{"id":294,"date":"1996-12-01T00:00:00","date_gmt":"1996-11-30T23:00:00","guid":{"rendered":"https:\/\/wp.muchomaas.com\/mediterranee-orientale294\/"},"modified":"1996-12-01T00:00:00","modified_gmt":"1996-11-30T23:00:00","slug":"mediterranee-orientale294","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/archives.regards.fr\/?p=294","title":{"rendered":"M\u00e9diterran\u00e9e orientale"},"content":{"rendered":"<p class=\"post_excerpt\"> Voir aussi <\/p>\n<p>Chypre, l&#8217;\u00eele d\u00e9chir\u00e9e<strong> L&#8217;Europe du lib\u00e9ralisme a chang\u00e9 la Gr\u00e8ce. Mais la modernit\u00e9 qu&#8217;elle affiche d\u00e9sormais prend la couleur des privatisations, du ch\u00f4mage, de la pauvret\u00e9 et&#8230;de la x\u00e9nophobie. <\/strong><\/p>\n<p>Lanterne rouge de l&#8217;UEM (l&#8217;Union \u00e9conomique et mon\u00e9taire europ\u00e9enne), la Gr\u00e8ce est montr\u00e9e du doigt. Son positionnement dans la guerre de l&#8217;ex-Yougoslavie, qualifi\u00e9 de pro-serbe, irrite. Le r\u00e9sultat des \u00e9lections l\u00e9gislatives du 22 septembre dernier, remport\u00e9es par le Parti socialiste, (42% des suffrages contre 39% aux conservateurs), semblent tourner r\u00e9solument la Gr\u00e8ce vers la modernit\u00e9. Laquelle ? L&#8217;objectif d\u00e9clar\u00e9 des nouveaux dirigeants est de ne plus consid\u00e9rer l&#8217;Europe comme une vache \u00e0 lait \u00e0 subventions, mais comme un moyen d&#8217;exercer un r\u00f4le, sur les plans diplomatique et politique, d\u00e9terminant dans les Balkans.<\/p>\n<p>Pour sortir du sous-d\u00e9veloppement \u00e9conomique et acc\u00e9der au rang de pays moderne, la Gr\u00e8ce &#8221; doit &#8221; passer par une cure de d\u00e9sintoxication et d&#8217;assainissement: privatisation, mon\u00e9tarisme et r\u00e9duction du d\u00e9ficit budg\u00e9taire qui repr\u00e9sente aujourd&#8217;hui environ 10% du PIB. Le plan de convergence lanc\u00e9 pour la p\u00e9riode 1994-99 a pour objectif de ramener ce d\u00e9ficit \u00e0 1%. Pour y parvenir, la recette est simple et connue: augmentation des recettes publiques (lutte contre la fraude fiscale et collecte plus rapide des arri\u00e9r\u00e9s d&#8217;imp\u00f4ts et des imp\u00f4ts mis en recouvrement). La consommation n&#8217;a pas \u00e9t\u00e9 oubli\u00e9e: majoration consid\u00e9rable de la TVA sur les tabacs et les droits d&#8217;immatriculation des automobiles. La lib\u00e9ralisation de l&#8217;\u00e9conomie passe par le renforcement du contr\u00f4le de l&#8217;Etat sur la vie de tous les jours. L&#8217;administration fiscale s&#8217;est informatis\u00e9e. Ses agents ont re\u00e7u pour instruction de prendre des sanctions contre les fraudeurs. Les professions lib\u00e9rales et les petits entrepreneurs doivent aussi passer \u00e0 la caisse.<\/p>\n<p>L&#8217;Etat attend aussi des recettes suppl\u00e9mentaires des privatisations d&#8217;entreprises et de divers services publics. Le processus de privatisation a \u00e9t\u00e9 retard\u00e9 cependant en raison de l&#8217;hostilit\u00e9 des salari\u00e9s, mais aussi de la faiblesse des march\u00e9s financiers grecs. Le projet de privatisation des t\u00e9l\u00e9communications, annul\u00e9 en 1993, resurgit mais avec moins d&#8217;ambition. Privatisation r\u00e9alis\u00e9e d\u00e8s 1994 pour les chantiers navals Neorion sur l&#8217;\u00eele de Syros. A pr\u00e9sent, les grandes banques, pour la plupart plac\u00e9es sous le contr\u00f4le de l&#8217;Etat, vendent au priv\u00e9 des entreprises qu&#8217;elles contr\u00f4laient.