{"id":3200,"date":"2008-04-01T00:00:00","date_gmt":"2008-03-31T22:00:00","guid":{"rendered":"https:\/\/wp.muchomaas.com\/shoah-quelle-pedagogie-de-la3200\/"},"modified":"2008-04-01T00:00:00","modified_gmt":"2008-03-31T22:00:00","slug":"shoah-quelle-pedagogie-de-la3200","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/archives.regards.fr\/?p=3200","title":{"rendered":"SHOAH, quelle p\u00e9dagogie de la transmission ?"},"content":{"rendered":"<p class=\"post_excerpt\"> Parrainer un enfant victime de la Shoah permet-il de comprendre et d&#8217;enseigner la r\u00e9alit\u00e9 du g\u00e9nocide ? Au-del\u00e0 de la pol\u00e9mique pr\u00e9sidentielle, pourquoi ce sujet est-il si complexe \u00e0 aborder pour les enseignants et en quoi cet \u00e9v\u00e9nement nous interroge-t-il plus largement sur notre soci\u00e9t\u00e9 contemporaine ? Regard sur ces enjeux de transmission en France et en Isra\u00ebl. <\/p>\n<p> Est-il possible de s&#8217;identifier \u00e0 un enfant  d\u00e9port\u00e9 puis assassin\u00e9 \u00e0 des milliers de kilom\u00e8tres de chez lui pour la seule raison qu&#8217;il \u00e9tait juif ? Est-ce de plus la meilleure mani\u00e8re d&#8217;aborder l&#8217;histoire de la Shoah aupr\u00e8s d&#8217;\u00e9l\u00e8ves, qu&#8217;ils soient en CM2 ou dans une classe sup\u00e9rieure ? <\/p>\n<p>L&#8217;annonce opportuniste et spectaculaire de Sarkozy n&#8217;est le r\u00e9sultat d&#8217;aucune concertation en ce domaine et le Pr\u00e9sident, au-del\u00e0 du fait de d\u00e9passer comme \u00e0 son habitude le cadre de sa fonction, semble avoir \u00e9lud\u00e9 toutes les questions qui gravitent autour de ce sujet. Car si au sein des universit\u00e9s comme des m\u00e9moriaux tout le monde s&#8217;accorde globalement pour d\u00e9crier cette proposition, il n&#8217;emp\u00eache qu&#8217;elle surgit au moment o\u00f9 les derniers t\u00e9moins et rescap\u00e9s des camps disparaissent. Un contexte qui ravive n\u00e9cessairement les tensions et les enjeux m\u00e9moriels autour de cette histoire. La perspective de ne plus pouvoir rendre compte de ce g\u00e9nocide par une parole directe et incarn\u00e9e nous interroge en effet sur la continuit\u00e9 de cette transmission.<\/p>\n<p>L&#8217;histoire de la Shoah est-elle fragile et peut-elle, en d\u00e9pit des appels au devoir de m\u00e9moire, tomber un jour dans l&#8217;oubli ? Georges Bensoussan (1), historien et r\u00e9dacteur en chef de la Revue d&#8217;Histoire de la Shoah, ne semble pas de cet avis et constate au contraire une am\u00e9lioration significative de la mani\u00e8re d&#8217;enseigner l&#8217;histoire du g\u00e9nocide depuis une vingtaine d&#8217;ann\u00e9es. Qu&#8217;il s&#8217;agisse des manuels scolaires ou de l&#8217;indexation des archives, l&#8217;approche historique appara\u00eet  aujourd&#8217;hui beaucoup plus rigoureuse qu&#8217;hier. Pour les chercheurs, ces pr\u00e9cisions sont importantes et participent certainement \u00e0 une meilleure transmission de l&#8217;histoire, mais elles n&#8217;apportent pas pour autant de r\u00e9ponses aux enjeux complexes que pose l&#8217;enseignement de la Shoah. Car au-del\u00e0 des faits, c&#8217;est autour de la question de la r\u00e9ception que se cristallisent la plupart des difficult\u00e9s rencontr\u00e9es en classe ou lors des visites de