{"id":3914,"date":"2009-03-01T00:00:00","date_gmt":"2009-02-28T23:00:00","guid":{"rendered":"https:\/\/wp.muchomaas.com\/creativite-contestataire3914\/"},"modified":"2009-03-01T00:00:00","modified_gmt":"2009-02-28T23:00:00","slug":"creativite-contestataire3914","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/archives.regards.fr\/?p=3914","title":{"rendered":"Cr\u00e9ativit\u00e9 contestataire"},"content":{"rendered":"<p class=\"post_excerpt\"> Lancers de chaussures, nuits des \u00e9coles, gr\u00e8ves de 59 minutes&#8230; des mouvements comme ceux des chercheurs, des enseignants ou des agents SNCF s&#8217;essaient \u00e0 des formes de lutte surprenantes. D&#8217;autres y songent. Partout, la d\u00e9sob\u00e9issance monte contre des r\u00e9formes qui s&#8217;encha\u00eenent \u00e0 un rythme fr\u00e9n\u00e9tique.Car tous cherchent \u00e0 se faire entendre d&#8217;un pouvoir qui les m\u00e9prise. Enqu\u00eate au c\u0153ur des mobilisations. Entretiens avec Guy Groux et Lilian Mathieu.  <\/p>\n<p>Ils ont lu<em> La Princesse de Cl\u00e8ves <\/em> en plein air, devant le Panth\u00e9on \u00e0 Paris. Pr\u00e9sents en d\u00e9but d&#8217;apr\u00e8s-midi, ils y \u00e9taient encore \u00e0  19 heures. Les chercheurs protestaient contre le m\u00e9pris de Nicolas Sarkozy qui avait d\u00e9clar\u00e9 en 2006 \u00e0 propos des connaissances requises pour le concours d&#8217;attach\u00e9 territorial:<em> \u00abJe ne sais pas si cela vous est souvent arriv\u00e9 de demander \u00e0 la guicheti\u00e8re ce qu&#8217;elle pensait de La Princesse de Cl\u00e8ves&#8230; Imaginez un peu le spectacle!\u00bb <\/em> Les r\u00e9formes de l&#8217;enseignement sup\u00e9rieur : dont celle du statut des enseignants-chercheurs : ont suscit\u00e9 une tr\u00e8s forte mobilisation des universitaires qui ont d\u00e9velopp\u00e9 une cr\u00e9ativit\u00e9 in\u00e9dite dans leur milieu: r\u00e9tention des notes, cours<em> \u00abhors les murs\u00bb <\/em>, lancer de chaussures&#8230; Sans pour autant d\u00e9laisser des formes  classiques comme la manifestation du 29 janvier.<\/p>\n<p><strong> MOUVEMENTS \u00c9CLAT\u00c9S <\/strong><\/p>\n<p>Bataille pour la recherche, d\u00e9fense de l&#8217;h\u00f4pital public, opposition \u00e0 la privatisation de la Poste, refus du flicage impos\u00e9 aux travailleurs sociaux, rejet de la r\u00e9forme de la psychiatrie, lutte des enseignants de maternelle et de primaire contre les vell\u00e9it\u00e9s de Xavier Darcos et pour le maintien des R\u00e9seaux d&#8217;aide sp\u00e9cialis\u00e9e aux \u00e9l\u00e8ves en difficult\u00e9 (RASED)&#8230; La France conna\u00eet actuellement un niveau de contestation incroyable. Mais aux traditionnels appels \u00e0 la gr\u00e8ve lanc\u00e9s par les syndicats, s&#8217;ajoutent des actions diff\u00e9rentes comme les<em> \u00abnuits des \u00e9coles\u00bb <\/em>, parfois \u00e0 la lisi\u00e8re de la l\u00e9galit\u00e9. Cela dit, on est loin des mobilisations de 1995 marqu\u00e9es par l&#8217;union de la fonction publique et du secteur priv\u00e9 contre le<em> \u00abplan Jupp\u00e9\u00bb <\/em> sur les retraites et la S\u00e9curit\u00e9 sociale. Eclat\u00e9, le mouvement peine \u00e0 se trouver, pour apporter une r\u00e9ponse commune \u00e0 des strat\u00e9gies et des logiques id\u00e9ologiques coh\u00e9rentes. Serge Portelli, magistrat, le d\u00e9plore. Il expliquait ainsi, lors d&#8217;un d\u00e9bat organis\u00e9 par la Protection judiciaire de la jeunesse (PJJ), au lendemain d&#8217;une r\u00e9union de l&#8217;Appel des appels:<em> \u00abIl faut d\u00e9passer le cadre de la justice des mineurs pour mieux combattre les projets du gouvernement. L&#8217;enfant est devenu un produit id\u00e9ologique, il est pr\u00e9d\u00e9termin\u00e9, ce qui est contraire \u00e0 la philosophie de l&#8217;ordonnance de 1945. Dans cette id\u00e9ologie, il y a le bon et le m\u00e9chant, le coupable et la victime. La m\u00e9thode du gouvernement repose sur le brouillage id\u00e9ologique et l&#8217;utilisation de l&#8217;appareil m\u00e9diatique.