{"id":2767,"date":"2007-03-01T00:00:00","date_gmt":"2007-02-28T23:00:00","guid":{"rendered":"https:\/\/wp.muchomaas.com\/le-fn-est-il-un-parti-de-pouvoir2767\/"},"modified":"2007-03-01T00:00:00","modified_gmt":"2007-02-28T23:00:00","slug":"le-fn-est-il-un-parti-de-pouvoir2767","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/archives.regards.fr\/?p=2767","title":{"rendered":"Le FN est-il un parti  de pouvoir ?"},"content":{"rendered":"<p class=\"post_excerpt\"> Le Front national a-t-il gagn\u00e9 la bataille de la l\u00e9gitimit\u00e9?  Volontairement hors syst\u00e8me, il cristallise un mouvement de protestation. troisi\u00e8me parti de France en nombre de voix, il peine \u00e0 appara\u00eetre comme une alternative cr\u00e9dible de gouvernement. M\u00eame aupr\u00e8s de ses militants. Analyse. <\/p>\n<p><em> \u00abLe paradoxe Le Pen\u00bb <\/em> : c&#8217;est l&#8217;un des \u00e9v\u00e9nements politiques pr\u00e9\u00e9lectoraux enregistr\u00e9s par le barom\u00e8tre politique fran\u00e7ais du Centre de recherches politiques de Sciences Po (Cevipof). Ce dispositif d&#8217;enqu\u00eate \u00e9lectorale r\u00e9v\u00e9lait d\u00e9but f\u00e9vrier une<em> \u00abforte acceptation de l&#8217;int\u00e9gration du Front national au jeu d\u00e9mocratique\u00bb <\/em>. En clair, le FN a gagn\u00e9 la bataille de la l\u00e9gitimit\u00e9. Les Fran\u00e7ais jugent acceptable (et non souhaitable) que le FN obtienne les signatures permettant de se lancer dans la course \u00e0 l&#8217;Elys\u00e9e. Tout autant que la pr\u00e9sence de d\u00e9put\u00e9s frontistes dans l&#8217;h\u00e9micycle de l&#8217;Assembl\u00e9e nationale. Cela correspond-il \u00e0 une perc\u00e9e pr\u00e9visible du leader du FN pour la prochaine pr\u00e9sidentielle?<em> \u00abIl n&#8217;y a aucune certitude pour le Front national de r\u00e9it\u00e9rer la performance \u00e9lectorale d&#8217;avril 2002\u00bb <\/em>, r\u00e9pond Jer\u00f4me Jaffr\u00e9, l&#8217;analyste politique qui a dirig\u00e9 cette \u00e9tude. C&#8217;est l\u00e0 le paradoxe. Un 21 avril bis est-il possible?<em> \u00abC&#8217;\u00e9tait un accident \u00e9lectoral. De fait, aujourd&#8217;hui, les conditions pour un deuxi\u00e8me 21 avril ne sont pas r\u00e9unies. Le meilleur score de Le Pen, c&#8217;est 5 millions de voix. Aujourd&#8217;hui, m\u00eame \u00e0 7 millions, il n&#8217;est pas au deuxi\u00e8me tour et il le sait pertinemment\u00bb <\/em>, affirme le sociologue Erwan Lec\u0153ur. Jean-Yves Camus, politologue, fait le m\u00eame pronostic:<em> \u00abAvec 30 % pour S\u00e9gol\u00e8ne Royal et 30 % pour Nicolas Sarkozy, il est exclu que Le Pen soit au deuxi\u00e8me tour, pour le moment. Il y a un r\u00e9el r\u00e9flexe de vote utile symbolis\u00e9 notamment par le mauvais pourcentage de Jos\u00e9 Bov\u00e9.