{"id":3935,"date":"2009-03-01T00:00:00","date_gmt":"2009-02-28T23:00:00","guid":{"rendered":"https:\/\/wp.muchomaas.com\/gauche-de-gauche-en-europe-etat3935\/"},"modified":"2009-03-01T00:00:00","modified_gmt":"2009-02-28T23:00:00","slug":"gauche-de-gauche-en-europe-etat3935","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/archives.regards.fr\/?p=3935","title":{"rendered":"Gauche de gauche en Europe : Etat des lieux contrast\u00e9"},"content":{"rendered":"<p class=\"post_excerpt\"> Alors que la gauche de gauche fran\u00e7aise semble se diriger vers la division pour les prochaines \u00e9lections europ\u00e9ennes, Regards a souhait\u00e9 voir ce qui se passe chez nos voisins europ\u00e9ens. Le paysage est pour le moins contrast\u00e9 mais donne aussi quelques lueurs d&#8217;espoir. Parfois, le succ\u00e8s \u00e9lectoral est l\u00e0, montrant qu&#8217;il est possible de d\u00e9fendre une autre politique que celle de la sociale-d\u00e9mocratie et de gagner. <\/p>\n<p>ALLEMAGNE <strong> Die Linke, le m\u00e9lange des cultures <\/strong><\/p>\n<p>Le parti Die Linke (La Gauche) est n\u00e9 de la fusion, le 16 juin 2007, du PDS et de la WASG. Lothar Bisky, leader de l&#8217;ex-parti communiste allemand particuli\u00e8rement implant\u00e9 \u00e0 l&#8217;Est, a fait alliance avec Oskar Lafontaine, figure embl\u00e9matique ayant rompu avec le SPD. Leur premier front commun en 2005 a permis d&#8217;atteindre le score de 8,7% aux \u00e9lections f\u00e9d\u00e9rales. Avec une ligne politique clairement antilib\u00e9rale, Die Linke a cr\u00e9\u00e9 l&#8217;espoir suite aux \u00e9checs du gouvernement Schr\u00f6der, particuli\u00e8rement antisocial, et prosp\u00e8re face \u00e0 la coalition SPD-CDU. Avec une force militante reposant sur plus de 70000 adh\u00e9sions, le parti est actuellement repr\u00e9sent\u00e9 par 53d\u00e9put\u00e9s au Bundestag, 161 dans les parlements r\u00e9gionaux, 179maires et 7d\u00e9put\u00e9s europ\u00e9ens. Autant dire qu&#8217;il a su \u00e9branler la bipolarisation traditionnelle&#8230; Et fait r\u00eaver bien des \u00e2mes militantes de la gauche radicale fran\u00e7aise! Son \u00e9volution reste cependant fragile. Le m\u00e9lange des cultures, s&#8217;il est politiquement porteur, ne se fait \u00e9videmment pas sans frictions. Surtout, des choix strat\u00e9giques animent aujourd&#8217;hui le nouveau parti. Die Linke avait pos\u00e9 de fortes conditions programmatiques pour gouverner avec le SPD, \u00e0 tel point que ce dernier a pr\u00e9f\u00e9r\u00e9 tendre la main \u00e0 la droite pour constituer une coalition avec la CDU. Depuis, l&#8217;image d\u00e9sastreuse du SPD qui a tourn\u00e9 le dos \u00e0 ses fondamentaux de gauche l&#8217;am\u00e8ne \u00e0 reconsid\u00e9rer ses relations avec Die Linke. Un d\u00e9bat jusque-l\u00e0 tabou fait irruption au sein de Die Linke: faut-il envisager des alliances avec le SPD et les Verts dans certaines r\u00e9gions voire \u00e0 l&#8217;\u00e9chelle gouvernementale, suite aux \u00e9lections au Bundestag de septembre prochain? En Hesse, par exemple, ce serait le moyen de faire \u00e9lire ministre-pr\u00e9sidente