europ\u00e9enne livre ses points de vue sur le Parlement europ\u00e9en, ses atouts, ses limites, ses \u00e9checs. Il s&#8217;attarde sur les divisions de la gauche de gauche, le refus d&#8217;union du NPA, le poids du nombre de d\u00e9put\u00e9s dans la GUE et donc, l&#8217;importance de ces \u00e9lections pour l&#8217;avenir des citoyens europ\u00e9ens. Entretien. <\/p>\n<p><strong> Vous \u00eates d\u00e9put\u00e9 europ\u00e9en depuis 1979, et avez fait le choix de ne pas vous repr\u00e9senter aux prochaines \u00e9lections. En trente ans, comment avez-vous vu \u00e9voluer le Parlement europ\u00e9en? Francis Wurtz.  <\/strong>C&#8217;est une institution unique au monde, que j&#8217;ai eu la chance de voir grandir et se m\u00e9tamorphoser. En 1979, apr\u00e8s la premi\u00e8re \u00e9lection au suffrage universel, c&#8217;\u00e9tait un forum sympathique. C&#8217;est devenu une assembl\u00e9e l\u00e9gislative. Cette seule \u00e9volution est consid\u00e9rable mais elle est pourtant compl\u00e8tement sous-estim\u00e9e et m\u00e9connue. D&#8217;autre part, on est pass\u00e9 de 9 \u00e0 27 pays, on a tripl\u00e9 la repr\u00e9sentation. L&#8217;Union europ\u00e9enne repr\u00e9sente aujourd&#8217;hui un demi-milliard de citoyens ! Nombre de chefs d&#8217;Etat du monde ont \u00e0 c\u0153ur de s&#8217;exprimer devant le Parlement europ\u00e9en. Le mouvement syndical y vient pour d\u00e9fendre les int\u00e9r\u00eats des salari\u00e9s, de m\u00eame que le mouvement associatif. Les lobbies aussi y sont actifs, ce qui prouve d&#8217;ailleurs que, eux, ne sous-estiment pas l&#8217;importance du Parlement europ\u00e9en.<\/p>\n<p><strong> Etes-vous agac\u00e9 par cette m\u00e9connaissance des citoyens et le d\u00e9sint\u00e9r\u00eat des partis politiques, voire des parlementaires europ\u00e9ens eux-m\u00eames? F.W. <\/strong> Beaucoup de parlementaires europ\u00e9ens s&#8217;investissent dans un travail non visible, politiquement ingrat, parce qu&#8217;on travaille n\u00e9cessairement sur des dossiers complexes. Cela dit, la vie politique est souvent tr\u00e8s superficielle. Les m\u00e9dias portent une responsabilit\u00e9 lourde \u00e0 cet \u00e9gard, car ils privil\u00e9gient le spectaculaire \u00e0 l&#8217;essentiel, en pr\u00e9textant que les enjeux de fond n&#8217;int\u00e9ressent pas les gens. Ce \u00e0 quoi j&#8217;oppose un d\u00e9menti formel, comme nous l&#8217;a montr\u00e9 la campagne de 2005 sur le Trait\u00e9 constitutionnel europ\u00e9en. A partir du moment o\u00f9 l&#8217;on informe les citoyens et que l&#8217;on fait le lien entre leur vie, leurs aspirations et la dimension europ\u00e9enne de ces enjeux, on peut susciter chez eux une tr\u00e8s grande capacit\u00e9 \u00e0 investir sur ces terrains r\u00e9put\u00e9s inaccessibles. On annonce, une fois de plus, un taux d&#8217;abstention important aux \u00e9lections europ\u00e9ennes. Je l&#8217;explique par une triple responsabilit\u00e9. Celle des grands m\u00e9dias qui ne favorisent pas l&#8217;implication des citoyens. Celle des parlementaires europ\u00e9ens qui n&#8217;ont pas le courage de contester les politiques de l&#8217;Union. Si le Parlement europ\u00e9en apparaissait comme un lieu de r\u00e9sistance et de contre-attaque, le d\u00e9samour de l&#8217;Europe serait moins fort. Plus g\u00e9n\u00e9ralement, la responsabilit\u00e9 essentielle de cette d\u00e9saffection incombe \u00e0 tous ceux qui \u00e9laborent l&#8217;actuelle politique europ\u00e9enne et tout particuli\u00e8rement les concepteurs des trait\u00e9s. Car  ils y ont inscrit le mod\u00e8le de soci\u00e9t\u00e9 n\u00e9olib\u00e9ral de fa\u00e7on contraignante. Les citoyens ont beau changer de gouvernement, la politique europ\u00e9enne n\u00e9olib\u00e9rale avec toutes ses implications nationales continue comme si de rien n&#8217;\u00e9tait. Ce qui est un ferment de crise politique majeure, qui ne fait que s&#8217;exarcerber.