\u00bb <\/em><\/p>\n<p>Car pour le Cevipof, si les Fran\u00e7ais, opposants au FN en t\u00eate, trouvent<em> \u00abacceptable\u00bb <\/em> la pr\u00e9sence du parti d&#8217;extr\u00eame droite dans le jeu politique national, les r\u00e9ponses sont plus que nuanc\u00e9es sur son \u00e9ventuelle r\u00e9ussite \u00e9lectorale. La plupart des sond\u00e9s rejettent tout accord \u00e9lectoral avec le FN, et quant \u00e0 savoir si Le Pen peut \u00eatre pr\u00e9sident de la R\u00e9publique, c&#8217;est non pour 82 % des sond\u00e9s. Mieux, un quart des \u00e9lecteurs ayant vot\u00e9 pour Le Pen au premier tour de 2002 n&#8217;ont pas vot\u00e9 pour lui au second.<em> \u00abC&#8217;est un ph\u00e9nom\u00e8ne qui ne s&#8217;\u00e9tait jamais produit auparavant\u00bb <\/em>, commente Jer\u00f4me Jaffr\u00e9. De fait, seulement 40 % de son \u00e9lectorat souhaite qu&#8217;il soit \u00e9lu, ce qui fait de lui une exception.<em> \u00abPour les autres partis, plus de 50 %, voire plus de 80 % des \u00e9lecteurs veulent que leur candidat soit \u00e9lu pr\u00e9sident\u00bb <\/em>, estime Erwan Lec\u0153ur.<\/p>\n<p><strong> CHARGE N\u00c9GATIVE <\/strong><\/p>\n<p>Le chef du Front national continue de faire peur. L&#8217;image inqui\u00e9tante du n\u00e9gationnisme et de la x\u00e9nophobie lui colle \u00e0 la peau depuis 1989. Cette ann\u00e9e-l\u00e0, il assimile les chambres \u00e0 gaz \u00e0 un<em> \u00abpoint de d\u00e9tail\u00bb <\/em>. Alors qu&#8217;il n&#8217;\u00e9tait pas consid\u00e9r\u00e9 comme dangereux en 1983, six ans plus tard, 65 % de la population voient en lui une menace. Le Pen n&#8217;a pourtant de cesse de refuser, jusque devant les tribunaux, l&#8217;\u00e9tiquette infamante d&#8217;\u00abextr\u00eame droite\u00bb. Il s&#8217;est m\u00eame pr\u00e9sent\u00e9 r\u00e9cemment comme un<em> \u00abhomme de centre-droit\u00bb <\/em>. Se voulant rassurant, il a expliqu\u00e9 que la<em> \u00abcrainte\u00bb <\/em> qu&#8217;il suscite<em> \u00abn&#8217;est justifi\u00e9e ni par [ses] propositions, ni par [son] pass\u00e9. Personne ne [l]&#8217;a vu tenter de renverser la R\u00e9publique\u00bb <\/em>. Mais il a beau jouer la carte de la victime, persistant \u00e0 se dire boycott\u00e9 par les m\u00e9dias, sa charge de n\u00e9gativit\u00e9 est telle qu&#8217;il sert encore d&#8217;\u00e9pouvantail. Il cristallise un mouvement de protestation sans toutefois appara\u00eetre comme une alternative cr\u00e9dible.<em> \u00abOn peut \u00eatre d&#8217;accord avec les id\u00e9es de Le Pen mais ne pas lui faire confiance, ne pas souhaiter qu&#8217;il soit \u00e9lu\u00bb <\/em>, r\u00e9sume Nonna Mayer, politologue au Cevipof. Le vote FN est surtout une sonnette d&#8217;alarme.<\/p>\n<p>\u00abEstablishment\u00bb, \u00abbande des quatre\u00bb, \u00abUMPS\u00bb&#8230; Le Front national poss\u00e8de son propre vocabulaire. Pour le sociologue Erwan Lec\u0153ur, les mots cr\u00e9\u00e9s par Jean-Marie Le Pen servent sa sp\u00e9cificit\u00e9.<em> \u00abIl y a toute une vision du monde dans ce vocabulaire. Il la d\u00e9cline depuis vingt ans et cela lui permet de se poser en candidat anti-syst\u00e8me, son fonds de commerce. Jean-Marie Le Pen est le candidat de l&#8217;insurrection.\u00bb <\/em> Mais comment, alors que Nicolas Sarkozy se revendique de la rupture et S\u00e9gol\u00e8ne Royal de la diff\u00e9rence d&#8217;avec les \u00e9l\u00e9phants du PS, le chef de file du FN peut-il continuer \u00e0 occuper cette case?