l&#8217;une de ses dirigeantes, Andrea Ypsilanti, et de mettre ainsi dehors l&#8217;\u00e9dile actuel tr\u00e8s \u00e0 droite. Ne pas en rabattre sur des exigences telles que le retrait des troupes en Afghanistan ou l&#8217;abrogation des mesures Hartz IV qui ont d\u00e9mantel\u00e9 la protection des ch\u00f4meurs et lib\u00e9ralis\u00e9 le march\u00e9 du travail, semble \u00eatre une condition sine qua non partag\u00e9e. Le d\u00e9bat est aussi pos\u00e9 avec Berlin, seul land o\u00f9 Die Linke est aux affaires avec le SPD. La direction berlinoise, qui \u00e9tait d\u00e9j\u00e0 favorable au TCE concoct\u00e9 par Giscard d&#8217;Estaing, serait pour le trait\u00e9 de Lisbonne. Un point de vue qui suscite de s\u00e9rieux rappels aux convictions fondatrices du parti par les responsables nationaux de Die Linke&#8230; <strong> C.A. <\/strong><\/p>\n<p>ITALIE <strong> La fin de Rifondazione Comunista ? <\/strong><\/p>\n<p>Longtemps, l&#8217;exemple italien de Rifondazione Comunista (RC), n\u00e9e en 1991 de la scission du Parti communiste italien, faisait r\u00eaver en France. Devenu un parti proche des mouvements, quasiment le parti des mouvements, il voulait proposer une autre pratique de la politique et l&#8217;\u00e9mergence de t\u00eates nouvelles. RC fut ainsi le lieu de la r\u00e9percussion des mobilisations contestataires, de la lutte des pr\u00e9caires \u00e0 celles des sans-papiers. Le parti r\u00e9fl\u00e9chit \u00e0 la d\u00e9sob\u00e9issance civile, travaille diff\u00e9remment avec les syndicats. Mais visiblement, il n&#8217;\u00e9tait pas pr\u00eat \u00e0 se retrouver dans une coalition allant de l&#8217;extr\u00eame gauche au centre, et n&#8217;avait pas, \u00e0 l&#8217;instar du PCF, envisag\u00e9 le d\u00e9sastre de sa participation \u00e0 un gouvernement d&#8217;inspiration sociale-lib\u00e9rale-d\u00e9mocrate. La victoire de la coalition de la Gauche arc-en-ciel en 2006 permet \u00e0 Rifondazione d&#8217;obtenir 41d\u00e9put\u00e9s, dont Vladimir Luxuria, premier d\u00e9put\u00e9e transgenre, et 27s\u00e9nateurs. Son charismatique leader Fausto Bertinotti est \u00e9lu pr\u00e9sident de la Chambre des d\u00e9put\u00e9s. Mais les belles histoires s&#8217;arr\u00eatent l\u00e0. L&#8217;attitude de Bertinotti a largement d\u00e9rout\u00e9 durant toute la p\u00e9riode du gouvernement Prodi. Au lendemain de la d\u00e9route \u00e9lectorale et de sa d\u00e9mission de la direction des Verts, Alfonso Pecoraro Scanio, faisait cette lecture am\u00e8re:<em> \u00abNous avons pay\u00e9 un lourd tribut pour notre participation au gouvernement Prodi. Nous avons \u00e9t\u00e9 m\u00eal\u00e9s \u00e0 la bureaucratie institutionnelle et les \u00e9lecteurs nous ont punis pour cela.