{"id":2998,"date":"2007-11-01T00:00:00","date_gmt":"2007-10-31T23:00:00","guid":{"rendered":"https:\/\/wp.muchomaas.com\/sur-le-fil-serial-enqueteurs2998\/"},"modified":"2007-11-01T00:00:00","modified_gmt":"2007-10-31T23:00:00","slug":"sur-le-fil-serial-enqueteurs2998","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/archives.regards.fr\/?p=2998","title":{"rendered":"Sur le fil, serial enqu\u00eateurs"},"content":{"rendered":"<p class=\"post_excerpt\"> \u00ab J&#8217;arrive pas \u00e0 croire que tu prot\u00e8ges des mecs qui ont trucid\u00e9 une vieille ! \u00bb <\/p>\n<p>Le bureau est piteux, le voyou, un l\u00e2che, et le flic, violent. Bienvenue dans<em> Sur le fil <\/em>, la nouvelle s\u00e9rie polici\u00e8re de France 2, diffus\u00e9e par \u00e9pisodes de 52 minutes le vendredi soir en prime time depuis le 28 septembre.<em> \u00ab Au bal des encul\u00e9s, je ferais pas tapisserie \u00bb <\/em>, ainsi cause le commandant Munoz, le h\u00e9ros quadrag\u00e9naire de ce commissariat sordide o\u00f9 les visages \u00e9clair\u00e9s au n\u00e9on sont aussi bl\u00eames et jaunis que les murs. Munoz ? Un rebelle, un flic qui n&#8217;h\u00e9site pas \u00e0 cogner. Munoz est \u00ab sur le fil \u00bb et \u00e7a lui pla\u00eet. Dans son \u00e9quipe, Antoine le gamin, Dupr\u00e9 le pervers et deux jeunes femmes dont les r\u00f4les sont plus flous. Face \u00e0 eux, le commissaire Forge et le juge Tabar, deux jeunes aux dents longues, tout frais sortis de leurs grandes \u00e9coles \u00e0 moule plat. De sorte que, avant d&#8217;\u00eatre l&#8217;affrontement entre les voyous et les flics, la s\u00e9rie joue plut\u00f4t le conflit interne entre les g\u00e9n\u00e9rations, entre le terrain et l&#8217;administration, entre pratique et th\u00e9orie. Du c\u00f4t\u00e9 du r\u00e9alisme, Munoz pense qu&#8217;on peut faire parler un suspect en le menottant au chauffage. Du c\u00f4t\u00e9 de la th\u00e9orie, Forge estime que la seule conduite \u00e0 tenir pour un flic, c&#8217;est le respect de la loi. <\/p>\n<p>Sur le papier, le sc\u00e9nario s\u00e9duit. Sur le papier, on adore les flics qui n&#8217;ont rien \u00e0 perdre, qui sont pr\u00eats \u00e0 tout pour r\u00e9soudre une \u00e9nigme et m\u00eame \u00e0 s&#8217;\u00e9carter du droit, voire \u00e0 y laisser leur \u00ab plaque \u00bb. Pourtant, la s\u00e9rie ne tient pas ses promesses. <\/p>\n<p>Parce qu&#8217;une bonne histoire polici\u00e8re ne repose pas seulement sur la personnalit\u00e9 des enqu\u00eateurs, mais aussi sur la personnalit\u00e9 des criminels et la qualit\u00e9 des histoires. Et dans<em> Sur le fil <\/em>, il faut bien reconna\u00eetre que les histoires ne sont pas terribles. Au premier \u00e9pisode, par exemple, un notable, maniaque sexuel \u00e0 ses heures, finit par d\u00e9couper en morceaux sa jeune ma\u00eetresse. Munoz suspecte le jeune fr\u00e8re de celle-ci, d\u00e9s\u00e9quilibr\u00e9 mais innocent, dont il obtient pourtant les aveux (vous savez d\u00e9j\u00e0 comment). Finalement, le notable, trop s\u00fbr de lui, se fait prendre au pi\u00e8ge. Classique. Le notable est antipathique, le jeune fr\u00e8re est amoureux de sa s\u0153ur. Rien de nouveau. Or si les t\u00e9l\u00e9spectateurs s&#8217;emballent pour les faits divers, c&#8217;est bien s\u00fbr quand les histoires sortent de l&#8217;ordinaire. La vie quotidienne d&#8217;un commissariat int\u00e9resse peu, il faut le reconna\u00eetre. Autrement, on s&#8217;engagerait tous dans la police et on arr\u00eaterait de se jeter sur \u00ab Faites entrer l&#8217;accus\u00e9 \u00bb (France 2 \u00e9galement) qui d\u00e9crit, justement, les tr\u00e8s beaux jours des commissariats et gendarmeries de France.