<em> \u00abL&#8217;un et l&#8217;autre sont dans une communication de la rupture, mais cela ne trompe personne,  <\/em> tranche Erwan Lec\u0153ur.<em> Nicolas Sarkozy, par exemple, est l&#8217;homme du syst\u00e8me par excellence. Il ne se cache m\u00eame pas d&#8217;\u00eatre l&#8217;ami des grands patrons et des m\u00e9dias.\u00bb  <\/em><\/p>\n<p>Malgr\u00e9 le succ\u00e8s \u00e9lectoral de 2002, la victimisation est toujours le ressort de la parole hors syst\u00e8me du parti d&#8217;extr\u00eame droite. Au centre du m\u00e9canisme, le comportement face aux m\u00e9dias. La m\u00e9thode: se taire hors \u00e9ch\u00e9ance \u00e9lectorale.<em> \u00abQuand un scrutin se profile, Le Pen sort du bois en disant qu&#8217;on ne le laisse jamais parler,  <\/em> raconte Erwan Lec\u0153ur.<em> Il entame alors en toute tranquillit\u00e9 son refrain sur l&#8217;immigration et l&#8217;ins\u00e9curit\u00e9.\u00bb  <\/em> Mais que pense Le Pen de la fiscalit\u00e9, des retraites, de la s\u00e9cu?<em> \u00abOn sait peu de chose <\/em>, poursuit le sociologue.<em>  Dans la strat\u00e9gie de Le Pen, cela doit rester vague. Les m\u00e9dias l&#8217;aident d&#8217;ailleurs dans ce sens, puisque il n&#8217;est jamais somm\u00e9 de r\u00e9pondre sur tous les sujets sur lesquels toute la classe politique est oblig\u00e9e de r\u00e9pondre\u00bb <\/em>. Toujours la r\u00e8gle du hors-syst\u00e8me, m\u00eame dans les m\u00e9dias. Pour le sociologue du FN, ce traitement particulier a des cons\u00e9quences graves.<em> \u00abOn en a fait un monstre, il ne faut pas s&#8217;\u00e9tonner que cette construction nous \u00e9chappe.\u00bb  <\/em><\/p>\n<p><strong> LE VOTE INSURRECTIONNEL <\/strong><\/p>\n<p>Du c\u00f4t\u00e9 des \u00e9lecteurs, les conditions sont r\u00e9unies pour attirer de nouvelles voix, particuli\u00e8rement en zone rurale et chez ceux qui ne votent pas, avancent les analystes. Car le vote insurrectionnel s\u00e9duit, m\u00eame port\u00e9 par le FN. Il serait le signe d&#8217;un app\u00e9tit pour le conflit. Car m\u00eame si Nicolas Sarkozy se revendique de la rupture, il ajoute que cette rupture, comme pour mieux gommer son potentiel insurrectionnel, doit \u00eatre<em> \u00abtranquille\u00bb <\/em>. Le vocabulaire de S\u00e9gol\u00e8ne Royal montre aussi des strat\u00e9gies d&#8217;apaisement \u00e9cartant toute forme de conflit. L&#8217;ordre pr\u00e9conis\u00e9 par la candidate socialiste se doit d&#8217;\u00eatre<em> \u00abjuste\u00bb <\/em>. Le peu d&#8217;asp\u00e9rit\u00e9s de ces concepts de campagne ouvre un boulevard pour Jean-Marie Le Pen qui, selon Erwan Lec\u0153ur,<em> \u00abse nourrit des friches et de l&#8217;absence de conflit dans notre soci\u00e9t\u00e9\u00bb <\/em>. Comme dans un syst\u00e8me de vases communicants, l&#8217;insurrection que propose Le Pen souffre du jaillissement du conflit dans l&#8217;espace public et les \u00e9changes.<em> \u00abA chaque mouvement social, mobilisation d&#8217;ampleur ou conflit d&#8217;envergure, Le Pen baisse\u00bb <\/em>, analyse Erwan Lec\u0153ur.