{"id":3895,"date":"2009-02-01T00:00:00","date_gmt":"2009-01-31T23:00:00","guid":{"rendered":"https:\/\/wp.muchomaas.com\/automobile-la-crise-a-bon-dos3895\/"},"modified":"2023-06-23T23:07:05","modified_gmt":"2023-06-23T21:07:05","slug":"automobile-la-crise-a-bon-dos3895","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/archives.regards.fr\/?p=3895","title":{"rendered":"PSA : la crise a bon dos"},"content":{"rendered":"<p class=\"post_excerpt\">En ces temps de crise, l&#8217;entreprise PSA fait de nouveau l&#8217;actualit\u00e9 en annon\u00e7ant 8000 licenciements. Un plan social largement remis en cause par les salari\u00e9s qui contestent la strat\u00e9gie du groupe et assurent que les sites fran\u00e7ais peuvent \u00eatre sauv\u00e9s. En d\u00e9cembre 2008, Regards avait enqu\u00eat\u00e9 sur le site de PSA Rennes alors menac\u00e9 par un plan de restriction s\u00e9v\u00e8re lui aussi justifi\u00e9 par la crise. Comme une impression de d\u00e9j\u00e0 vu\u2026 <a href=\"#cedric\">Reportage accompagn\u00e9 d&#8217;un portfolio r\u00e9alis\u00e9 par Sophie Loubaton<\/a><\/p>\n<p> Multiplication des plans de restructuration, ch\u00f4mage partiel&#8230; La crise financi\u00e8re, largement relay\u00e9e dans les m\u00e9dias, ne constituerait-elle pas une aubaine pour les dirigeants des grands groupes industriels? Enqu\u00eate \u00e0 l&#8217;usine PSA Peugeot-Citro\u00ebn de Rennes, massivement touch\u00e9e par ces mesures de restriction. <\/p>\n<p>A lire aussi notre article du jeudi 25 octobre 2012: <a href=\"5736\"><em>PSA, le jour le plus long<\/em><\/a>.<\/p>\n<p>C&#8217;est la crise. Jeudi 4 d\u00e9cembre, 17 heures, le jour d\u00e9cline sur le site PSA de Rennes plongeant les b\u00e2timents de l&#8217;usine dans une semi-obscurit\u00e9. Dans les \u00e9tages d\u00e9serts de l&#8217;administration, Denis Martin, le directeur de l&#8217;entreprise, se pr\u00e9pare \u00e0 donner une conf\u00e9rence de presse. Depuis la veille, la direction a stopp\u00e9 la production et renvoy\u00e9 les ouvriers dans leur foyer pour un mois. Cette mise au ch\u00f4mage partiel n&#8217;\u00e9tant qu&#8217;une mesure suppl\u00e9mentaire venue s&#8217;ajouter au plan de r\u00e9duction des effectifs annonc\u00e9 le 20 novembre dernier. <\/p>\n<p><strong> UN PLAN PREMEDITE <\/strong><\/p>\n<p>Face aux journalistes, Denis Martin se retranche derri\u00e8re<em> \u00abun contexte de crise internationale\u00bb <\/em> et quelques figures rh\u00e9toriques pour justifier la suppression, d&#8217;ici la fin 2009, de 1750 postes, soit pr\u00e8s d&#8217;un quart des salari\u00e9s. Pour r\u00e9soudre un probl\u00e8me de<em> \u00absureffectif\u00bb <\/em>, le plan pr\u00e9voit 900<em> \u00abred\u00e9ploiements\u00bb <\/em> d&#8217;ouvriers de production vers d&#8217;autres sites du groupe auxquels s&#8217;additionneront 850<em> \u00abd\u00e9parts volontaires\u00bb <\/em> de cadres, d&#8217;ouvriers professionnels, de techniciens et d&#8217;agents de ma\u00eetrise.<em> \u00abToutes ces mesures se feront sur la base du volontariat et uniquement du volontariat\u00bb <\/em>, rassure le directeur de PSA Rennes. Et si les volontaires manquent \u00e0 l&#8217;appel? Un journaliste ose le terme de licenciement.