{"id":3199,"date":"2008-04-01T00:00:00","date_gmt":"2008-03-31T22:00:00","guid":{"rendered":"https:\/\/wp.muchomaas.com\/municipales-la-gauche-en-sort-elle3199\/"},"modified":"2023-07-03T14:51:30","modified_gmt":"2023-07-03T12:51:30","slug":"municipales-la-gauche-en-sort-elle3199","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/archives.regards.fr\/?p=3199","title":{"rendered":"Municipales : la gauche en sort-elle renforc\u00e9e ?"},"content":{"rendered":"<p class=\"post_excerpt\"> D\u00e9concertante France \u00e9lectorale&#8230; En 2007, record de participation et triomphe de la droite, notamment de l&#8217;UMP. En 2008, record pour l&#8217;abstention et pl\u00e9biscite pour la gauche, notamment le PS. \u00c0 la droite le pouvoir national, \u00e0 la gauche les pouvoirs locaux. D\u00e9cryptage des r\u00e9sultats et enqu\u00eate sur les marges de man\u0153uvre et les contre-pouvoirs des \u00e9lus locaux. par roger martelli <\/p>\n<p> La participation aux deux tours des \u00e9lections municipales (33,5 % d&#8217;abstentions au premier tour) est la plus faible de toute l&#8217;apr\u00e8s-guerre. L&#8217;abstention est avant tout le fait de la France urbaine : pr\u00e8s de 40 % dans les communes de plus de 3500 habitants, contre 24,5 % dans les autres. Le d\u00e9tail des situations locales est plus r\u00e9v\u00e9lateur encore : l&#8217;abstention franchit la barre des 50 % dans 32 communes de plus de 30 000 habitants, avec un record de 61,8 % \u00e0 Roubaix.<\/p>\n<p><strong> \u00c9LECTORAT D\u00c9MOBILIS\u00c9 <\/strong><\/p>\n<p>Dans ce contexte, la prime est au camp le moins d\u00e9mobilis\u00e9. Si l&#8217;on s&#8217;en tient aux suffrages exprim\u00e9s, le premier tour des municipales ne r\u00e9v\u00e8le pas de bouleversements \u00e9normes dans les rapports des forces. La gauche recueille au total 47,5 %, contre 47 % en 2001. Mais la droite se tasse, avec l&#8217;\u00e9rosion confirm\u00e9e du FN (qui voit son score global diminu\u00e9 de moiti\u00e9) et la perturbation du Modem. Elle perd \u00e0 la fois une part de l&#8217;\u00e9lectorat populaire attir\u00e9 hier par le sarkozysme et des fragments non n\u00e9gligeables de l&#8217;\u00e9lectorat de droite traditionnel. L&#8217;abstention est forte dans les zones les plus populaires et \u00e0&#8230; Paris  16e arrondissement (51 %). Un peu plus dispers\u00e9e que la gauche, d\u00e9stabilis\u00e9e par les premiers mois du sarkozysme, la droite laisse la main au PS et \u00e0 ses alli\u00e9s dans la plupart des m\u00e9tropoles et dans un grand nombre de villes moyennes.<\/p>\n<p>Le r\u00e9sultat cantonal est encore plus net : au premier tour, la droite perd plus d&#8217;un point et demi sur 2001 (1) et, \u00e0 l&#8217;arriv\u00e9e, perd plusieurs conseils g\u00e9n\u00e9raux, dont certains (comme celui du Val- d&#8217;Oise) qu&#8217;elle d\u00e9tenait depuis plusieurs d\u00e9cennies. Le second tour est sans appel : dans les 1 015 cantons qui restaient \u00e0 pourvoir, la gauche recueille 51,5 % des suffrages exprim\u00e9s, gagnant ainsi 3 % par rapport au dimanche pr\u00e9c\u00e9dent. Au total, l&#8217;ensemble des formations de droite perd 164 si\u00e8ges entre 2001 et 2008, alors que le PS en gagne 169 \u00e0 lui seul.