{"id":3219,"date":"2004-12-01T00:00:00","date_gmt":"2004-11-30T23:00:00","guid":{"rendered":"https:\/\/wp.muchomaas.com\/le-theatre-l-histoire-le-theatre3219\/"},"modified":"2004-12-01T00:00:00","modified_gmt":"2004-11-30T23:00:00","slug":"le-theatre-l-histoire-le-theatre3219","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/archives.regards.fr\/?p=3219","title":{"rendered":"Le th\u00e9\u00e2tre, l&#8217;histoire, le th\u00e9\u00e2tre, etc."},"content":{"rendered":"<p class=\"post_excerpt\"> Pour finir l&#8217;ann\u00e9e 2004, deux sondes, \u00e0 deux endroits distincts et \u00e9loign\u00e9s au sein du champ th\u00e9\u00e2tral: une \u00abgrosse production\u00bb, en tourn\u00e9e en 2006 en France et en Belgique, et une moindre, cr\u00e9\u00e9e avec \u00abLille 2004\u00bb. O\u00f9 l&#8217;on retrouve l&#8217;impitoyable horizon de l&#8217;art, ses errements et ses questions. <\/p>\n<p><strong> RETOUR SUR \u00abQUARTETT\u00bb <\/strong><\/p>\n<p>Hans Peter Cloos a cr\u00e9\u00e9 Quartett, de Heiner M\u00fcller, en septembre, \u00e0 l&#8217;Ath\u00e9n\u00e9e Th\u00e9\u00e2tre Louis-Jouvet,  avec Dominique Valadi\u00e9 et Niels Arestrup. On conna\u00eet la cruaut\u00e9 des relations amoureuses dont la pi\u00e8ce s&#8217;inspire. Or, de l&#8217;amour au couple, il n&#8217;y a qu&#8217;un pauvre pas et, le couple \u00e9tant l&#8217;\u00e9ternel mat\u00e9riau du boulevard, tout travail sur Quartett se trouve dans une tension n\u00e9cessaire avec l&#8217;\u00e9cueil du drame bourgeois :sinon dans sa r\u00e9alisation, de toute fa\u00e7on dans sa r\u00e9ception. Et en effet, la plupart des mises en sc\u00e8ne de cette pi\u00e8ce campent beno\u00eetement sur le terrain de la rixe homme-femme, se d\u00e9lectant m\u00eame de cette dimension \u00ab duel des sexes \u00bb, pour citer Hans Peter Cloos. On se gausse en g\u00e9n\u00e9ral des bonnes vannes qu&#8217;Heiner M\u00fcller pr\u00eate \u00e0 ses personnages(?), et se profilent, in fine, les plaisirs roboratifs d&#8217;un bon drame psychologique, un peu plus abrupt qu&#8217;\u00e0 l&#8217;accoutum\u00e9e. En l&#8217;occurrence, le probl\u00e8me n&#8217;est pas plus patent que l&#8217;an dernier, avec le travail de C\u00e9lie Pauthe \u00e0 la Cit\u00e9 internationale, mais il est sous tension. Il est m\u00eame \u00e0 croire que le succ\u00e8s de la pi\u00e8ce, sur toutes les autres de M\u00fcller aujourd&#8217;hui, vient pr\u00e9cis\u00e9ment de cet aspect-l\u00e0 : la lecture conjugale est finalement la porte par laquelle l&#8217;esprit commun se r\u00e9approprie la violence de Quartett et la convertit en clich\u00e9 domestique.<\/p>\n<p>On ne saurait pourtant \u00eatre plus invit\u00e9 \u00e0 prendre toute la mesure de l&#8217;enjeu:<em> \u00abQuartett est une r\u00e9action au probl\u00e8me du terrorisme, avec un contenu, avec un mat\u00e9riau qui, superficiellement, n&#8217;a rien \u00e0 voir avec cela\u00bb <\/em>, dit l&#8217;auteur dans son autobiographie(1). La question est rien moins qu&#8217;ex\u00e9g\u00e9tique, il en va du bonheur du spectateur et de partis pris d\u00e9cisifs en termes de direction d&#8217;acteurs. Pourquoi vouloir faire mouche sur le public avec les r\u00e9pliques qui font mouche entre les personnages? C&#8217;est prendre le risque que tout s&#8217;\u00e9mousse pour peu que l&#8217;on connaisse le texte ou d\u00e8s la deuxi\u00e8me vision. Et ce n&#8217;est pas parce que le th\u00e9\u00e2tre n&#8217;a pas d&#8217;objet p\u00e9renne qu&#8217;il ne doit pas durer.