{"id":346,"date":"1997-02-01T00:00:00","date_gmt":"1997-01-31T23:00:00","guid":{"rendered":"https:\/\/wp.muchomaas.com\/la-mutation-de-l-ecole-devient346\/"},"modified":"1997-02-01T00:00:00","modified_gmt":"1997-01-31T23:00:00","slug":"la-mutation-de-l-ecole-devient346","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/archives.regards.fr\/?p=346","title":{"rendered":"La mutation de l&#8217;\u00e9cole devient urgente"},"content":{"rendered":"<p class=\"post_excerpt\"> Entretien avec Michel Deschamps <\/p>\n<p><strong> Un million d&#8217;enseignants, \u00e9l\u00e8ves et parents ont donn\u00e9 leur avis sur l&#8217;\u00e9cole. Les Fran\u00e7ais lui gardent leur affection mais veulent la voir \u00e9voluer. La F\u00e9d\u00e9ration syndicale unitaire a organis\u00e9 cette enqu\u00eate. Son secr\u00e9taire g\u00e9n\u00e9ral propose des pistes de changement et analyse aussi les r\u00e9sultats des \u00e9lections professionnelles. <\/strong><\/p>\n<p> <strong>  Les r\u00e9sultats des \u00e9lections professionnelles donnent \u00e0 la FSU la premi\u00e8re place dans la fonction publique d&#8217;Etat et chez les enseignants. Quels motifs voyez-vous \u00e0 ce succ\u00e8s ?  <\/strong><\/p>\n<p> <strong> Michel Deschamps : <\/strong> Nous r\u00e9fl\u00e9chissons, de fa\u00e7on approfondie, avec les syndicats et les sections d\u00e9partementales, aux enseignements de ces r\u00e9sultats, \u00e0 ce que les personnels ont exprim\u00e9 par leur vote. Incontestablement, ce scrutin s&#8217;inscrit dans une dynamique: les syndicats regroup\u00e9s dans la FSU, depuis trois ans, attirent de nouveaux adh\u00e9rents. La FSU s&#8217;inscrit dans un syndicalisme de proximit\u00e9 combatif. Je suis persuad\u00e9 que son pluralisme interne, l&#8217;extr\u00eame attention port\u00e9e \u00e0 la diversit\u00e9 des syndiqu\u00e9s et des personnels est un atout majeur. Enfin, l&#8217;unit\u00e9 que nous avons recherch\u00e9e avec les autres forces syndicales, dans l&#8217;Education, dans la Fonction publique, dans le mouvement social&#8230;, cette unit\u00e9-l\u00e0 paie, parce qu&#8217;elle r\u00e9pond aux attentes des salari\u00e9s.<\/p>\n<p>Il y a peut-\u00eatre une autre explication: la FSU ne s&#8217;est jamais reconnue dans la coupure entre les deux &#8220;blocs&#8221; du syndicalisme &#8220;r\u00e9formiste&#8221; et du syndicalisme &#8220;contestataire&#8221;. Je crois qu&#8217;il faut inventer une voie qui sache concilier les rapports de forces et les propositions alternatives et confronter les revendications sectorielles \u00e0 l&#8217;int\u00e9r\u00eat g\u00e9n\u00e9ral. Cette confrontation n&#8217;est \u00e9videmment pas simple mais c&#8217;est pr\u00e9cis\u00e9ment sur le point de convergence des int\u00e9r\u00eats professionnels et de l&#8217;int\u00e9r\u00eat g\u00e9n\u00e9ral que le syndicalisme est attendu. Pas seulement dans la bataille d\u00e9fensive contre les r\u00e9gressions sociales mais dans l&#8217;aptitude \u00e0 d\u00e9gager des perspectives. Agir permet, par ailleurs, de modifier la conception et les contenus d&#8217;un int\u00e9r\u00eat g\u00e9n\u00e9ral qui n&#8217;est \u00e9videmment pas une donn\u00e9e statique&#8230;<\/p>\n<p>Le scrutin du 12 d\u00e9cembre, en modifiant la donne syndicale, pose aussi ces questions. La FSU est non seulement renforc\u00e9e dans sa place de premi\u00e8re f\u00e9d\u00e9ration de l&#8217;Education mais elle devient la premi\u00e8re f\u00e9d\u00e9ration de la Fonction publique d&#8217;Etat et la quatri\u00e8me force syndicale du pays, par les suffrages et le nombre d&#8217;adh\u00e9rents.