<em> \u00abNous verrons bien \u00e0 ce moment l\u00e0\u00bb <\/em>, r\u00e9torque Denis Martin. <\/p>\n<p>Vendredi 5 d\u00e9cembre. Comme la veille, Jean-Claude Noblet est rest\u00e9 chez lui, dans son appartement de Saint-M\u00e9en-le-Grand, situ\u00e9 \u00e0 une trentaine de kilom\u00e8tres de Rennes. Ouvrier professionnel \u00e0 PSA depuis 1989, il a d\u00e9j\u00e0 connu des p\u00e9riodes de ch\u00f4mage partiel et surv\u00e9cu \u00e0 deux plans de r\u00e9duction du personnel.<em> \u00abDepuis la signature du GPEC, en 2007, il y a d\u00e9j\u00e0 beaucoup de coll\u00e8gues qui sont partis\u00bb <\/em>, raconte-t-il. Le GPEC (Plan de gestion pr\u00e9visionnel de l&#8217;emploi et des comp\u00e9tences) s&#8217;est en effet traduit par 587 \u00abd\u00e9parts volontaires\u00bb en 2007 et 410 en 2008. Sign\u00e9 \u00e0 l&#8217;\u00e9chelon national en avril 2007 par la majorit\u00e9 des syndicats de PSA, cet accord pr\u00e9voyait d\u00e9j\u00e0 la possibilit\u00e9 pour l&#8217;entreprise de supprimer des emplois et de faciliter des d\u00e9parts sur la base du volontariat. A l&#8217;\u00e9poque, l&#8217;annonce de ce plan inqui\u00e8te et quelques voix se font entendre, dont celle de la CGT, qui a refus\u00e9 de signer l&#8217;accord. Mais \u00e0 quelques jours du premier tour de l&#8217;\u00e9lection pr\u00e9sidentielle, Hugues Dufour, le porte-parole national de PSA, se veut rassurant:<em> \u00abCet accord n&#8217;est qu&#8217;un cadre, il n&#8217;y a rien de pr\u00e9vu aujourd&#8217;hui. (1)\u00bb <\/em>, assure-t-il. Le ver est dans le fruit, mais Christian Streiff, qui venait d&#8217;\u00eatre nomm\u00e9 \u00e0 la t\u00eate du groupe, se serait engag\u00e9 aupr\u00e8s du gouvernement de ne pas<em> \u00abannoncer ces charrettes en pleine p\u00e9riode de campagne pr\u00e9sidentielle (2)\u00bb <\/em>. <\/p>\n<p>Si, avec la mise en place effective du GPEC, quelques mois apr\u00e8s les d\u00e9clarations du porte-parole de PSA, les salari\u00e9s ont le sentiment d&#8217;avoir \u00e9t\u00e9 bern\u00e9s, ils sont malgr\u00e9 tout conscients de la situation actuelle de l&#8217;industrie automobile.<em> \u00abC&#8217;est vrai qu&#8217;il existe actuellement une baisse de la consommation. Les gens ach\u00e8tent moins de voitures\u00bb <\/em>, admet Lionel Maillard, ouvrier de production et d\u00e9l\u00e9gu\u00e9 syndical \u00e0 la CGT. Mais pour les salari\u00e9s interrog\u00e9s, le GPEC ne semble pas une solution adapt\u00e9e pour pallier cette baisse de la demande. Ils s&#8217;interrogent notamment sur l&#8217;ent\u00eatement de la direction du groupe \u00e0 vouloir maintenir le site de Rennes dans une production de v\u00e9hicules<em> \u00abmoyen haut de gamme\u00bb <\/em>.<em> \u00abNous sommes fragilis\u00e9s par cette sp\u00e9cialisation, confie Jean-Claude Noblet, en ce moment les gens n&#8217;ach\u00e8tent pas du moyen haut de gamme. R\u00e9sultat? Nous sommes le site de PSA le plus touch\u00e9 par les mesures de restriction.