\u00bb <\/em> Mais il manque encore un petit quelque chose pour que la mayonnaise prenne. Pour l&#8217;heure, les diff\u00e9rents secteurs tentent d&#8217;\u00eatre visibles, se radicalisent parfois, mais ne convergent pas. <\/p>\n<p>Le rythme fr\u00e9n\u00e9tique des r\u00e9formes impos\u00e9 par Nicolas Sarkozy a d&#8217;abord sonn\u00e9 tout le monde. Mais d\u00e8s l&#8217;automne 2007 (lire Regards n\u00b045), des mobilisations reprenaient ici ou l\u00e0 pour tenter de sauver ce qui pouvait l&#8217;\u00eatre. D\u00e9nonciation d&#8217;une \u00e9ni\u00e8me loi sur l&#8217;immigration, opposition massive aux franchises m\u00e9dicales&#8230; Tous disaient alors la difficult\u00e9 \u00e0 peser face \u00e0 un pr\u00e9sident ultra-m\u00e9diatique. Sauf que la machine a commenc\u00e9 \u00e0 se gripper: les r\u00e9formes s&#8217;encha\u00eenant \u00e0 vive allure ont r\u00e9veill\u00e9 les esprits assomm\u00e9s par le c\u00f4t\u00e9 char d&#8217;assaut du gouvernement et les \u00e9checs essuy\u00e9s lors des pr\u00e9c\u00e9dentes mobilisations. Les intermittents, les pr\u00e9caires, les sans-papiers, les enseignants, mais aussi les magistrats et les psychiatres, et bient\u00f4t les avocats, les \u00e9ducateurs et autres travailleurs sociaux: en un an et demi, alors que le climat \u00e9conomique se durcissait, ils ont mis en place des contre-offensives face \u00e0 la r\u00e9p\u00e9tition des attaques.<\/p>\n<p>Alors que Nicolas Sarkozy lan\u00e7ait, en forme de provocation, que<em> \u00abquand il y a une gr\u00e8ve en France, personne ne s&#8217;en aper\u00e7oit\u00bb <\/em>, les actes de d\u00e9sob\u00e9issance civile se multiplient, rappelant les m\u00e9thodes utilis\u00e9es par tous les<em> \u00abmouvements des sans\u00bb <\/em> dans les ann\u00e9es 1990.<em> \u00abNous n&#8217;avons pas pr\u00e9venu la pr\u00e9fecture finalement [&#8230;]. Ce n&#8217;est pas une manifestation, c&#8217;est un happening, une performance. Rappels: venez avec votre t\u00e9l\u00e9phone portable cod\u00e9 ferm\u00e9 et sans carnet d&#8217;adresses; avec une pi\u00e8ce d&#8217;identit\u00e9; sans objets contondants d&#8217;aucune sorte\u00bb <\/em>, pouvait-on lire sur un mail invitant \u00e0 un cours<em> \u00abhors-les-murs\u00bb <\/em>. C&#8217;est fr\u00e9quent dans des groupes \u00e9loign\u00e9s de la forme d&#8217;organisation syndicale.<em> \u00abNous ne sommes pas un syndicat, donc nous ne sommes pas habilit\u00e9s \u00e0 formuler un pr\u00e9avis de gr\u00e8ve, m\u00eame si ces modes d&#8217;action sont indispensables, explique Isabelle This Saint-Jean, pr\u00e9sidente de Sauvons la recherche (SLR). On y participe d&#8217;ailleurs tr\u00e8s activement. Mais on cherche d&#8217;autres modes d&#8217;action. Le 4 mars 2008, lors d&#8217;une r\u00e9union de directeurs d&#8217;unit\u00e9 qui se tenait au minist\u00e8re de l&#8217;Enseignement sup\u00e9rieur et de la Recherche, nous avons annonc\u00e9 une \u00abattaque a\u00e9rienne au minist\u00e8re\u00bb. Il s&#8217;agissait d&#8217;un lancer d&#8217;avions en papier confectionn\u00e9s avec nos publications. Le 27 mai 2008, nous avons ouvert l&#8217;Academic Pride, la \u00abmarche de tous les savoirs et de la fiert\u00e9 retrouv\u00e9e\u00bb\u00bb <\/em>. Sur le mod\u00e8le de la fiert\u00e9 gaie, il s&#8217;agissait de r\u00e9pondre aux attaques:<em> \u00abOn en avait marre de se faire insulter par les plus hautes sph\u00e8res de l&#8217;Etat, alors que la science fran\u00e7aise se porte bien. Un syndicat n&#8217;aurait pas fait une manif comme \u00e7a, sans revendication pr\u00e9cise.\u00bb <\/em> <\/p>\n<p><strong> VISIBILIT\u00c9 <\/strong><\/p>\n<p>SLR en est conscient: beaucoup de ses modes d&#8217;action ont \u00e9t\u00e9 emprunt\u00e9s \u00e0 des groupes comme Act Up, qui l&#8217;a d&#8217;ailleurs conseill\u00e9 en 2004 sur ses pratiques activistes, jamais d\u00e9connect\u00e9es d&#8217;un travail d&#8217;expertise puissant. Ces happenings<em> \u00abpeuvent servir \u00e0 alerter, <\/em> poursuit Isabelle This Saint-Jean.