<\/p>\n<p>Elle est donc conduite \u00e0 s&#8217;impliquer plus encore dans le mouvement syndical et dans ses difficult\u00e9s. Face au ch\u00f4mage, face aux remises en cause des droits sociaux, face aux menaces sur le secteur public, face aux obstacles \u00e0 l&#8217;insertion de la jeunesse, le syndicalisme fran\u00e7ais n&#8217;a-t-il rien d&#8217;autre \u00e0 offrir que le spectacle de ses divisions, de ses combats de chef, de ses &#8220;guerres civiles&#8221; internes ? S&#8217;agit-il seulement de se disputer les rares syndiqu\u00e9s restants ? Si nous ne savons pas nous rapprocher, dans les pratiques et pas seulement dans les d\u00e9clarations, nous allons droit dans le mur. Nous avons l\u00e0 une responsabilit\u00e9 devant le syndicalisme et devant la soci\u00e9t\u00e9 tout enti\u00e8re, \u00e0 un moment o\u00f9 le racisme, la pauvret\u00e9, le d\u00e9sespoir, la fuite dans la drogue sont autant de signes d&#8217;un risque d&#8217;implosion sociale.<\/p>\n<p> <strong> La consultation publique pour l&#8217;Education que vous avez command\u00e9e \u00e0 la Sofres a montr\u00e9 que pour les \u00e9l\u00e8ves et leurs familles, l&#8217;\u00e9cole doit servir en priorit\u00e9 \u00e0 permettre l&#8217;acc\u00e8s \u00e0 un travail; pour les enseignants, \u00e0 former \u00e0 la r\u00e9flexion et \u00e0 l&#8217;esprit critique. Est-ce une contradiction ? <\/strong><\/p>\n<p> <strong> M. D.: <\/strong> Dans le questionnaire, le sondage, les enqu\u00eates vid\u00e9o que nous avons fait r\u00e9aliser, nous avons \u00e9t\u00e9 surpris par la force avec laquelle s&#8217;expriment la peur du ch\u00f4mage, d\u00e8s 12 ou 13 ans !, l&#8217;acharnement \u00e0 trouver un &#8221; job &#8221; \u00e0 n&#8217;importe quelle condition pour \u00e9chapper \u00e0 l&#8217;exclusion sociale. S&#8217;exprime l\u00e0 une peur presque obsessionnelle, qui enserre les attentes et les motivations de toute une g\u00e9n\u00e9ration comme dans un \u00e9tau. C&#8217;est cet \u00e9tau-l\u00e0 qu&#8217;il faut resserrer&#8230;en cr\u00e9ant des emplois ! Les jeunes et les familles n&#8217;accusent pas l&#8217;\u00e9cole du manque d&#8217;emplois. Ils savent qu&#8217;elle ne peut cr\u00e9er les 600 000 \u00e0 700 000 postes de travail indispensables pour ins\u00e9rer aujourd&#8217;hui les jeunes, mais ils attendent de l&#8217;\u00e9cole une meilleure pr\u00e9paration \u00e0 un monde plus dur. Cette exigence me para\u00eet naturelle &#8211; les enseignants ne la sous-estiment d&#8217;ailleurs pas, puisqu&#8217;ils la classent dans leurs trois priorit\u00e9s. Mais ils restent tr\u00e8s attach\u00e9s \u00e0 la formation de l&#8217;esprit critique et \u00e0 celle du citoyen. Missions traditionnelles ? Je n&#8217;en sais rien mais qui prendrait la responsabilit\u00e9 de les consid\u00e9rer comme d\u00e9pass\u00e9es ou inutiles, dans la soci\u00e9t\u00e9 que nous connaissons ? Il n&#8217;y a pas en fait d&#8217;opposition, mais une tension entre ces p\u00f4les &#8211; formation intellectuelle, formation au m\u00e9tier, citoyennet\u00e9 &#8211; qui ne peuvent que co-exister et &#8221; travailler l&#8217;\u00e9cole &#8221; pour construire de nouvelles coh\u00e9rences.