\u00bb <\/em> L&#8217;exigence de loyaut\u00e9 de Prodi \u00e0 l&#8217;ensemble des  forces de gauche pr\u00e9sentes dans son gouvernement les a en effet rapidement musel\u00e9es. R\u00e9sultat, les politiques d&#8217;aust\u00e9rit\u00e9 seront vot\u00e9es sans grande opposition, d\u00e9routant tout le camp de la gauche. Et n&#8217;emp\u00eachant aucunement la droite de revenir encore plus victorieuse en 2008. Deux ans plus tard, c&#8217;est donc l&#8217;effondrement de Rifondazione (et de toutes les formations communistes ainsi que des Verts), qui n&#8217;a plus aucune repr\u00e9sentation parlementaire. Bertinotti s&#8217;est retir\u00e9 de la vie politique et une bataille terrible a conduit RC sur les voies de la division. D&#8217;un c\u00f4t\u00e9, le pr\u00e9sident de la r\u00e9gion des Pouilles Nichi Vendola, a quitt\u00e9 le parti pour fonder, en janvier dernier, une scission, la Refondation pour la gauche. La Gauche critique qui fut longtemps un groupe de Rifondazione, avait, quant \u00e0 elle, senti le vent tourner assez t\u00f4t. Elle s&#8217;\u00e9tait pr\u00e9sent\u00e9e seule aux l\u00e9gislatives de 2008. Et vient de quitter d\u00e9finitivement le navire suivant un chemin proche de celui de la LCR\/NPA. Rifondazione est aujourd&#8217;hui dirig\u00e9e par Paolo Ferrero, ministre de la Solidarit\u00e9 du gouvernement Prodi, qui avait accus\u00e9 la faiblesse des syndicats aupr\u00e8s de la classe ouvri\u00e8re pour expliquer la d\u00e9route \u00e9lectorale de 2008. Rifondazione n&#8217;est pas dans les meilleures conditions pour se pr\u00e9senter aux \u00e9lections europ\u00e9ennes (elle avait 5 eurod\u00e9put\u00e9s) tout comme le reste de la<em> \u00abgauche\u00bb <\/em> italienne. Ainsi, le Parti d\u00e9mocratique, construit sur des cendres du PCI, est \u00e9galement en pleine d\u00e9route. <strong> E.C. <\/strong><\/p>\n<p>PORTUGAL <strong> Un bloc toujours plus fort  <\/strong><\/p>\n<p>Issu de la fusion de l&#8217;UDP (marxiste-leniniste, ex-maoiste), du PSR (li\u00e9 alors \u00e0 la IV Internationale) et de Pol\u00edtica XXI, le Bloco de Esquerda, fond\u00e9 en 1999 poursuit tranquillement sa mont\u00e9e au sein des partis de gauche. Lors de la derni\u00e8re \u00e9lection pr\u00e9sidentielle en 2006, la campagne men\u00e9e par l&#8217;un de ses leaders, Francisco Lou\u00e7\u00e3, avait permis de recueillir 5,31%, apr\u00e8s que le bloc a gagn\u00e9 huit parlementaires aux l\u00e9gislatives de 2005 (avec 6,5% des voix contre 2% en 1999). La structure demeure assez souple, avec une certaine marge d&#8217;autonomie de ses groupes constituants. Mais le Bloco de Esquerda s&#8217;essaye aussi \u00e0 l&#8217;alliance parlementaire avec le Parti communiste portugais et le Parti socialiste, \u00e0 la t\u00eate du gouvernement, quand il s&#8217;agit de faire voter son projet de loi sur les violences domestiques. Trois scrutins attendent les Portugais en 2009: les europ\u00e9ennes, les l\u00e9gislatives et les municipales. Le Bloco, qui s&#8217;affirme comme la troisi\u00e8me force \u00e0 gauche du pays, tel que le cr\u00e9ditent les sondages actuellement, va se retrouver face \u00e0 une question non r\u00e9solue: celle de la participation \u00e0 un gouvernement. Les scrutins de 2009 pourraient \u00eatre l&#8217;occasion de choix difficiles mais les exemples italiens et fran\u00e7ais pourraient \u00eatre \u00e9clairants. <strong> E.C. <\/strong><\/p>\n<p>GR\u00c8CE <strong> Synaspismos gagne du terrain <\/strong><\/p>\n<p>Synaspismos a \u00e9merg\u00e9 dans les