<\/p>\n<p><strong> LA FRABCE URBAINE A GAUCHE <\/strong><\/p>\n<p>On a retenu, bien s\u00fbr, les conqu\u00eates socialistes dans les plus grandes villes, \u00e0 l&#8217;exception de Bordeaux et de Marseille. En 2001, les victoires inattendues de Lyon et surtout de Paris avaient \u00e0 peine att\u00e9nu\u00e9 le piteux r\u00e9sultat qui affectait l&#8217;ensemble des composantes de la gauche plurielle. Cette fois, les succ\u00e8s de Toulouse, de Metz, de Rouen, de Caen ou de Strasbourg ne sont que la pointe spectaculaire d&#8217;un ph\u00e9nom\u00e8ne plus large. Le PS \u00e0 lui seul conquiert sur la droite 54 villes de plus de 30 000 habitants r\u00e9parties dans 38 d\u00e9partements. La droite, elle, ne peut mettre dans son escarcelle que les maigres gains d&#8217;Agen, Calais, Ch\u00e2tellerault, Chaumont, Gap et Le Puy-en-Velay.<\/p>\n<p>Dans une population tr\u00e8s urbanis\u00e9e, dont les contingents populaires se d\u00e9tournent en grande part de la sc\u00e8ne politique publique, les socialistes expriment mieux que d&#8217;autres les attentes d&#8217;une population encore : mais de plus en plus relativement : prot\u00e9g\u00e9e des al\u00e9as de la \u00ab mondialisation \u00bb et qui n&#8217;exclut pas la recherche d&#8217;une certaine modernisation de l&#8217;espace public. Mais, \u00e0 la diff\u00e9rence de ce qu&#8217;attendent les thurif\u00e9raires du lib\u00e9ralisme, ces composantes nouvelles du peuple d&#8217;aujourd&#8217;hui veulent \u00e9viter les ravages d&#8217;une concurrence trop ouvertement libre et non fauss\u00e9e&#8230;<\/p>\n<p>Il y a quelques ann\u00e9es, des figures notables de la droite avaient laiss\u00e9 entendre qu&#8217;elles \u00e9taient capables de redonner du dynamisme aux vieux espaces de la France industrielle et urbaine d\u00e9chir\u00e9s par l&#8217;acc\u00e9l\u00e9ration des mutations socio\u00e9conomiques et par les premiers effets de la crise du monde industriel traditionnel. De fait, leur gestion lib\u00e9rale : au demeurant souvent intelligemment conduite : a pu donner l&#8217;impression qu&#8217;ils pouvaient int\u00e9grer \u00e0 une certaine modernit\u00e9 des territoires r\u00e9put\u00e9s plut\u00f4t p\u00e9riph\u00e9riques. Gilles de Robien, comme Antoine Ruffenacht, a \u00e9t\u00e9 l&#8217;une des incarnations de cette droite, partie \u00e0 la conqu\u00eate de la France ouvri\u00e8re, qui voulait s&#8217;installer durablement dans les fleurons des citadelles ouvri\u00e8res, voire du communisme municipal. La d\u00e9convenue de l&#8217;ancien ministre de l&#8217;\u00c9ducation : mais au profit d&#8217;un socialiste, pas d&#8217;un communiste&#8230; : marque les limites de cette tentative. Il ne sert \u00e0 rien de s&#8217;installer dans la \u00ab modernit\u00e9 \u00bb, si celle-ci n&#8217;est pas respectueuse des solidarit\u00e9s et du partage sans lesquels la croissance \u00e9conomique se d\u00e9connecte de la vie et des besoins r\u00e9els des populations.<\/p>\n<p><strong> PCF : R\u00c9SULTATS CONTRASTES <\/strong> <\/p>\n<p>Apr\u00e8s le d\u00e9sastre du printemps 2007, l&#8217;\u00e9ch\u00e9ance municipale et cantonale tant redout\u00e9e par le PCF s&#8217;est termin\u00e9e par un bilan consid\u00e9r\u00e9 comme honorable. Dans les villes de plus de 9 000 habitants, les communistes retrouvent leur r\u00e9sultat de 2001 l\u00e9g\u00e8rement am\u00e9lior\u00e9 (90 villes contre 86). C&#8217;est la premi\u00e8re fois depuis 1977 que le PCF se retrouve \u00e0 l&#8217;arriv\u00e9e dans une situation globalement plus favorable qu&#8217;\u00e0 la veille de la consultation. Un peu moins d&#8217;un an apr\u00e8s le cruel 1,93 % de sa secr\u00e9taire nationale, le parti se trouve dans une situation inesp\u00e9r\u00e9e, et la reconqu\u00eate de Dieppe et de Vierzon, comme le gain de quelques villes moyennes, a vers\u00e9 du baume sur les plaies militantes.