{"id":2984,"date":"2007-11-01T00:00:00","date_gmt":"2007-10-31T23:00:00","guid":{"rendered":"https:\/\/wp.muchomaas.com\/palestine-la-possibilite-d-un-etat2984\/"},"modified":"2007-11-01T00:00:00","modified_gmt":"2007-10-31T23:00:00","slug":"palestine-la-possibilite-d-un-etat2984","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/archives.regards.fr\/?p=2984","title":{"rendered":"Palestine, la possibilit\u00e9 d&#8217;un Etat"},"content":{"rendered":"<p class=\"post_excerpt\"> Il y a soixante ans, l&#8217;ONU adoptait un plan de partage de la Palestine. Mais, en guise d&#8217;anniversaire, la \u00abconf\u00e9rence pour la paix au Proche-Orient\u00bb pr\u00e9vue en novembre ne laisse envisager aucune nouvelle perspective. Alors qu&#8217;un essai de Rashid Khalidi vient d&#8217;\u00eatre traduit en fran\u00e7ais, regards d&#8217;historiens sur l&#8217;Etat palestinien et les strat\u00e9gies pour y parvenir&#8230; <\/p>\n<p>La question de l&#8217;Etat n&#8217;est pas \u00e0 l&#8217;ordre du jour actuellement en Palestine. Moussa Sroor, 36 ans, directeur du d\u00e9partement d&#8217;histoire de l&#8217;universit\u00e9 de Bir Zeit en Cisjordanie est formel. Pour lui,<em> \u00abl&#8217;urgence aujourd&#8217;hui, c&#8217;est la fin de la colonisation et le statut des r\u00e9fugi\u00e9s. D&#8217;autant que jusqu&#8217;\u00e0 ce jour, la question de l&#8217;Etat ne fait pas l&#8217;objet d&#8217;une strat\u00e9gie clairement d\u00e9finie des organisations politiques. Que ce soit avec le Fatah ou le Hamas, on n&#8217;a pas une id\u00e9e tr\u00e8s pr\u00e9cise de ce que doit \u00eatre l&#8217;Etat palestinien. \u00bb <\/em> Une id\u00e9e \u00e0 laquelle Rashid Khalidi, titulaire de la chaire Edward Said des \u00e9tudes arabes \u00e0 l&#8217;universit\u00e9 de Columbia, a consacr\u00e9 son dernier ouvrage<em> Palestine, histoire d&#8217;un Etat introuvable <\/em> dont la traduction fran\u00e7aise para\u00eet ce mois-ci (1). L&#8217;auteur, qui s&#8217;attache tout particuli\u00e8rement \u00e0 la p\u00e9riode du mandat britannique (1920-1948), pointe les erreurs strat\u00e9giques des Palestiniens et souligne les impr\u00e9parations et impr\u00e9cisions qui \u00e9maillent toute leur qu\u00eate d&#8217;ind\u00e9pendance. Un travail men\u00e9 avec minutie mais sans jamais inverser les responsabilit\u00e9s : Britanniques puis Etats-Uniens, successifs alli\u00e9s ind\u00e9fectibles de l&#8217;entreprise sioniste, sont les puissants gardiens de la<em> \u00abcage de fer\u00bb <\/em> <em> The Iron Cage <\/em>, titre original de son essai) dans laquelle se d\u00e9bat le peuple palestinien. Un peuple dont la terre est toujours occup\u00e9e et qui, depuis le d\u00e9but du si\u00e8cle, n&#8217;a bien souvent eu<em> \u00able choix qu&#8217;entre plusieurs maux dans une situation extr\u00eamement p\u00e9nible\u00bb <\/em>, rappelle judicieusement Khalidi.