m\u00e9moriaux. <\/p>\n<p><strong> P\u00c9DAGOGIE ET POLITIQUE <\/strong><\/p>\n<p>A l&#8217;occasion d&#8217;une s\u00e9ance de formation destin\u00e9e \u00e0 des enseignants-stagiaires \u00e0 l&#8217;IUFM de Lyon, les prises de parole se succ\u00e8dent sur les difficult\u00e9s auxquelles sont confront\u00e9s les jeunes profs d&#8217;histoire en coll\u00e8ge : indiff\u00e9rence manifeste, refus ostentatoire de prendre des notes pendant ce cours, interventions intempestives d&#8217;\u00e9l\u00e8ves sur le rapprochement avec le conflit au Proche-Orient teint\u00e9es parfois d&#8217;un antis\u00e9mitisme ou d&#8217;un n\u00e9gationnisme latent&#8230; Tous les enseignants consid\u00e8rent ici qu&#8217;il s&#8217;agit du cours le plus difficile \u00e0 mener, \u00e0 la fois du fait de leurs attentes sur les r\u00e9actions des \u00e9l\u00e8ves et de la tension que ce sujet provoque chez eux.<br \/>\n<em> \u00ab Ce ne sont pas les questions des \u00e9l\u00e8ves qui posent probl\u00e8me <\/em>, affirme Alain Michel, responsable du bureau fran\u00e7ais de l&#8217;Ecole internationale pour l&#8217;enseignement de la Shoah \u00e0 J\u00e9rusalem,<em> mais les r\u00e9ponses que l&#8217;on peut leur adresser. Or, on ne peut pas exiger des profs qu&#8217;ils soient sp\u00e9cialistes de tous les sujets qu&#8217;ils abordent en classe. Il faut donc les aider \u00e0 approcher cette question en leur proposant par exemple des kits \u00e9ducatifs ou des mallettes p\u00e9dagogiques adapt\u00e9es \u00e0 chaque niveau. Mais il faut reconna\u00eetre que l&#8217;on demande toujours beaucoup aux enseignants sans leur en donner pour autant les moyens. \u00bb <\/em><br \/>\n<em> \u00ab Il faut aussi essayer de d\u00e9coder ces attitudes de rejet ou de d\u00e9fiance qui nous sont adress\u00e9es <\/em>, ajoute un stagiaire de l&#8217;IUFM.<em> Je me souviens par exemple d&#8217;\u00e9l\u00e8ves qui ne pouvaient s&#8217;emp\u00eacher de rire lorsqu&#8217;on \u00e9voquait en classe la mort de millions d&#8217;\u00eatres humains et je me demande apr\u00e8s coup si ce n&#8217;\u00e9tait pas l\u00e0 une mani\u00e8re d&#8217;affronter une r\u00e9alit\u00e9 \u00e0 laquelle ils ne pouvaient pas faire face. Comme s&#8217;il \u00e9tait plus facile d&#8217;en rire que d&#8217;en pleurer. \u00bb <\/em><\/p>\n<p>L&#8217;une des difficult\u00e9s de cette transmission est en effet d&#8217;enseigner une histoire de mort \u00e0 de jeunes g\u00e9n\u00e9rations qui se construisent et se projettent peu \u00e0 peu dans l&#8217;avenir. D&#8217;apporter en quelques heures \u00e0 peine des r\u00e9ponses simples \u00e0 des questions complexes, de se r\u00e9f\u00e9rer exclusivement \u00e0 la Seconde Guerre mondiale pour expliquer un antis\u00e9mitisme qui trouve son origine pourtant bien avant 1933.<br \/>\n<em> \u00ab On ne peut pas apporter les m\u00eames r\u00e9ponses \u00e0 chacun des \u00e9l\u00e8ves <\/em>, souligne l&#8217;historien Jean-Fran\u00e7ois Forges (2).