<\/p>\n<p>Le bon r\u00e9sultat d&#8217;ensemble ne suffit pourtant pas \u00e0 effacer les tassements (par exemple dans le Nord et le Pas-de-Calais) et les revers, parfois inattendus. Les grandes villes perdues (Le Havre, N\u00eemes) n&#8217;ont pas \u00e9t\u00e9 reconquises. A Calais, la droite fait mordre la poussi\u00e8re \u00e0 la liste conduite par le maire sortant ; \u00e0 Aubervilliers (comme \u00e0 Pierrefitte), le PS s&#8217;empare de la mairie ; \u00e0 Montreuil, la Verte Dominique Voynet d\u00e9barque sans coup f\u00e9rir un Jean-Pierre Brard qui s&#8217;\u00e9tait permis de balayer d&#8217;un revers de main insultant le renfort de Cl\u00e9mentine Autain. Dans un scrutin o\u00f9 l&#8217;\u00e9lectorat du premier tour a privil\u00e9gi\u00e9 la s\u00fbret\u00e9 face \u00e0 une droite dure, les listes sortantes dirig\u00e9es par des communistes ont bien r\u00e9sist\u00e9 \u00e0 l&#8217;assaut de socialistes qui comptaient profiter des d\u00e9boires nationaux de leur ex-alli\u00e9 de la \u00ab gauche plurielle \u00bb. Mais le deuxi\u00e8me tour, o\u00f9 quelques socialistes devanc\u00e9s ont d\u00e9cid\u00e9 de se maintenir, a \u00e9t\u00e9 plus redoutable pour un PCF qui a failli conna\u00eetre au Blanc-Mesnil le sort tiss\u00e9 \u00e0 Aubervilliers. Manifestement, les candidats socialistes \u00ab rebelles \u00bb n&#8217;ont pas \u00e9t\u00e9 sanctionn\u00e9s dans les urnes.<\/p>\n<p>Pour la premi\u00e8re fois depuis 1977, ces \u00e9lections dites \u00ab interm\u00e9diaires \u00bb avaient lieu alors que la droite disposait nationalement de tous les leviers du pouvoir. Les communistes ont cette fois b\u00e9n\u00e9fici\u00e9 de la bonne mobilisation g\u00e9n\u00e9rale de la gauche et des effets positifs, en termes \u00e9lectoraux, d&#8217;une dynamique unitaire confort\u00e9e par les difficult\u00e9s de la droite au pouvoir. Mais les m\u00e9saventures d&#8217;Aubervilliers et de Montreuil sont un signe mena\u00e7ant, aussi vif que l&#8217;avait \u00e9t\u00e9, en 1989, la perte de fiefs \u00ab identitaires \u00bb comme B\u00e8gles et Al\u00e8s, o\u00f9 une conjoncture locale, sur fond de mobilisation civique incertaine, avait rendu possible la conjonction de forces hostiles aux \u00e9quipes municipales en place depuis souvent plusieurs d\u00e9cennies. M\u00eame si la perte du conseil g\u00e9n\u00e9ral s&#8217;est jou\u00e9e sur une poign\u00e9e de voix \u00e0 l&#8217;Ile-Saint-Denis et \u00e0 Montreuil, elle s&#8217;ajoute \u00e0 la moisson municipale d&#8217;un PS qui n&#8217;a pas obtenu, loin de l\u00e0, tout ce qu&#8217;il esp\u00e9rait, mais qui s&#8217;installe dans un r\u00f4le : un peu plus l\u00e9gitim\u00e9 : de substitut r\u00e9aliste de la gestion communiste de la \u00ab petite couronne \u00bb.<\/p>\n<p>Le PCF devrait y prendre d&#8217;autant plus garde que, plus encore que les municipales, les cantonales sont apparues en demi-teinte. Dans des \u00e9lections o\u00f9 le PCF pr\u00e9sentait quelque 400 candidats de moins qu&#8217;en 2001, les communistes ont certes am\u00e9lior\u00e9 l\u00e9g\u00e8rement leur score (+ 0,3 %) dans les cantons o\u00f9 ils \u00e9taient pr\u00e9sents \u00e0 la fois en 2001 et en 2008. Mais cette progression, qui dissimule au demeurant d&#8217;\u00e9normes disparit\u00e9s, n&#8217;emp\u00eache pas le score communiste de chuter une nouvelle fois, en pourcentage national (- 1,1 % avec 8,8 %) et en nombre d&#8217;\u00e9lus (118 \u00e9lus, soit une perte de 10). La satisfaction communiste devrait donc \u00eatre temp\u00e9r\u00e9e, d&#8217;autant plus que les contre-performances dans quelques vieux bastions s&#8217;ajoutent \u00e0 deux autres \u00e9volutions, perceptibles sur ses flancs.