\u00bb <\/em> Depuis des ann\u00e9es, les syndicats d\u00e9noncent cette strat\u00e9gie et r\u00e9clament la diversification de la production, \u00e0 savoir produire des v\u00e9hicules plus petits et moins polluants. <\/p>\n<p><strong> PRODUIRE MOINS, BOSSER PLUS <\/strong><br \/>\n<em> \u00abD&#8217;une mani\u00e8re plus g\u00e9n\u00e9rale, la crise est un pr\u00e9texte pour r\u00e9duire les co\u00fbts de production. Depuis des ann\u00e9es, les grands groupes industriels licencient pour maintenir leur marge. Avec 733 millions d&#8217;euros de b\u00e9n\u00e9fices au premier trimestre 2008, PSA n&#8217;\u00e9chappe pas \u00e0 la r\u00e8gle. Christian Streiff se sert des salari\u00e9s comme variable d&#8217;ajustement et rassure les actionnaires\u00bb <\/em>, d\u00e9clare Lionel Maillard, quelque peu d\u00e9sabus\u00e9. Dans un communiqu\u00e9 publi\u00e9 en octobre 2008, Christian Streiff annon\u00e7ait des mesures de ch\u00f4mage partiel sur l&#8217;ensemble des sites fran\u00e7ais.<em> \u00abLes r\u00e9ductions de production seront ainsi massives au 4e trimestre, car il est essentiel que le groupe soit en bonne position pour aborder l&#8217;ann\u00e9e 2009\u00bb <\/em>, justifiait alors le pr\u00e9sident du groupe. A Rennes comme ailleurs, depuis quelque temps, le recours aux jours ch\u00f4m\u00e9s s&#8217;accentue.<em> \u00abJ&#8217;ai le sentiment d&#8217;\u00eatre \u00e0 nouveau en int\u00e9rim, <\/em> confie Micka\u00ebl Gallais, ouvrier chez PSA depuis 2004.<em> Pourtant, les cadences ne ralentissent pas. Je pr\u00e9f\u00e9rerais ch\u00f4mer quelques jours en moins et diminuer le rythme de travail.\u00bb <\/em> <\/p>\n<p>Sur certaines lignes de montage, notamment pour la C5, la production a m\u00eame augment\u00e9 d&#8217;une voiture par heure. Le maintien, voire l&#8217;acc\u00e9l\u00e9ration des cadences, la r\u00e9duction du nombre de salari\u00e9s ainsi que la suppression d&#8217;un certain nombre de postes de travail sur les lignes de montage conduisent immanquablement \u00e0 l&#8217;augmentation de la p\u00e9nibilit\u00e9 du travail.<em> \u00abIl y a une r\u00e9elle intensification du travail, avec les suppressions de postes on doit assumer le boulot de deux personnes. Les gens souffrent de plus en plus et sont davantage en arr\u00eat maladie, explique Lionel Maillard. Sans compter qu&#8217;avec la disparition des pools de remplacement, il suffit qu&#8217;il y ait deux absents sur une ligne pour que ce soit la pagaille.\u00bb <\/em> Un travail plus dur, mais aussi parfois plus long. Du mois de mai au mois de septembre, les salari\u00e9s ont ainsi accumul\u00e9 les heures suppl\u00e9mentaires et travaill\u00e9 certains samedis.<em> \u00abLe jeudi pr\u00e9c\u00e9dant la fermeture de l&#8217;usine pour un mois, on nous a demand\u00e9 de travailler deux heures de plus\u00bb <\/em>, raconte Micka\u00ebl Gallais. Ce temps de travail suppl\u00e9mentaire ne g\u00e9n\u00e8re pas pour autant une augmentation de salaire. Il correspond simplement aux heures que doivent les salari\u00e9s \u00e0 l&#8217;entreprise en compensation des jours ch\u00f4m\u00e9s, au cours desquels ils continuent de percevoir leur salaire.<\/p>\n<p><strong> MOTIVER LES VOLONTAIRES <\/strong><\/p>\n<p>Malgr\u00e9 ce durcissement des conditions de travail et la succession des plans de restructuration, les syndicats ont eu beaucoup de mal \u00e0 mobiliser le personnel. Le 4 d\u00e9cembre dernier, ils \u00e9taient \u00e0 peine une quarantaine \u00e0 d\u00e9brayer.