ann\u00e9es 1990, \u00e0 la faveur d&#8217;une scission du Parti communiste<em> \u00abext\u00e9rieur\u00bb <\/em> (KKE) qui s&#8217;est alli\u00e9e au Parti communiste<em> \u00abint\u00e9rieur\u00bb <\/em>, dont les membres sont depuis longtemps surnomm\u00e9s<em> \u00ables eurocommunistes\u00bb <\/em>. Le KKE est rest\u00e9 camp\u00e9 sur une ligne nationaliste et tr\u00e8s orthodoxe : \u00e0 leur derni\u00e8re universit\u00e9 d&#8217;\u00e9t\u00e9, les jeunes \u00e9taient encore invit\u00e9s \u00e0 s&#8217;impr\u00e9gner de l&#8217;\u0153uvre de Staline. S&#8217;il reste une force implant\u00e9e notamment dans les campagnes et les secteurs du vieux mouvement ouvrier, Synaspismos gagne d\u00e9sormais du terrain. La nouvelle force s&#8217;ancre progressivement mais s\u00fbrement. C&#8217;est la composante principale de la coalition des groupes et partis de gauche, dite Syriza, qui dispose de 14 d\u00e9put\u00e9s au Parlement hell\u00e9nique. Synaspismos s&#8217;appuie sur le charisme du jeune leader Alexis Tsipras, 34 ans, pr\u00e9sident du mouvement. Candidat \u00e0 la mairie d&#8217;Ath\u00e8nes en 2006, son score avait atteint 10,5%, pla\u00e7ant pour la premi\u00e8re fois la force de la gauche et de l&#8217;\u00e9cologie devant le KKE. Le r\u00e9cent mouvement social avec le soul\u00e8vement de la jeunesse grecque a donn\u00e9 du souffle \u00e0 Syriza, dont les militants et responsables y ont largement particip\u00e9. Et ce d&#8217;autant que le parti socialiste grec n&#8217;est pas tr\u00e8s \u00e0 gauche et divis\u00e9. Devant une droite qui a exasp\u00e9r\u00e9 dans le pays,<em> \u00abbeaucoup de gens se sont tourn\u00e9s vers nous\u00bb <\/em>, raconte la jeune militante Panayota Maniou. R\u00e9sultat: les sondages placent aujourd&#8217;hui la coalition \u00e0 18% ! <strong> C.A. <\/strong><\/p>\n<p>GRANDE-BRETAGNE <strong> Respect s&#8217;effrite <\/strong><\/p>\n<p>Dans l&#8217;Angleterre sociale-lib\u00e9rale de Tony Blair, le mouvement contre la guerre en Irak avait donn\u00e9 naissance \u00e0 la coalition Respect, acronyme de Respect-\u00e9galit\u00e9-socialisme-paix-environnement-communaut\u00e9 et trade-unionisme. Une alliance entre l&#8217;organisation trotskiste SWP (Socialist Workers Party), plusieurs petits partis communistes et surtout un grand nombre de non affili\u00e9s. Le puissant orateur et d\u00e9put\u00e9 travailliste George Galloway les rejoint. La coalition se lance dans les \u00e9lections locales et emporte de modestes r\u00e9sultats (5% \u00e0 Londres face \u00e0 Ken Levingston, en mai 2006, 7,4% \u00e0 Birmingham, 10% \u00e0 Leicester), mais qui sont \u00e0 l&#8217;aune de l&#8217;Angleterre carr\u00e9ment d\u00e9tonnants. Ces r\u00e9sultats si prometteurs n&#8217;ont pourtant pas permis de faire tenir l&#8217;union sur la dur\u00e9e. Respect s&#8217;est retrouv\u00e9e\u00e8 en 2007 au milieu d&#8217;une crise sans pr\u00e9c\u00e9dent, \u00e0 la suite de divisions internes fortes entre ses diff\u00e9rents courants, notamment entre Galloway et le SWP. La crise a \u00e9t\u00e9 forte, les accusations de sectarisme et d&#8217;\u00e9lectoralisme