{"id":2750,"date":"2007-03-01T00:00:00","date_gmt":"2007-02-28T23:00:00","guid":{"rendered":"https:\/\/wp.muchomaas.com\/faiseurs-de-sons-utopies2750\/"},"modified":"2007-03-01T00:00:00","modified_gmt":"2007-02-28T23:00:00","slug":"faiseurs-de-sons-utopies2750","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/archives.regards.fr\/?p=2750","title":{"rendered":"Faiseurs de sons : Utopies m\u00e9caniques"},"content":{"rendered":"<p class=\"post_excerpt\"> Ils ont cr\u00e9\u00e9 la carotte musicale, la guitare \u00e0 manivelle, le tourne-disque \u00e0 caresser les patates, ou sublim\u00e9 le son de la machine \u00e0 laver&#8230; Rencontre avec des inventeurs fantasques et leurs machines musicales. <\/p>\n<p> I l y a beaucoup de d\u00e9rision chez ces musiciens-l\u00e0. Une qualit\u00e9 peu fr\u00e9quente dans l&#8217;univers de la musique savante. Inventeurs lunaires, utopistes imaginatifs, chercheurs inspir\u00e9s, ils fabriquent des m\u00e9caniques grin\u00e7antes, bourdonnantes, cliquetantes, assourdissantes, qui ont bien du mal \u00e0 se prendre au s\u00e9rieux. A quelques exceptions pr\u00e8s, dont le c\u00e9l\u00e8bre cristal des fr\u00e8res Baschet, elles n&#8217;ont pas le romantisme de l&#8217;orgue ni la majest\u00e9 du piano \u00e0 queue. Ces machines sonores pince-sans-rire, farfelues, voire franchement loufoques poss\u00e8dent des vertus d\u00e9mystificatrices. Leurs rouages s&#8217;exhibent, et quand ressorts, tuyaux et moteurs se mettent en branle, \u00e0 la po\u00e9tique de l&#8217;\u0153il vient s&#8217;ajouter celle de l&#8217;ou\u00efe.<\/p>\n<p>Ces sculptures sonores, qui ne ressemblent \u00e0 rien de connu, transfigurent le quotidien. Il faut voir l&#8217;Ensemble des machines \u00e0 laver musicales jouer de la batterie sur des bo\u00eetes de conserve, \u00e9couter ses roulements de tambours, se laisser surprendre par cette m\u00e9tamorphose de l&#8217;\u00e9lectrom\u00e9nager qui enveloppe les sens. \u00ab La vitesse d&#8217;essorage produit des cycles tr\u00e8s musicaux \u00bb, explique Jacques R\u00e9mus, l&#8217;air concentr\u00e9. Il travaille en ermite dans une grotte cach\u00e9e au fond des entrailles de Paris. L&#8217;arriv\u00e9e en voiture laisse croire \u00e0 une mauvaise blague. On quitte soudain la rue de Bercy pour s&#8217;enfoncer dans un tunnel humide et d\u00e9sert. Enfilade de hangars aux stores baiss\u00e9s. Dans la p\u00e9nombre, aucun signe de vie, hormis deux silhouettes adoss\u00e9es \u00e0 une fourgonnette. \u00ab Nous sommes dans les anciennes \u00e9curies de Napol\u00e9on III \u00bb, pr\u00e9cise-t-il.<\/p>\n<p><strong> D\u00e9rision et second degr\u00e9 <\/strong><\/p>\n<p>A l&#8217;int\u00e9rieur de l&#8217;entrep\u00f4t dont il est locataire, une lumi\u00e8re blafarde \u00e9claire quantit\u00e9 de machines \u00e9lectro-acoustiques reli\u00e9es \u00e0 un ordinateur. L&#8217;homme n&#8217;est pas un excentrique volubile. Il serait m\u00eame plut\u00f4t introverti. Pourtant, ce biologiste de formation n&#8217;est pas d\u00e9pourvu d&#8217;humour. Il en fallait une certaine dose pour penser \u00e0 piquer sa manette de jeu vid\u00e9o \u00e0 son fils de quinze ans. Jacques R\u00e9mus s&#8217;en sert pour orchestrer ses machines. \u00ab Certains artistes parmi ceux que nous programmons au festival Octopus se prennent au s\u00e9rieux, mais la plupart ont un second degr\u00e9 tr\u00e8s d\u00e9velopp\u00e9. C&#8217;est le cas de Jacques R\u00e9mus qui, en colorant l&#8217;eau de ses orgues \u00e0 bulles, joue au savant fou \u00bb, confirme Sonia Musnier, responsable du festival et animatrice du webzine mensuel \u00e9ponyme. L&#8217;homme est un chercheur