<\/p>\n<p><strong> D&#8217;autant plus que ce mod\u00e8le n\u00e9olib\u00e9ral europ\u00e9en est fortement remis en cause&#8230; F.W. <\/strong> Oui. Il a \u00e9t\u00e9 remis en cause par les trois \u00abnon\u00bb, en France, aux Pays-Bas et en Irlande. Il l&#8217;a \u00e9t\u00e9 par la forte mobilisation europ\u00e9enne contre la directive Bolkestein, par la lev\u00e9e de boucliers des syndicats contre les arr\u00eats Viking, Vaxholm et R\u00fcffert de la Cour europ\u00e9enne de justice (CEJ) qui ont l\u00e9gitim\u00e9 le dumping social et ont remis en cause des droits syndicaux (1). Il a \u00e9t\u00e9 remis en cause indirectement par la gr\u00e8ve embl\u00e9matique de Dacia en Roumanie contre l&#8217;Europe low cost. La crise actuelle \u00e9claire dramatiquement le fiasco de ce mod\u00e8le lib\u00e9ral. Plus un pays membre s&#8217;est enfonc\u00e9 dans la logique lib\u00e9rale, plus il est aujourd&#8217;hui au fond du gouffre : l&#8217;Irlande, la Grande-Bretagne, l&#8217;Espagne, nombre de pays d&#8217;Europe centrale&#8230; Plus que jamais, il appara\u00eet l\u00e9gitime de remettre en cause ce mod\u00e8le. C&#8217;est tout l&#8217;enjeu de ces \u00e9lections.<\/p>\n<p><strong> Vous pr\u00e9sidez depuis 1990 le groupe de la Gauche unitaire europ\u00e9enne (GUE-NGL). A-t-il \u00e9t\u00e9 difficile de maintenir un \u00e9quilibre entre les diff\u00e9rentes ses composantes? F.W. <\/strong> Tout d&#8217;abord, nous avons adopt\u00e9 un mode de fonctionnement sp\u00e9cifique : nous sommes un groupe conf\u00e9d\u00e9ral, c&#8217;est-\u00e0-dire que la souverainet\u00e9 politique est reconnue \u00e0 chaque d\u00e9l\u00e9gation nationale. Il y a donc une libert\u00e9 de vote, contrairement \u00e0 d&#8217;autres groupes parlementaires. En m\u00eame temps, il n&#8217;\u00e9tait pas question pour nous d&#8217;\u00eatre un simple groupe technique. Notre groupe veut se forger en permanence une identit\u00e9 clairement de gauche. A nos yeux, la ligne de d\u00e9marcation doit passer, au Parlement europ\u00e9en non pas entre f\u00e9d\u00e9ralistes et non f\u00e9d\u00e9ralistes, mais entre partisans du mod\u00e8le lib\u00e9ral dans les trait\u00e9s et partisans d&#8217;une rupture de gauche avec ce mod\u00e8le. Nous avons au sein de la GUE de tr\u00e8s larges convergences sur des points aussi vari\u00e9s que les questions sociales, \u00e9cologiques, celles des droits, sur les questions de solidarit\u00e9 avec les migrants, avec les pays du Sud, sur la d\u00e9militarisation des relations internationales. Et sur la question absolument strat\u00e9gique des trait\u00e9s, il y a unanimit\u00e9 des dix-sept d\u00e9l\u00e9gations qui composent notre groupe. Donc je pense qu&#8217;on peut parler r\u00e9ellement d&#8217;une identit\u00e9 de la GUE.