<\/p>\n<p>Au printemps dernier, presque simultan\u00e9ment, l&#8217;Office de coordination de l&#8217;ONU pour les affaires humanitaires (OCHA) et Alvaro de Soto, envoy\u00e9 sp\u00e9cial de l&#8217;ONU au Proche-Orient, se sont inqui\u00e9t\u00e9s de la situation:<em> \u00abLes perspectives d&#8217;un Etat viable s&#8217;amenuisent sous leurs <\/em> [ceux des Palestiniens<em>  propres yeux\u00bb <\/em>, a averti M. de Soto. (2) Soixante ans apr\u00e8s le plan de partage adopt\u00e9 par l&#8217;Assembl\u00e9e g\u00e9n\u00e9rale de l&#8217;ONU le 29 novembre 1947, peut-on encore croire \u00e0 l&#8217;av\u00e8nement de cet Etat libre, ind\u00e9pendant et viable<em>  \u00abCette perspective est pour l&#8217;instant tout \u00e0 fait incertaine <\/em>, estime Bernard Botiveau, directeur de recherche \u00e0 l&#8217;Institut de recherche et d&#8217;\u00e9tudes sur le monde arabe et musulman (Iremam) et auteur d&#8217;un ouvrage sur le sujet (3).<em> Depuis le d\u00e9but de la deuxi\u00e8me Intifada, en septembre 2000, la question est tomb\u00e9e \u00e0 l&#8217;eau, les gens n&#8217;y croient plus. J&#8217;\u00e9tais r\u00e9cemment dans les territoires et je n&#8217;ai pas entendu aborder ce sujet une seule fois\u00bb <\/em>, raconte le chercheur. Rashid Khalidi ne se montre pas plus optimiste. Et pose la question:<em> \u00abLe statut d&#8217;Etat est-il l&#8217;aboutissement n\u00e9cessaire pour un peuple qui, depuis le d\u00e9but du XXe si\u00e8cle, poss\u00e8de une identit\u00e9 nationale clairement d\u00e9finie, mais a \u00e9t\u00e9 dans l&#8217;incapacit\u00e9 de mettre en place des structures viables et durables pour l&#8217;exprimer ou de contr\u00f4ler un territoire national o\u00f9 elle puisse s&#8217;exercer\u00bb <\/em><\/p>\n<p><strong> L&#8217;\u00c9TAT IMPENS\u00c9 <\/strong><\/p>\n<p>Pour Philippe Bourmaud, jeune chercheur en histoire en train d&#8217;achever une th\u00e8se sur la Palestine ottomane,<em> \u00abon peut estimer que le mouvement national palestinien na\u00eet vers 1909-1910 de la volont\u00e9 de se d\u00e9faire de la collusion entre le sionisme et le pouvoir ottoman. Mais ce nationalisme palestinien va se renforcer au moment de la d\u00e9claration Balfour\u00bb <\/em>. Trois ans apr\u00e8s cette d\u00e9claration d\u00e9bute le mandat britannique qui, pour Rashid Khalidi, ne va pas emp\u00eacher la soci\u00e9t\u00e9 et l&#8217;\u00e9conomie arabe palestinienne d&#8217;\u00eatre, dans les ann\u00e9es 1930,<em> \u00abaussi bien d\u00e9velopp\u00e9es que celles de n&#8217;importe lequel de ses voisins pendant la m\u00eame p\u00e9riode, voire plus d\u00e9velopp\u00e9es que certains\u00bb <\/em>. Pourquoi alors, s&#8217;interroge-t-il, sur ce socle solide, les Palestiniens se r\u00e9v\u00e8lent-ils<em> \u00abincapables d&#8217;instaurer leur propre cadre autonome permettant de remettre en cause l&#8217;autorit\u00e9 coloniale ainsi que ses prot\u00e9g\u00e9s sionistes\u00bb <\/em>? Aux effets de la politique de division communautaire men\u00e9e par les Britanniques qui vont instaurer des institutions islamiques nouvelles tout en refusant<em> \u00abcat\u00e9goriquement aux Palestiniens toute structure \u00e9tatique ou tout cadre nationaliste parall\u00e8le\u00bb <\/em>, va se rajouter, selon l&#8217;auteur, le jeu trouble des \u00e9lites autochtones:<em> \u00abL&#8217;\u00e9lite palestinienne nous appara\u00eet comme compl\u00e8tement divis\u00e9e de l&#8217;int\u00e9rieur et nombre de ses membres \u00e9minents semblent avoir toute une strat\u00e9gie de connexions \u00e9troites plus ou moins contraignantes avec les tuteurs britanniques du pays, tandis que certains sont aussi li\u00e9s aux sionistes. \u00bb <\/em><\/p>\n<p>Dans le discours du mouvement national, la r\u00e9f\u00e9rence \u00e0 un cadre \u00e9tatique va appara\u00eetre bien plus tard.