<\/p>\n<p><strong> EXTR\u00caME-GAUCHE : BONS SCORES <\/strong><\/p>\n<p>A la diff\u00e9rence du PCF, les municipales ne sont pas la terre de pr\u00e9dilection de l&#8217;extr\u00eame gauche. Globalement, le total des listes qu&#8217;elle pr\u00e9sentait au premier tour ne recueille que 1,8 %. Mais c&#8217;est nettement plus qu&#8217;en 2001 (0,1 %) et, surtout, elle r\u00e9alise des scores parfois spectaculaires dans les communes peupl\u00e9es, d\u00e9passant les 10 % de suffrages exprim\u00e9s dans 34 communes de plus de 30 000 habitants. Clamecy (19,5 %), Sotteville-l\u00e8s-Rouen (19,2 %), Vitry (14,4 %) ou Clermont-Ferrand (13,8 %) sont quelques exemples de cette tendance. La LCR se r\u00e9jouit de cette situation, d&#8217;autant plus que, cette fois, LO avait fait le choix fr\u00e9quent de rallier les listes unitaires de l&#8217;ensemble de la gauche. Si les amis d&#8217;Olivier Besancenot peuvent \u00eatre satisfaits, il n&#8217;en reste pas moins qu&#8217;ils n&#8217;ont que faiblement r\u00e9uni sur leurs propres listes. Sur 145 communes de plus de 3 500 habitants o\u00f9 les listes class\u00e9es \u00ab extr\u00eame gauche \u00bb ont obtenu plus de 5 %, les listes estampill\u00e9es LCR ne franchissent cette barre que dans 30 cas. Ce sont souvent des configurations d&#8217;alliance large qui affichent des r\u00e9sultats significatifs, parfois m\u00eame en alliance avec le PCF, comme \u00e0 Fleury-les-Aubrais (21,1 %) ou Lanester (24,2 %).<\/p>\n<p>Les r\u00e9sultats cantonaux n&#8217;infirment pas le propos. L\u00e0 encore, globalement, l&#8217;extr\u00eame gauche enregistre un r\u00e9sultat modeste (0,4 %), accumul\u00e9 dans un nombre r\u00e9duit de cantons (105 contre 190 en 2001). Mais l\u00e0 o\u00f9 elle se pr\u00e9sente, l&#8217;extr\u00eame gauche recueille en moyenne 6,5 % des suffrages exprim\u00e9s, contre 5,3 % \u00e0 la pr\u00e9c\u00e9dente consultation, d\u00e9passant la barre des 5 % dans 69 cas. L&#8217;extr\u00eame gauche, plus encore que le PCF marqu\u00e9 par ses alliances, a ainsi b\u00e9n\u00e9fici\u00e9 de l&#8217;insatisfaction d&#8217;une part non n\u00e9gligeable de l&#8217;\u00e9lectorat devant la gauche telle qu&#8217;elle est aujourd&#8217;hui.<\/p>\n<p><strong> TRIOMPHE DU BIPARTISME <\/strong><\/p>\n<p>Alors que les Verts, en dehors du succ\u00e8s de Dominique Voynet, enregistrent un d\u00e9cevant r\u00e9sultat municipal et cantonal, le PS est le grand vainqueur de la s\u00e9quence de mars 2008. Il engrange la plupart des gains, ne laissant \u00e0 ses partenaires que les miettes du g\u00e2teau \u00e9largi. Il n&#8217;a certes pas r\u00e9ussi \u00e0 r\u00e9cup\u00e9rer l&#8217;essentiel du patrimoine du communisme municipal. Mais il l&#8217;a \u00e9corn\u00e9, en s&#8217;emparant de la pr\u00e9sidence du conseil g\u00e9n\u00e9ral de Seine-Saint-Denis, d&#8217;Aubervilliers et de Pierrefitte. Il est d\u00e9sormais \u00e0 la t\u00eate de 20 r\u00e9gions et d&#8217;environ 55 d\u00e9partements.<\/p>\n<p>Dans l&#8217;ensemble, les municipales et les cantonales ont accentu\u00e9 le ph\u00e9nom\u00e8ne de bipolarisation amorc\u00e9 depuis deux d\u00e9cennies. A droite, le Modem a perturb\u00e9 la mobilisation de droite mais n&#8217;a pas r\u00e9ussi son pari d&#8217;implantation et s&#8217;est m\u00eame affaibli territorialement. A gauche, les listes d&#8217;extr\u00eame gauche ont fait ponctuellement de bons r\u00e9sultats mais, globalement, la gauche de gauche ne d\u00e9passe pas le seuil exceptionnellement bas enregistr\u00e9 en 2007. A gauche, le PS est un peu plus h\u00e9g\u00e9monique ; \u00e0 droite, l&#8217;UMP r\u00e9cup\u00e8re les d\u00e9pouilles du centre. Au total, le duopole PS-UMP structure le paysage. En 2001, le total des conseillers g\u00e9n\u00e9raux PS et UMP ne comptait que pour 42 % des si\u00e8ges cantonaux ; en 2008, il fr\u00f4le les 60 %, un record absolu pour toute l&#8217;apr\u00e8s-guerre ! Le PCF se vante d&#8217;\u00eatre le troisi\u00e8me parti de France. Mais \u00e0 quoi sert d&#8217;\u00eatre troisi\u00e8me quand le syst\u00e8me politique ne comprend que deux partis ?