<em> Il faut savoir s&#8217;adapter \u00e0 chaque classe et prendre en consid\u00e9ration le fait que cette histoire suscite, qu&#8217;on le veuille ou non, une \u00e9motion. L&#8217;\u00e9quilibre entre l&#8217;approche intellectuelle et \u00e9motionnelle est difficile \u00e0 trouver et je pense que l&#8217;on peut aborder la Shoah avec les plus jeunes \u00e0 condition de rester tr\u00e8s vigilant sur ce que l&#8217;on montre pour transmettre, en particulier les images. \u00bb <\/em> Tr\u00e8s souvent, les enseignants qui souhaitent \u00e9voquer le g\u00e9nocide \u00e0 l&#8217;\u00e9cole primaire passent d&#8217;ailleurs par des r\u00e9cits de vie. Val\u00e9rie Dumollard-Morigeon a travaill\u00e9 pendant un an avec ses \u00e9l\u00e8ves de CM2 sur la Shoah sans jamais leur montrer pour autant d&#8217;images ou de documents sur l&#8217;assassinat des juifs :<em> \u00ab Les enfants savent ce qui est arriv\u00e9 mais je n&#8217;ai jamais insist\u00e9 sur cet aspect. Nous avons abord\u00e9 en revanche la propagande, la collaboration et la place des Justes pour amorcer \u00e0 leur niveau une r\u00e9flexion sur la vigilance. \u00bb <\/em> Passer par l&#8217;action positive des \u00ab Justes parmi les nations \u00bb, selon le titre d\u00e9cern\u00e9 par le m\u00e9morial isra\u00e9lien de Yad Vashem \u00e0 ceux qui ont sauv\u00e9 des juifs pendant la guerre, permet en effet de comprendre en creux la r\u00e9alit\u00e9 du g\u00e9nocide et de transmettre une dimension morale et politique.<br \/>\n<em> \u00ab Lorsque je m\u00e8ne un atelier avec des \u00e9l\u00e8ves de coll\u00e8ge ou de lyc\u00e9e <\/em>, souligne Pierre-J\u00e9r\u00f4me Biscarat, responsable p\u00e9dagogique de la Maison d&#8217;Izieu o\u00f9 quarante-quatre enfants ont \u00e9t\u00e9 d\u00e9port\u00e9s \u00e0 Auschwitz,<em> je ne montre jamais d&#8217;images des camps ni de cadavres. Je travaille souvent \u00e0 partir du fonds photographique de la colonie pendant la guerre, c&#8217;est-\u00e0-dire avec des images banales o\u00f9 l&#8217;on voit les enfants jouer, se baigner, poser et sourire pour le photographe. Notre but, ce n&#8217;est pas de choquer les \u00e9l\u00e8ves mais de les faire r\u00e9fl\u00e9chir et je reste persuad\u00e9 que l&#8217;on peut comprendre la violence et la radicalit\u00e9 de ce g\u00e9nocide en passant par ces images-l\u00e0. Apr\u00e8s une visite sur le lieu o\u00f9 les \u00e9l\u00e8ves comprennent qu&#8217;aucun enfant de la colonie n&#8217;a surv\u00e9cu, il faut veiller \u00e0 ce qu&#8217;ils puissent ressortir debout, pas \u00e0 terre. \u00bb <\/em> Privil\u00e9gier donc la compr\u00e9hension et le recul face \u00e0 un rapport \u00e9motionnel et direct. Une d\u00e9monstration qui invalide une fois de plus la proposition de Nicolas Sarkozy et qui se d\u00e9marque aussi d&#8217;une approche d\u00e9velopp\u00e9e par les Am\u00e9ricains au sein du Mus\u00e9e de l&#8217;Holocauste, \u00e0 New York, o\u00f9 il est demand\u00e9 \u00e0 chaque visiteur de s&#8217;identifier \u00e0 une victime en portant sa photo et son nom. <\/p>\n<p>Les historiens de Yad Vashem ne s&#8217;opposent pas quant \u00e0 eux de mani\u00e8re aussi nette au parrainage d&#8217;enfants d\u00e9port\u00e9s. En Isra\u00ebl, il est en effet possible d&#8217;aborder la Shoah d\u00e8s la maternelle et de poursuivre cet enseignement tout au long du cursus scolaire. A la diff\u00e9rence des autres m\u00e9moriaux dans le monde, Yad Vashem est d&#8217;abord constitu\u00e9 d&#8217;une \u00e9cole puis d&#8217;un mus\u00e9e. En ce jour pluvieux de f\u00e9vrier les salles d&#8217;exposition sont quasiment d\u00e9sertes mais l&#8217;\u00e9cole en revanche est comble. Dans les couloirs qui m\u00e8nent au centre de ressources du m\u00e9morial se pressent des classes de tous niveaux. Au learning center, des lyc\u00e9ens d\u00e9battent avec leur enseignant de questions complexes comme l&#8217;\u00e9volution du concept du bien et du mal apr\u00e8s la guerre ou des liens entre culture et barbarie.