{"id":339,"date":"1997-02-01T00:00:00","date_gmt":"1997-01-31T23:00:00","guid":{"rendered":"https:\/\/wp.muchomaas.com\/memoires-hantees-memoires339\/"},"modified":"1997-02-01T00:00:00","modified_gmt":"1997-01-31T23:00:00","slug":"memoires-hantees-memoires339","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/archives.regards.fr\/?p=339","title":{"rendered":"M\u00e9moires hant\u00e9es, m\u00e9moires \u00e9clair\u00e9es"},"content":{"rendered":"<p class=\"post_excerpt\"> Voir aussi <\/p>\n<p>A livre ouvert<strong> Comment traiter les archives de l&#8217;histoire toute chaude, singuli\u00e8rement celle du mouvement ouvrier? Les archives communistes sont l&#8217;objet de vives controverses. Points de vue. <\/strong><\/p>\n<p>Depuis quelques ann\u00e9es, les ouvertures d&#8217;archives se sont multipli\u00e9es de part le monde. Il en est r\u00e9sult\u00e9 une quantit\u00e9 de travaux de recherche sur l&#8217;histoire contemporaine, certains ont connu des versions destin\u00e9es au grand public. Parmi ceux-ci, l&#8217;attention des m\u00e9dias s&#8217;est surtout port\u00e9e vers ceux qui concernent les anciens pays socialistes et le mouvement communiste, car on pouvait les ins\u00e9rer dans le d\u00e9bat politico-id\u00e9ologique. Cependant, ces archives permettent souvent de porter un regard neuf sur les grands \u00e9v\u00e9nements de ce si\u00e8cle (1). On ne s&#8217;\u00e9tonnera pas que nous parlions ici sp\u00e9cialement des archives du mouvement ouvrier, non pour suivre une mode, mais parce que nous nous sentons concern\u00e9s. A vrai dire il n&#8217;y a pas dans ces publications de r\u00e9v\u00e9lations grandioses, mais les pr\u00e9cisions, les \u00e9clairages qu&#8217;elles contiennent sur les faits et sur les hommes apportent des confirmations ou des d\u00e9mentis, donnent de la chair \u00e0 l&#8217;histoire contemporaine.<\/p>\n<p>Nous ne nous arr\u00eaterons pas aux pol\u00e9miques qu&#8217;a suscit\u00e9es entre historiens de diverses tendances le r\u00e9cent livre de Karel Bartosek (2). Mais il nous semble qu&#8217;il pose deux s\u00e9ries de probl\u00e8mes importants: la d\u00e9ontologie de l&#8217;usage des archives et, sur le fond, la r\u00e9alit\u00e9 concr\u00e8te de ce qu&#8217;on appelle le stalinisme et singuli\u00e8rement des rapports du Parti communiste fran\u00e7ais avec le monde socialiste et plus pr\u00e9cis\u00e9ment encore avec le Parti communiste tch\u00e9coslovaque \u00e0 partir des archives de celui-ci.<\/p>\n<p>Quelques id\u00e9es ma\u00eetresses ressortent d&#8217;un tout r\u00e9cent ouvrage consacr\u00e9 aux actes d&#8217;un colloque sur la d\u00e9ontologie (3).<\/p>\n<p>Evoquer la question des archives, c&#8217;est poser celle des sources et des m\u00e9thodes du travail historique et de la position des historiens \u00e0 leur \u00e9gard. La plupart prennent appui sur elles sans succomber \u00e0 l&#8217;illusion qu&#8217;elles parlent d&#8217;elles- m\u00eames. Ce travers existe pourtant de longue date, c&#8217;est celui qu&#8217;on a coutume d&#8217;appeler d&#8217;une mani\u00e8re sans doute approximative le positivisme de l&#8217;archive. Selon cette conception ce seraient les archives, apr\u00e8s qu&#8217;elles aient \u00e9t\u00e9 mises au jour, qui diraient ce que fut le pass\u00e9 dans tel ou tel domaine. En fait l&#8217;historien n&#8217;est jamais l&#8217;explorateur d&#8217;un continent ignor\u00e9 et l&#8217;archive le tr\u00e9sor source de toutes les connaissances. La recherche historique digne de ce nom s&#8217;appuie sur des hypoth\u00e8ses et des connaissances pr\u00e9alables qui l&#8217;orientent. C&#8217;est en fonction de celles-ci que les archives sont d&#8217;abord interpr\u00e9t\u00e9es avant que leur \u00e9tude proprement dite vienne confirmer ou infirmer les hypoth\u00e8ses ant\u00e9rieures. Cela signifie que les historiens &#8221; inventent &#8221; en partie les archives dans la mesure o\u00f9 ils s\u00e9lectionnent, classent et critiquent des documents dont ils hi\u00e9rarchisent l&#8217;importance. Ce sont eux qui exploitent plus ou moins bien les informations et les sens possibles que rec\u00e8lent les archives. Ainsi l&#8217;\u00e9criture de l&#8217;histoire, en tant qu&#8217;elle est un savoir critique et scientifique, implique un dialogue entre les historiens et les archives, notamment celles du mouvement communiste. On ne peut se contenter d&#8217;une garantie d&#8217;authenticit\u00e9 car l&#8217;essentiel est ailleurs: associ\u00e9es \u00e0 des activit\u00e9s ou parties prenante d&#8217;un fonctionnement d&#8217;organismes divers, les archives ob\u00e9issent \u00e0 des logiques et des ruses qui ne les rendent pas \u00e9videntes.<\/p>\n<p> <strong> L&#8217;\u00e9criture de l&#8217;histoire, un savoir critique <\/strong><\/p>\n<p>Pour en revenir \u00e0 l&#8217;ouvrage de Bartosek, on regrettera une certaine insuffisance de critique de ses sources et de mise en situation politique et subjective des acteurs. Les commentaires parfois peu convaincants auxquels il recourt on ne sait pourquoi (comme d&#8217;ailleurs certains de ses d\u00e9tracteurs) sont discutables. Mais, au del\u00e0 des mises en cause vraiment peu et mal argument\u00e9es de tel ou tel participant connu de la R\u00e9sistance fran\u00e7aise comme Raymond Aubrac ou Artur London, il reste le fond, qui soul\u00e8ve des questions importantes et les faits qui sont rapport\u00e9s et dont on peut discuter l&#8217;interpr\u00e9tation. Ils sont de deux ordres: les &#8221; agents &#8221; et l&#8217;argent.<\/p>\n<p>Concernant les agents, les services de renseignements existent dans tous les pays et pas seulement dans les romans de John Le Carr\u00e9. Ils ont comme caract\u00e9ristique que leurs agents et leurs espions sont glorifi\u00e9s quand ils sont de votre camp et condamn\u00e9s quand ce sont ceux de vos adversaires ! La notion d&#8217;agent employ\u00e9e de fa\u00e7on souvent inconsid\u00e9r\u00e9e est tout \u00e0 fait impropre \u00e0 rendre compte des ph\u00e9nom\u00e8nes de proximit\u00e9, de sympathie et d&#8217;engagement au service d&#8217;une cause politique. Cet usage abusif vise sans doute \u00e0 assimiler adh\u00e9sion au communisme et action au service d&#8217;une puissance \u00e9trang\u00e8re. L&#8217;argument proprement politique et id\u00e9ologique, us\u00e9 jusqu&#8217;\u00e0 la corde, a servi, aux forces de droite, depuis le d\u00e9but des ann\u00e9es vingt \u00e0 discr\u00e9diter la gauche communiste apr\u00e8s avoir servi contre les socialistes qui, tels Jaur\u00e8s, avaient jusqu&#8217;en 1914 tent\u00e9 de conjurer le d\u00e9clenchement de la guerre. Pour autant, cela ne suffit pas \u00e0 r\u00e9cuser une notion qui amalgame volontairement et p\u00e9jorativement la critique sociale de l&#8217;\u00e9tat des choses \u00e0 la trahison. La d\u00e9nonciation du complot anarchiste puis communiste a \u00e9t\u00e9 une constante de certains milieux conservateurs fran\u00e7ais dans l&#8217;entre-deux-guerres, comme une th\u00e8se r\u00e9cente consacr\u00e9e \u00e0 ce sujet l&#8217;a bien montr\u00e9(4).<\/p>\n<p>L&#8217;anticommunisme visc\u00e9ral de certains services de r\u00e9pression s&#8217;est ainsi d\u00e9ploy\u00e9 sous le r\u00e9gime de Vichy en faisant de chaque militant arr\u00eat\u00e9 un agent du Komintern et de l&#8217;URSS. Cette m\u00eame logique \u00e9tait d&#8217;ailleurs \u00e0 l&#8217;oeuvre dans les chefs d&#8217;inculpation dress\u00e9s en URSS contre des dirigeants communistes russes ou internationaux accus\u00e9s d&#8217;\u00eatre \u00e0 leur tour des agents de &#8220;l&#8217;hitl\u00e9ro-trotskisme&#8221;. Apr\u00e8s la guerre, les proc\u00e8s intent\u00e9s \u00e0 certains des leaders des partis des d\u00e9mocraties