<\/p>\n<p><strong> La GUE est un groupe minoritaire au Parlement europ\u00e9en. Est-il n\u00e9anmoins possible de peser sur certains dossiers? F.W. <\/strong> On ne peut pas n\u00e9gliger le poids du nombre, sinon on ne demanderait pas aux \u00e9lecteurs de nous accorder davantage de voix. Avoir 41 parlementaires sur 750, c&#8217;est un handicap. Cela dit, nous ne sommes pas prisonniers du nombre, du fait de notre lien avec le mouvement social. C&#8217;est sans doute notre caract\u00e9ristique majeure : nous travaillons en permanence avec les acteurs syndicaux, le mouvement associatif, ou encore  les \u00e9lus locaux. Cela nous aide \u00e9norm\u00e9ment. Concr\u00e8tement, quand il y a une mobilisation sur une question \u00e0 dimension europ\u00e9enne et que nous avons un lien \u00e9troit avec ce mouvement, comme par hasard, sinon la totalit\u00e9 des 31 d\u00e9put\u00e9s socialistes fran\u00e7ais : c&#8217;est d\u00e9j\u00e0 arriv\u00e9 :, du moins une bonne partie d&#8217;entre eux votent avec nous et contre leur groupe. La qualit\u00e9 des liens que nous entretenons avec les acteurs des mouvements sociaux est la clef de cette correction partielle du d\u00e9s\u00e9quilibre politique. Mais le probl\u00e8me du d\u00e9s\u00e9quilibre politique reste, et parfois les liens avec le mouvement social ne suffisent pas. On l&#8217;a vu avec la<em> \u00abDirective de la honte\u00bb <\/em> : on a travaill\u00e9 avec les associations de d\u00e9fense des migrants, on a invit\u00e9 les socialistes pour les mettre face \u00e0 leur responsabilit\u00e9. Mais les pressions des partis socialistes au pouvoir dans les Etats membres sur<em> \u00ableurs\u00bb <\/em> parlementaires ont \u00e9t\u00e9 d\u00e9terminantes pour les obliger \u00e0 voter la directive<em> \u00abRetour\u00bb <\/em>. Quelques rares d\u00e9put\u00e9s europ\u00e9ens socialistes ont vot\u00e9 en fonction de leurs convictions, avec nous et donc explicitement contre leur gouvernement. Ils se sont fait s\u00e9v\u00e8rement rappeler \u00e0 l&#8217;ordre.<\/p>\n<p><strong> Quel est votre sentiment sur la campagne actuelle en France, en particulier celle men\u00e9e par le Front de gauche, \u00e0 laquelle vous participez? Comment jugez-vous l&#8217;\u00e9chec d&#8217;un accord avec le NPA? F.W. <\/strong> Le refus de la direction du NPA est un acte politique extr\u00eamement grave et je pense que les citoyens qui partagent cette id\u00e9e doivent le signifier. Il faut punir les diviseurs et il faut soutenir les rassembleurs. Il n&#8217;y a aucune excuse valable puisque les \u00e9lections europ\u00e9ennes permettent \u00e0 des sensibilit\u00e9s tr\u00e8s diverses d&#8217;\u00eatre pr\u00e9sentes sur une m\u00eame liste. Elles permettent de se mettre d&#8217;accord sur l&#8217;essentiel, tout en respectant les diff\u00e9rences. C&#8217;est vrai au sein du Front de gauche o\u00f9 il y a des diff\u00e9rences, entre nous et le PG, comme il y en a avec l&#8217;ancienne minorit\u00e9 de la LCR, devenue la Gauche unitaire, qui nous a rejoints. Le Front de gauche est un d\u00e9but de rassemblement tr\u00e8s prometteur. Ce n&#8217;est pas banal d&#8217;avoir rempli le 8 mars un Z\u00e9nith de 6 000 places, trois mois avant le scrutin. C&#8217;est sans pr\u00e9c\u00e9dent pour une campagne europ\u00e9enne et sans \u00e9quivalent dans la campagne actuelle, en comparaison des autres forces politiques. Surtout que certaines, y compris le NPA, n&#8217;ont m\u00eame pas commenc\u00e9 la campagne, ce qui en dit long sur leur conception de cette \u00e9lection. Et alors m\u00eame que la crise du mod\u00e8le lib\u00e9ral europ\u00e9en justifierait l&#8217;implication encore plus forte des forces de gauche antilib\u00e9rales.