<em> \u00abLa premi\u00e8re pens\u00e9e construite sur un projet d&#8217;Etat est venue dans les ann\u00e9es 1970 <\/em>, explique Philippe Bourmaud.<em> Au moment de la cr\u00e9ation de l&#8217;OLP, en 1964, par la Ligue arabe, il n&#8217;y a pas vraiment de r\u00e9flexion l\u00e0-dessus. A l&#8217;\u00e9poque, on est dans l&#8217;universalit\u00e9 arabe. Il y a alors un impens\u00e9 de l&#8217;Etat et l&#8217;id\u00e9e de r\u00e9volution palestinienne \u00e9merge avant l&#8217;id\u00e9e d&#8217;Etat qui est plut\u00f4t vu comme un moyen de transformer la soci\u00e9t\u00e9 palestinienne. \u00bb <\/em> En 1974, l&#8217;OLP admet le principe d&#8217;une autorit\u00e9 nationale sur<em> \u00abtoute partie lib\u00e9r\u00e9e de la Palestine\u00bb <\/em>. La guerre de 1967 est pass\u00e9e par l\u00e0 et cet \u00e9nonc\u00e9 laisse entrevoir l&#8217;id\u00e9e d&#8217;un Etat palestinien \u00e9tabli sur 22% de la Palestine mandataire, de facto aux c\u00f4t\u00e9s d&#8217;Isra\u00ebl. Il ne s&#8217;agit alors que d&#8217;une<em> \u00ab\u00e9tape interm\u00e9diaire\u00bb <\/em> vers la lib\u00e9ration totale du territoire mais en 1977, au Caire, le 13e Conseil national palestinien va \u00e9carter l&#8217;exigence d&#8217;un Etat sur l&#8217;ensemble de la Palestine historique. <\/p>\n<p>Pour Moussa Sroor, la question de l&#8217;Etat ne resurgit de fa\u00e7on significative qu&#8217;au d\u00e9but des ann\u00e9es 1990:<em> \u00abLa rupture, c&#8217;est Oslo. Apr\u00e8s la signature des accords \u00e0 Washington en septembre 1993, la soci\u00e9t\u00e9 palestinienne s&#8217;est divis\u00e9e entre ceux qui \u00e9taient pour les n\u00e9gociations avec Isra\u00ebl et ceux qui \u00e9taient contre. Et ce qui s&#8217;est pass\u00e9 en juin dernier est le r\u00e9sultat de toute cette p\u00e9riode durant laquelle au nom de la lutte contre le terrorisme, toute la r\u00e9sistance palestinienne \u00e0 l&#8217;occupation a \u00e9t\u00e9 combattue. \u00bb  <\/em><em> \u00abLa p\u00e9riode d&#8217;Oslo se rapporte un peu \u00e0 celle du mandat, juge pour sa part Philippe Bourmaud: un moment d&#8217;affirmation forte des revendications l\u00e9gitimes des Palestiniens tandis que ceux qui sont \u00e0 la t\u00eate du mouvement national bradent tout et font l&#8217;erreur strat\u00e9gique de signer les accords sans avoir obtenu le gel de la colonisation en condition pr\u00e9alable \u00e0 toute n\u00e9gociation. \u00bb <\/em> <\/p>\n<p><strong> SYST\u00c8MES D&#8217;ALLIANCE <\/strong><\/p>\n<p>Mais la prise de contr\u00f4le de la bande de Gaza par le Hamas en juin dernier, per\u00e7ue comme une fracture importante dans la soci\u00e9t\u00e9 palestinienne, est-elle un \u00e9v\u00e9nement susceptible de briser l&#8217;unit\u00e9 nationale autour de l&#8217;id\u00e9e d&#8217;un Etat ind\u00e9pendant? Moussa Sroor:<em> \u00abTous les Palestiniens savent qu&#8217;en toute logique la constitution d&#8217;un Etat n&#8217;est pas possible \u00e0 l&#8217;heure actuelle. Comment le fonder sur 5% de la Palestine historique alors