<\/p>\n<p>Le secteur public ne constitue plus une r\u00e9serve d&#8217;emplois, il n&#8217;embauche pas ou seulement sous contrat \u00e0 dur\u00e9e d\u00e9termin\u00e9e, et encore de moins en moins. Si le taux de ch\u00f4mage officiel s&#8217;\u00e9l\u00e8ve \u00e0 10% de la population active, il monte \u00e0 plus de 30% pour les moins de 25 ans. Ceux qui ont un emploi le gardent &#8211; en raison de la puissance des organisations syndicales mais aussi du droit du travail (la l\u00e9gislation interdisant le licenciement de plus de 2% des effectifs par mois). En revanche, l&#8217;acc\u00e8s \u00e0 un emploi &#8211; m\u00eame de fa\u00e7on provisoire &#8211; est quasiment impossible pour les plus jeunes. Le piston et les relations, v\u00e9ritable s\u00e9same jusqu&#8217;au d\u00e9but des ann\u00e9es 90, sont en panne puisque l&#8217;Etat n&#8217;embauche plus. M\u00eame la possession d&#8217;un dipl\u00f4me universitaire ne constitue plus une assurance-emploi. Ni le secteur priv\u00e9 ni le public ne demandent d&#8217;ing\u00e9nieurs ou de travailleurs hautement dipl\u00f4m\u00e9s. Outre les petits boulots, l&#8217;issue de secours r\u00e9side dans la cr\u00e9ation d&#8217;une petite entreprise &#8211; \u00e9ph\u00e9m\u00e8re -, et ce rarement dans le domaine de sp\u00e9cialisation du dipl\u00f4m\u00e9. Dans le meilleur des cas, il deviendra chef d&#8217;une PME de logiciels d&#8217;informatique ou d&#8217;import-export, dans le pire, il sera \u00e0 la t\u00eate d&#8217;une pizzeria ou d&#8217;un petit restaurant &#8221; coupe faim&#8221;.<\/p>\n<p> <strong> Renforcer le poids politique du pays dans la r\u00e9gion des Balkans  <\/strong><\/p>\n<p>Jusqu&#8217;au d\u00e9but des ann\u00e9es 90, la Gr\u00e8ce &#8211; contrairement \u00e0 la France par exemple &#8211; avait \u00e9t\u00e9 relativement \u00e9pargn\u00e9e par la pauvret\u00e9 et l&#8217;exclusion sociale, la famille d&#8217;une part, l&#8217;\u00e9conomie parall\u00e8le d&#8217;autre part agissant comme des filets de protection. La faiblesse de l&#8217;Etat providence depuis les ann\u00e9es 50 avait \u00e9t\u00e9 contrecarr\u00e9e par le d\u00e9veloppement de la solidarit\u00e9 familiale. Les parents maternent leurs enfants jusqu&#8217;\u00e0 un \u00e2ge parfois assez avanc\u00e9. La crise a renforc\u00e9 ces relations entre g\u00e9n\u00e9rations, qui, pendant les ann\u00e9es de croissance, s&#8217;\u00e9taient quelque peu effiloch\u00e9es notamment dans les grandes villes. La famille finance les \u00e9tudes des enfants, puis la cr\u00e9ation d&#8217;une petite entreprise. Imposant des conditions drastiques \u00e0 leurs d\u00e9biteurs, les banques sont rarement sollicit\u00e9es. Aussi, \u00eatre exclu de la famille, c&#8217;est l&#8217;\u00eatre tout court et se retrouver sur les bancs publics en compagnie d&#8217;une nouvelle population de laiss\u00e9s pour compte, souvent venue de l&#8217;\u00e9tranger, surtout d&#8217;Albanie ou des ex-pays socialistes d&#8217;Europe de l&#8217;Est. Entr\u00e9s clandestinement pour la plupart, ils sont r\u00e9guli\u00e8rement reconduits \u00e0 la fronti\u00e8re par bus, pour revenir d\u00e8s que possible. Les autres, g\u00e9n\u00e9ralement d&#8217;origine grecque, ont plus de chance et deviennent forains. Les rues sont r\u00e9guli\u00e8rement encombr\u00e9es par ces petits \u00e9tals qui proposent pour un prix d\u00e9risoire un &#8221; Z\u00e9nith &#8221; d&#8217;occasion, un samovar garanti d&#8217;origine ou ces tissus bariol\u00e9s tr\u00e8s \u00e0 la mode. Ces marchands parlent souvent un grec approximatif, et ne sont pas ins\u00e9r\u00e9s dans la soci\u00e9t\u00e9 qui demeure hostile.<\/p>\n<p>La x\u00e9nophobie et le racisme se d\u00e9veloppent. Habitu\u00e9s \u00e0 la mis\u00e8re, les travailleurs clandestins sont pr\u00eats \u00e0 se louer pour un cro\u00fbton de pain. Ce sont de redoutables concurrents sur le march\u00e9 du travail informel. Le sentiment nationaliste se d\u00e9veloppe, \u00e9galement aliment\u00e9 par les probl\u00e8mes frontaliers, que ce soit avec la Turquie ou la&#8230; Mac\u00e9doine. Le r\u00e9cent incident qui a oppos\u00e9 la Gr\u00e8ce \u00e0 la Turquie pour un \u00eelot rocailleux a \u00e9t\u00e9 l&#8217;occasion d&#8217;un effrayant d\u00e9foulement nationaliste dans la quasi-totalit\u00e9 de la presse \u00e9crite grecque.