ont fus\u00e9 (mais aussi d&#8217;avoir abandonn\u00e9 le combat des droits des gays, des femmes ou pour l&#8217;avortement), chacun voulant garder le label Respect (et son argent). Un accord a \u00e9t\u00e9 trouv\u00e9 en 2008: c&#8217;est la scission entre le courant de George Galloway (http:\/\/www.respectrenewal.org) et celui men\u00e9 par le SWP (http:\/\/www.respectcoalition.org). Une s\u00e9paration assum\u00e9e et efficace: la perc\u00e9e \u00e9lectorale de Respect en 2004 n&#8217;est plus. <strong> E.C <\/strong><\/p>\n<p>PAYS-BAS <strong> Un succ\u00e8s qui donne envie <\/strong><\/p>\n<p>Le r\u00e9sultat fut sans appel: 16,6% aux derni\u00e8res \u00e9lections l\u00e9gislatives pour le SP (Parti socialiste) n\u00e9erlandais, \u00e7\u00e0 fait r\u00eaver! Dirig\u00e9 par Jan Marijnissen, le succ\u00e8s du SP ne doit rien au hasard. Les Pays-Bas ont longtemps jugul\u00e9 un syst\u00e8me \u00e9conomique n\u00e9olib\u00e9ral tout en d\u00e9veloppant une protection sociale avanc\u00e9e, ce qui permettait de l&#8217;accepter. Les r\u00e9formes d&#8217;aust\u00e9rit\u00e9 dans les services publics, la remise en cause de la s\u00e9curit\u00e9 sociale et les politiques de privatisation ont fait voler en \u00e9clats cet \u00e9quilibre. Et le SP \u00e9tait l\u00e0 pour accompagner les mobilisations d&#8217;alors, sans compter sa campagne victorieuse lors du r\u00e9f\u00e9rendum sur le TCE en 2005. Son opposition sans ambages aux politiques n\u00e9olib\u00e9rales et un travail pointilleux de son ancrage dans le monde militant lui a ainsi permis de d\u00e9passer les 50 000 membres. Succ\u00e8s aux \u00e9lections municipales de 2006, aux l\u00e9gislatives de novembre 2006 (le SP double son nombre de si\u00e8ges, 25, aux s\u00e9natoriales un an plus tard (il emporte 12 si\u00e8ges). S&#8217;est alors pos\u00e9e la question de la participation \u00e0 des ex\u00e9cutifs locaux ainsi qu&#8217;au gouvernement national. Des tensions sont apparues, par exemple quand les \u00e9lus du SP ont vot\u00e9 la lib\u00e9ralisation des transports en commun locaux, revenant alors sur leurs engagements d&#8217;hier. La direction du SP a m\u00eame pouss\u00e9 \u00e0 une alliance avec le parti travailliste (PVDA) et les d\u00e9mocrates-chr\u00e9tiens (CDA) qui dirigent le pays, refus\u00e9e par ces derniers. Ce qui a permis finalement au SP de poursuivre sa franche opposition au mod\u00e8le n\u00e9olib\u00e9ral n\u00e9erlandais, tout en poursuivant sa mont\u00e9e en puissance. Les europ\u00e9ennes devront \u00eatre un bon test pour le SP, qui avait jusqu&#8217;\u00e0 pr\u00e9sent deux eurod\u00e9put\u00e9s. <strong> E.C. <\/strong><\/p>\n<p>Paru dans<em> Regards <\/em> n\u00b060, mars 2009<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p> Alors que la gauche de gauche fran\u00e7aise semble se diriger vers la division pour les prochaines \u00e9lections europ\u00e9ennes, Regards a souhait\u00e9 voir ce qui se passe chez nos voisins europ\u00e9ens. Le paysage est pour le moins contrast\u00e9 mais donne aussi quelques lueurs d&#8217;espoir. 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