{"id":3271,"date":"2004-06-01T00:00:00","date_gmt":"2004-05-31T22:00:00","guid":{"rendered":"https:\/\/wp.muchomaas.com\/politique-k-o-tique3271\/"},"modified":"2004-06-01T00:00:00","modified_gmt":"2004-05-31T22:00:00","slug":"politique-k-o-tique3271","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/archives.regards.fr\/?p=3271","title":{"rendered":"Politique K.O.tique"},"content":{"rendered":"<p class=\"post_excerpt\"> Le K.O. social m\u00eale joyeusement politique et musique dans une<em> \u00ablutte contre les politiques r\u00e9actionnaires\u00bb <\/em>. Issu des modes de contestation alternatifs, il pose une fois encore la question des modes d&#8217;appropriation du politique et de la place des partis. D\u00e9cryptage avant les nouvelles vagues de K.O. \u00e0 Toulouse et ailleurs cet \u00e9t\u00e9. <\/p>\n<p><em> \u00abIl y a peu, une jeune femme a accouch\u00e9 menott\u00e9e, dans l&#8217;indiff\u00e9rence g\u00e9n\u00e9rale. Il y a dix ans, on aurait eu des milliers de personnes dans la rue pour d\u00e9noncer un tel scandale\u00bb <\/em>, r\u00e9sume Marc Fromentin, du GISTI, l&#8217;une des quarante organisations qui participe au K.O. social, grand bazar contestataire et musical dress\u00e9 contre l&#8217;indiff\u00e9rence et l&#8217;apathie g\u00e9n\u00e9rale face aux casses lib\u00e9rales, aux<em> \u00abattaques \u00e0 la solidarit\u00e9\u00bb <\/em> et aux lois liberticides. N\u00e9 \u00e0 Lyon en d\u00e9cembre dernier, m\u00fbri \u00e0 Paris le 1er mars, au printemps de Bourges et fin mai \u00e0 Marseille, le K.O. pr\u00e9voit de secouer Toulouse et deux ou trois villes cet \u00e9t\u00e9. Avant de revenir \u00e0 Paris, en septembre, pour faire un bilan, voir si l&#8217;ind\u00e9niable \u00e9nergie communicative qui \u00e9mane de ces concerts-manifs porte une r\u00e9elle impulsion militante.<\/p>\n<p>Le principe est simple : les T\u00eates Raides, groupe initiateur du projet, Benabar, Kent, Yann Tiersen, M, Massilia Sound System, Java, Rodolphe Burger et Jeanne Balibar et bien d&#8217;autres montrent leur bobine de t\u00eates d&#8217;affiche aux c\u00f4t\u00e9s d&#8217;une quarantaine de structures militantes. Entre les s\u00e9quences musicales, qui assurent des salles combles, interviennent la Conf\u00e9d\u00e9ration paysanne, AC, Act up, Sud, le Droit au Logement, le Syndicat de la magistrature, Greenpeace&#8230; Avec eux, les intermittents, les chercheurs ou encore les urgentistes. Le mot d&#8217;ordre : lutter contre<em> \u00ables politiques r\u00e9actionnaires men\u00e9es par les gouvernements successifs\u00bb <\/em>. Pour cela, la convergence doit d\u00e9passer partis, syndicats et associations. Drapeaux et corporatismes doivent dispara\u00eetre derri\u00e8re l&#8217;unit\u00e9, pour des combats transversaux : pr\u00e9carit\u00e9, ch\u00f4mage, sant\u00e9, libert\u00e9s individuelles, exclusion, culture&#8230; Dans les manifestations qui pr\u00e9c\u00e8dent les concerts, seules quelques banderoles reprennent des slogans communs adopt\u00e9s ensemble :<em> \u00abY&#8217;en a marre\u00bb <\/em>,<em> \u00abA l&#8217;attaque&#8230;\u00bb <\/em>,<em> \u00abOn a faim\u00bb <\/em> et<em> \u00abLibert\u00e9 de circulation\u00bb <\/em>.<em> \u00abPorte-voix\u00bb <\/em>,<em> \u00abd\u00e9multiplicateur\u00bb <\/em> ou encore<em> \u00abcaisse de r\u00e9sonance\u00bb <\/em>&#8230; Pour les organisations, il s&#8217;agit, au-del\u00e0 des concerts festifs, de porter le verbe contestataire. Tous partagent un sentiment commun de patiner devant l&#8217;ampleur du d\u00e9sastre n\u00e9 de l&#8217;action des gouvernements successifs et le peu de mobilisation.