joueur. Qu&#8217;il se serve d&#8217;un \u00ab joystick \u00bb ou qu&#8217;il ex\u00e9cute une danse primale face \u00e0 un \u00e9cran qui enregistre les mouvements de ses mains, il y a quelque chose de d\u00e9cal\u00e9 dans son attitude qui pr\u00eate \u00e0 sourire. M\u00eame si ce jeu s\u00e9rieux peut s&#8217;av\u00e9rer dangereux. Il a ainsi d\u00fb interrompre ses recherches sur les orgues thermiques apr\u00e8s s&#8217;\u00eatre gravement br\u00fbl\u00e9. \u00ab Au XIXe si\u00e8cle, des gens qui travaillaient pour l&#8217;\u00e9clairage public se sont aper\u00e7us que les tubes chauff\u00e9s se mettaient \u00e0 chanter \u00bb. L&#8217;histoire avait de quoi titiller sa fibre de l&#8217;exp\u00e9rimentation.<\/p>\n<p><strong> Hors codes <\/strong><\/p>\n<p>Jacques R\u00e9mus appr\u00e9cie la \u00ab relative solidarit\u00e9 \u00bb des inventeurs d&#8217;instruments. \u00ab Dans le milieu de la musique contemporaine, il y a beaucoup d&#8217;ego. Les valeurs ancestrales comme Bach, Mozart ou Beethoven ont fait du mal \u00e0 leurs h\u00e9ritiers. \u00bb Il a donn\u00e9 dans la \u00ab musique de rue \u00bb et la \u00ab musique s\u00e9rieuse \u00bb, avant de s&#8217;en \u00e9manciper, parce qu&#8217;il \u00e9tait \u00ab frustr\u00e9 \u00bb. L&#8217;homme ne se laisse pas facilement enfermer dans un style. Ainsi, il a pu \u00e0 la fois jouer dans des fanfares et suivre les cours de Pierre Schaeffer, l&#8217;inventeur de la musique concr\u00e8te. Les chercheurs de sons ont une dette envers celui-ci, qui d\u00e9finissait son travail comme \u00ab un collage et un assemblage sur une bande magn\u00e9tique de sons pr\u00e9enregistr\u00e9s \u00e0 partir de mat\u00e9riaux sonores vari\u00e9s et concrets \u00bb. Adieu cl\u00e9s, gammes, notes. D\u00e9barrass\u00e9s de ce premier carcan, ils ont voulu sortir des autres, cr\u00e9er leur propre instrument, \u00e0 l&#8217;\u00e9cart des c\u00e9nacles artistiques satur\u00e9s de codes. \u00ab Ce sont des d\u00e9fricheurs, des chercheurs, des musiciens qui n&#8217;ont pas trouv\u00e9 dans la lutherie traditionnelle de quoi satisfaire leur oreille musicale et qui se dotent eux-m\u00eames de l&#8217;objet qui leur permet d&#8217;exprimer leur musique int\u00e9rieure \u00bb, r\u00e9sume Sonia Musnier.<\/p>\n<p>\u00ab Je voulais sortir du carcan, de la musique contemporaine qu&#8217;on faisait \u00e0 l&#8217;\u00e9poque, celle de Boulez qui disait que la musique est faite pour \u00eatre lue, et non entendue. Ce qui nous int\u00e9resse, nous, c&#8217;est la sensorialit\u00e9, le contact direct avec la vibration \u00bb, raconte Bernard Baschet. Avec son fr\u00e8re Fran\u00e7ois, il \u00e9labore dans les ann\u00e9es 1950 une premi\u00e8re version du cristal qui aura une renomm\u00e9e internationale. Ce clavier vertical compos\u00e9 de tiges de cristal \u00e9met des sonorit\u00e9s pures et profondes au contact de ses doigts humidifi\u00e9s. Son atelier est annex\u00e9 \u00e0 la maison qu&#8217;il a achet\u00e9e en banlieue parisienne, pour avoir plus d&#8217;espace. Il regorge d&#8217;instruments m\u00e9talliques aux formes g\u00e9om\u00e9triques, comme ce coquillage g\u00e9ant dans lequel il faut se lover pour en sortir un son grave et puissant. \u00ab Le cristal est un vrai instrument. On n&#8217;en invente qu&#8217;un ou deux par si\u00e8cle \u00bb, assure-t-il, sans fausse modestie.