<\/p>\n<p>L&#8217;Europe a chang\u00e9 la Gr\u00e8ce. Les fonds europ\u00e9ens ont arros\u00e9 les couches moyennes dont les habitudes de consommation ont \u00e9t\u00e9 boulevers\u00e9es. Depuis 1981, date de l&#8217;adh\u00e9sion, les produits de consommation europ\u00e9ens ont envahi le march\u00e9 hell\u00e9nique. L&#8217;usage des cartes de cr\u00e9dit et du t\u00e9l\u00e9phone portable s&#8217;est consid\u00e9rablement d\u00e9velopp\u00e9. Les distributeurs de billets se sont multipli\u00e9s, comme les cabines t\u00e9l\u00e9phoniques \u00e0 carte. La Bourse d&#8217;Ath\u00e8nes s&#8217;est informatis\u00e9e. Les Grecs connaissent aussi depuis une dizaine d&#8217;ann\u00e9es les hypermarch\u00e9s situ\u00e9s \u00e0 l&#8217;ext\u00e9rieur des agglom\u00e9rations urbaines. Les signes ext\u00e9rieurs de la modernit\u00e9 sont pr\u00e9sents. L&#8217;image de Zorba le grec s&#8217;efface progressivement au profit de celle d&#8217;un professeur de droit et d&#8217;\u00e9conomie, en costume trois pi\u00e8ces, Costas Simitis, le nouveau premier ministre, pour qui la modernisation \u00e9conomique du pays, acc\u00e9l\u00e9r\u00e9e par l&#8217;adh\u00e9sion europ\u00e9enne, doit \u00eatre l&#8217;occasion de renforcer le poids politique du pays dans la r\u00e9gion. Les diff\u00e9rends avec Ankara inqui\u00e8tent Ath\u00e8nes qui s&#8217;oppose de toutes ses forces \u00e0 l&#8217;adh\u00e9sion de la Turquie \u00e0 l&#8217;Europe, pr\u00e9vue depuis le d\u00e9but des ann\u00e9es 1960.<\/p>\n<p>Cette fa\u00e7on &#8221; d&#8217;europ\u00e9aniser &#8221; la Gr\u00e8ce n&#8217;est pas, loin de l\u00e0, partag\u00e9e par tous. Les derni\u00e8res \u00e9lections se sont \u00e9galement traduites par la mont\u00e9e des partis de gauche: le Parti communiste, la Coalition de gauche et du progr\u00e8s ainsi que le Mouvement populaire d\u00e9mocratique, cr\u00e9\u00e9 par un transfuge du parti socialiste. Reste que si la Bourse d&#8217;Ath\u00e8nes a &#8221; bien r\u00e9agi &#8221; aux retour du Pasok au pouvoir, la politique d&#8217;aust\u00e9rit\u00e9 qui accro\u00eet la pauvret\u00e9 et les in\u00e9galit\u00e9s sociales n&#8217;est pas remise en question.<\/p>\n<p><strong> Chypre, l&#8217;\u00eele d\u00e9chir\u00e9e <\/strong><\/p>\n<p>Au XVIe si\u00e8cle, l&#8217;\u00eele de Chypre est devenue une province ottomane. En 1878, profitant de l&#8217;affaiblissement de la Turquie en raison des insurrections des peuples des Balkans et de la guerre russo-turque, l&#8217;Angleterre impose au sultan des conventions qui font de Chypre une colonie britannique. L&#8217;\u00eele est une base avanc\u00e9e tant militaire qu&#8217;\u00e9conomique vers la Turquie, le Moyen-Orient et le canal de Suez. En entretenant les conflits entre les Grecs et les Turcs de l&#8217;\u00eele, Londres s&#8217;efforce d&#8217;enrayer la lutte des Chypriotes contre la pr\u00e9sence britannique. En 1960, Chypre devient un Etat souverain avec un statut bi-communautaire garanti en principe par la Grande-Bretagne, la Gr\u00e8ce et la Turquie. La guerre civile \u00e9clate bient\u00f4t entra\u00eenant des exodes r\u00e9ciproques de nombreux Grecs et Turcs, amorce d&#8217;une partition de fait. L&#8217;intervention des Casques Bleus contribue \u00e0 stabiliser la situation. Le coup d&#8217;Etat des colonels grecs en 1967 renverse les donn\u00e9es. L&#8217;archev\u00eaque Makarios, pr\u00e9sident de la R\u00e9publique de Chypre, est parmi les non-align\u00e9s et s&#8217;\u00e9loigne de l&#8217;id\u00e9e d&#8217;Enossis (le rattachement de Chypre \u00e0 la Gr\u00e8ce). Il penche pour l&#8217;ind\u00e9pendance de l&#8217;\u00eele. En 