{"id":3565,"date":"2008-11-07T00:00:00","date_gmt":"2008-11-06T23:00:00","guid":{"rendered":"https:\/\/wp.muchomaas.com\/gainsbourg-anar-majeur3565\/"},"modified":"2023-06-23T23:06:43","modified_gmt":"2023-06-23T21:06:43","slug":"gainsbourg-anar-majeur3565","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/archives.regards.fr\/?p=3565","title":{"rendered":"Gainsbourg, anar majeur"},"content":{"rendered":"<p class=\"post_excerpt\"> Sa l\u00e9gende \u00e0 l&#8217;odeur de soufre habite encore les ondes et les \u00e9crits. Voil\u00e0 un livre et une expo qui  mettent en sc\u00e8ne Gainsbourg et son univers. Comment cet anar de droite r\u00e9ussit-il \u00e0 dynamiter les codes de l&#8217;\u00e9poque ? Portrait du dandy. <\/p>\n<p><strong> Un spectre hante la France <\/strong> : le spectre de Serge Gainsbourg. Dix-sept ans apr\u00e8s sa mort, on le voit encore ici et l\u00e0 : \u00e0 la t\u00e9l\u00e9, dans les livres, maintenant en expo, bient\u00f4t (2010) au cin\u00e9ma. Et puis, il passe encore beaucoup \u00e0 la radio. Oui, cet agitateur depuis 1958, depuis \u00ab Le Poin\u00e7onneur des Lilas \u00bb : esp\u00e8ce d&#8217;hymne zazou de la classe ouvri\u00e8re, quelque chose comme un \u00ab trouer plus pour gagner plus \u00bb : nous agite encore. C&#8217;est dire s&#8217;il nous manque, que sa libert\u00e9 : cette libert\u00e9 sur lyrics : nous a peu ou prou abandonn\u00e9s. Le rideau est lourdement tomb\u00e9 sur nous autres. Cali ne fait que l&#8217;affaire de S\u00e9gol\u00e8ne. Et Biolay, lui non plus&#8230; <\/p>\n<p>Dieu sait pourtant s&#8217;il n&#8217;\u00e9tait pas communiste, Serge Gainsbourg. Il ne perdra jamais de vue que son p\u00e8re avait fui la r\u00e9volution bolchevique. En 1984, un an apr\u00e8s que Mitterrand a largu\u00e9 le cadavre du socialisme dans un virage \u00e0 180\u00b0, celui de la rigueur, Gainsbourg br\u00fble un billet de 500 francs dans une \u00e9mission de t\u00e9l\u00e9 rest\u00e9e c\u00e9l\u00e8bre, pour expliquer qu&#8217;il est tax\u00e9 \u00e0 74 %. Le bouclier fiscal n&#8217;existait pas alors, m\u00eame si, contrairement \u00e0 tant d&#8217;autres stars (Delon, Aznavour), Gainsbourg ne s&#8217;\u00e9vadera jamais fiscalement en s&#8217;installant \u00e0 l&#8217;\u00e9tranger. C&#8217;est un Fran\u00e7ais qui entend le demeurer. C&#8217;est m\u00eame, du fait de ses origines slaves, dans le faux paradoxe de l&#8217;assimilation, un plus que Fran\u00e7ais. Mais l\u00e0, il est furax contre les socialistes. Dans cette m\u00eame \u00e9mission, il d\u00e9clare, un rien d\u00e9mago : \u00ab J&#8217;aimerais que les pauvres aient tous des Rolls et moi j&#8217;ai vendu la mienne. Voil\u00e0 le travail socialiste. \u00bb Et puis surtout, il balance cette parabole du plus parfait mauvais go\u00fbt : \u00ab En mai 1981, je me trouvais rue Saint-Denis. Et je vois une supernana qui faisait le trottoir. \u00abHey, Gainsbourg, tu montes \u00bb&#8230; \u00abToi tu connais mon nom, mais je ne connais pas le tien\u00bb&#8230; \u00abMoi, je m&#8217;appelle socialisme !\u00bb Elle est superbe, maquill\u00e9e un peu outrageusement. Je lui dis : \u00abOui, mais combien tu veux \u00bb&#8230; \u00abTu paieras apr\u00e8s.\u00bb On monte, elle se d\u00e9loque et en fait, c&#8217;est un immonde travelo. Elle se tourne et me dit : \u00abTiens, prends-moi par le communisme !