<em> \u00abUn acteur n&#8217;a pas le droit de servir ce que dit le texte. C&#8217;est ennuyeux quand un texte triste est dit tristement.\u00bb <\/em> C&#8217;est encore M\u00fcller qui parle(2), d\u00e9crivant avec admiration le travail de Bob Wilson. L&#8217;invention dramaturgique de Quartett \u00e0 partir des Liaisons dangereuses a \u00e9t\u00e9 de r\u00e9duire le drame \u00e0 deux personnes. Et si l&#8217;invention th\u00e9\u00e2trale \u00e9tait de concentrer Quartett sur un acteur ? On serait au moins oblig\u00e9 d&#8217;aller chercher ailleurs que du c\u00f4t\u00e9 du trop complaisant r\u00e8glement de comptes et de ses dividendes attendus.<\/p>\n<p>Autre aspect, sur la m\u00eame question de la s\u00e9paration des \u00e9l\u00e9ments du th\u00e9\u00e2tre, Quartett est (donc) une pi\u00e8ce o\u00f9 Valmont et Merteuil se jouent \u00e0 eux-m\u00eames leurs propres r\u00f4les et ceux de leurs partenaires. Th\u00e9\u00e2tre dans le th\u00e9\u00e2tre? Oui oui. Mise en ab\u00eeme? Mais oui. Et la mise en sc\u00e8ne de s&#8217;y engouffrer, soulag\u00e9e de l&#8217;aubaine. On mettra donc une sc\u00e8ne sur la sc\u00e8ne. Pourquoi dire encore ce qui est dit d\u00e9j\u00e0? Et s&#8217;il s&#8217;agit de se jouer aussi du th\u00e9\u00e2tre, pourquoi ne s&#8217;en tenir qu&#8217;\u00e0 \u00e7a? Un lieu commun de la mise en sc\u00e8ne consiste \u00e0 croire qu&#8217;elle a une t\u00e2che interpr\u00e9tative, qu&#8217;elle est l\u00e0 pour d\u00e9plier les pi\u00e8ces. Et si c&#8217;\u00e9tait le contraire? Si l&#8217;enjeu \u00e9tait de cr\u00e9er de la perspective et de l&#8217;\u00e9paisseur? Epaisseur qui ne saurait aller que dans le sens de cette irr\u00e9ductibilit\u00e9 de l&#8217;art \u00e0 toute univocit\u00e9. A vouloir mettre \u00e0 plat, on aplatit, c&#8217;est tout. C&#8217;est-\u00e0-dire qu&#8217;il en va de la diff\u00e9rence entre une mise en sc\u00e8ne qui se tient \u00e0 ce qu&#8217;elle croit avoir compris et une autre : utopique : qui \u00e9carte les id\u00e9es claires et qui regarde du c\u00f4t\u00e9 de l\u00e0 o\u00f9 l&#8217;on n&#8217;y voit pas. Ils le disent, pourtant, parfois, que l&#8217;art, c&#8217;est d&#8217;abord de faire ce qu&#8217;on ne sait pas faire&#8230;<\/p>\n<p>Derni\u00e8re chose, l&#8217;enjeu du tout. C&#8217;est toujours la m\u00eame question, on a trop souvent l&#8217;impression que beaucoup d&#8217;\u00e9l\u00e9ments au th\u00e9\u00e2tre sont l\u00e0 sans que soit pos\u00e9e la question de leur existence, voire, que leur visibilit\u00e9 est d&#8217;autant plus grande qu&#8217;elle a pour t\u00e2che de faire taire leur propre crainte \u00e0 se voir confront\u00e9s \u00e0 la question m\u00eame de leur n\u00e9cessit\u00e9. Il est vrai qu&#8217;un joli th\u00e9\u00e2tre comme l&#8217;Ath\u00e9n\u00e9e n&#8217;invite pas \u00e0 l&#8217;\u00e2pret\u00e9. Mais il ne s&#8217;agit pas ici de plaider pour des formes carm\u00e9lites et dess\u00e9ch\u00e9es (et pourquoi pas) mais pour une vision du th\u00e9\u00e2tre. C&#8217;est-\u00e0-dire pour sa violence. Dont il ne peine que trop \u00e0 se saisir. Ce n&#8217;est m\u00eame pas que le spectacle soit mauvais, on a affaire \u00e0 des gens qui font bien leur m\u00e9tier. Mais quoi? Du taffetas mandarine, pourquoi