{"id":3977,"date":"2008-07-01T00:00:00","date_gmt":"2008-06-30T22:00:00","guid":{"rendered":"https:\/\/wp.muchomaas.com\/sexualite-2-nathalie-bajos-et3977\/"},"modified":"2008-07-01T00:00:00","modified_gmt":"2008-06-30T22:00:00","slug":"sexualite-2-nathalie-bajos-et3977","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/archives.regards.fr\/?p=3977","title":{"rendered":"Sexualit\u00e9 (2). Nathalie Bajos et Michel Bozon : les femmes, des hommes comme les autres&#8230;"},"content":{"rendered":"<p class=\"post_excerpt\"> Pourquoi les repr\u00e9sentations in\u00e9galitaristes de la sexualit\u00e9 persistent en France? Quel est l&#8217;impact des in\u00e9galit\u00e9s sociales et des conditions de vie sur le d\u00e9sir et les pratiques sexuelles? Entretien. <\/p>\n<p><strong> Vous avez choisi d&#8217;intituler l&#8217;enqu\u00eate Contexte de la sexualit\u00e9 en France. Quelles \u00e9taient vos hypoth\u00e8ses de d\u00e9part pour d\u00e9crire ce contexte?  <\/strong><\/p>\n<p><strong> Michel Bozon. <\/strong> L&#8217;une des premi\u00e8res id\u00e9es, c&#8217;est que s&#8217;il y a une diversification des situations d&#8217;interactions sexuelles, il faut avoir aussi une diversification de la pr\u00e9vention. Une seconde \u00e9tait de voir l&#8217;influence qu&#8217;a la structure des rapports de genre sur les interactions  sexuelles. Cela implique ainsi certaines questions sur les in\u00e9galit\u00e9s sociales. Enfin, la troisi\u00e8me hypoth\u00e8se \u00e9tait de voir comment la ma\u00eetrise que l&#8217;on a de ses conditions de vie est un \u00e9l\u00e9ment de la ma\u00eetrise de sa sexualit\u00e9. Ne serait-ce que le logement : si on vit dans un logement trop petit, sans un degr\u00e9 d&#8217;intimit\u00e9 suffisant, cela a des cons\u00e9quences sur son activit\u00e9 sexuelle. Tout cela justifie le titre de l&#8217;enqu\u00eate. C&#8217;est-\u00e0-dire que la sexualit\u00e9 s&#8217;explique par le contexte biographique, le contexte des rapports de genre et le contexte des conditions de vie des personnes. <\/p>\n<p><strong> Quels sont donc les enseignements principaux \u00e0 tirer de vos travaux? <\/strong><\/p>\n<p><strong> Nathalie Bajos. <\/strong> Tout va dans le sens d&#8217;une sexualit\u00e9 f\u00e9minine de plus en plus diversifi\u00e9e, quel que soit l&#8217;indicateur qu&#8217;on prenne en consid\u00e9ration, et de plus en plus d\u00e9connect\u00e9e des enjeux reproductifs de la sexualit\u00e9. Cela se lit d\u00e8s l&#8217;\u00e2ge d&#8217;entr\u00e9e dans la sexualit\u00e9 (17,6 ans pour les femmes contre 17,2 ans pour les hommes), cela se retrouve dans le nombre de partenaires, dans le nombre de relations avec des partenaires du m\u00eame sexe ainsi que dans le r\u00e9pertoire des pratiques sexuelles. Sur ce th\u00e8me, on n&#8217;a finalement que confirm\u00e9 des tendances qui avaient d\u00e9j\u00e0 \u00e9t\u00e9 mises en \u00e9vidence auparavant. <\/p>\n<p><strong> M.B. <\/strong>Mais, aujourd&#8217;hui, on sait qu&#8217;il s&#8217;agit d&#8217;un v\u00e9ritable mouvement de fond. Par contre, nous imaginions au d\u00e9but de l&#8217;enqu\u00eate que s&#8217;il y avait une \u00e9volution des pratiques sexuelles, les repr\u00e9sentations mentales, c&#8217;est-\u00e0-dire le cadre dans lequel on vit sa sexualit\u00e9, suivraient \u00e9galement. Or, ce n&#8217;est pas le cas. Les repr\u00e9sentations restent remarquablement diff\u00e9renci\u00e9es, dans une tendance essentialiste et naturaliste tout \u00e0 fait inqui\u00e9tante. On a ainsi, d&#8217;un c\u00f4t\u00e9, l&#8217;id\u00e9e majoritaire que chez l&#8217;homme, il existe un d\u00e9sir et des besoins sexuels naturels et, de l&#8217;autre, que chez les femmes, il y a surtout l&#8217;amour, les sentiments et la disponibilit\u00e9 face au d\u00e9sir masculin et, fait plus inqui\u00e9tant, les femmes le pensent encore plus que les hommes. <\/p>\n<p><strong> Comment l&#8217;expliquer? <\/strong><\/p>\n<p><strong> **N.B.**  <\/strong>Nous avons cherch\u00e9 \u00e0 comprendre pourquoi la sph\u00e8re de la sexualit\u00e9 est la seule qui r\u00e9siste aux repr\u00e9sentations \u00e9galitaristes qui touchent toutes les sph\u00e8res sociales. Dans le domaine de la vie publique et politique, dans le domaine du travail, dans le cadre familial, les repr\u00e9sentations sont \u00e9galitaires, m\u00eame si les pratiques ne le sont toujours pas. Alors pourquoi toutes les sph\u00e8res de la vie sociale sont-elles marqu\u00e9es par la norme \u00e9galitariste sauf la sexualit\u00e9? Pour r\u00e9soudre ce paradoxe, nous avan\u00e7ons l&#8217;hypoth\u00e8se que ces repr\u00e9sentations diff\u00e9rentialistes dans le champ de la sexualit\u00e9 ont une fonction sociale. C&#8217;est-\u00e0-dire qu&#8217;elles servent \u00e0 justifier, \u00e0 accepter que les in\u00e9galit\u00e9s continuent \u00e0 pr\u00e9valoir dans les autres sph\u00e8res. Pour le dire autrement, il y aurait des tensions importantes entre des normes \u00e9galitaristes et des pratiques qui ne le sont pas dans les autres sph\u00e8res sociales. Les individus doivent g\u00e9rer ces tensions, en particulier les femmes, qui doivent g\u00e9rer en m\u00eame temps des discours et des envies \u00e9galitaristes et des pratiques qui en sont fort \u00e9loign\u00e9es. A quelques rares exceptions pr\u00e8s, elles gagnent toujours moins que leur conjoint, elles s&#8217;occupent plus des enfants, etc. <\/p>\n<p>Pour ces femmes, la mani\u00e8re la plus facile pour r\u00e9soudre ces tensions, c&#8217;est de faire accepter que fondamentalement un homme et une femme, ce n&#8217;est pas pareil. Ainsi, selon notre hypoth\u00e8se, faire accepter in fine cette sexualit\u00e9 diff\u00e9rentialiste, c&#8217;est une des mani\u00e8res de faire accepter l&#8217;in\u00e9galit\u00e9 qui continue de pr\u00e9valoir dans les autres sph\u00e8res sociales.<\/p>\n<p><strong> L&#8217;\u00e9mancipation sexuelle des femmes n&#8217;a donc pas r\u00e9ussi \u00e0 renverser cette repr\u00e9sentation naturaliste de la sexualit\u00e9? <\/strong><\/p>\n<p><strong> **N.B.** <\/strong> Les gens sont toujours intimement persuad\u00e9s que les hommes et les femmes ont des besoins diff\u00e9rents. Et il va \u00eatre tr\u00e8s difficile de faire passer l&#8217;id\u00e9e qu&#8217;il s&#8217;agit d&#8217;une construction sociale, tant ces croyances sont inculqu\u00e9es depuis des mill\u00e9naires. La bonne nouvelle, c&#8217;est qu&#8217;on voit dans notre enqu\u00eate que les femmes : m\u00eame si elles sont minoritaires statistiquement : qui ont des pratiques et des repr\u00e9sentations \u00e9galitaires, adh\u00e8rent