\u00bb Bien, c&#8217;\u00e9tait une parabole. Ceci dit on va tellement dans le foutoir que bient\u00f4t, c&#8217;est plus du caf\u00e9 qu&#8217;on va boire, c&#8217;est de l&#8217;eau chaude. \u00bb   <\/p>\n<p><strong> AU BOUT DE LA MODERNITE <\/strong><\/p>\n<p>Dali avait dit : \u00ab Picasso est espagnol, moi aussi. Picasso est peintre, moi aussi. Picasso est communiste, moi non plus. \u00bb Et Gainsbourg, itou. Au contraire, ce dernier aimait l&#8217;ordre, la hi\u00e9rarchie, les flics, les militaires. F\u00e9tichiste, collectionneur, il \u00e9tait comme tous les f\u00e9tichistes et collectionneurs : \u00e0 savoir, conservateur. Du pass\u00e9, il faisait plut\u00f4t table basse, dans son h\u00f4tel particulier de la rue de Verneuil o\u00f9 s&#8217;empilaient ses souvenirs. Certes, sur la question de l&#8217;ordre, il \u00e9tait sans doute un brin d\u00e9rang\u00e9 : chez lui, tout avait l&#8217;air en vrac mais en r\u00e9alit\u00e9 pos\u00e9 dans un rapport millim\u00e9tr\u00e9, maniaque, inamovible dans l&#8217;espace. En fait, tout en lui, et ses d\u00e9clarations, signale ce qu&#8217;on appelait \u00e0 l&#8217;\u00e9poque un anar de droite. D&#8217;o\u00f9 sans doute la rivalit\u00e9 de trente ans avec son coll\u00e8gue L\u00e9o Ferr\u00e9, anar de gauche. A eux deux, dans les ann\u00e9es 1970, ils vont en tout cas se partager l&#8217;extr\u00eame pointe de la modernit\u00e9 de la chanson fran\u00e7aise. L&#8217;un dira le signifi\u00e9 (Ferr\u00e9), l&#8217;autre le signifiant (Gainsbourg). Car les anars de droite ont ceci de sympathique qu&#8217;ils ne sont jamais vraiment s\u00e9rieux, d&#8217;un point de vue politique.<\/p>\n<p>La politique n&#8217;int\u00e9ressait pas beaucoup Gainsbourg. Mai-68, il a suivi \u00e7a \u00e0 la t\u00e9l\u00e9, dans une chambre de l&#8217;h\u00f4tel Ritz, parce qu&#8217;il y avait l&#8217;air climatis\u00e9, expliquera-t-il. A l&#8217;\u00e9poque, il vient juste de rencontrer Jane Birkin qui, devant la tournure prise par les \u00e9v\u00e9nements, rentre en Angleterre. \u00ab La r\u00e9volution, dira-t-il, c&#8217;est bleu de chauffe et rouge de honte. \u00bb En 1974, il appelle \u00e0 voter Giscard avant de se rattraper aux branches et d&#8217;affirmer qu&#8217;il s&#8217;agissait d&#8217;un geste purement dada\u00efste&#8230; A dada sur Raymond (gains) Barre&#8230; Gainsbourg sentait que son public devait voter plut\u00f4t \u00e0 gauche. En revanche, il sera d&#8217;un antiracisme constant durant les ann\u00e9es 1980 qui voient la mont\u00e9e du Front National en France. Alors qu&#8217;il est l&#8217;invit\u00e9 de la plus populaire des \u00e9missions t\u00e9l\u00e9vis\u00e9es de cette d\u00e9cennie, \u00ab Le Jeu de la v\u00e9rit\u00e9 \u00bb, anim\u00e9e par Patrick Sabatier, il raconte devant des millions de t\u00e9l\u00e9spectateurs la blague suivante : \u00ab Un immigr\u00e9 va voir Chirac (alors maire de Paris) et lui demande : \u00abCombien tu me donnes pour que je m&#8217;en aille \u00bb Chirac lui r\u00e9pond : 5000 francs. Alors l&#8217;immigr\u00e9 va voir Pasqua (alors ministre de l&#8217;Int\u00e9rieur), lui pose la m\u00eame question, et Pasqua : 50 000 francs. Alors l&#8217;immigr\u00e9 va voir Le Pen, lui demande ce qu&#8217;il donnerait pour qu&#8217;il s&#8217;en aille, et Le Pen lui r\u00e9pond : cinq minutes. \u00bb Gainsbourg racontait que le lendemain de cette \u00e9mission, il \u00e9tait dans une bo\u00eete des Champs-Elys\u00e9es quand une jeune fille blonde vint le voir pour lui dire que son p\u00e8re s&#8217;\u00e9tait tordu de rire devant sa t\u00e9l\u00e9 en entendant sa blague. Cette jeune fille, c&#8217;\u00e9tait Marine Le Pen, et Gainsbourg ajoutait qu&#8217;ils avaient fait ensuite la bringue toute la nuit.