<\/p>\n<p><strong> Recyclage <\/strong><\/p>\n<p>Visiblement plus fantaisistes, et surtout moins \u00e9litistes, J\u00e9ranium et Laurent Rousseau recyclent les d\u00e9chets. \u00ab Je ne suis pas dans les choses pr\u00e9cieuses auxquelles il faut faire attention. Je pr\u00e9f\u00e8re la d\u00e9rision \u00e0 la sacralisation. Je recycle tout, m\u00eame mes machines \u00bb, pr\u00e9vient le premier. Cet intermittent du spectacle, habitu\u00e9 des bennes \u00e0 ordures et des brocantes Emma\u00fcs, vit et travaille dans une ancienne usine, \u00ab inchauffable \u00bb, en p\u00e9riph\u00e9rie de Lille. Son appartement, situ\u00e9 \u00e0 l&#8217;\u00e9tage, est un vrai bric-\u00e0-brac d&#8217;objets d\u00e9pareill\u00e9s. Il a un esprit forain qu&#8217;expriment ses inventions. La derni\u00e8re en date, une \u00ab guitare \u00e0 manivelle \u00bb qui rappelle un peu les limonaires et orgues de barbarie. \u00ab Je suis ouvert \u00e0 une pratique plus brute, empirique, moins ma\u00eetris\u00e9e \u00bb, explique J\u00e9ranium. C&#8217;est sa mani\u00e8re \u00e0 lui de se d\u00e9lester \u00ab des codes du beau et du laid. Je n&#8217;accepte aucune autre limite que celles que je me donne, aucun code si ce ne sont les miens. Je ne revendique pas de style r\u00e9pertori\u00e9 \u00bb. Dans une ancienne vie, il \u00e9tait batteur pour un groupe de rock. Mais il s&#8217;y est vite senti \u00e0 l&#8217;\u00e9troit. En 2000, il voit les choses en grand avec \u00ab L\u00e9on Napakatbra \u00bb. Ce chapiteau colossal de six tonnes int\u00e8gre dans sa structure des m\u00e9canismes sonores actionn\u00e9s par des musiciens. C&#8217;est le royaume de la r\u00e9cup&#8217;: la sc\u00e8ne est un ancien man\u00e8ge construit, \u00e0 l&#8217;origine, par un serrurier. \u00ab Je suis contre le gaspillage de cette soci\u00e9t\u00e9 de consommation, gronde J\u00e9ranium. Un bol, c&#8217;est aussi de la mati\u00e8re et m\u00eame s&#8217;il est cass\u00e9, il continue de sonner. \u00bb<\/p>\n<p>Dans l&#8217;\u00e9tat d&#8217;esprit, il est proche de Laurent Rousseau, cr\u00e9ateur de \u00ab ma-chines improbables \u00e0 rentabilit\u00e9 limit\u00e9e \u00bb. Sa seule contrainte : ne rien acheter. L&#8217;ancienne ferme qu&#8217;il restaure, en rase campagne limousine, abrite sa production. Celle-ci constitue un inventaire \u00e0 la Pr\u00e9vert : il y a le four \u00e0 d\u00e9stresser les poulets, le tourne-disque \u00e0 caresser les patates, la machine \u00e0 planquer la poussi\u00e8re sous les meubles, celle \u00e0 remonter les bretelles, \u00e0 planter les clous, \u00e0 go\u00fbter les pommes&#8230; Ce grand gaillard d&#8217;un m\u00e8tre quatre-vingt-huit ne regarde personne de haut. \u00ab Musicien ou com\u00e9dien, c&#8217;est un job, comme boulanger, m\u00e9-canicien ou chaudronnier \u00bb, explique-t-il, en hommage \u00e0 son paternel, ancien chef de chantier et bricoleur inventif. \u00ab Je n&#8217;ai pas le quart des pognes et du g\u00e9nie de mon p\u00e8re. \u00bb Eparpill\u00e9s sur le sol ciment\u00e9 de sa future maison, une ponceuse, une perceuse, des gants en caoutchouc et du bois agglom\u00e9r\u00e9. \u00ab Je ne suis pas de ces musiciens qui craignent de s&#8217;ab\u00eemer les mains \u00bb, s&#8217;esclaffe-t-il. Laurent Rousseau et J\u00e9ranium appartiennent \u00e0 une \u00ab famille \u00bb de recycleurs qui touche en plein c\u0153ur G\u00e9rard Nicollet, auteur d&#8217;un ouvrage intitul\u00e9 Chercheurs de sons (1). Ce biblioth\u00e9caire musical, amateur d&#8217;art brut, y voit \u00ab une attitude face \u00e0 la soci\u00e9t\u00e9, via l&#8217;\u00e9cologie. C&#8217;est le propre des artistes que de d\u00e9velopper une vision du monde \u00bb.