moins \u00e0 ce mod\u00e8le dominant. Elles ne sont pas en tension, donc elles n&#8217;ont pas besoin de justifier leur situation. Il faut bien comprendre que montrer que les diff\u00e9rences hommes\/femmes sont des constructions sociales, ne veut pas dire qu&#8217;il faut nier les diff\u00e9rences entre individus. Mais il n&#8217;y a aucune raison que ces diff\u00e9rences soient entre les sexes. <\/p>\n<p><strong> Mais en m\u00eame temps, vous montrez que les parcours sexuels des hommes et des femmes tendent \u00e0 se ressembler&#8230; <\/strong><\/p>\n<p><strong> M.B. <\/strong> On observe en effet que leurs trajectoires de vie se rapprochent fortement. Par exemple, les hommes et les femmes ont une jeunesse sexuelle (c&#8217;est-\u00e0-dire ce qui se passe entre le premier rapport et le premier couple) dont la dur\u00e9e commence \u00e0 \u00eatre proche ; les s\u00e9parations conjugales, et le fait de retrouver ensuite des partenaires, concernent autant les hommes que les femmes. Par ailleurs, avoir un seul partenaire dans sa vie devient une chose du pass\u00e9 pour les femmes. Cela ne concerne que 1 femme sur 3, contre 2 sur 3 dans l&#8217;enqu\u00eate Simon de 1972. De m\u00eame, avoir une vie sexuelle active apr\u00e8s 50 ans devient relativement ordinaire. On a d\u00e9j\u00e0 beaucoup comment\u00e9 l&#8217;augmentation d\u00e9clar\u00e9e du nombre de partenaires chez les femmes, ainsi que la proportion de femmes d\u00e9clarant avoir eu des relations sexuelles avec des partenaires du m\u00eame sexe. Tout cela va dans le m\u00eame sens d&#8217;une diversification des trajectoires, comme on l&#8217;observait d\u00e9j\u00e0 chez les hommes. <\/p>\n<p><strong> S&#8217;agit-il pour autant de v\u00e9cus identiques? <\/strong><\/p>\n<p><strong> M.B. <\/strong>Non. Car ce rapprochement des trajectoires n&#8217;implique pas une similitude des exp\u00e9riences v\u00e9cues, qui d\u00e9pendent de bien d&#8217;autres \u00e9l\u00e9ments, dont les rapports de genre. Reprenons l&#8217;exemple que l&#8217;on donne toujours, concernant le nombre de partenaires d\u00e9clar\u00e9s. Si les femmes en d\u00e9clarent moins que les hommes, c&#8217;est en partie parce qu&#8217;elles int\u00e9riorisent le fait qu&#8217;il ne faut pas en d\u00e9clarer trop, pour correspondre \u00e0 une image qu&#8217;on attend de vous. Car une femme avec beaucoup de partenaires, c&#8217;est encore une femme facile, pour utiliser l&#8217;expression la plus gentille. Donc elles en oublient certains dans les d\u00e9clarations. Autre exemple, celui de vivre le d\u00e9sir. Les femmes sont beaucoup plus nombreuses \u00e0 dire qu&#8217;elles ont d\u00e9j\u00e0 eu des rapports sexuels uniquement pour faire plaisir \u00e0 leurs partenaires, o\u00f9 leurs propres d\u00e9sirs n&#8217;interviennent pas. Tout cela contribue \u00e0 ce qu&#8217;il demeure une sorte de sc\u00e9nario : le d\u00e9sir de l&#8217;homme, en lien avec les d\u00e9clarations sur les repr\u00e9sentations, serait une chose naturelle, qui doit \u00eatre satisfaite et qui fait des hommes des \u00eatres ind\u00e9pendants. Tandis que les femmes seraient dans une position de disponibilit\u00e9 sexuelle o\u00f9 leurs envies \u00e9ventuelles seraient en quelque sorte activ\u00e9es par le d\u00e9sir de l&#8217;homme et non pas par