<\/p>\n<p><strong> Surtout que tous les membres de cette gauche antilib\u00e9rale ont vocation \u00e0 si\u00e9ger dans la GUE&#8230; F.W. <\/strong> Oui. La LCR y \u00e9tait en 1999. Alain Krivine ne critiquait pas le groupe et Olivier Besancenot \u00e9tait son collaborateur. Si le NPA avait des \u00e9lus, ils ne pourraient pas si\u00e9ger ailleurs que dans la GUE. Alors pourquoi se diviser?<\/p>\n<p><strong> N&#8217;y a-t-il pas eu, \u00e0 un moment, dans la constitution de ce Front de gauche, le risque de recr\u00e9er uniquement le front du \u00abnon\u00bb au TCE, sans aller au-del\u00e0? F.W. <\/strong> Ceux qui ont pu voter \u00aboui\u00bb en 2005 ne doivent pas, pour autant, \u00eatre rejet\u00e9s en 2009. Il faut \u00e9videmment \u00e9voquer l&#8217;exp\u00e9rience de 2005 parce qu&#8217;elle est extr\u00eamement structurante et, h\u00e9las, les faits nous donnent dramatiquement raison. Mais 2009 n&#8217;est pas 2005. Jamais depuis le d\u00e9but de la construction europ\u00e9enne, son leadership s\u00fbr de lui et dominateur n&#8217;a \u00e9t\u00e9 aussi \u00e9branl\u00e9. Jamais les conditions politiques n&#8217;ont \u00e9t\u00e9 aussi favorables \u00e0 l&#8217;\u00e9mergence d&#8217;options alternatives. Cette situation-l\u00e0 est aujourd&#8217;hui compl\u00e8tement nouvelle.<\/p>\n<p><strong> Justement, vous \u00e9voquez des options alternatives. Quels sont les grands chantiers qu&#8217;il faudrait ouvrir? F.W. <\/strong> Il n&#8217;est pas forc\u00e9ment indiqu\u00e9 de verser au d\u00e9bat un contre-projet enti\u00e8rement ficel\u00e9. Ce qui est important, c&#8217;est d&#8217;avancer des id\u00e9es dont le mouvement social puisse se saisir. Je pense \u00e0 des axes en rupture claire avec les orientations actuelles. Prenons un exemple, celui du cr\u00e9dit dont la crise vient de relever l&#8217;importance. Nous d\u00e9fendons l&#8217;id\u00e9e du cr\u00e9dit s\u00e9lectif, c&#8217;est-\u00e0-dire de proposer des conditions d&#8217;acc\u00e8s au cr\u00e9dit tr\u00e8s favorables d\u00e8s lors qu&#8217;il s&#8217;agit d&#8217;investissements cr\u00e9ateurs d&#8217;emplois, avec \u00e9videmment un contr\u00f4le d\u00e9mocratique et social et, au contraire, d&#8217;imposer des conditions extr\u00eamement dissuasives quand il s&#8217;agit de financer des op\u00e9rations sp\u00e9culatives. Voil\u00e0 typiquement un domaine dans lequel on peut mettre nos adversaires sur la d\u00e9fensive. Je pense \u00e9galement \u00e0 des droits nouveaux pour les comit\u00e9s d&#8217;entreprise :  l&#8217;acc\u00e8s aux informations strat\u00e9giques des entreprises et un droit de suspension de tout plan de restructuration  pour pouvoir mener des contre-expertises. Il s&#8217;agit d&#8217;introduire de la citoyennet\u00e9, d&#8217;ouvrir le monde de l&#8217;\u00e9conomie \u00e0 la d\u00e9mocratie. Toutes ces propositions sont concr\u00e8tes, tangibles, saisissables par le mouvement social et potentiellement r\u00e9volutionnaires. Enfin, un dernier exemple, le r\u00f4le de l&#8217;Union dans le monde. Prenons le G20 : quel r\u00f4le sp\u00e9cifique et majeur a jou\u00e9 l&#8217;Union europ\u00e9enne dans ce sommet? De m\u00eame, les pays membres de l&#8217;UE ont beaucoup plus de voix au FMI que les Etats-Unis. Mais qu&#8217;est-ce qu&#8217;ils en font? A quel moment les pays de l&#8217;UE ont-ils us\u00e9 leur marge de man\u0153uvre pour tenter de faire entendre une autre voix? Jamais. A l&#8217;OMC, \u00e0 quel moment l&#8217;UE