<\/p>\n<p>Les parcours sont singuliers et les objets h\u00e9t\u00e9roclites. Certains inventeurs sont autodidactes, d&#8217;autres ont suivi des formations classiques. Mais des passerelles les relient entre eux. \u00ab Qu&#8217;ils fassent les vide-greniers ou les d\u00e9charges pour trouver des arrosoirs et des pots de fleurs, ou qu&#8217;ils utilisent les outils les plus \u00e0 la pointe de la recherche logicielle ou technologique, dans les deux cas, les chercheurs de sons d\u00e9tournent des objets pour cr\u00e9er un instrument et du m\u00eame coup sortir des contraintes \u00bb, avance Sonia Musnier. Tous les hivers, elle fait d\u00e9couvrir cette d\u00e9marche au public rassembl\u00e9 autour du festival Octopus, \u00e0 Paris et en banlieue. Alors que la musique contemporaine a du mal \u00e0 se d\u00e9faire d&#8217;une connotation \u00e9litiste et \u00e0 sortir de la confidentialit\u00e9, la lutherie sauvage a le m\u00e9rite de dissoudre les pr\u00e9jug\u00e9s : \u00ab Les recherches sonores rigolotes sont une fa\u00e7on ludique de donner acc\u00e8s aux musiques savantes. Parmi elles, il y a le \u00abcircuit bending\u00bb, qui consiste \u00e0 modifier les circuits internes de jouets \u00e9lectroniques. Un groupe comme Orgabits, qui fait de la musique avec des l\u00e9gumes, attire aussi beaucoup de monde. \u00bb Le Belge Eric Van Osselaer a commenc\u00e9 \u00e0 sculpter des fl\u00fbtes dans des carottes en faisant les march\u00e9s avec un ami qui vendait des l\u00e9gumes bio. Aux antipodes de la \u00ab rock attitude \u00bb, \u00e0 corps et \u00e0 cris, il balade son flegme jusque sur la sc\u00e8ne, soufflant, frottant, grattant choux, poireaux, navets et autres l\u00e9gumineuses. \u00ab Je pr\u00e9f\u00e8re jouer au milieu des gens. D&#8217;autant que la sc\u00e8ne est un cadre tr\u00e8s mauvais pour les l\u00e9gumes : les projecteurs diffusent trop de chaleur ! \u00bb, argue-t-il en gardant son s\u00e9rieux.<\/p>\n<p>Une b\u00e2che est \u00e9tal\u00e9e au sol, lui \u00e0 genoux, la perceuse dans une main, la carotte dans l&#8217;autre. Soudain, c&#8217;est parti, sous le regard des enfants pr\u00e9sents dans la salle. Une gigantesque gerbe orange explose en feu d&#8217;artifice. Il croque un morceau \u00e9chou\u00e9 \u00e0 ses pieds, propose \u00e0 l&#8217;assistance de l&#8217;imiter et sourit : \u00ab C&#8217;est le projet qui me nourrit le plus. \u00bb <\/p>\n<p>1. G\u00e9rard Nicollet, Chercheurs de sons, \u00e9ditions Alternatives.<\/p>\n<p><strong> PASSEURS De SONS <\/strong><\/p>\n<p>On ne les entend presque jamais sur les ondes radio. Si les inventeurs d&#8217;instruments de musique parviennent \u00e0 laisser une trace, c&#8217;est donc aussi gr\u00e2ce \u00e0 quelques distributeurs ind\u00e9pendants passionn\u00e9s. Metamkine et Orkh\u00eastra International sont \u00e0 leur \u00e9coute.<\/p>\n<p>M\u00e9tamkine est une association loi 1901 qui propose un catalogue en ligne sp\u00e9cialis\u00e9 dans les musiques exp\u00e9rimentales. J\u00e9r\u00f4me Moetinger en est le fondateur : \u00ab Au d\u00e9but, je bricolais de la musique. J&#8217;ai voulu partager avec d&#8217;autres l&#8217;int\u00e9r\u00eat que je portais aux recherches sonores, musiques \u00e9lectroacoustiques et improvis\u00e9es, historiques et actuelles. \u00bb Parmi les inventeurs d&#8217;instruments, il distribue notamment Pierre Bastien, Fr\u00e9d\u00e9ric Le Junter, Johannes Bergmark, Hugh Davies, Erno Kiraly, Akio Suzuki, ou encore l&#8217;Am\u00e9ricain Harry Bertoia, l&#8217;\u00e9quivalent des fr\u00e8res Baschet en France. En marge des gros r\u00e9seaux de distribution, il r\u00e9alise un travail de passeur qui fonctionne gr\u00e2ce au bouche \u00e0 oreille. \u00ab Nous pr\u00eatons attention \u00e0 des d\u00e9marches qui n&#8217;int\u00e9ressent pas les grandes cha\u00eenes comme la Fnac o\u00f9 le turn-over est, par ailleurs, tr\u00e8s important. Chez nous, tant qu&#8217;il n&#8217;est pas \u00e9puis\u00e9, un CD peut rester vingt ans au catalogue \u00bb, explique J\u00e9r\u00f4me Moetinger. Son association, il l&#8217;a fond\u00e9e en 1987 dans le souci de faire conna\u00eetre \u00ab toutes ces musiques qui survivent en dehors des circuits commerciaux et de permettre \u00e0 l&#8217;auditeur de d\u00e9couvrir d&#8217;autres conceptions de la musique que celles impos\u00e9es par l&#8217;audimat \u00bb.