<em> \u00ab Il y a dix ans, on pensait qu&#8217;il suffisait d&#8217;\u00eatre historien pour enseigner la Shoah <\/em>, note Alain Michel.<em> Aujourd&#8217;hui, la majorit\u00e9 des personnes qui interviennent \u00e0 l&#8217;\u00e9cole de Yad Vashem sont des p\u00e9dagogues et des \u00e9ducateurs. Les deux tiers des formations pour enseignants que nous proposons concernent d&#8217;ailleurs les m\u00e9thodes p\u00e9dagogiques et un tiers seulement est consacr\u00e9 \u00e0 l&#8217;enseignement historique. \u00bb <\/em> <\/p>\n<p><strong> CONCURRENCE M\u00c9MORIELLE <\/strong> <\/p>\n<p>Force est de constater que la transmission de la Shoah exc\u00e8de le cadre de l&#8217;enseignement scolaire et vient r\u00e9veiller des questions mais aussi des conflits contemporains. Entre histoire et m\u00e9moire, le dialogue n&#8217;a jamais \u00e9t\u00e9 apais\u00e9. Un m\u00eame \u00e9v\u00e9nement peut faire l&#8217;objet de lectures contradictoires et susciter diff\u00e9rents mouvements d&#8217;appropriation.<em> \u00ab La m\u00e9moire nous enferme dans la douleur individuelle et dans la communaut\u00e9 <\/em>, souligne Georges Bensoussan.<em> L&#8217;histoire permet en revanche de r\u00e9int\u00e9grer tous ces drames personnels dans l&#8217;histoire de l&#8217;esp\u00e8ce humaine. Or aujourd&#8217;hui je trouve que les comm\u00e9morations pl\u00e9thoriques autour de la Shoah prennent de plus en plus une forme de religion civile. Ce consensus moralisateur finit par \u00e9difier une sorte de cat\u00e9chisme bien-pensant qui ne permet en rien d&#8217;enseigner et de comprendre le g\u00e9nocide. Au contraire, cela suscite une lassitude aupr\u00e8s de la population et finit par transformer cette m\u00e9moire vivante en un rituel communautaire. \u00bb <\/em> <\/p>\n<p>Ce repli identitaire peut s&#8217;expliquer en partie par la mort des derniers t\u00e9moins mais il se trouve aujourd&#8217;hui amplifi\u00e9 par la politique de Nicolas Sarkozy qui encourage \u00e0 diff\u00e9rents niveaux un certain communautarisme. En \u00e9voquant sans cesse les contours d&#8217;une identit\u00e9 parcellaire et toujours ramen\u00e9e \u00e0 ses origines, qu&#8217;elles soient culturelles ou religieuses, le pr\u00e9sident de la R\u00e9publique participe largement \u00e0 raviver certaines tensions. L&#8217;id\u00e9e de parrainer des victimes de la Shoah stipule par exemple le fait qu&#8217;il s&#8217;agit d&#8217;enfants juifs fran\u00e7ais. Pourquoi cette pr\u00e9cision, sachant que beaucoup d&#8217;enfants assassin\u00e9s \u00e9taient n\u00e9s de parents \u00e9trangers ? Pourquoi ne pas prendre en consid\u00e9ration tous les enfants et, au-del\u00e0 m\u00eame, toutes les victimes ? Pourquoi, enfin, ne pas associer \u00e0 ces noms ceux qui t\u00e9moignent d&#8217;autres g\u00e9nocides, au Rwanda ou en Arm\u00e9nie ? Ces questions r\u00e9currentes qui ont envahi les forums de discussion sur Internet apr\u00e8s l&#8217;annonce pr\u00e9sidentielle soulignent les conflits m\u00e9moriels qui traversent aujourd&#8217;hui la soci\u00e9t\u00e9 fran\u00e7aise.