<em> \u00abLes gens ont peur de se faire rep\u00e9rer par la direction\u00bb <\/em>, confie Jean-Claude Noblet. Principalement issus du monde agricole, les salari\u00e9s de PSA-Rennes n&#8217;ont pas h\u00e9rit\u00e9 d&#8217;une culture ouvri\u00e8re et sont peu aguerris aux luttes sociales. La position h\u00e9g\u00e9monique du SIA-CSL, syndicat \u00abmaison\u00bb de PSA et v\u00e9ritable cheval de Troie de la direction, a aussi largement contribu\u00e9 \u00e0 museler les vell\u00e9it\u00e9s contestataires des ouvriers pendant des d\u00e9cennies. <\/p>\n<p>Cette soumission apparente ne signifie pas pour autant qu&#8217;ils sont dispos\u00e9s \u00e0 quitter l&#8217;entreprise de leur plein gr\u00e9. Certes, le GPEC 2008 pr\u00e9voit des mesures incitatives: aide \u00e0 la cr\u00e9ation d&#8217;entreprise, prime de mobilit\u00e9, accompagnement vers une reconversion professionnelle, etc. Cependant, avec une moyenne d&#8217;\u00e2ge de 47 ans, de nombreux salari\u00e9s travaillent \u00e0 l&#8217;usine de Rennes depuis plus de vingt ans.<em> \u00abLes gens ont un conjoint, des enfants, une maison, ils n&#8217;ont pas envie de partir\u00bb <\/em>, d\u00e9clare Jean-Claude Noblet.<\/p>\n<p>Comment r\u00e9unir, dans ses conditions, les 1 750 volontaires requis par la direction?<em> \u00abDes pressions s&#8217;exercent en interne, <\/em> confie Micka\u00ebl Gallais<em>  le chef d&#8217;\u00e9quipe passe sur les lignes et demande \u00e0 certains s&#8217;ils ne souhaitent pas partir.\u00bb <\/em> Lui-m\u00eame a d&#8217;ailleurs \u00e9t\u00e9 convoqu\u00e9.<em> \u00abOn m&#8217;a sugg\u00e9r\u00e9 une mutation en m&#8217;expliquant que l&#8217;entreprise \u00e9tait d\u00e9ficitaire et que je devais contribuer \u00e0 sa p\u00e9rennisation. J&#8217;ai refus\u00e9.\u00bb <\/em> Les salari\u00e9s embauch\u00e9s \u00e0 partir de 1990 sont les premiers sollicit\u00e9s pour les mutations, leur contrat de travail comportant une clause de mobilit\u00e9.<em> \u00abCertains ont d\u00e9j\u00e0 \u00e9t\u00e9 convoqu\u00e9s trois ou quatre fois, c&#8217;est un v\u00e9ritable harc\u00e8lement\u00bb <\/em>, d\u00e9nonce Lionel Maillard. Avec la suppression de nombreux postes sur les lignes de montage, beaucoup d&#8217;ouvriers, parfois difficilement reclassables sur d&#8217;autres lignes en raison de probl\u00e8mes de sant\u00e9, sont amen\u00e9s \u00e0 ex\u00e9cuter toutes sortes de missions.<em> \u00abOn peut leur demander de passer le balai ou de nettoyer les vitres, c&#8217;est une fa\u00e7on de les pousser vers la sortie\u00bb <\/em>, s&#8217;insurge Jean-Claude Noblet. Des m\u00e9thodes condamnables qui risquent pourtant de s&#8217;intensifier dans les mois \u00e0 venir.<em> \u00ab2009, \u00e7a va \u00eatre l&#8217;enfer\u00bb <\/em>, anticipe Micka\u00ebl Gallais. De fait, le 5 janvier dernier, alors qu&#8217;ils reprenaient le travail, les salari\u00e9s bretons apprenaient qu&#8217;ils ne travailleraient plus, en moyenne, qu&#8217;une semaine par mois d&#8217;ici le mois d&#8217;avril. Le motif avanc\u00e9 par la direction n&#8217;est pas une surprise:  <a name=\"cedric\">c&#8217;est la crise!<\/a><\/p>\n<p>[[1. www.capital.fr, article du 21 avril 2007.<br \/>\n]][[2. www.capital.fr, article du 20 avril 2007.<br \/>\n]]Paru dans<em> Regards <\/em> n\u00b059, f\u00e9vrier 2009<div id='gallery-1' class='gallery galleryid-3895 gallery-columns-3 gallery-size-thumbnail'><figure class='gallery-item'>\n\t\t\t<div class='gallery-icon landscape'>\n\t\t\t\t<a href='https:\/\/archives.regards.fr\/wp-content\/uploads\/2012\/10\/08045n_002corr_rechd-94e.jpg'><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" width=\"150\" height=\"150\" src=\"https:\/\/archives.regards.fr\/wp-content\/uploads\/2012\/10\/08045n_002corr_rechd-94e-150x150.jpg\" class=\"attachment-thumbnail size-thumbnail\" alt=\"Sylvain Selon, ouvrier et syndicaliste chez Barres Thomas, \u00e9quipementier automobile, sous-traitant de PSA, chez lui \u00e0 Rennes (35).