populaires ob\u00e9issent \u00e0 la m\u00eame d\u00e9marche sauf que cette fois les accus\u00e9s sont devenus des agents au service de l&#8217;imp\u00e9rialisme am\u00e9ricain. Evoquer cette tradition ne suffit cependant pas \u00e0 r\u00e9gler le probl\u00e8me sur le plan historique. Cela permet simplement de signaler qu&#8217;il faut proc\u00e9der avec beaucoup de prudence et de souci critique quand on s&#8217;appuie sur des documents d&#8217;archives dont on ne peut ignorer le contexte. Qu&#8217;ils soient rest\u00e9s confidentiels n&#8217;implique pas, par exemple, qu&#8217;il faille accorder un large cr\u00e9dit \u00e0 telle ou telle de leurs indications. Cette prudence n\u00e9cessaire que bon nombre d&#8217;historiens ont l&#8217;habitude d&#8217;avoir \u00e0 l&#8217;\u00e9gard des archives de police, il faut \u00e9galement l&#8217;\u00e9tendre \u00e0 toutes ces archives politiques issues des organisations \u00e9tatiques et politiques qui se r\u00e9clamaient du communisme. Que des communistes aient individuellement, par inclination id\u00e9ologique, particip\u00e9 \u00e0 des activit\u00e9s de renseignements, quoi d&#8217;\u00e9tonnant ? Mais cela s&#8217;est, en r\u00e8gle g\u00e9n\u00e9rale, produit en dehors de la vie du PCF lui-m\u00eame. On imagine volontiers d&#8217;ailleurs que les services des pays socialistes \u00e9taient bien plus int\u00e9ress\u00e9s \u00e0 trouver des espions dans d&#8217;autres milieux.<\/p>\n<p>Concernant l&#8217;argent, la question est d&#8217;importance. Il y a eu assez de campagnes sur l&#8217;or de Moscou pour s&#8217;en convaincre. Les archives sovi\u00e9tiques avaient d\u00e9j\u00e0 livr\u00e9 des traces de transferts d&#8217;argent. Bartosek en a trouv\u00e9 d&#8217;autres dans les archives du PC tch\u00e9coslovaque. On peut les consid\u00e9rer comme des faits \u00e9tablis. Qu&#8217;en penser ? L&#8217;aide financi\u00e8re et mat\u00e9rielle entre alli\u00e9s politiques ou id\u00e9ologiques est sans doute aussi vieille que les relations internationales elles-m\u00eames. Sans remonter \u00e0 l&#8217;aide de Louis XVI aux r\u00e9volutionnaires antibritanniques d&#8217;Am\u00e9rique, on en trouverait d&#8217;innombrables exemples. Quand il s&#8217;agit d&#8217;organisations appartenant \u00e0 la m\u00eame Internationale, de telles aides du centre aux sections et des plus riches aux plus faibles sont en quelque sorte institutionnelles. Le PCF a aid\u00e9, ce n&#8217;est pas un myst\u00e8re, des partis plus pauvres, en particulier ceux qui \u00e9taient r\u00e9duits \u00e0 la clandestinit\u00e9. Il est possible que les sommes retrouv\u00e9es dans les archives aient \u00e9t\u00e9, pour une part, utilis\u00e9es \u00e0 des transferts.<\/p>\n<p> <strong> Le Parti communiste et la r\u00e9f\u00e9rence au mod\u00e8le sovi\u00e9tique <\/strong><\/p>\n<p>Le ph\u00e9nom\u00e8ne de financement est ind\u00e9niable et ouvertement \u00e9voqu\u00e9 dans les premi\u00e8res ann\u00e9es de l&#8217;Internationale communiste. L&#8217;aide financi\u00e8re procur\u00e9e aux jeunes organisations communistes fut, au m\u00eame titre que d&#8217;autres soutiens d&#8217;ordre id\u00e9ologique ou propagandiste, d&#8217;une certaine efficacit\u00e9 pour implanter et faire vivre des activit\u00e9s. Une analyse compar\u00e9e \u00e0 l&#8217;\u00e9chelle europ\u00e9enne et internationale montre qu&#8217;elle ne constitue pas l&#8217;explication centrale de la r\u00e9ussite politique du communisme \u00e0 tel moment dans tel pays. La comparaison entre l&#8217;aide apport\u00e9e aux Anglais et aux Fran\u00e7ais dans l&#8217;entre-deux-guerres est tout \u00e0 fait instructive de ce point de vue.