<em> \u00abA l&#8217;automne, alors que passaient des lois liberticides, on s&#8217;est aper\u00e7u qu&#8217;on communiquait dans le vide, se souvient Marc Fromentin. Depuis le K.O. social, la presse revient nous voir.\u00bb <\/em><\/p>\n<p><strong> LE VERBE CONTESTATAIRE <\/strong><\/p>\n<p>Les germes de cette contestation aux m\u00e9thodes renouvel\u00e9es a pouss\u00e9 sur le m\u00eame terreau que l&#8217;Appel contre la guerre \u00e0 l&#8217;intelligence lanc\u00e9 par Les Inrockuptibles, la lutte des chercheurs ou les urgentistes&#8230; Tous apparaissent comme les rhizomes d&#8217;un combat initi\u00e9 par les intermittents du spectacle. Philippe Corcuff, sociologue et chroniqueur \u00e0 Charlie Hebdo, a regard\u00e9 son \u00e9laboration<em> \u00abde l&#8217;ext\u00e9rieur, mais avec sympathie\u00bb <\/em>. Il juge<em> \u00abtr\u00e8s int\u00e9ressante cette articulation des formes de luttes artistiques et militantes r\u00e9v\u00e9l\u00e9es par les intermittents. C&#8217;est une mani\u00e8re de rompre avec le politique routinier, clos et dominant\u00bb <\/em>. Mais n&#8217;avait-on pas d\u00e9j\u00e0 vu cette forme de convergence entre lutte et construction culturelle alternative ? Pour Philippe Corcuff,<em> \u00abc&#8217;est d\u00e9j\u00e0 arriv\u00e9 en p\u00e9riode d&#8217;effervescence et non dans une p\u00e9riode de r\u00e9sistance \u00e0 la casse sociale, comme aujourd&#8217;hui\u00bb <\/em>.<\/p>\n<p>Dans un contexte que beaucoup d\u00e9finissent comme in\u00e9dit, tant par la violence des attaques gouvernementales que par la forme des r\u00e9ponses, le K.O. social voit la rencontre d&#8217;univers qui ne se connaissent pas, de m\u00e9thodes et d&#8217;approches diff\u00e9rentes.<em> \u00abOn craignait que le c\u00f4t\u00e9 spectacle ne nuise \u00e0 l&#8217;attention du public, explique Pierre Cordelier, de Sud. Au contraire, il s&#8217;est av\u00e9r\u00e9 \u00eatre un catalyseur.\u00bb <\/em> Dans cette rencontre \u00e0 la forme artistique assum\u00e9e, Cyril Laporte du collectif des exil\u00e9s du 10e, voit lui aussi<em> \u00abune mani\u00e8re de donner du sens aux revendications\u00bb <\/em>. Car, derri\u00e8re le K.O. social, pointe la question des modes d&#8217;organisation militants :<em> \u00abIl faut sortir de cet \u00e9lan path\u00e9tique du militant fossile, poursuit Cyril Laporte. Il faut reconsid\u00e9rer les formes de l&#8217;engagement, faire un effort pour que cela prenne mieux. Il faut remettre ensemble des gens dont on pense qu&#8217;ils sont en train de se s\u00e9parer\u00bb <\/em>, explique-t-il. Il est vrai que le K.O. draine de nouveaux publics, et en particulier des jeunes qui d\u00e9sertent les formes traditionnelles de l&#8217;engagement politique.<\/p>\n<p><strong><em> \u00abPEU IMPORTE LA PERENNITE\u00bb <\/em> <\/strong><\/p>\n<p>Convergence, le mot est l\u00e2ch\u00e9. Dans les cercles d&#8217;organisation, on raconte que Chirac et Raffarin sont les meilleurs artisans de la convergence entre les structures militantes ! En un mot, l&#8217;unit\u00e9 pourrait bien \u00eatre aid\u00e9e par la conjoncture, socle commun d&#8217;une lutte contre<em> \u00abla r\u00e9gression g\u00e9n\u00e9ralis\u00e9e\u00bb <\/em>. Mais quid de demain et de la difficult\u00e9 \u00e0 rassembler les troupes ? D&#8217;associations en syndicats et collectifs, l&#8217;inqui\u00e9tude du manque de mobilisation <\/p>\n<p>est r\u00e9currente et le K.O. social appara\u00eet comme un outil de rassemblement opportun. Du c\u00f4t\u00e9 d&#8217;ATTAC, o\u00f9 l&#8217;on s&#8217;inqui\u00e8te de l&#8217;\u00e2ge (plut\u00f4t \u00e9lev\u00e9) et de l&#8217;homog\u00e9n\u00e9it\u00e9 socio-\u00e9conomique des troupes, on est ravi de cette rencontre.