\" aria-describedby=\"gallery-1-14389\" \/><\/a>\n\t\t\t<\/div>\n\t\t\t\t<figcaption class='wp-caption-text gallery-caption' id='gallery-1-14389'>\n\t\t\t\tSylvain Selon, ouvrier et syndicaliste chez Barres Thomas, \u00e9quipementier automobile, sous-traitant de PSA, chez lui \u00e0 Rennes (35).\n\t\t\t\t<\/figcaption><\/figure><figure class='gallery-item'>\n\t\t\t<div class='gallery-icon landscape'>\n\t\t\t\t<a href='https:\/\/archives.regards.fr\/wp-content\/uploads\/2012\/10\/08045n_041rechd-986.jpg'><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" width=\"150\" height=\"150\" src=\"https:\/\/archives.regards.fr\/wp-content\/uploads\/2012\/10\/08045n_041rechd-986-150x150.jpg\" class=\"attachment-thumbnail size-thumbnail\" alt=\"Jean-Paul Noblet, ouvrier chez PSA Rennes, chez lui \u00e0 St-M\u00e9en-le-Grand (35).\" aria-describedby=\"gallery-1-14390\" \/><\/a>\n\t\t\t<\/div>\n\t\t\t\t<figcaption class='wp-caption-text gallery-caption' id='gallery-1-14390'>\n\t\t\t\tJean-Paul Noblet, ouvrier chez PSA Rennes, chez lui \u00e0 St-M\u00e9en-le-Grand (35).\n\t\t\t\t<\/figcaption><\/figure><figure class='gallery-item'>\n\t\t\t<div class='gallery-icon landscape'>\n\t\t\t\t<a href='https:\/\/archives.regards.fr\/wp-content\/uploads\/2012\/10\/08045n_067rechd-cd1.jpg'><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" width=\"150\" height=\"150\" src=\"https:\/\/archives.regards.fr\/wp-content\/uploads\/2012\/10\/08045n_067rechd-cd1-150x150.jpg\" class=\"attachment-thumbnail size-thumbnail\" alt=\"Lionel Maillard, ouvrier chez PSA au local syndical CGT de Rennes.\" aria-describedby=\"gallery-1-14391\" \/><\/a>\n\t\t\t<\/div>\n\t\t\t\t<figcaption class='wp-caption-text gallery-caption' id='gallery-1-14391'>\n\t\t\t\tLionel Maillard, ouvrier chez PSA au local syndical CGT de Rennes.\n\t\t\t\t<\/figcaption><\/figure><figure class='gallery-item'>\n\t\t\t<div class='gallery-icon landscape'>\n\t\t\t\t<a href='https:\/\/archives.regards.fr\/wp-content\/uploads\/2012\/10\/psab-3bf.jpg'><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" width=\"150\" height=\"150\" src=\"https:\/\/archives.regards.fr\/wp-content\/uploads\/2012\/10\/psab-3bf-150x150.jpg\" class=\"attachment-thumbnail size-thumbnail\" alt=\"PSA : la crise a bon dos\" aria-describedby=\"gallery-1-14392\" \/><\/a>\n\t\t\t<\/div>\n\t\t\t\t<figcaption class='wp-caption-text gallery-caption' id='gallery-1-14392'>\n\t\t\t\tPSA : la crise a bon dos\n\t\t\t\t<\/figcaption><\/figure><figure class='gallery-item'>\n\t\t\t<div class='gallery-icon landscape'>\n\t\t\t\t<a href='https:\/\/archives.regards.fr\/wp-content\/uploads\/2012\/10\/08045n_002corr_rechd-2-de8.jpg'><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" width=\"150\" height=\"150\" src=\"https:\/\/archives.regards.fr\/wp-content\/uploads\/2012\/10\/08045n_002corr_rechd-2-de8-150x150.jpg\" class=\"attachment-thumbnail size-thumbnail\" alt=\"Sylvain Selon, ouvrier et syndicaliste chez Barres Thomas, \u00e9quipementier automobile, sous-traitant de PSA, chez lui \u00e0 Rennes (35).