<\/p>\n<p>Concernant l&#8217;aide mat\u00e9rielle apport\u00e9e apr\u00e8s 1945, l&#8217;un de nous, Francis Cohen peut parler de son exp\u00e9rience. Correspondant de l&#8217;Humanit\u00e9 \u00e0 Moscou tout de suite apr\u00e8s la guerre, il ne payait ni son logement, ni sa secr\u00e9taire, ni sa femme de m\u00e9nage. Il vivait gr\u00e2ce \u00e0 des chroniques \u00e0 la r\u00e9daction fran\u00e7aise de Radio Moscou et \u00e0 des traductions qui \u00e9taient \u00e9videmment fournies \u00e0 la demande du PCUS. L&#8217;URSS achetait un certain nombre d&#8217;exemplaires de l&#8217;Humanit\u00e9 et d&#8217;autres journaux de la presse communiste (Bartosek souligne ce fait \u00e0 propos de la Tch\u00e9coslovaquie). C&#8217;\u00e9tait certes une aide mais les Russes francophones \u00e9taient ravis de trouver ce journal. Il faut ajouter que cette aide mat\u00e9rielle n&#8217;\u00e9tait assortie d&#8217;aucune consigne ou demande r\u00e9dactionnelle. Si ce qu&#8217;il \u00e9crivait concordait le plus souvent avec les vues sovi\u00e9tiques, c&#8217;\u00e9tait d\u00fb \u00e0 la nature orient\u00e9e des sources dont il disposait (essentiellement la presse) et \u00e0 ses convictions. C&#8217;est essentiel. Si le PCF s&#8217;est si longtemps r\u00e9f\u00e9r\u00e9 au mod\u00e8le sovi\u00e9tique et \u00e0 une analyse de la situation internationale du m\u00eame type que celle de l&#8217;URSS, ce n&#8217;est pas qu&#8217;il \u00e9tait d\u00e9pendant financi\u00e8rement. Le poids de l&#8217;aide a toujours \u00e9t\u00e9 relativement faible et le PCF s&#8217;en passe aujourd&#8217;hui. Il y a eu, pour une part, la discipline de l&#8217;Internationale communiste tant qu&#8217;elle a exist\u00e9, puis l&#8217;influence id\u00e9ologique confort\u00e9e par l&#8217;existence d&#8217;objectifs communs de transformation sociale. Bien entendu, tout n&#8217;est pas \u00e0 rejeter de ce pass\u00e9 mais beaucoup reste \u00e0 \u00e9claircir. Pourquoi, au lieu de les d\u00e9dramatiser tranquillement, les directions du parti ont-elles ni\u00e9, par exemple, ces fameux transferts financiers ? Mais cela est une autre histoire. Plus pr\u00e9cis\u00e9ment, l&#8217;histoire qu&#8217;il reste \u00e0 \u00e9crire. Cela devient une t\u00e2che urgente.<\/p>\n<p> <strong> La r\u00e9flexion sur ce qui s&#8217;est pass\u00e9 au nom du communisme <\/strong><\/p>\n<p>L&#8217;ouverture des archives du PCF, depuis deux ans, est un \u00e9l\u00e9ment positif qui doit \u00eatre appr\u00e9ci\u00e9 compte tenu des habitudes des diff\u00e9rentes forces politiques fran\u00e7aises en ce domaine. Il faut distinguer les archives d&#8217;avant 1945 et d&#8217;apr\u00e8s. Les premi\u00e8res, microfilm\u00e9es, r\u00e9cup\u00e9r\u00e9es progressivement \u00e0 Moscou et qui faisaient partie des archives de l&#8217;Internationale communiste. Ces archives, qui couvrent la p\u00e9riode allant de la fondation du parti \u00e0 la fin de l&#8217;Internationale communiste en 1943, regroupent les documents li\u00e9s \u00e0 l&#8217;activit\u00e9 de la direction, Bureau politique et comit\u00e9 centraux, sections de travail mais aussi des documents concernant l&#8217;activit\u00e9 communiste sur le plan d\u00e9partemental et municipal. Elles contiennent enfin des documents qui touchent aux relations entre l&#8217;Internationale communiste et le PCF qui en \u00e9tait une section nationale. Conserv\u00e9es \u00e0 la Biblioth\u00e8que marxiste de Paris, ces archives y sont depuis longtemps consultables moyennant les probl\u00e8mes techniques importants que cela pose notamment dans le domaine des inventaires sans lesquels il est tr\u00e8s difficile de s&#8217;orienter dans cette masse documentaire. Quand on \u00e9voque l&#8217;ouverture des archives du PCF, on \u00e9voque surtout celles qui concernent la p\u00e9riode d&#8217;apr\u00e8s guerre. Elles sont d\u00e9sormais accessibles selon le principe de la r\u00e8gle trentenaire en vigueur dans les archives publiques. La mise \u00e0 la disposition du public qui d\u00e9sire les consulter, au si\u00e8ge du PCF, est actuellement li\u00e9e au travail de collecte, de conservation et d&#8217;inventaire qui est en cours. D\u00e8s maintenant cependant les proc\u00e8s verbaux, les comptes-rendus ou les st\u00e9nogrammes des r\u00e9unions du Bureau politique et du Comit\u00e9 central sont accessibles et ont \u00e9t\u00e9 consult\u00e9s par un grand nombre de chercheurs. Cette mise \u00e0 disposition des archives n&#8217;exclut pas, bien au contraire, un travail documentaire qui reste \u00e0 entreprendre.