<em> Mais il faut ensuite cr\u00e9er un rapport de force. D&#8217;o\u00f9 un travail d&#8217;analyse qui se construit avec des chiffres, sur les notes budg\u00e9taires&#8230; Cela nous permet de demander des moyens en toute cr\u00e9dibilit\u00e9.\u00bb <\/em> <\/p>\n<p>L&#8217;Ecole des hautes \u00e9tudes en sciences sociales (EHESS) s&#8217;est essay\u00e9e \u00e0 un autre type de gr\u00e8ve, moins spectaculaire, via l&#8217;op\u00e9ration<em> \u00abChangeons le programme\u00bb <\/em>.<em> \u00ab Nous avons tent\u00e9 de nous appuyer sur nos propres armes: nos s\u00e9minaires ont \u00e9t\u00e9 transform\u00e9s en moments de r\u00e9flexion ouverts \u00e0 tous sur le mouvement et les  r\u00e9formes, en faisant des parall\u00e8les avec des situations comme la casse de la justice et de l&#8217;h\u00f4pital public\u00bb <\/em>, explique Sylvain Piron, historien m\u00e9di\u00e9viste.<em> \u00abCette op\u00e9ration int\u00e9resse de nombreux enseignants, y compris les moins attendus. Il se passe quelque chose. Il y a une sorte de lib\u00e9ration de la parole.\u00bb <\/em> <\/p>\n<p>Si les chercheurs ont su se rendre visibles, la PJJ a encore du mal \u00e0 se faire entendre. Ce service de suivi judiciaire des jeunes se retrouve pourtant au c\u0153ur des politiques s\u00e9curitaires. Mais avec un nombre restreint d&#8217;agents, il faut trouver des solutions pour peser.<em> \u00abOn risque d&#8217;user les gens \u00e0 force de faire toujours la m\u00eame chose, souligne un personnel de la PJJ. Et c&#8217;est plus difficile d&#8217;arr\u00eater l&#8217;outil de travail, quand on travaille avec des humains.\u00bb <\/em> Alors, c&#8217;est au quotidien qu&#8217;ils d\u00e9sob\u00e9issent:<em> \u00abIl faut mener des actions \u00e0 haute teneur symbolique qui ne n\u00e9cessitent pas d&#8217;\u00eatre tr\u00e8s nombreux. On a ainsi d\u00e9cid\u00e9 de quitter la prochaine r\u00e9union annuelle avec les magistrats : moment primordial dans le suivi de la PJJ : apr\u00e8s une prise de parole.\u00bb <\/em> Attitudes que leur hi\u00e9rarchie ne manque pas de stigmatiser. Ailleurs, un directeur d&#8217;\u00e9cole vient d&#8217;\u00eatre d\u00e9mis de ses fonctions apr\u00e8s avoir refus\u00e9 d&#8217;enregistrer des informations dans la banque de donn\u00e9es<em> \u00abbase \u00e9l\u00e8ves\u00bb <\/em>.<\/p>\n<p><strong> PIRATER L&#8217;\u00c9VALUATION <\/strong><\/p>\n<p>Il faut aussi trouver des actions qui ne plombent pas trop la fiche de paie. Tout en \u00e9vitant l&#8217;exasp\u00e9ration que peut susciter la r\u00e9p\u00e9tition d&#8217;un mouvement.<em> \u00abD&#8217;autres modes de lutte et de gr\u00e8ve sont discut\u00e9s, m\u00eame si \u00e7a ne remplace pas les formes traditionnelles, explique Christian Mahieux, secr\u00e9taire f\u00e9d\u00e9ral de Sud Rail. La gr\u00e8ve de 59 minutes, utilis\u00e9e \u00e0 Saint-Lazare, n&#8217;est pas nouvelle. Des gr\u00e8ves d&#8217;une, quatre ou huit heures ont toujours eu cours \u00e0 la SNCF. Ce qui est nouveau, c&#8217;est que cela a tenu dans la dur\u00e9e et \u00e9tait port\u00e9 par les conducteurs. Quant aux cheminots de l&#8217;\u00e9quipement, qui travaillent sur la maintenance et la signalisation, ils arr\u00eataient le travail une heure avant la fin de leur service et n&#8217;assuraient pas ensuite l&#8217;astreinte du week-end.\u00bb <\/em><\/p>\n<p>Autre id\u00e9e qui circule tout doucement \u00e0 la PJJ: bloquer l&#8217;outil informatique afin de contrer la<em> \u00abdictature des chiffres\u00bb <\/em>:<em> \u00abOn a un logiciel qui permet de conna\u00eetre le nombre de jeunes suivis, leur \u00e2ge, les mesures judiciaires dont ils font l&#8217;objet, explique-t-on \u00e0 la PJJ. Tous les mois, on nous demande d&#8217;\u00e9valuer le \u00abflux\u00bb. On obtient nos moyens budg\u00e9taires \u00e0 l&#8217;aune de ces statistiques. On a parl\u00e9 de mettre un virus dans le logiciel, pour le \u00abgripper\u00bb. Mais on rencontre encore une certaine frilosit\u00e9.