<\/p>\n<p><strong> LE TRAVAIL ET LA VALEUR <\/strong><\/p>\n<p>Nous n&#8217;avons donc rien \u00e0 voir politiquement avec ce Gainsbourg-l\u00e0, et pourtant, dans ce recoin-ci de l&#8217;histoire, si. Sauf, en effet, \u00e0 vouloir faire de l&#8217;esth\u00e9tique une cat\u00e9gorie \u00e9trang\u00e8re \u00e0 la politique, voire pire, une cat\u00e9gorie transpolitique&#8230; Sauf \u00e0 vouloir l&#8217;emmurer sous un tombereau de compliments sans int\u00e9r\u00eat, et passables comme tout compliment fig\u00e9 dans sa gel\u00e9e, nous devons convenir que Gainsbourg s&#8217;est attaqu\u00e9 dans son \u0153uvre \u00e0 deux tabous : \u00e0 moins que ce ne f\u00fbt encore des totems : qui nous importent peu : le travail et la valeur. M\u00eame si les deux sont \u00e9videmment li\u00e9s, commen\u00e7ons par le deuxi\u00e8me : la valeur. Comment, se demanderont certains, un m\u00eame artiste est-il capable du meilleur (disons \u00ab Je t&#8217;aime moi non plus \u00bb ou \u00ab Je suis venu te dire que je m&#8217;en vais \u00bb) et du pire (disons \u00ab Sea, Sex And Sun \u00bb ou \u00ab L&#8217;Ami Caouette \u00bb) ? Les mauvaises langues et surtout ceux qui aimeraient que s&#8217;appliquent sans fin, ni fond v\u00e9ritable, les vestiges vertigineux du beau kantien, diront que c&#8217;est que Gainsbourg, dans certains cas, n&#8217;a pas assez travaill\u00e9, qu&#8217;il s&#8217;est pli\u00e9 \u00e0 de quelconques facilit\u00e9s. Mais toutes les d\u00e9clarations du principal int\u00e9ress\u00e9 sont assez claires sur ce point : ce que Gainsbourg a fait n&#8217;a, selon lui, aucune valeur : ou presque. Et soyons bien certains qu&#8217;au fond, nous en convenons nous aussi. On ne va surtout pas comparer Gainsbourg aux \u00ab grands \u00bb \u00ab artistes \u00bb de notre temps&#8230; Avec lui, quand m\u00eame, toujours, fort heureusement, les pincettes restent de mise.<\/p>\n<p>Dans cet art mineur qu&#8217;est la chanson, cet art cin\u00e9tique qui ne semble r\u00e9pondre qu&#8217;aux mouvements de l&#8217;instant, ce n&#8217;est pas la valeur qui compte, en effet, mais l&#8217;impact. Mais \u00e0 l&#8217;\u00e9poque de Gainsbourg : ces Trente Glorieuses o\u00f9 l&#8217;on rigolait : on ne calcule pas encore l&#8217;impact en fonction d&#8217;une cible marketing. Comme disait Picasso, en ce temps-l\u00e0, on ne cherche pas : on trouve. Ou pas. En son nom propre, Gainsbourg n&#8217;a pas eu de succ\u00e8s avant la d\u00e9flagration de La Marseillaise en reggae (1978), cet hymne pr\u00e9matur\u00e9, futuriste, pour la France black-blanc-beur de 1998 ou pour cette R\u00e9publique scand\u00e9e plut\u00f4t qu&#8217;on attend encore, assis sur le m\u00eame banc de touche que Fran\u00e7ois Bayrou, mis\u00e8re, pff&#8230;<\/p>\n<p>Qu&#8217;est-ce qui a de la valeur ? On aura peut-\u00eatre compris que l&#8217;actuelle crise : dite financi\u00e8re : pose cette question avec une acuit\u00e9 toute nouvelle, laquelle n&#8217;a rien d&#8217;\u00e9conomique en soi, mais est totalement philosophique. Pourtant, la crise artistique l&#8217;avait d\u00e9j\u00e0 pos\u00e9e bien avant, avec, successivement, dans le XXe si\u00e8cle, Dada, puis le Surr\u00e9alisme, le Situationnisme, le Punk, et donc, par chez nous, exclusivement, dans ce qui semble toujours un dandysme de trois jours comme on le dirait d&#8217;une barbe, Serge Gainsbourg. De l\u00e0, \u00e0 notre avis, l&#8217;actualit\u00e9 imm\u00e9diate de notre homme : avec ce qu&#8217;il appelait son aquoibonisme, il nous d\u00e9montre pr\u00e9sentement, plus vivant que mort, qu&#8217;un monde enfin se termine dans un grand \u00e9clat de rire morose. <\/p>\n<p><strong> Arnaud Viviant <\/strong> <\/p>\n<p><strong> le livre <\/strong><br \/>\n<em> Gainsbourg vu par Arnaud Viviant <\/em>, \u00e9d. Hugo et Compagnie, septembre 2008, 25 euros.