qu&#8217;Isra\u00ebl contr\u00f4le les airs, la mer et la terre et qu&#8217;actuellement on se retrouve avec deux \u00abEtats\u00bb palestiniens, l&#8217;un \u00e0 Gaza, l&#8217;autre en Cisjordanie? Il va d\u00e9j\u00e0 nous falloir dix ans pour r\u00e9gler cette fracture en interne. Seule une agression isra\u00e9lienne qui rassemblerait tout le monde pourrait \u00e9courter ce d\u00e9lai&#8230;\u00bb <\/em> Philippe Bourmaud consid\u00e8re que si<em> \u00abdans leurs chartes respectives, la question de l&#8217;Etat est tranch\u00e9e, ce n&#8217;est pas ce sujet en particulier qui d\u00e9chire le Fatah et le Hamas aujourd&#8217;hui. Sur le fond, ils sont divis\u00e9s par des syst\u00e8mes d&#8217;alliance. Le Fatah regarde du c\u00f4t\u00e9 des Am\u00e9ricains malgr\u00e9 le pr\u00e9c\u00e9dent d&#8217;Oslo tandis que le Hamas est pour un syst\u00e8me intra-islamique dans une perspective d&#8217;inspiration d\u00e9colonisatrice\u00bb. <\/em> La chose est entendue: en novembre 2007, l&#8217;\u00e9mergence d&#8217;un Etat palestinien, sous quelque forme que ce soit, n&#8217;est pas envisageable \u00e0 court terme.<em> \u00abAujourd&#8217;hui, <\/em> r\u00e9sume Bernard Botiveau,<em> on s&#8217;achemine vers une formule de deux Etats s\u00e9par\u00e9s, c&#8217;est tout le sens du mur construit par les Isra\u00e9liens, qui verra \u00e9merger un mini-Etat palestinien non viable avec un territoire compl\u00e8tement morcel\u00e9, sans continuit\u00e9 territoriale, ni capitale, ni fronti\u00e8res ind\u00e9pendantes. C&#8217;est pourquoi la seule vraie solution reste le retrait des Isra\u00e9liens sur les fronti\u00e8res de 1967. \u00bb <\/em> Rashid Khalidi, lui, voit dans la lettre adress\u00e9e en avril 2004 par George Bush \u00e0 Ariel Sharon, o\u00f9 le pr\u00e9sident am\u00e9ricain soulignait<em> \u00abl&#8217;irr\u00e9versibilit\u00e9\u00bb <\/em> de<em> \u00abla permanence des principales colonies isra\u00e9liennes dans les territoires occup\u00e9s\u00bb <\/em> un dangereux pr\u00e9c\u00e9dent. Et mentionne ce que les<em> \u00abth\u00e9oriciens isra\u00e9liens de l&#8217;expansion continue en Cisjordanie nomment \u00abcirculation continue\u00bb. Cela consisterait en une succession de cantons palestiniens s\u00e9par\u00e9s, enserr\u00e9s par la pr\u00e9sence autour d&#8217;eux pr\u00e9cis\u00e9ment de ces blocs de colonies (&#8230;). Cette continuit\u00e9 routi\u00e8re serait assur\u00e9e par des liaisons entre cantons palestiniens isol\u00e9s gr\u00e2ce \u00e0 des tunnels et \u00e0 des ponts, ainsi que peut-\u00eatre par un train \u00e0 grande vitesse\u00bb. <\/em> Une vision gla\u00e7ante de ce que pourraient devenir les territoires palestiniens mais qui est loin d&#8217;\u00eatre r\u00e9alis\u00e9e. Car si les perspectives ne sont gu\u00e8re rassurantes pour les Palestiniens \u00e0 court terme, le d\u00e9bat continue de vivre en se projetant \u00e0 plus longue \u00e9ch\u00e9ance: face \u00e0 l&#8217;impasse que repr\u00e9sente la poursuite de la colonisation, des voix s&#8217;\u00e9l\u00e8vent \u00e0 nouveau pour r\u00e9clamer la cr\u00e9ation d&#8217;un Etat binational d\u00e9fendu, notamment, par l&#8217;intellectuel Edward Said, mort en 2003, et Azmi Bishara, figure politique des \u00abarabes