a-t-elle tent\u00e9, \u00e0 travers ses pays membres et ses alli\u00e9s naturels dans les pays du Sud, de dire que les politiques men\u00e9es n&#8217;\u00e9taient plus acceptables? Jamais. Au contraire, l&#8217;Union, loin d&#8217;user de son poids pour faire \u00e9merger d&#8217;autres r\u00e8gles, est un acteur actif en faveur de ce mod\u00e8le lib\u00e9ral. Donc, que ce soit sur le plan \u00e9conomique et social, sur la d\u00e9mocratie, sur la question \u00e9cologique ou encore sur le r\u00f4le dans le monde, il y a une maturation des contradictions entre les exigences majoritaires dans la population europ\u00e9enne et les orientations actuelles. Cela ne s&#8217;est jamais produit de fa\u00e7on aussi patente. Il faut s&#8217;en saisir, c&#8217;est le moment. <\/p>\n<p><strong> Propos recueillis par Emmanuelle Cosse <\/strong><\/p>\n<p>[[1. Ces arr\u00eats ont annul\u00e9 des mesures nationales instaurant des salaires minimum et condamn\u00e9 des actions syndicales qui demandaient l&#8217;application de conventions collectives. La CJE a estim\u00e9 que le droit communautaire interdit toute mesure<em> \u00absusceptible de rendre moins attrayantes\u00bb <\/em> les conditions faites \u00e0 une entreprise d&#8217;un autre Etat membre au nom de la<em> \u00ablibre prestation des services\u00bb <\/em>.<br \/>\n]]Paru dans<em> Regards <\/em>, n\u00b062, mai-juin 2009<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p> A la veille des \u00e9lections europ\u00e9ennes, Francis Wurtz, pr\u00e9sident du groupe de la Gauche unitaire europ\u00e9enne livre ses points de vue sur le Parlement europ\u00e9en, ses atouts, ses limites, ses \u00e9checs. Il s&#8217;attarde sur les divisions de la gauche de gauche, le refus d&#8217;union du NPA, le poids du nombre de d\u00e9put\u00e9s dans la GUE et donc, l&#8217;importance de ces \u00e9lections pour l&#8217;avenir des citoyens europ\u00e9ens. Entretien. <\/p>\n","protected":false},"author":527,"featured_media":0,"comment_status":"open","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"_themeisle_gutenberg_block_has_review":false,"footnotes":""},"categories":[141],"tags":[],"class_list":["post-4047","post","type-post","status-publish","format-standard","hentry","category-archives-web"],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/archives.regards.fr\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/4047","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/archives.regards.fr\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/archives.regards.fr\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/archives.regards.fr\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/users\/527"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/archives.regards.fr\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fcomments&post=4047"}],"version-history":[{"count":0,"href":"https:\/\/archives.regards.fr\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/4047\/revisions"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/archives.regards.fr\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fmedia&parent=4047"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/archives.regards.fr\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fcategories&post=4047"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/archives.regards.fr\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Ftags&post=4047"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}