{"id":3758,"date":"2002-03-12T00:00:00","date_gmt":"2002-03-11T23:00:00","guid":{"rendered":"https:\/\/wp.muchomaas.com\/a-l-origine-de-l-ame-et-du-coccyx3758\/"},"modified":"2002-03-12T00:00:00","modified_gmt":"2002-03-11T23:00:00","slug":"a-l-origine-de-l-ame-et-du-coccyx3758","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/archives.regards.fr\/?p=3758","title":{"rendered":"A l&#8217;origine de l&#8217;\u00e2me et du coccyx&#8230;\/ Gaston Comp\u00e8re"},"content":{"rendered":"<p>Agressif, d\u00e9lirant, parfois trivial, une \u0153uvre qui ravit ou donne des boutons : ainsi est pr\u00e9sent\u00e9 sur le Net, Gaston Comp\u00e8re, \u00e9crivain belge qui, pour \u00eatre hant\u00e9 par le trouble point de rupture entre le r\u00e9el et l&#8217;imaginaire : depuis sa th\u00e8se sur l&#8217;\u00e9th\u00e9r\u00e9 Maeterlinck ou son volume<em> G\u00e9om\u00e9trie de l&#8217;absence <\/em>, de 1969:, n&#8217;en est pas moins mordant et provocateur, amateur de calembours, diableries et jeux de mots.<em> K\u00e2ma-s\u00fbtra 2000 est mis sous le signe d&#8217;un double extrait de Henri Michaux :  <\/em>\u00ab Mes petites poulettes, vous pouvez dire tout ce que vous voulez, ce n&#8217;est pas moi qui m&#8217;emb\u00eate <em>  (La nuit remue) et  <\/em>\u00ab Calme-toi, visage embras\u00e9. Je suis l\u00e0 <em>  (Face aux verrous). C&#8217;est dans cet espace, entre l&#8217;humour fantasque et la chaleur intime de la phrase, que se place l&#8217;aventure po\u00e9tique de Gaston Comp\u00e8re. L&#8217;accompagne Maja Polackova, avec ses estampes coll\u00e9es, ses personnages stylis\u00e9s qui, comme la po\u00e9sie de Gaston, explorent autrement le paradoxe de la condition humaine, la v\u00e9rit\u00e9 du couple, du d\u00e9sir, de l&#8217;\u00ab \u00eatre ici \u00bb, de l&#8217;ailleurs : sorte de tarte \u00e0 la cr\u00e8me au visage des philosophes et du concept. Une incursion non feutr\u00e9e dans l&#8217;empire du sens,  <\/em>\u00ab l\u00e0 o\u00f9 les doigts de la fille du brahmane\/ ressuscitent l&#8217;origine\/de l&#8217;\u00e2me et du coccyx \u00bb\/\/. <\/p>\n<p>On part d&#8217;une \u00ab Intromission \u00bb et on vogue, \u00ab M\u00e9moire infid\u00e8le \u00bb aidant, vers l&#8217;\u00ab Ann\u00e9e du crabe \u00bb ou les \u00abTrois chansons du Bengale \u00bb, pour arriver \u00e0 un \u00ab Glossaire plut\u00f4t superflu \u00bb o\u00f9 le mot, sorti de l&#8217;ambiance de f\u00eate du po\u00e8me, se d\u00e9livre dans sa prosa\u00efque d\u00e9finition. \u00c9rudition et parcelles de myst\u00e8re \u00e0 la naissance du son, \u00e7\u00e0 et l\u00e0 des textes plus longs qui interrompent des rimes joueuses essaient d&#8217;enfiler des bouts d&#8217;histoires dans des Indes hypersexu\u00e9es, rien que pour nous tromper car, si histoire il y a, elle n&#8217;est que maya, illusion. Rev\u00eaches, les r\u00e9f\u00e9rences s&#8217;insinuent, une sorte de litt\u00e9rature subliminale pour connaisseurs, mais qui ne d\u00e9rangent pas cette \u00e9coute directe, l&#8217;oreille coll\u00e9e au nombril du po\u00e8me :<em> \u00ab : Dites pourquoi\/ces diad\u00e8mes ?\/ : Qui aime est Roi\/Est Roi qui aime\/ Trois rois s&#8217;en vinrent de tr\u00e8s loin\/avec des perles aux deux lobes\/ avec du feu au creux des mains\/ avec leur lingam sous la robe\/Tout crin tout feu tout nerfs\/quoique sexag\u00e9naires\/(&#8230;) ric rac la vie en rose\/mais sans la coxarthrose\/ Adieu les r\u00eaves\/de royaut\u00e9\/Qui aima cr\u00e8ve\/de trop penser. \u00bb <\/em> (\u00abChanson de la magie \u00bb). Voil\u00e0 toute \u00e9rection phallocrate vite descendue&#8230; <\/p>\n<p>Julia Moldoveanu<\/p>\n<p><strong> Gaston Comp\u00e8re**, ill. **Maja Polackova <\/strong>,<em> K\u00e2ma-s\u00fbtra 2000 <\/em>, La lettre vol\u00e9e, 19,06 euros<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Agressif, d\u00e9lirant, parfois trivial, une \u0153uvre qui ravit ou donne des boutons : ainsi est pr\u00e9sent\u00e9 sur le Net, Gaston Comp\u00e8re, \u00e9crivain belge qui, pour \u00eatre hant\u00e9 par le trouble point de rupture entre le r\u00e9el et l&#8217;imaginaire : depuis sa th\u00e8se sur l&#8217;\u00e9th\u00e9r\u00e9 Maeterlinck ou son volume G\u00e9om\u00e9trie de l&#8217;absence , de 1969:, n&#8217;en [&hellip;]<\/p>\n","protected":false},"author":408,"featured_media":0,"comment_status":"open","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"_themeisle_gutenberg_block_has_review":false,"footnotes":""},"categories":[141],"tags":[],"class_list":["post-3758","post","type-post","status-publish","format-standard","hentry","category-archives-web"],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/archives.regards.fr\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/3758","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/archives.regards.fr\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/archives.regards.fr\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/archives.regards.fr\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/users\/408"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/archives.regards.fr\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fcomments&post=3758"}],"version-history":[{"count":0,"href":"https:\/\/archives.regards.fr\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/3758\/revisions"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/archives.regards.fr\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fmedia&parent=3758"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/archives.regards.fr\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fcategories&post=3758"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/archives.regards.fr\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Ftags&post=3758"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}