<em> \u00abLa musique permet de toucher d&#8217;autres couches sociales que celles qui vont traditionnellement vers la politique, se r\u00e9jouit Bernadette Jonquet, responsable du groupe Souffrance sociale \u00e0 ATTAC. La d\u00e9marche de base ressemble \u00e0 celle qui nous avait fond\u00e9s : l&#8217;invention d&#8217;autres mani\u00e8res de faire de la politique, la conscience que chacun peut changer quelque chose l\u00e0 o\u00f9 il est et l&#8217;espoir que tout cela peut faire t\u00e2che d&#8217;huile. Peu importe que le K.O. social soit p\u00e9renne. L&#8217;essentiel est d&#8217;essaimer.\u00bb <\/em>  M\u00eame analyse pour A\u00efda Chouk, pr\u00e9sidente du Syndicat de la magistrature, qui se souvient du succ\u00e8s du stand qu&#8217;avait tenu le syndicat dans l&#8217;enceinte du Zenith, en marge du concert du 1er mars dernier :<em> \u00abC&#8217;\u00e9tait de nouveaux visiteurs pour nous, mais tr\u00e8s curieux des probl\u00e9matiques inh\u00e9rentes \u00e0 la justice. Le K.O. social nous a permis d&#8217;alerter un autre public mais aussi de rencontrer des associations avec lesquelles nous n&#8217;avions pas l&#8217;habitude de travailler.\u00bb <\/em> Un sentiment que confirme Pierre Cordelier de SUD, qui estime que<em> \u00abl&#8217;importance des r\u00e9seaux cr\u00e9\u00e9s pendant cette exp\u00e9rience va se r\u00e9v\u00e9ler plus tard, dans de prochaines luttes\u00bb <\/em>. Il lui semble que les rencontres auront aussi permis \u00e0 certains militants de moins focaliser<em> \u00absur les enjeux de leur propre organisation, ceux auxquels ils ont l&#8217;habitude de se confronter. On a pu voir cela dans le soutien aux ch\u00f4meurs recalcul\u00e9s ou au Collectif des 62 anti-pub\u00bb <\/em>, analyse-t-il.<\/p>\n<p><strong> REJET DES PARTIS <\/strong><\/p>\n<p>Miguel Benasayag, observateur ext\u00e9rieur, est int\u00e9ress\u00e9 mais reste prudent :<em> \u00abOn a largement surestim\u00e9 la force du mouvement alternatif dans les ann\u00e9es 90\u00bb <\/em>, pr\u00e9vient-il. En effet, si le forum social europ\u00e9en de Florence ou la rencontre au Larzac peuvent se pr\u00e9valoir de la pr\u00e9sence de plusieurs centaines de milliers de participants, les lois liberticides du gouvernement Raffarin n&#8217;en sont pas moins pass\u00e9es sans la moindre mobilisation d&#8217;envergure.<em> \u00abC&#8217;est pour cela qu&#8217;il faut se m\u00e9fier de la course au quantitatif, analyse-t-il. L&#8217;id\u00e9e qu&#8217;il faudrait co\u00fbte que co\u00fbte f\u00e9d\u00e9rer les luttes demeure casse-gueule ! En revanche, s&#8217;il s&#8217;agit de construire des liens \u00e9ph\u00e9m\u00e8res et \u00e9volutifs, dans l&#8217;optique d&#8217;\u00e9changer et de capitaliser les exp\u00e9riences, \u00e7a peut \u00eatre tr\u00e8s int\u00e9ressant.\u00bb <\/em> Derri\u00e8re la question nodale qui fonde le K.O. social :<em> \u00abqu&#8217;est-ce que faire de la politique \u00bb <\/em> :, celle du rejet des formations politiques classiques n&#8217;est pas bien loin. La pr\u00e9sence du s\u00e9nateur communiste Jack Ralite, seul<em> \u00abpolitique\u00bb <\/em> pr\u00e9sent sur la sc\u00e8ne parisienne du K.O. du 1er mars, a fait grincer des dents. En coulisses, on explique qu&#8217;il doit un salut d&#8217;estime, confirm\u00e9 par les applaudissements du public, \u00e0 son soutien aux intermittents et \u00e0 son excellente connaissance du dossier. Pour Miguel Benasayag, cette \u00e9ni\u00e8me manifestation de d\u00e9fiance envers la forme partisane traditionnelle est logique.