1974, la junte militaire d&#8217;Ath\u00e8nes organise le renversement de Makarios. Le 20 juillet, l&#8217;arm\u00e9e turque d\u00e9barque 40 000 soldats dans l&#8217;\u00eele. Depuis 1952, la Gr\u00e8ce et la Turquie sont membres de l&#8217;OTAN mais les Etats-Unis montrent leur bienveillance aux dirigeants turcs apr\u00e8s avoir particip\u00e9 au renversement de Makarios. En 1975, est proclam\u00e9 l&#8217;Etat f\u00e9d\u00e9r\u00e9 chypriote turc, puis, en 1983, l&#8217;ind\u00e9pendance de la &#8221; R\u00e9publique turque du Nord de Chypre &#8220;, qu&#8217;aucun pays n&#8217;a reconnu jusqu&#8217;\u00e0 pr\u00e9sent en dehors de la Turquie qui continue \u00e0 refuser d&#8217;appliquer les r\u00e9solutions du Conseil de s\u00e9curit\u00e9 de l&#8217;ONU. Des dizaines de milliers de colons venus d&#8217;Anatolie sont envoy\u00e9s \u00e0 Chypre. Les liens \u00e9conomiques avec Ankara se resserrent. Rauf Denktash, le pr\u00e9sident de la &#8221; R\u00e9publique turque du Nord de Chypre &#8221; auto-proclam\u00e9e, souhaite un rattachement avec la Turquie, soutenu par les nouveaux dirigeants islamistes de la Turquie. Le gouvernement chypriote, seul reconnu par la communaut\u00e9 internationale, a demand\u00e9 en 1990 l&#8217;adh\u00e9sion de l&#8217;\u00eele \u00e0 l&#8217;Union europ\u00e9enne. Ankara, qui se heurte au refus de Bruxelles depuis 1987, tant que les droits de l&#8217;Homme et les libert\u00e9s seront bafou\u00e9s, s&#8217;en offusque et joue au chantage. Elle pr\u00e9tend que seule une adh\u00e9sion simultan\u00e9e de la Turquie et de Chypre \u00e0 l&#8217;UE r\u00e9soudra le probl\u00e8me. Des affrontements r\u00e9guliers opposent soldats turcs et Chypriotes grecs. En ao\u00fbt dernier des \u00e9chauffour\u00e9es ont suivi une manifestation symbolique de motards partis de Berlin pour condamner la division de l&#8217;\u00eele. Elles se sont termin\u00e9es tragiquement. Mme Tansu Ciller, ministre des Affaires \u00e9trang\u00e8res turc, d\u00e9clarait, quelques jours apr\u00e8s, que la Turquie ne tol\u00e9rerait pas de violation de fronti\u00e8res. Elle mena\u00e7ait quiconque toucherait au drapeau turc de lui &#8221; briser les mains &#8220;.<\/p>\n<p>Bernard Louvel<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p> Voir aussi <\/p>\n","protected":false},"author":1,"featured_media":0,"comment_status":"open","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"_themeisle_gutenberg_block_has_review":false,"footnotes":""},"categories":[141],"tags":[],"class_list":["post-294","post","type-post","status-publish","format-standard","hentry","category-archives-web"],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/archives.regards.fr\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/294","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/archives.regards.fr\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/archives.regards.fr\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/archives.regards.fr\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/users\/1"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/archives.regards.fr\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fcomments&post=294"}],"version-history":[{"count":0,"href":"https:\/\/archives.regards.fr\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/294\/revisions"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/archives.regards.fr\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fmedia&parent=294"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/archives.regards.fr\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fcategories&post=294"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/archives.regards.fr\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Ftags&post=294"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}