<em> \u00ab On ne peut pas donner l&#8217;impression que l&#8217;on privil\u00e9gie une histoire par rapport \u00e0 une autre <\/em>, pr\u00e9cise Jean-Fran\u00e7ois Forges.<em> Je pense que l&#8217;on peut \u00e9viter que des \u00e9l\u00e8ves se sentent oubli\u00e9s en veillant \u00e0 ne rien occulter dans le tableau historique que l&#8217;on peut dresser, ne serait-ce que pour pouvoir \u00e9tablir les comparaisons habituelles dans la recherche historique et permettant de montrer qu&#8217;il y a une sp\u00e9cificit\u00e9 de la Shoah, un \u00e9v\u00e9nement sans exemple \u00e0 aucun autre moment de l&#8217;histoire. \u00bb <\/em><\/p>\n<p>Cette revendication m\u00e9morielle t\u00e9moigne d&#8217;un d\u00e9sir de reconnaissance qui ne se fonde pas uniquement sur la prise en <\/p>\n<p>compte de toutes les victimes historiques, mais r\u00e9sonne aussi avec des probl\u00e9matiques beaucoup plus contemporaines. Le fait qu&#8217;en France l&#8217;histoire de la colonisation ne soit toujours pas r\u00e9gl\u00e9e, que l&#8217;exclusion et la mis\u00e8re se focalisent sur les m\u00eames populations et que la situation des \u00e9trangers soit l&#8217;objet d&#8217;attaques incessantes alimente certainement ces conflits m\u00e9moriels et identitaires. La Shoah, sur ce point, cristallise tellement de tensions que l&#8217;on en vient \u00e0 oublier les enjeux de sa transmission.<br \/>\n<em> \u00ab Je ne pense pas que l&#8217;on \u00e9tudie la Shoah seulement pour se souvenir du pass\u00e9 <\/em>, pr\u00e9cise Alain Michel.<em> Travailler sur cet \u00e9v\u00e9nement permet de nous confronter aux questions de responsabilit\u00e9, de libre-arbitre et de d\u00e9sob\u00e9issance. Cela peut nous conduire par exemple \u00e0 nous interroger sur ce qui se passe au Darfour ou avec les sans-papiers. \u00bb <\/em><em> \u00ab Cela nous permet de comprendre l&#8217;influence de l&#8217;id\u00e9ologie sur un peuple <\/em>, ajoute Georges Bensoussan,<em> car nous sommes tous prisonniers d&#8217;une id\u00e9ologie qui ne dit pas son nom. Il s&#8217;agit constamment de d\u00e9crypter ce qui nous m\u00e8ne, la fa\u00e7on dont nous parlons et ce qu&#8217;il y a derri\u00e8re les mots les plus banals que nous utilisons. La m\u00e9moire de ce g\u00e9nocide peut nous servir \u00e0 prendre conscience par exemple qu&#8217;autour de nous se mettent en place des discours et des configurations du malheur que nous ne voulons pas voir. \u00bb <\/em><\/p>\n<p><strong> Sara Millot <\/strong><\/p>\n<p>[[1. Georges Bensoussan est auteur de nombreux ouvrages dont Auschwitz en h\u00e9ritage, D&#8217;un bon usage de la m\u00e9moire et Histoire de la Shoah.<br \/>\n]][[2. Jean-Fran\u00e7ois Forges a publi\u00e9 l&#8217;ouvrage Eduquer contre Auschwitz.<br \/>\n]]<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p> Parrainer un enfant victime de la Shoah permet-il de comprendre et d&#8217;enseigner la r\u00e9alit\u00e9 du g\u00e9nocide ? Au-del\u00e0 de la pol\u00e9mique pr\u00e9sidentielle, pourquoi ce sujet est-il si complexe \u00e0 aborder pour les enseignants et en quoi cet \u00e9v\u00e9nement nous interroge-t-il plus largement sur notre soci\u00e9t\u00e9 contemporaine ? 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