<em> \u00abUn parti politique est un m\u00e9diateur entre aujourd&#8217;hui et demain. Or nous sommes dans une soci\u00e9t\u00e9 qui a peur du futur. Cela fonctionne d&#8217;autant plus mal pour la gauche et l&#8217;extr\u00eame gauche. Les sociaux-d\u00e9mocrates et la droite s&#8217;en tirent un peu mieux parce qu&#8217;ils ne se rangent pas sur le registre des lendemains qui chantent mais sur celui du bon gestionnaire.\u00bb <\/em><\/p>\n<p><strong> ICI ET MAINTENANT <\/strong><\/p>\n<p>A l&#8217;instar de ce qui se joue dans les sph\u00e8res altermondialistes, le K.O. social s\u00e9duit par son offre qui d\u00e9tourne cette peur de l&#8217;avenir.<em> \u00abLa politique, c&#8217;est ici et maintenant\u00bb <\/em>, dit en substance le mode d&#8217;action<em> \u00abK. Otique\u00bb <\/em>. Dans ce cadre, les partis ne peuvent faire l&#8217;\u00e9conomie d&#8217;une interrogation. Sur la crise de la forme partisane, Yves Contassot, \u00e9lu des Verts \u00e0 Paris, a tendance \u00e0 s&#8217;agacer :<em> \u00abOn a d\u00e9j\u00e0 entendu \u00e7a en 1968 ou lors du mouvement de 1995. Ce n&#8217;est pas vrai. Dans une dynamique de convergence, il faut tenter d&#8217;utiliser les bons leviers au bon moment, ne pas rejeter les uns au service des autres.\u00bb <\/em> La crise des partis<em> \u00abs&#8217;explique davantage par la faiblesse du d\u00e9bat et l&#8217;absence d&#8217;expression d&#8217;une vraie alternative au projet lib\u00e9ral\u00bb <\/em>. Il estime d&#8217;ailleurs que c&#8217;est la distance qui peut soutenir au mieux une initiative comme le K.O. social :<em> \u00abNous devons soutenir et relayer mais il faut se garder d&#8217;accompagner plus directement ce type de mouvement. Chacun son r\u00f4le\u00bb <\/em>, explique-t-il. Pour Patrice Cohen-Seat, du Parti communiste, le K.O. social, comme les forums sociaux, montre que la soci\u00e9t\u00e9 est profond\u00e9ment travers\u00e9e par l&#8217;interrogation du rapport au politique.<em> \u00abLes partis traditionnels, y compris le Parti communiste, sont pass\u00e9s \u00e0 c\u00f4t\u00e9 de nouvelles formes de mobilisation. Chez les jeunes, s&#8217;engager dans un parti, c&#8217;est renoncer \u00e0 sa libert\u00e9. De son c\u00f4t\u00e9, le PC a mis du temps \u00e0 prendre en compte les aspirations qui tournent autour de l&#8217;individu.\u00bb <\/em> Pour autant, et contrairement \u00e0 l&#8217;\u00e9lu Vert, Patrice Cohen-Seat estime que le rassemblement des forces antilib\u00e9rales doit \u00eatre<em> \u00abau c\u0153ur des objectifs politiques. Cet avis de K.O. social est une mani\u00e8re de cristalliser un rassemblement qui porte le germe d&#8217;un rapport au politique. D\u00e8s lors qu&#8217;on se place dans la d\u00e9nonciation de l&#8217;entreprise de d\u00e9mant\u00e8lement du gouvernement, on n&#8217;est plus dans le mouvement social mais dans le mouvement politique\u00bb <\/em>, plaide-t-il. Pour Philippe Corcuff,<em> \u00ables partis doivent accepter de se faire critiquer et bousculer. Proudhon parlait d&#8217;une n\u00e9cessit\u00e9 d&#8217;\u00e9quilibration des contradictions. Il faut bannir l&#8217;id\u00e9e que tout cela devienne harmonieux\u00bb <\/em>, cite-t-il. En un mot, tous r\u00e9v\u00e8lent qu&#8217;il est compliqu\u00e9 de prendre ses marques face \u00e0 l&#8217;\u00e9mergence de nouveaux modes d&#8217;appropriation du politique. Compliqu\u00e9 aussi de comprendre l&#8217;harmonie d&#8217;un chaos. R.D.<\/p>\n<p>Paru dans<em> Regards <\/em> n\u00b06, juin 2004<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p> Le K.O. social m\u00eale joyeusement politique et musique dans une<em> \u00ablutte contre les politiques r\u00e9actionnaires\u00bb <\/em>. Issu des modes de contestation alternatifs, il pose une fois encore la question des modes d&#8217;appropriation du politique et de la place des partis. 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