<\/p>\n<p> <strong> Que sugg\u00e8re votre f\u00e9d\u00e9ration pour y r\u00e9pondre ? <\/strong><\/p>\n<p> <strong> M. D.: <\/strong> Une des r\u00e9ponses concr\u00e8tes tient dans la modernisation de l&#8217;obligation scolaire. Alors que la scolarit\u00e9 continue de fait au-del\u00e0 de 18 ans, l&#8217;obligation de l&#8217;Etat d&#8217;offrir une scolarit\u00e9 de qualit\u00e9 change de nature. Elle doit inclure la formation professionnelle initiale. Elle doit \u00e9largir la gratuit\u00e9 \u00e0 des formations d&#8217;autant plus co\u00fbteuses qu&#8217;elles sont techniques et professionnelles. Elle doit diversifier et revaloriser les fili\u00e8res technologiques et professionnelles offertes par le service public. Elle doit pr\u00e9f\u00e9rer, \u00e0 des solutions tr\u00e8s partielles et tr\u00e8s insuffisantes comme l&#8217;apprentissage, une am\u00e9lioration des formations publiques, avec le d\u00e9veloppement de stages v\u00e9ritablement formateurs, comme le souhaite la FSU.<\/p>\n<p>Nous constatons, h\u00e9las, que les &#8221; stages dipl\u00f4mants &#8220;, dans leur pr\u00e9sentation actuelle et alors qu&#8217;ils sont concoct\u00e9s directement entre l&#8217;Etat et le patronat, loin des formations des jeunes, vont dans un sens rigoureusement inverse.<\/p>\n<p> <strong> Quelles autres mesures pr\u00e9conisez-vous, relatives notamment aux contenus d&#8217;enseignement ? <\/strong><\/p>\n<p> <strong> M. D.: <\/strong> Le mouvement de diversification des voies de r\u00e9ussite, les formations sp\u00e9cifiques aux m\u00e9tiers, le d\u00e9veloppement n\u00e9cessaire des enseignements \u00e0 option&#8230;font a contrario rena\u00eetre la question de la &#8220;culture commune&#8221; \u00e0 l&#8217;ensemble des jeunes. Le rapport Fauroux r\u00e9pond par la proposition d&#8217;un &#8221; savoir minimum &#8220;, d&#8217;une &#8220;trousse de survie&#8221;, qui appara\u00eet totalement archa\u00efque et d\u00e9nu\u00e9e d&#8217;ambition. L&#8217;\u00e9cole de la R\u00e9publique doit avoir un tout autre id\u00e9al. Il s&#8217;agit d&#8217;ouvrir l&#8217;acc\u00e8s aux connaissances fondamentales, de dispenser les savoirs sur lesquels se b\u00e2tiront, tout au long de la vie, la culture, la responsabilit\u00e9 citoyenne&#8230; A la veille du 3e mill\u00e9naire, cela ne peut se r\u00e9duire \u00e0 savoir lire, \u00e9crire, compter.<\/p>\n<p>L&#8217;exigence du &#8221; destin solidaire commun &#8221; pose la question de la diversit\u00e9 des aptitudes et des go\u00fbts, mais aussi celle de l&#8217;in\u00e9galit\u00e9 sociale. Les emplois cr\u00e9\u00e9s aujourd&#8217;hui sont insuffisants en volume; ils sont aussi pauvres en qualit\u00e9. Ils ne permettent pas ou peu la prise en compte de l&#8217;\u00e9l\u00e9vation des savoirs, des techniques&#8230; L&#8217;avenir ne peut se trouver dans la g\u00e9n\u00e9ralisation des &#8220;boulots&#8221; pr\u00e9caires et sous-r\u00e9mun\u00e9r\u00e9s. Le gouvernement investit dans l&#8217;aide aux entreprises sous des formes diverses, sans cesse renouvel\u00e9es et \u00e9largies&#8230; Quel effet r\u00e9el sur l&#8217;emploi ? M\u00eame une revendication comme celle qu&#8217;avait avanc\u00e9e la FSU de lier l&#8217;aide publique \u00e0 une obligation d&#8217;accueillir des jeunes en stage, n&#8217;a pas \u00e9t\u00e9 suivie d&#8217;effet !<\/p>\n<p> <strong> Ces orientations, \u00e0 savoir le souci d&#8217;une culture commune dispens\u00e9e par l&#8217;\u00e9cole, la n\u00e9cessit\u00e9 d&#8217;inclure la formation professionnelle, la formation \u00e0 l&#8217;esprit critique, n&#8217;auraient-elles pas, si on les appliquait toutes, encore d&#8217;autres effets ? <\/strong><\/p>\n<p> <strong> M. D.: <\/strong> Un double travail, sur les contenus et sur les m\u00e9thodes, est n\u00e9cessaire. Notre enseignement est parfois trop abstrait. Il faut tabler davantage sur les pratiques, r\u00e9\u00e9quilibrer les savoirs, travailler la port\u00e9e pratique des enseignements g\u00e9n\u00e9raux et la port\u00e9e culturelle des enseignements pratiques. Il faut d\u00e9velopper les arts plastiques qui sont les parents pauvres, le sport, la musique. L&#8217;approche disciplinaire est indispensable mais il faut en venir \u00e0 la pluridisciplinarit\u00e9; privil\u00e9gier les m\u00e9thodes p\u00e9dagogiques qui favorisent l&#8217;activit\u00e9 et l&#8217;initiative, le travail collectif.