elles-m\u00eames. <\/p>\n<p><strong> Vous insistez sur le fait que les femmes seraient plus vuln\u00e9rables \u00e0 certaines \u00e9tapes de leur vie, face \u00e0 la pr\u00e9vention des infections sexuelles, \u00e0 la contraception? <\/strong><\/p>\n<p><strong> M.B. <\/strong>Des r\u00e9sultats montrent que les femmes qui ont des rapports avec plusieurs partenaires dans l&#8217;ann\u00e9e sont plus nombreuses \u00e0 ne jamais se prot\u00e9ger que les hommes dans la m\u00eame situation. M\u00eame chose quand les femmes, apr\u00e8s une s\u00e9paration, rencontrent un homme qui est d\u00e9j\u00e0 en relation avec d&#8217;autres partenaires. Evidemment, on retrouve l\u00e0 des aspects de g\u00e9n\u00e9rations tr\u00e8s forts, pour les hommes comme pour les femmes. Il s&#8217;agit de classe d&#8217;\u00e2ge (aux alentours de 35-40 ans) qui n&#8217;ont pas d\u00e9but\u00e9 leur vie sexuelle avec le sida. <\/p>\n<p><strong> N.B. <\/strong> On voit aussi que ce sont surtout les femmes qui ont du mal \u00e0 g\u00e9rer ces risques. Cela s&#8217;explique en partie par le fait que le risque sanitaire est devenu un enjeu parmi d&#8217;autres pour les femmes, du fait qu&#8217;il est beaucoup plus difficile pour elles de trouver un partenaire sur le<em> \u00abmarch\u00e9 sexuel\u00bb <\/em>. On l&#8217;observe depuis longtemps \u00e0 propos du VIH, mais c&#8217;est aussi d\u00e9sormais le cas pour l&#8217;avortement. L&#8217;enjeu, c&#8217;est de construire une relation. Alors, aller proposer \u00e0 37 ans un pr\u00e9servatif \u00e0 un mec alors que cela fait un an qu&#8217;on cherche quelqu&#8217;un et qu&#8217;on flippe \u00e0 l&#8217;id\u00e9e de ne pas avoir d&#8217;enfants, n&#8217;est, semble-t-il, pas facile \u00e0 g\u00e9rer&#8230;<\/p>\n<p><strong> Un autre point majeur de l&#8217;enqu\u00eate, pourtant peu m\u00e9diatis\u00e9, concerne les violences sexuelles. On est tr\u00e8s choqu\u00e9 par l&#8217;ampleur et la durabilit\u00e9 de ces violences&#8230; <\/strong><\/p>\n<p><strong> M.B. <\/strong>Il y a un recul du silence, notamment depuis la derni\u00e8re enqu\u00eate Enveff de 2000, tant chez les femmes que chez les hommes. Nous pensons n\u00e9anmoins que, dans le domaine des violences de la part du conjoint ou du petit ami, on est encore dans de la sous-d\u00e9claration (elles n&#8217;ont \u00e9t\u00e9 r\u00e9v\u00e9l\u00e9es \u00e0 un tiers que dans 40 % des cas). Par contre, les violences venant du p\u00e8re, du beau-p\u00e8re, de l&#8217;oncle se disent aujourd&#8217;hui. La parole devient en effet possible quand on est s\u00e9par\u00e9 de l&#8217;agresseur. <\/p>\n<p>En effet, le niveau des agressions est \u00e9lev\u00e9. Si on cumule les personnes qui ont subi au moins des attouchements, des tentatives de rapports forc\u00e9s ou des rapports forc\u00e9s, cela concerne une femme sur quatre dans la classe d&#8217;\u00e2ge 25-34 ans. Toutes d\u00e9clarations confondues, les violences sexuelles concernent une femme sur cinq et un homme sur vingt. En m\u00eame temps, on a pu observer que le fait d&#8217;en parler, arr\u00eate la spirale de la violence. Il y a donc une augmentation de l&#8217;exactitude des d\u00e9clarations et un recul du silence li\u00e9 \u00e0 un plus fort degr\u00e9 de r\u00e9volte des personnes touch\u00e9es. On n&#8217;a pas