{"id":3120,"date":"2008-05-02T00:00:00","date_gmt":"2008-05-01T22:00:00","guid":{"rendered":"https:\/\/wp.muchomaas.com\/regard-sur-mai-68-une-autre-vision3120\/"},"modified":"2008-05-02T00:00:00","modified_gmt":"2008-05-01T22:00:00","slug":"regard-sur-mai-68-une-autre-vision3120","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/archives.regards.fr\/?p=3120","title":{"rendered":"&#8220;Regard sur mai 68&#8221;, une autre vision"},"content":{"rendered":"<p class=\"post_excerpt\"> Alain Quemper, photographe de presse de 1962 \u00e0 1972, \u00e0 l&#8217;agence Dalmas et Paris International presse, expose une centaine de clich\u00e9s in\u00e9dits, pris de mai \u00e0 d\u00e9cembre 1968. Cette exposition se tient jusqu&#8217;au 2 juin, \u00e0 la Dorothy&#8217;s gallery, rue keller, dans le 11e arrondissement de Paris. L&#8217;artiste a d\u00e9laiss\u00e9 les photographies des traditionnelles barricades, il a pr\u00e9f\u00e9r\u00e9 montrer la vie quotidienne, l&#8217;ambiance des rues parisiennes et a privil\u00e9gi\u00e9 les vedettes du cin\u00e9ma, de la chanson et du th\u00e9\u00e2tre. <\/p>\n<p>Des portraits en noir et blanc de Brassens, Dali, Jane Birkin et Serge Gainsbourg, Brigitte Bardot, Aznavour, Josephine Baker, Malraux et bien d&#8217;autres encore sont expos\u00e9s. Visite guid\u00e9e avec le photographe Alain Quemper, il se souvient des instants partag\u00e9s avec ces vedettes au moment o\u00f9 il a appuy\u00e9 sur le d\u00e9clencheur, &#8220;\u00e0 l&#8217;\u00e9poque c&#8217;\u00e9tait facile, on avait pas besoin de passer par le manager, les artistes \u00e9taient contents qu&#8217;on parle d&#8217;eux&#8221;, raconte-t-il. Ces portraits se m\u00ealent aux reportages que le photographe a r\u00e9alis\u00e9 durant l&#8217;ann\u00e9e 68 : l&#8217;ambiance de la vie parisienne, les habitants, les bistrots, la fin des Halles et les manifestations des \u00e9tudiants, sont les principaux sujets. &#8220;En les exposant, j&#8217;ai voulu montr\u00e9 que depuis 68, certaines choses n&#8217;ont pas tellement chang\u00e9, il y a toujours des gens qui fouillent les poubelles pour trouver de quoi se nourrir&#8221;, explique Alain Quemper. <\/p>\n<p>&#8220;Lorsque j&#8217;ai pris ces clich\u00e9s je venait d&#8217;\u00eatre lib\u00e9r\u00e9 de l&#8217;arm\u00e9e, il y avait un peu plus de bordel dans les rues que d&#8217;habitude, mais je m&#8217;imaginais pas que les \u00e9v\u00e8nements allaient prendre une telle tournure et que 40 ans apr\u00e8s j&#8217;exposerais mes photographies&#8221;, pr\u00e9cise, le sourire aux l\u00e8vres, l&#8217;artiste. &#8220;J&#8217;avais envie d&#8217;autre chose que ce qui se fait traditionnellement dans les expositions comm\u00e9moratives sur 68, j&#8217;ai voulu montrer le sourire des personnalit\u00e9s que j&#8217;ai photographi\u00e9 plut\u00f4t que les barricades&#8221; d\u00e9clare Alain Quemper.<\/p>\n<p><strong> Ambiance &#8220;cosy&#8221; et sonore <\/strong> <\/p>\n<p>L&#8217;exposition n&#8217;est pas uniquement contruite sur le visuel, nos oreilles sont \u00e9galement mises \u00e0 contribution, une vid\u00e9o est diffus\u00e9e en boucle. Elle retrace les \u00e9v\u00e8nements les plus marquants de l&#8217;Histoire, pendant pr\u00e8s de deux heures. Les manifestations, place de la R\u00e9publique et \u00e0 la Sorbonne, les discours politiques de Martin Luther King, de Cohn-Bendit, ainsi que les musiques de John Lennon ou de Janis Joplin apparaisent \u00e0 l&#8217;\u00e9cran. &#8220;Il y a un canap\u00e9 et des fauteuilles, les gens s&#8217;installent et restent des heures&#8221;, assure Alain Quemper. Et comme ultime clin d&#8217;oeil, une bande son est diffus\u00e9e, o\u00f9 le g\u00e9n\u00e9ral de Gaulle nous souhaite ses meilleurs voeux pour l&#8217;ann\u00e9e 1968.<\/p>\n<p>Autre curiosit\u00e9, une grosse malle en ferraille, \u00e0 l&#8217;int\u00e9rieur de laquelle se trouvent de nombreuses photographies entass\u00e9es, &#8220;c&#8217;est comme une foire fouille, j&#8217;\u00e9coute les gens qui cherchent le nom d&#8217;un artiste un peu oubli\u00e9, parfois ils se trompent&#8221;, indique le photographe. <\/p>\n<p><strong> Une exposition qui attire <\/strong> <\/p>\n<p>&#8220;C&#8217;est l&#8217;exposition qui marche le mieux au point de vue des visites, plus de 1000 en deux semaines, les visiteurs de tous \u00e2ges viennent des quatre coins du monde&#8221;, se r\u00e9jouit Dorothy Polley, la galeriste. &#8220;Cette expo a \u00e9t\u00e9 pr\u00e9par\u00e9e de longs mois en amont, il y avait plus d&#8217;une centaine de clich\u00e9s a accrocher et dans ce travail difficile, j&#8217;ai \u00e9t\u00e9 aid\u00e9e par de jeunes artistes&#8221;, insiste Dorothy Polley. &#8220;J&#8217;\u00e9tais tr\u00e8s enthousiaste et optimiste \u00e0 l&#8217;id\u00e9e de pr\u00e9parer cet \u00e9v\u00e8nement, je suis une soixante-huitarde et j&#8217;ai ressenti cette agitation depuis l&#8217;Am\u00e9rique, chez nous il y avait un mouvement contre la guerre du Vietman et contre le racisme, les \u00e9tudiants am\u00e9ricains voulaient la m\u00eame libert\u00e9 que les fran\u00e7ais. C&#8217;est \u00e0 cause de la guerre, des assassinats et du climat qui r\u00e9gnait aux USA que je suis partie et c&#8217;est quand je suis venue en France que je me suis vraiment rendue compte de ce qui se passait ici&#8221;, se souvient la galeriste.<\/p>\n<p>Une expo qui s&#8217;emporte. Apr\u00e8s la visite, on peut repartir avec une oeuvre, en effet, chaque photographie in\u00e9dite est tir\u00e9e en s\u00e9rie limit\u00e9e \u00e0 seulement 7 exemplaires, avec certificat d&#8217;authenticit\u00e9 \u00e0 l&#8217;appuie pour un budget qui va de 25 \u00e0 500 euros selon le format.<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p> Alain Quemper, photographe de presse de 1962 \u00e0 1972, \u00e0 l&#8217;agence Dalmas et Paris International presse, expose une centaine de clich\u00e9s in\u00e9dits, pris de mai \u00e0 d\u00e9cembre 1968. Cette exposition se tient jusqu&#8217;au 2 juin, \u00e0 la Dorothy&#8217;s gallery, rue keller, dans le 11e arrondissement de Paris. 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