<\/p>\n<p> <strong> On dit souvent que la &#8221; dipl\u00f4mite &#8221; est une maladie sp\u00e9cifiquement fran\u00e7aise. Pensez-vous qu&#8217;il y ait une survalorisation du dipl\u00f4me, alors qu&#8217;existe en m\u00eame temps un important \u00e9chec scolaire? Et croyez-vous, concernant les \u00e9l\u00e8ves en difficult\u00e9s, que l&#8217;\u00e9cole puisse donner un sens \u00e0 des \u00e9tudes qui n&#8217;en ont visiblement pas pour eux? <\/strong><\/p>\n<p> <strong> M. D.: <\/strong> En France, les dipl\u00f4mes sont la voie de la reconnaissance sociale. Leur r\u00f4le augmente avec la crise, puisque la possession d&#8217;un dipl\u00f4me, si elle n&#8217;est pas une garantie absolue, est une chance d&#8217;obtenir un emploi. A contrario, l&#8217;\u00e9chec scolaire devient inacceptable, tant son co\u00fbt social est lourd. La mutation du syst\u00e8me \u00e9ducatif en devient plus urgente. Il faut rompre avec un syst\u00e8me qui, pendant des d\u00e9cennies, a fonctionn\u00e9 sur la s\u00e9lection. Le &#8221; bon \u00e9tablissement &#8221; reste celui qui \u00e9cr\u00e8me \u00e0 l&#8217;entr\u00e9e et obtient les meilleurs r\u00e9sultats \u00e0 la sortie. Les Fran\u00e7ais ont gard\u00e9 un souvenir mythique du certificat d&#8217;\u00e9tudes. Ils ont oubli\u00e9 qu&#8217;il \u00e9tait fond\u00e9 sur un taux de s\u00e9lection qu&#8217;on n&#8217;accepterait plus aujourd&#8217;hui.<\/p>\n<p>L&#8217;intol\u00e9rance actuelle \u00e0 l&#8217;\u00e9chec scolaire est \u00e9videmment li\u00e9e aux probl\u00e8mes \u00e9conomiques, mais aussi peut-\u00eatre \u00e0 la notion de coh\u00e9sion sociale. L&#8217;id\u00e9e de la culture commune, de l&#8217;apprentissage de le citoyennet\u00e9 semblent des garanties de coh\u00e9sion plus n\u00e9cessaires encore qu&#8217;hier. L&#8217;\u00e9chec scolaire signifie aussi l&#8217;exclusion, d\u00e8s l&#8217;enfance, de la soci\u00e9t\u00e9. Le probl\u00e8me c&#8217;est que le syst\u00e8me d&#8217;\u00e9ducation se voit confier une mission nouvelle \u00e0 bien des titres &#8211; r\u00e9ussite de tous -, mais dans les pires conditions: moins d&#8217;argent, moins de coh\u00e9sion sociale, moins d&#8217;emplois pour les jeunes.<\/p>\n<p> <strong> Est-ce l&#8217;opinion de la majorit\u00e9 des enseignants ? <\/strong><\/p>\n<p> <strong> M. D.: <\/strong> Ils sont fonci\u00e8rement attach\u00e9s \u00e0 la r\u00e9ussite des \u00e9l\u00e8ves, m\u00eame dans les conditions d\u00e9grad\u00e9es d&#8217;aujourd&#8217;hui. Ce n&#8217;est pas un hasard s&#8217;ils se reconnaissent dans la FSU et dans son exigence de justice sociale. Mais ayons le courage de dire que cette attitude devient de plus en plus dure \u00e0 tenir&#8230;qu&#8217;elle craque m\u00eame parfois dans certains endroits particuli\u00e8rement difficiles&#8230;que la tentation est parfois grande de &#8220;n\u00e9gocier&#8221; la paix, en classe, dans l&#8217;\u00e9tablissement, contre une moindre exigence scolaire.<\/p>\n<p>Il y a donc urgence \u00e0 se donner les moyens multiples de la lutte contre l&#8217;\u00e9chec, d&#8217;am\u00e9liorer la qualification des personnels, par un effort pour la formation initiale -la mise en place des IUFM a constitu\u00e9 un progr\u00e8s-, mais aussi par une vraie formation continue.