encore pris la mesure de l&#8217;importance d&#8217;avoir une vraie politique sociale autour des personnes agress\u00e9es qui ont besoin de recours et d&#8217;appui, d&#8217;un autre niveau que le simple accompagnement judiciaire. Seulement 10 % des personnes agress\u00e9es portent plainte&#8230; <\/p>\n<p><strong> Vous avez aussi cherch\u00e9 \u00e0 comprendre comment les in\u00e9galit\u00e9s sociales jouent sur les pratiques et les d\u00e9sirs sexuels. Qu&#8217;en est-il exactement? <\/strong><\/p>\n<p><strong> N.B. <\/strong> Ce que l&#8217;on a observ\u00e9, c&#8217;est que les conditions de vie jouent sur la sexualit\u00e9, d\u00e8s lors qu&#8217;elle remettent en cause le r\u00f4le traditionnel de l&#8217;homme et de la femme. Ainsi, contrairement \u00e0 ce que nous pensions, les hommes ayant les vies professionnelles les plus stressantes ou harassantes sont ceux qui se sentent le mieux dans leur sexualit\u00e9. Par contre, ils sont mal \u00e0 l&#8217;aise dans leur sexualit\u00e9 quand leurs conditions de vie remettent en cause leur situation<em> \u00abtraditionnelle\u00bb <\/em> de chef de famille. Par exemple, si on est sans revenus. Quant aux femmes, d\u00e8s qu&#8217;on les renvoie \u00e0 leur r\u00f4le de m\u00e9nag\u00e8re, elles se cantonnent effectivement l\u00e0-dedans. Le r\u00f4le de m\u00e8re\/ m\u00e9nag\u00e8re prime alors et l&#8217;enjeu de sexualit\u00e9 dite de plaisir, hors reproduction, passe bien loin derri\u00e8re. Mais c&#8217;est aussi un r\u00e9sultat int\u00e9ressant, parce qu&#8217;on peut dire que si les hommes veulent que leur partenaire soit \u00e9panouie, ils ont int\u00e9r\u00eat \u00e0 faire les t\u00e2ches m\u00e9nag\u00e8res et \u00e0 s&#8217;occuper des enfants!<\/p>\n<p><strong> Sans donner de recommandations, vous invitez les pouvoirs publics \u00e0 repenser les politiques de pr\u00e9vention, d&#8217;\u00e9ducation \u00e0 la sexualit\u00e9, etc.  Vous proposez aussi que ces politiques soient men\u00e9es en regard de situations \u00e0 risques. Pourquoi? <\/strong><\/p>\n<p><strong> N.B. <\/strong> On a vu que les calendriers de vie s&#8217;\u00e9talent beaucoup plus dans le temps. Il y a une \u00e9volution du calendrier sexuel avec la disparition d&#8217;une s\u00e9paration entre l&#8217;adolescence et l&#8217;\u00e2ge adulte. D\u00e9sormais, les hommes et les femmes auront des partenaires tout au long de la vie avec des situations particuli\u00e8res o\u00f9 les prises de risques sont importantes, notamment apr\u00e8s une rupture de la vie conjugale. Donc, il faut des messages de pr\u00e9vention, pas seulement aupr\u00e8s des jeunes, mais envers toute la population, en fonction de situations bien pr\u00e9cises. Cela est compl\u00e8tement pass\u00e9 dans ce qui se fait sur la contraception et l&#8217;avortement, mais cela reste \u00e0 faire ailleurs. <\/p>\n<p>Propos recueillis par <strong> E.C. <\/strong><\/p>\n<p>paru dans<em> Regards <\/em> n\u00b053, \u00e9t\u00e9 2008<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p> Pourquoi les repr\u00e9sentations in\u00e9galitaristes de la sexualit\u00e9 persistent en France? Quel est l&#8217;impact des in\u00e9galit\u00e9s sociales et des conditions de vie sur le d\u00e9sir et les pratiques sexuelles? 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