\" aria-describedby=\"gallery-1-14393\" \/><\/a>\n\t\t\t<\/div>\n\t\t\t\t<figcaption class='wp-caption-text gallery-caption' id='gallery-1-14393'>\n\t\t\t\tSylvain Selon, ouvrier et syndicaliste chez Barres Thomas, \u00e9quipementier automobile, sous-traitant de PSA, chez lui \u00e0 Rennes (35).\n\t\t\t\t<\/figcaption><\/figure>\n\t\t<\/div>\n<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>En ces temps de crise, l&#8217;entreprise PSA fait de nouveau l&#8217;actualit\u00e9 en annon\u00e7ant 8000 licenciements. Un plan social largement remis en cause par les salari\u00e9s qui contestent la strat\u00e9gie du groupe et assurent que les sites fran\u00e7ais peuvent \u00eatre sauv\u00e9s. En d\u00e9cembre 2008, Regards avait enqu\u00eat\u00e9 sur le site de PSA Rennes alors menac\u00e9 par un plan de restriction s\u00e9v\u00e8re lui aussi justifi\u00e9 par la crise. Comme une impression de d\u00e9j\u00e0 vu\u2026 <a href=\"#cedric\">Reportage accompagn\u00e9 d&#8217;un portfolio r\u00e9alis\u00e9 par Sophie Loubaton<\/a><\/p>\n<p> Multiplication des plans de restructuration, ch\u00f4mage partiel&#8230; La crise financi\u00e8re, largement relay\u00e9e dans les m\u00e9dias, ne constituerait-elle pas une aubaine pour les dirigeants des grands groupes industriels? Enqu\u00eate \u00e0 l&#8217;usine PSA Peugeot-Citro\u00ebn de Rennes, massivement touch\u00e9e par ces mesures de restriction. <\/p>\n<p>A lire aussi notre article du jeudi 25 octobre 2012: <a href=\"5736\"><em>PSA, le jour le plus long<\/em><\/a>.<\/p>\n","protected":false},"author":777,"featured_media":14389,"comment_status":"open","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"_themeisle_gutenberg_block_has_review":false,"footnotes":""},"categories":[141],"tags":[],"class_list":["post-3895","post","type-post","status-publish","format-standard","has-post-thumbnail","hentry","category-archives-web"],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/archives.regards.fr\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/3895","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/archives.regards.fr\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/archives.regards.fr\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/archives.regards.fr\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/users\/777"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/archives.regards.fr\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fcomments&post=3895"}],"version-history":[{"count":0,"href":"https:\/\/archives.regards.fr\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/3895\/revisions"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/archives.regards.fr\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/media\/14389"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/archives.regards.fr\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fmedia&parent=3895"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/archives.regards.fr\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fcategories&post=3895"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/archives.regards.fr\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Ftags&post=3895"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}