<\/p>\n<p><strong> l&#8217;expo <\/strong><br \/>\n<em> Gainsbourg 2008 <\/em> jusqu&#8217;au 1er mars 2009, du mardi au jeudi de 12 h \u00e0 18 h, vendredi et samedi jusqu&#8217;\u00e0 22 h, le dimanche de 10 h \u00e0 18 h. Cit\u00e9 de la Musique, 221 avenue Jean-Jaur\u00e8s 75019 Paris, m\u00e9tro Porte de Pantin. www.cite-musique.fr  <\/p>\n<p>Paru dans<em> Regards <\/em> n\u00b056, novembre 2008<div id='gallery-1' class='gallery galleryid-3565 gallery-columns-3 gallery-size-thumbnail'><figure class='gallery-item'>\n\t\t\t<div class='gallery-icon landscape'>\n\t\t\t\t<a href='https:\/\/archives.regards.fr\/wp-content\/uploads\/2011\/03\/gainsbarre-9ab.jpg'><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" width=\"150\" height=\"150\" src=\"https:\/\/archives.regards.fr\/wp-content\/uploads\/2011\/03\/gainsbarre-9ab-150x150.jpg\" class=\"attachment-thumbnail size-thumbnail\" alt=\"gainsbarre.jpg\" \/><\/a>\n\t\t\t<\/div><\/figure><figure class='gallery-item'>\n\t\t\t<div class='gallery-icon landscape'>\n\t\t\t\t<a href='https:\/\/archives.regards.fr\/wp-content\/uploads\/2011\/03\/gainsbarre_bandeau-ed9.jpg'><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" width=\"150\" height=\"122\" src=\"https:\/\/archives.regards.fr\/wp-content\/uploads\/2011\/03\/gainsbarre_bandeau-ed9-150x122.jpg\" class=\"attachment-thumbnail size-thumbnail\" alt=\"Gainsbourg, anar majeur\" aria-describedby=\"gallery-1-14379\" \/><\/a>\n\t\t\t<\/div>\n\t\t\t\t<figcaption class='wp-caption-text gallery-caption' id='gallery-1-14379'>\n\t\t\t\tGainsbourg, anar majeur\n\t\t\t\t<\/figcaption><\/figure><figure class='gallery-item'>\n\t\t\t<div class='gallery-icon landscape'>\n\t\t\t\t<a href='https:\/\/archives.regards.fr\/wp-content\/uploads\/2011\/03\/gainsbarre_crop-665.jpg'><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" width=\"80\" height=\"55\" src=\"https:\/\/archives.regards.fr\/wp-content\/uploads\/2011\/03\/gainsbarre_crop-665.jpg\" class=\"attachment-thumbnail size-thumbnail\" alt=\"Gainsbourg, anar majeur\" aria-describedby=\"gallery-1-14380\" \/><\/a>\n\t\t\t<\/div>\n\t\t\t\t<figcaption class='wp-caption-text gallery-caption' id='gallery-1-14380'>\n\t\t\t\tGainsbourg, anar majeur\n\t\t\t\t<\/figcaption><\/figure>\n\t\t<\/div>\n<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p> Sa l\u00e9gende \u00e0 l&#8217;odeur de soufre habite encore les ondes et les \u00e9crits. Voil\u00e0 un livre et une expo qui  mettent en sc\u00e8ne Gainsbourg et son univers. Comment cet anar de droite r\u00e9ussit-il \u00e0 dynamiter les codes de l&#8217;\u00e9poque ? Portrait du dandy. <\/p>\n","protected":false},"author":1,"featured_media":14378,"comment_status":"open","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"_themeisle_gutenberg_block_has_review":false,"footnotes":""},"categories":[141],"tags":[],"class_list":["post-3565","post","type-post","status-publish","format-standard","has-post-thumbnail","hentry","category-archives-web"],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/archives.regards.fr\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/3565","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/archives.regards.fr\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/archives.regards.fr\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/archives.regards.fr\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/users\/1"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/archives.regards.fr\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fcomments&post=3565"}],"version-history":[{"count":0,"href":"https:\/\/archives.regards.fr\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/3565\/revisions"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/archives.regards.fr\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/media\/14378"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/archives.regards.fr\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fmedia&parent=3565"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/archives.regards.fr\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fcategories&post=3565"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/archives.regards.fr\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Ftags&post=3565"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}