<\/p>\n<p> <strong> Evoquons la violence \u00e0 l&#8217;\u00e9cole. Comment la combattre, selon vous ?  <\/strong><\/p>\n<p> <strong> M. D.: <\/strong> Notre enqu\u00eate a confirm\u00e9 combien la violence s&#8217;exerce d&#8217;abord contre les jeunes et les effraie. Lutter contre la violence, c&#8217;est d&#8217;abord s&#8217;en donner les moyens par des d\u00e9cisions purement scolaires, mais l&#8217;\u00e9cole ne peut lutter toute seule. Une remobilisation sociale autour de l&#8217;Education est urgente. Elle passe notamment par un dialogue effectif entre les enseignants et les familles, enjeu-cl\u00e9 des \u00e9volutions de l&#8217;\u00e9cole. C&#8217;est pourquoi la FSU est favorable au renforcement du r\u00f4le des f\u00e9d\u00e9rations de parents, au statut de d\u00e9l\u00e9gu\u00e9&#8230;comme elle est favorable \u00e0 la valorisation des moyens d&#8217;expression collective des \u00e9tudiants et des lyc\u00e9ens. Dans les quartiers, le dialogue existe d\u00e9j\u00e0 entre la communaut\u00e9 scolaire, les juges pour enfants, les travailleurs sociaux, la police. Ce dialogue est vital.<\/p>\n<p>Mais on ne peut occulter la question des moyens, des postes n\u00e9cessaires d&#8217;enseignants, de surveillants, d&#8217;assistantes sociales, d&#8217;infirmi\u00e8res&#8230; On ne peut ignorer la n\u00e9cessit\u00e9 d&#8217;abaisser les effectifs et de r\u00e9duire la taille des \u00e9tablissements. Ce n&#8217;est pas la voie dans laquelle on s&#8217;engage. Le budget 1997 est au contraire un budget de r\u00e9gression, dans des proportions inconnues depuis des d\u00e9cennies. Suppressions de postes, fermetures de classes, la rentr\u00e9e 1997 est compromise: nous ne l&#8217;acceptons pas. La FSU fera tout pour que les choix budg\u00e9taires soient revus. La FSU fera tout pour que les questions de l&#8217;\u00e9cole, de l&#8217;\u00e9ducation, de la formation, de l&#8217;insertion des jeunes redeviennent une v\u00e9ritable priorit\u00e9.<\/p>\n<p>* Secr\u00e9taire g\u00e9n\u00e9ral de la FSU<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p> Entretien avec Michel Deschamps <\/p>\n","protected":false},"author":1,"featured_media":0,"comment_status":"open","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"_themeisle_gutenberg_block_has_review":false,"footnotes":""},"categories":[141],"tags":[],"class_list":["post-346","post","type-post","status-publish","format-standard","hentry","category-archives-web"],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/archives.regards.fr\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/346","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/archives.regards.fr\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/archives.regards.fr\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/archives.regards.fr\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/users\/1"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/archives.regards.fr\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fcomments&post=346"}],"version-history":[{"count":0,"href":"https:\/\/archives.regards.fr\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/346\/revisions"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/archives.regards.fr\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fmedia&parent=346"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/archives.regards.fr\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fcategories&post=346"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/archives.regards.fr\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Ftags&post=346"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}