pas, des costumes \u00ab\u00e9poque\u00bb, ma foi, des chaises renvers\u00e9es pour faire d\u00e9cor, et apr\u00e8s ? On est dans un d\u00e9corum de th\u00e9\u00e2tre qui parasite sa puissance et sa v\u00e9rit\u00e9. Tout ce qui s&#8217;interpose finalement entre l&#8217;homme et l&#8217;homme, c&#8217;est autant qu&#8217;on retranche au th\u00e9\u00e2tre. Et la beaut\u00e9 et la g\u00e9n\u00e9rosit\u00e9 des acteurs ne sont pas en cause, mais on se satisfait trop vite. Et le contentement est finalement une cat\u00e9gorie dont le rapport \u00e0 l&#8217;art ne devrait avoir que faire.<\/p>\n<p><strong> \u00abPLANETE SANS VISA\u00bb A LILLE <\/strong><\/p>\n<p>La p\u00e9riode de l&#8217;Occupation est un sujet beaucoup plus souvent litt\u00e9raire et cin\u00e9matographique que th\u00e9\u00e2tral. Le caract\u00e8re de fresque de la narration, le peu de go\u00fbt de nos sc\u00e8nes pour notre histoire proche, l&#8217;expliquent en partie. C&#8217;est, du coup, une des curiosit\u00e9s du travail de Dominique Sarrazin \u00e0 partir du roman de Jean Malaquais,<em> Plan\u00e8te sans visa <\/em>, pr\u00e9sent\u00e9 au Th\u00e9\u00e2tre de la d\u00e9couverte \u00e0 la Verri\u00e8re \u00e0 Lille, dans le cadre d&#8217;un partenariat avec \u00ablille2004\u00bb. Trois choses: Malaquais, les apatrides, l&#8217;histoire.<\/p>\n<p>Jean Malaquais est n\u00e9 en 1908 dans une famille juive de Varsovie. Il l&#8217;a quitt\u00e9e \u00e0 17 ans pour parcourir le monde avant de se fixer en France. Entre autres textes, notamment le prix Renaudot en 1939 pour les Javanais, il a \u00e9crit<em> Plan\u00e8te sans visa <\/em>. Une premi\u00e8re fois entre 1943 et 1946, puis avant de mourir, en 1998. Il s&#8217;agit d&#8217;une fresque historique \u00e0 partir de la Marseille de l&#8217;Occupation, qu&#8217;il connut. L&#8217;un des grands romans d&#8217;Anna Seghers,<em> Transit <\/em>, est \u00e9crit \u00e0 partir du m\u00eame mat\u00e9riau, ce port o\u00f9, pendant les ann\u00e9es 1930, affluent les r\u00e9fugi\u00e9s de l&#8217;Europe nazie, et d&#8217;o\u00f9 ils tentent de partir vers ailleurs. Dans ces m\u00eames circonstances, Walter Benjamin se suicidera \u00e0 Port-Bou, faute de visa, tandis qu&#8217;\u00e0 la m\u00eame \u00e9poque Seghers et Malaquais partiront pareillement de Marseille pour le Mexique. Si la guerre exacerbe les donn\u00e9es, le roman de Malaquais, et la perspective dans laquelle il a \u00e9t\u00e9 mis en sc\u00e8ne aujourd&#8217;hui \u00e0 Lille, tendent \u00e0 donner \u00e0 la question des \u00abapatrides\u00bb une dimension g\u00e9n\u00e9rale, et \u00e0 faire valoir ses enjeux au-del\u00e0 de la seule p\u00e9riode de l&#8217;Occupation. Plan\u00e8te sans visa entend avoir valeur de parabole.<\/p>\n<p>Dominique Sarrazin, acteur et metteur en sc\u00e8ne lillois, a en effet adapt\u00e9 ce texte-fleuve pour le th\u00e9\u00e2tre. L&#8217;engagement politique de l&#8217;auteur et du metteur en sc\u00e8ne s&#8217;articulent donc de fa\u00e7on tout \u00e0 fait classique avec la sc\u00e8ne : grande fresque o\u00f9 se r\u00e9v\u00e8lent les bons et les m\u00e9chants. Les partis pris de direction d&#8217;acteur sont ceux du naturalisme habituel mais l&#8217;engagement est substantiel par endroits et entretient une certaine coh\u00e9rence avec la parent\u00e9 cin\u00e9matographique de l&#8217;ensemble et la