<\/p>\n<p>A gauche, le champ \u00e9lectoral semble s&#8217;\u00eatre referm\u00e9. D&#8217;un c\u00f4t\u00e9, un PS expansif, tent\u00e9 d&#8217;int\u00e9grer \u00e0 terme une partie de la droite dans une nouvelle et durable majorit\u00e9 ; un PS qui distribue des parcelles de pouvoir \u00e0 ceux qui acceptent son h\u00e9g\u00e9monie. D&#8217;un autre c\u00f4t\u00e9, une gauche critique, d\u00e9termin\u00e9e dans son refus des ajustements sociaux-lib\u00e9raux mais cantonn\u00e9e dans une posture subalterne d&#8217;aiguillon minoritaire, hors des circuits institutionnels de la d\u00e9lib\u00e9ration et de la d\u00e9cision.<\/p>\n<p>Sans doute, quelques pousses ont sugg\u00e9r\u00e9 de-ci de-l\u00e0 qu&#8217;une autre voie de mobilisation est possible, donnant \u00e0 la gauche de transformation une place plus centrale, comme l&#8217;histoire la lui avait attribu\u00e9e jusqu&#8217;alors. Mais pour l&#8217;instant, ces pousses restent isol\u00e9es. Pour l&#8217;instant&#8230; <\/p>\n<p><strong> Roger Martelli <\/strong><\/p>\n<p>[[1. De 51,9 % \u00e0 50,3 % en incluant le Modem, \u00e0 45,8 % sans le Modem.<br \/>\n]]Paru dans<em> Regards <\/em><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p> D\u00e9concertante France \u00e9lectorale&#8230; En 2007, record de participation et triomphe de la droite, notamment de l&#8217;UMP. En 2008, record pour l&#8217;abstention et pl\u00e9biscite pour la gauche, notamment le PS. \u00c0 la droite le pouvoir national, \u00e0 la gauche les pouvoirs locaux. D\u00e9cryptage des r\u00e9sultats et enqu\u00eate sur les marges de man\u0153uvre et les contre-pouvoirs des \u00e9lus locaux. par roger martelli <\/p>\n","protected":false},"author":328,"featured_media":0,"comment_status":"open","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"_themeisle_gutenberg_block_has_review":false,"footnotes":""},"categories":[141],"tags":[290],"class_list":["post-3199","post","type-post","status-publish","format-standard","hentry","category-archives-web","tag-elections"],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/archives.regards.fr\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/3199","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/archives.regards.fr\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/archives.regards.fr\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/archives.regards.fr\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/users\/328"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/archives.regards.fr\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fcomments&post=3199"}],"version-history":[{"count":0,"href":"https:\/\/archives.regards.fr\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/3199\/revisions"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/archives.regards.fr\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fmedia&parent=3199"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/archives.regards.fr\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fcategories&post=3199"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/archives.regards.fr\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Ftags&post=3199"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}