<\/p>\n<p>Le 29e congr\u00e8s du PCF vient d&#8217;adopter un amendement \u00e0 son document politique qui dit: &#8221; Affirmer la modernit\u00e9 communiste implique que la r\u00e9flexion soit poursuivie sur ce qui s&#8217;est pass\u00e9 au nom du communisme et sur les empreintes du stalinisme sur notre propre histoire.&#8221; Ce n&#8217;est \u00e9videmment pas, compte tenu des positions qui dominent dans le parti communiste, une invitation \u00e0 \u00e9crire une nouvelle histoire officielle. Mais c&#8217;est, on peut l&#8217;esp\u00e9rer, un encouragement \u00e0 la recherche historique et un engagement. Ne convient-il pas par exemple, de rassembler et publier des s\u00e9ries documentaires, de stimuler le d\u00e9p\u00f4t d&#8217;archives personnelles et la r\u00e9daction de m\u00e9moires sinc\u00e8res, de fa\u00e7on \u00e0 donner \u00e0 un public plus large que celui des sp\u00e9cialistes, l&#8217;occasion et la possibilit\u00e9 de prendre connaissance d&#8217;archives pr\u00e9cieuses pour r\u00e9fl\u00e9chir \u00e0 l&#8217;histoire du parti communiste.<\/p>\n<p>1. Par exemple: l&#8217;ouvrage de Paul-Marie de la Gorce 39-45, Une guerre inconnue, Flammarion, 1995.<\/p>\n<p>2. Karel Bartosek, Les aveux des archives, Seuil, 1996.<\/p>\n<p>3. Sous la direction de Serge Wolikow, Une histoire en r\u00e9volution.Du bon usage des archives de Moscou et d&#8217;ailleurs, Editions Universitaires de Dijon, 1996, diffusion Belles Lettres.<\/p>\n<p>4. Fr\u00e9d\u00e9rick Monnier, l&#8217;Apparition du complot communiste en France, 1920-1932, Universit\u00e9 Paris-X Nanterre, 1995.(\u00e0 para\u00eetre)<\/p>\n<p>* Journaliste, sp\u00e9cialiste de l&#8217;ex-Urss.<\/p>\n<p>** Prof.d&#8217;histoire \u00e0 l&#8217;Universit\u00e9 de Dijon..<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p> Voir aussi <\/p>\n","protected":false},"author":1,"featured_media":0,"comment_status":"open","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"_themeisle_gutenberg_block_has_review":false,"footnotes":""},"categories":[141],"tags":[],"class_list":["post-339","post","type-post","status-publish","format-standard","hentry","category-archives-web"],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/archives.regards.fr\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/339","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/archives.regards.fr\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/archives.regards.fr\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/archives.regards.fr\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/users\/1"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/archives.regards.fr\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fcomments&post=339"}],"version-history":[{"count":0,"href":"https:\/\/archives.regards.fr\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/339\/revisions"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/archives.regards.fr\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fmedia&parent=339"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/archives.regards.fr\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fcategories&post=339"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/archives.regards.fr\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Ftags&post=339"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}