volont\u00e9 politique du travail, tant chez Malaquais que chez Sarrazin. Le spectacle s&#8217;inscrit dans le cycle de programmation \u00abR\u00e9sistances\u00bb du Th\u00e9\u00e2tre de la Verri\u00e8re. Et force est de constater, bien s\u00fbr, combien le probl\u00e8me des r\u00e9fugi\u00e9s, chass\u00e9s par les dictatures et les d\u00e9coupages territoriaux, reflu\u00e9s par les strat\u00e9gies \u00e9conomistes des pays industrialis\u00e9s, est un enjeu mondial d\u00e9sormais autonome et en d\u00e9veloppement constant.<\/p>\n<p>La question que tout cela pose est celle du statut de l&#8217;histoire et comment elle s&#8217;articule au th\u00e9\u00e2tre. La sc\u00e8ne est-elle un lieu d&#8217;histoire? Dans le sens o\u00f9 ce serait un lieu o\u00f9 se raconterait l&#8217;histoire, peut-\u00eatre pas, en tout cas peut-\u00eatre pas pour sa meilleure adresse. En revanche, dans le sens o\u00f9 s&#8217;y cr\u00e9erait l&#8217;histoire, c&#8217;est \u00e0 souhaiter. La question est celle de la pr\u00e9sentation de mod\u00e8les positifs et n\u00e9gatifs, comme le fait ce spectacle Plan\u00e8te sans visa : r\u00e9sistants exemplaires, collaborateurs :les \u00abqualit\u00e9s\u00bb politiques correspondant le plus souvent d&#8217;ailleurs aussi avec des vertus priv\u00e9es. Or, tant que la sc\u00e8ne pense \u00e0 la place du spectateur, tant qu&#8217;elle d\u00e9signe elle-m\u00eame le bon et le mauvais, elle ne peut avoir qu&#8217;un impact limit\u00e9, voire nul. Un simple effet emphatique: je vais \u00eatre d&#8217;accord avec moi-m\u00eame ou pas. Il faut travailler \u00e0 ce que le drame soit un outil pour l&#8217;esprit et non une le\u00e7on. A ce que la sc\u00e8ne soit un lieu o\u00f9 a lieu l&#8217;histoire, non o\u00f9 elle se dit. Saper la division entre acteur et spectateur, synth\u00e9tiserait Heiner M\u00fcller&#8230;<\/p>\n<p>Aussi le parall\u00e8le avec<em> Transit <\/em> n&#8217;est-il pas inint\u00e9ressant. Le traitement que fait Anna Seghers de l&#8217;histoire est peut-\u00eatre plus riche et dans des torsions plus f\u00e9condes que la lecture directement militante de Malaquais. D&#8217;une part la complexit\u00e9 historique n&#8217;exclut pas la lecture \u00e9thique, elle l&#8217;autorise, de fa\u00e7on peut-\u00eatre plus solide au bout du compte. D&#8217;autre part, ce n&#8217;est pas qu&#8217;il y ait moins d&#8217;engagement chez Seghers (voire), c&#8217;est qu&#8217;il y a une distance, quelque chose de l&#8217;ordre de cette ruse qu&#8217;invoquait Brecht pour servir la v\u00e9rit\u00e9. <\/p>\n<p><strong> D.S. <\/strong><\/p>\n<p>1.<em> Guerre sans bataille <\/em>, L&#8217;Arche, 1996, p. 268.<\/p>\n<p>2. id., p. 281.<\/p>\n<p><strong> A voir <\/strong><br \/>\n<em> Quartett <\/em>, tourn\u00e9e janvier-f\u00e9vrier 2006, en Belgique et en France.<br \/>\n<em> Plan\u00e8te sans visa <\/em>, du 4 novembre au 17 d\u00e9cembre, Th\u00e9\u00e2tre de la d\u00e9couverte \u00e0 la Verri\u00e8re, Lille, 03 20 54 96 75<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p> Pour finir l&#8217;ann\u00e9e 2004, deux sondes, \u00e0 deux endroits distincts et \u00e9loign\u00e9s au sein du champ th\u00e9\u00e2tral: une \u00abgrosse production\u00bb, en tourn\u00e9e en 2006 en France et en Belgique, et une moindre, cr\u00e9\u00e9e avec \u00abLille 2004\u00bb. 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