<\/p>\n<p>Si cette posture permet d&#8217;attirer les m\u00e9contents au premier tour, elle condamne aussi le parti \u00e0 rester \u00e0 l&#8217;ext\u00e9rieur du syst\u00e8me. C&#8217;est ce que Marine Le Pen tente de corriger lors de ses apparitions m\u00e9diatiques:<em> \u00abElle a compris qu&#8217;il fallait d\u00e9ghetto\u00efser ce parti raciste et n\u00e9gationniste, sans quoi il serait confin\u00e9 \u00e0 une posture d&#8217;\u00e9ternel perdant. Or elle veut arriver au pouvoir\u00bb <\/em>, assure Jean-Yves Camus. Ainsi expliquait-elle \u00e0 Rachid, dans la nouvelle \u00e9mission politique de France 3 (1), qu&#8217;en tant que Fran\u00e7ais, il \u00e9tait concern\u00e9 par la pr\u00e9f\u00e9rence nationale. Mais elle ajouta que s&#8217;il voulait trouver du travail, il n&#8217;avait qu&#8217;\u00e0 changer de pr\u00e9nom. Une solution in\u00e9dite pour lutter contre les discriminations \u00e0 l&#8217;embauche&#8230; Le coupable d\u00e9sign\u00e9 n&#8217;a pas chang\u00e9 mais l&#8217;emballage s&#8217;est modernis\u00e9. Elle a la carrure et l&#8217;\u00e9loquence de son p\u00e8re, mais c&#8217;est une femme, jeune, dans un parti dont l&#8217;\u00e9lectorat est principalement masculin. La fille du chef veut \u00eatre de son temps.<em> \u00abA la diff\u00e9rence de la vieille garde, elle d\u00e9fend l&#8217;avortement. Les d\u00e9rapages sur la Shoah, elle n&#8217;en veut plus. Le p\u00e8re faisait tenir le groupuscule, elle s&#8217;appuie sur l&#8217;avant-garde sans abandonner les vieilles id\u00e9es\u00bb <\/em>, observe la sociologue Annie Collovald. Cette strat\u00e9gie de banalisation, qui divise le parti, a \u00e9t\u00e9 inaugur\u00e9e par son p\u00e8re. En 2002, il jouait d\u00e9j\u00e0 la carte de la respectabilit\u00e9. On l&#8217;a vu fumer le narguil\u00e9 dans un caf\u00e9 du quartier de Barb\u00e8s ou entour\u00e9 des siens, en bon pater familias.<em> \u00abAu fur et \u00e0 mesure que le paquet de ses voix grossit, son envie de concr\u00e9tiser, d&#8217;\u00eatre dans le syst\u00e8me, grandit. Il en r\u00eave\u00bb <\/em>, sugg\u00e8re Nonna Mayer.<\/p>\n<p>Cela fait maintenant dix ans que le Front national s&#8217;est engag\u00e9 sur le chemin de la l\u00e9gitimit\u00e9. Son implantation locale s&#8217;affirme au milieu des ann\u00e9es 1990. Il gagne alors trois villes, sans compter Vitrolles. Lors du congr\u00e8s de 1997, Le Pen \u00e9largit le spectre de ses comp\u00e9tences, montrant qu&#8217;il sait parler d&#8217;autre chose que d&#8217;ins\u00e9curit\u00e9.<em> \u00abAu fur et \u00e0 mesure qu&#8217;il vieillit, il devient plus facile d&#8217;avoir l&#8217;air respectable. Sa fille est un atout suppl\u00e9mentaire: elle a quelque chose de lui, mais qui n&#8217;aime pas les \u00abnazillons\u00bb, n&#8217;a aucune sympathie pour la collaboration\u00bb <\/em>, poursuit la politologue. Mais ce n&#8217;est que la partie \u00e9merg\u00e9e de l&#8217;iceberg. Le Front national tient un double discours. Devant les m\u00e9dias, il offre une image lisse qui vise \u00e0 accro\u00eetre son r\u00e9servoir de voix. En interne, il donne des gages \u00e0 ses militants dont une fraction continue \u00e0 utiliser la violence physique \u00e0 l&#8217;\u00e9tranger.