<\/p>\n<p>L&#8217;\u00e9tymologie d&#8217;\u00ab Orkh\u00eastra \u00bb r\u00e9sume le projet d&#8217;Isabelle Evrard, Orkh\u00eastra International : ce mot grec renvoie \u00e0 la fosse qui fait le lien entre le public et la sc\u00e8ne. \u00ab Nous souhaitons diffuser le plus largement possible une musique qui n&#8217;est pas visible \u00bb, explique celle qui a cr\u00e9\u00e9 sa propre structure en 1993, apr\u00e8s avoir travaill\u00e9 chez Harmonia Mundi. \u00ab Je me suis aper\u00e7ue, en allant dans les festivals, que certains labels \u00e9taient tr\u00e8s mal, voire pas du tout distribu\u00e9s en France. Les cha\u00eenes ne s&#8217;y int\u00e9ressaient pas car les ventes n&#8217;\u00e9taient pas suffisantes pour qu&#8217;il y ait un retour sur investissement. \u00bb Si elle s&#8217;int\u00e9resse aux niches musicales, elle ne m\u00e9prise pas pour autant des distributeurs comme la Fnac, Virgin et m\u00eame Leclerc. Elle a nou\u00e9 avec eux des partenariats pour d\u00e9fendre son catalogue hors normes. <\/p>\n<p>Metamkine50, passage des Atelier, 38140 Rives<\/p>\n<p>www.metamkine.com<\/p>\n<p>Orkh\u00eastra International, 14 Ch. de Condelouse, 42570 Saint-H\u00e9and<\/p>\n<p>www.orkhestra.fr <http:\/\/www.orkhestra.fr\/><\/p>\n<p>A (re)lire<\/p>\n<ul>\n<li> \u00ab Art brut, cr\u00e9ateurs des bords de route \u00bb, Regards, novembre 2006<\/li>\n<\/ul>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p> Ils ont cr\u00e9\u00e9 la carotte musicale, la guitare \u00e0 manivelle, le tourne-disque \u00e0 caresser les patates, ou sublim\u00e9 le son de la machine \u00e0 laver&#8230; Rencontre avec des inventeurs fantasques et leurs machines musicales. <\/p>\n","protected":false},"author":573,"featured_media":0,"comment_status":"open","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"_themeisle_gutenberg_block_has_review":false,"footnotes":""},"categories":[141],"tags":[],"class_list":["post-2750","post","type-post","status-publish","format-standard","hentry","category-archives-web"],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/archives.regards.fr\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/2750","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/archives.regards.fr\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/archives.regards.fr\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/archives.regards.fr\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/users\/573"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/archives.regards.fr\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fcomments&post=2750"}],"version-history":[{"count":0,"href":"https:\/\/archives.regards.fr\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/2750\/revisions"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/archives.regards.fr\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fmedia&parent=2750"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/archives.regards.fr\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fcategories&post=2750"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/archives.regards.fr\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Ftags&post=2750"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}