isra\u00e9liens\u00bb qui a r\u00e9cemment quitt\u00e9 Isra\u00ebl (4). Un Etat de Palestine, la\u00efque et d\u00e9mocratique pour tous ses citoyens? D\u00e9bat toujours en cours sur la nature et les possibles de ce \u00abbinationalisme\u00bb&#8230; <strong> E.R. <\/strong><\/p>\n<p>[[(1) Rashid Khalidi :<em> Palestine, histoire d&#8217;un Etat introuvable <\/em> (titre original :<em> The Iron Cage, the story of the palestinian struggle for statehood <\/em>), traduit de l&#8217;anglais par Elise Argaud, Actes Sud, collection Bleu, novembre 2007. Rashid Khalidi est \u00e9galement l&#8217;auteur de<em> L&#8217;identit\u00e9 palestinienne <\/em>, La Fabrique, 2003, et d&#8217;un essai sur la politique am\u00e9ricaine au Proche-Orient,<em> L&#8217;empire aveugl\u00e9 <\/em>, Actes Sud, 2004.<br \/>\n]][[(2) Propos rapport\u00e9s par<em> Le Monde <\/em> du 6 juin 2007.<br \/>\n]][[(3) Bernard Botiveau,<em> L&#8217;Etat Palestinien <\/em>, Presses de Sciences Po., 1999.<br \/>\n]][[(4) Lire l&#8217;article de Le\u00efla Farsakh: \u00abL&#8217;heure d&#8217;un Etat binational est-elle venue\u00bb,<em> Le Monde Diplomatique <\/em> mars 2007.<br \/>\n]]Paru dans<em> Regards <\/em> n\u00b045, novembre 2007<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p> Il y a soixante ans, l&#8217;ONU adoptait un plan de partage de la Palestine. Mais, en guise d&#8217;anniversaire, la \u00abconf\u00e9rence pour la paix au Proche-Orient\u00bb pr\u00e9vue en novembre ne laisse envisager aucune nouvelle perspective. Alors qu&#8217;un essai de Rashid Khalidi vient d&#8217;\u00eatre traduit en fran\u00e7ais, regards d&#8217;historiens sur l&#8217;Etat palestinien et les strat\u00e9gies pour y parvenir&#8230; <\/p>\n","protected":false},"author":558,"featured_media":0,"comment_status":"open","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"_themeisle_gutenberg_block_has_review":false,"footnotes":""},"categories":[141],"tags":[],"class_list":["post-2984","post","type-post","status-publish","format-standard","hentry","category-archives-web"],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/archives.regards.fr\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/2984","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/archives.regards.fr\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/archives.regards.fr\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/archives.regards.fr\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/users\/558"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/archives.regards.fr\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fcomments&post=2984"}],"version-history":[{"count":0,"href":"https:\/\/archives.regards.fr\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/2984\/revisions"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/archives.regards.fr\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fmedia&parent=2984"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/archives.regards.fr\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fcategories&post=2984"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/archives.regards.fr\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Ftags&post=2984"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}