<em> \u00abLe FN n&#8217;a pas chang\u00e9 d&#8217;un point de vue id\u00e9ologique. Je doute, en effet, qu&#8217;un parti qui donne un stand au NPD allemand \u00e0 sa f\u00eate Bleu Blanc Rouge soit celui d&#8217;un homme de centre-droit. C&#8217;est une op\u00e9ration cosm\u00e9tique. En r\u00e9alit\u00e9, Le Pen est toujours hors syst\u00e8me. Il n&#8217;y a pas eu de recentrage r\u00e9publicain\u00bb  <\/em>, mart\u00e8le Jean-Yves Camus.<\/p>\n<p>C&#8217;est \u00e0 la fois sa force et sa faiblesse. Sa force, parce qu&#8217;il surfe sur les m\u00e9contentements larv\u00e9s. Il n&#8217;a donc pas besoin de faire campagne pour engranger des voix. Sa faiblesse, parce qu&#8217;il est trop ostracis\u00e9 pour qu&#8217;un jeu d&#8217;alliances soit envisageable. En 2002, il perce en fin de course. Acre surprise, il se retrouve face \u00e0 Chirac. Presque tous les candidats appellent \u00e0 contrer Le Pen. La mobilisation entre les deux tours est massive. L&#8217;interdit est-il tel que le chef du FN ne soit pas en mesure de peser? Peut-\u00eatre. Nonna Mayer pointe (2)<em> \u00ables limites \u00e0 l&#8217;influence du Front national, capable de faire perdre ses adversaires mais dans l&#8217;impossibilit\u00e9, pour l&#8217;instant, de tirer les b\u00e9n\u00e9fices politiques de ses succ\u00e8s \u00e9lectoraux\u00bb <\/em>. Ce parti est aussi trop fragilis\u00e9 pour concr\u00e9tiser.<em> \u00abEn 1997, les \u00e9lus frontistes \u00e9galisent avec les scores de Le Pen. Le frontisme rejoint la courbe avec le lep\u00e9nisme. Cette progression aurait pu consolider ce parti, rappelle la politologue. Aujourd&#8217;hui, le Front national n&#8217;est pas assez solide pour arriver au pouvoir. Si on veut qu&#8217;un vote dure, il faut un parti, avec un chef, mais aussi une structure et une implantation territoriale, des \u00e9coles, des revues, des guides du militant&#8230;\u00bb <\/em>.<\/p>\n<p>Pour l&#8217;heure, le FN est tenu \u00e0 un exercice d&#8217;\u00e9quilibriste: \u00eatre hors du syst\u00e8me : c&#8217;est son fond de commerce : tout en t\u00e2chant de lisser son discours. Soit l&#8217;intenable image d&#8217;un bon p\u00e8re de famille invitant \u00e0 sa f\u00eate annuelle les n\u00e9onazis du NPD allemand. <strong> R.D. et M.R. <\/strong><\/p>\n<p>[[1.<em> \u00abFran\u00e7ais: votez pour moi!\u00bb <\/em><br \/>\n]][[2. in<em> Dictionnaire de l&#8217;extr\u00eame droite <\/em><br \/>\n]]Paru dans<em> Regards <\/em> n\u00b038, mars 2007<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p> Le Front national a-t-il gagn\u00e9 la bataille de la l\u00e9gitimit\u00e9?  Volontairement hors syst\u00e8me, il cristallise un mouvement de protestation. troisi\u00e8me parti de France en nombre de voix, il peine \u00e0 appara\u00eetre comme une alternative cr\u00e9dible de gouvernement. M\u00eame aupr\u00e8s de ses militants. 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