\u00bb <\/em> Le piratage comme outil de contestation? Cela pourrait en inspirer d&#8217;autres, comme les magistrats qui refusent de se plier \u00e0 une gestion comptable des jugements rendus.<em> \u00abC&#8217;est un bel exemple! Mais jamais un syndicat ne pourra prendre une telle responsabilit\u00e9, <\/em> estime Guy Groux, chercheur au CEVIPOF<em>  En revanche, ce type d&#8217;id\u00e9es pourrait se r\u00e9pandre.\u00bb <\/em> <\/p>\n<p>Certains anticipent une radicalisation du mouvement, comme Isabelle This Saint-Jean:<em> \u00abL&#8217;\u00e9tat de col\u00e8re est fort. Le d\u00e9cret (1) a d\u00e9clench\u00e9 l&#8217;incendie, mais le m\u00e9contentement va bien au-del\u00e0. Si le gouvernement n&#8217;entend pas, nous allons nous radicaliser.\u00bb <\/em> M\u00eame sentiment chez ceux qui luttent contre la loi Bachelot r\u00e9formant l&#8217;h\u00f4pital public.<em> \u00abM\u00eame si nous avons gagn\u00e9 des combats contre des fermetures d&#8217;\u00e9tablissements, la casse se g\u00e9n\u00e9ralise, <\/em> souligne Michel Antony, pr\u00e9sident de la Coordination nationale des comit\u00e9s de d\u00e9fense des h\u00f4pitaux et maternit\u00e9s de proximit<em> . Si la loi Bachelot passe, les restructurations, les regroupements, les fermetures de services de proximit\u00e9 vont se multiplier. Et les luttes avec&#8230;\u00bb <\/em>  <strong> E.C., S.L. et M.R. <\/strong><\/p>\n<p>[[1. Sur les statuts des enseignants-chercheurs.<br \/>\n]]Paru dans<em> Regards <\/em> n\u00b060, mars 2009<\/p>\n<p>Lire aussi nos entretiens avec le sociologue Lilian Mathieu https:\/\/wp.muchomaas.com\/article\/?id=3913 et avec Guy Groux https:\/\/wp.muchomaas.com\/article\/?id=3916<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p> Lancers de chaussures, nuits des \u00e9coles, gr\u00e8ves de 59 minutes&#8230; des mouvements comme ceux des chercheurs, des enseignants ou des agents SNCF s&#8217;essaient \u00e0 des formes de lutte surprenantes. D&#8217;autres y songent. Partout, la d\u00e9sob\u00e9issance monte contre des r\u00e9formes qui s&#8217;encha\u00eenent \u00e0 un rythme fr\u00e9n\u00e9tique.Car tous cherchent \u00e0 se faire entendre d&#8217;un pouvoir qui les m\u00e9prise. Enqu\u00eate au c\u0153ur des mobilisations. Entretiens avec Guy Groux et Lilian Mathieu.  <\/p>\n","protected":false},"author":527,"featured_media":0,"comment_status":"open","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"_themeisle_gutenberg_block_has_review":false,"footnotes":""},"categories":[141],"tags":[302],"class_list":["post-3914","post","type-post","status-publish","format-standard","hentry","category-archives-web","tag-alternatives"],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/archives.regards.fr\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/3914","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/archives.regards.fr\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/archives.regards.fr\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/archives.regards.fr\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/users\/527"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/archives.regards.fr\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fcomments&post=3914"}],"version-history":[{"count":0,"href":"https:\/\/archives.regards.fr\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/3914\/revisions"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/archives.regards.fr\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fmedia&parent=3914"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/archives.regards.fr\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fcategories&post=3914"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/archives.regards.fr\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Ftags&post=3914"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}