<\/p>\n<p>C&#8217;est ce qui fait la qualit\u00e9 d&#8217;une s\u00e9rie comme<em> FBI, port\u00e9s disparus <\/em> (le samedi \u00e0 20 h 50 depuis le mois d&#8217;octobre, toujours sur France 2, d\u00e9cid\u00e9ment). Les sc\u00e9naristes ne cherchent jamais \u00e0 psychanalyser leurs enqu\u00eateurs. En deux ou trois traits, vous aurez dress\u00e9 le portrait  complet de Jack Malone, l&#8217;un des h\u00e9ros de cette s\u00e9rie. En revanche, ils mettent le paquet sur les histoires. Le notable n&#8217;est pas antipathique. Ou alors s&#8217;il l&#8217;est, il n&#8217;est pas le coupable. <\/p>\n<p>Par ailleurs, notons-le en passant, Jack Malone ne l\u00e8verait pour rien au monde la main sur un suspect. Dans FBI, port\u00e9s disparus, les interrogatoires sont film\u00e9s et Jack Malone sait tr\u00e8s bien que s&#8217;il commet une erreur grossi\u00e8re de proc\u00e9dure, comme tabasser un suspect (ou m\u00eame se pointer chez lui sans mandat) par exemple, il fout en l&#8217;air toute son enqu\u00eate. Et puis de toute mani\u00e8re, il n&#8217;y a pas de chauffages dans les salles d&#8217;interrogatoire pour menotter les gens. <\/p>\n<p>Nous avons une grande tendresse pour<em> Sur le fil <\/em> parce que c&#8217;est une s\u00e9rie fran\u00e7aise, que les personnages sont attachants. France 2 a bien du m\u00e9rite d&#8217;encourager la production et de diffuser ce type de programmes ambitieux plut\u00f4t que de se contenter, comme certains de ses concurrents, d&#8217;acheter, tr\u00e8s cher et sans risque, ce qui se fait de mieux \u00e0 l&#8217;\u00e9tranger (autrement dit aux Etats-Unis). Pourtant, il faut bien reconna\u00eetre que la fiction fran\u00e7aise peine \u00e0 fasciner les t\u00e9l\u00e9spectateurs et que nous sommes tr\u00e8s loin du niveau des grandes s\u00e9ries addictives que l&#8217;on conna\u00eet. <\/p>\n<p>Marie Nossereau<\/p>\n<p><em> Sur le fil <\/em>, s\u00e9rie polici\u00e8re, vendredi 20 h 50, France 2  <\/p>\n<p><em> FBI, port\u00e9s disparus <\/em>, samedi 20 h 50, France 2<\/p>\n<p>-\u00ab Faites entrer l&#8217;accus\u00e9 \u00bb, mardi en deuxi\u00e8me partie de soir\u00e9e, France 2<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p> \u00ab J&#8217;arrive pas \u00e0 croire que tu prot\u00e8ges des mecs qui ont trucid\u00e9 une vieille ! \u00bb <\/p>\n","protected":false},"author":1,"featured_media":0,"comment_status":"open","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"_themeisle_gutenberg_block_has_review":false,"footnotes":""},"categories":[141],"tags":[287],"class_list":["post-2998","post","type-post","status-publish","format-standard","hentry","category-archives-web","tag-medias"],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/archives.regards.fr\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/2998","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/archives.regards.fr\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/archives.regards.fr\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/archives.regards.fr\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/users\/1"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/archives.regards.fr\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fcomments&post=2998"}],"version-history":[{"count":0,"href":"https:\/\/archives.regards.fr\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/2998\/revisions"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/archives.regards.fr\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fmedia&parent=2998"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/archives.regards.fr\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fcategories&post=2998"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/archives.regards.fr\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Ftags&post=2998"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}